UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les femmes en disent

  • Des fourmis et des roues

    J’ai une amie Sylvie que nous surnommions Fourmi, en bons lorrains que nous étions elle est devenue La Fourmi, puis La Froum. C’est ainsi que naissent les surnoms :)
     
    Aujourd’hui, en cet incroyablement printanier dimanche, nous sommes allés pique-niquer avec Maxine et son amoureux et les parents de l’amoureux qui sont aussi le frère et la belle-sœur de mon amie Michèle la voyageuse dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises. Quel bonheur ce fut ! Et, bien que les fourmis aient beaucoup apprécié notre compagnie, d’où l’introduction de cette note, j’ai une fois encore mesuré quelle chance Maxine a, d’avoir dans son entourage le plus proche, des personnes aussi adorables. Nous avons gouté le soleil, la forêt, la douce compagnie de nos progénitures devenues grandes et un excellent Riesling accompagné de quelques graines et feuilles croquantes de salade pour les uns et de charcuterie fine pour les autres, parce qu’on peut être végétariens et kiffer la présence d’omnivores tout en trinquant un bon blanc d’Alsace, perchés sur les hauteurs du Luberon :)
     
    Nous avons « profité de la vie ». Nous avons marché sous les grands arbres, pris le soleil et un grand bol d’oxygène bien pur, nous avons ri, immortalisé ce moment précieux dans quelques clichés. Ce fut simple et merveilleusement nourrissant !
     
    La route pour « monter aux cèdres » surplombe toute une vallée piquetée de villages et de cyprès, on croirait une carte postale, au loin le Ventoux et plus loin encore, les Alpes. C’est une émotion chaque fois renouvelée et,  bien que ma verte Meuse et mes lorrains me manquent très souvent, vivre dans une carte postale il n’y a pas à dire, ça vous en met plein les mirettes et plein le cœur.
    J’ai eu envie de voir la mer, d’être sur un bateau cap sur Porquerolles ou sur les rives du Rhône au volant de ma voiture pour rejoindre mes anciens collègues et ma nièces, son amoureux et leurs adorables bouts de choux !  J’ai eu envie d’être dans un train en partance pour n’importe où du moment que des amis ou ma sœur m’attendent sur le quai !
     
    Je crois bien que j’ai des fourmis dans les roues :)
     
    Confi quoi dites-vous ? Confie-toi ? Ah j’aime mieux ça :)
     
    Vous savez quoi les rêves n’engagent que ceux qui les font. Amis de tous horizons je vous aime bien fort, vous me manquez !

    9F187FEE-E547-43CB-820A-05328427F53C.jpeg

    C39FA3FC-B678-475D-9160-0229E04B1564.jpeg

    E9A89E0E-B471-4BCA-9AE3-F715DF5F7EC4.jpeg

    E2FF689C-ECD5-40FA-8753-6B2D1705473D.jpeg

  • Solitaire ?

    Pour ma famille, 2021 est sous le signe de changements importants. 
    William est dans son 2ème mois sous testostérone et de petits changements sont déjà perceptibles. Sa voix pour commencer devient légèrement plus grave, naturellement. J’insiste sur le naturellement car j’ai découvert il y a peu, au détour d’une conversation qu’il faisait l’effort constamment de contrôler son ton afin de limiter les aigus, s’évitant ainsi d’être mégenré par ses interlocuteurs. Imaginez quelques instants l’énergie dépensée à chaque prise de parole ! Je suis contente que la testo (la T pour les connaisseurs) lui apporte ce premier répit. Faire une transition demande un courage exceptionnel à bien des points de vue. Il porte des binders par exemple, un t-shirt compressif, mais la matière antidérapante gratte et les coutures compriment les côtes, une torture qui ne prendra fin qu’avec la mastectomie.
    Le courage c’est aussi celui de toutes les premières fois. Premier coming-out en classe. Première fois dans les toilettes pour homme du lycée ou des lieux publiques.  Première grosse réunion de famille sous son nouveau genre etc
    Et bien évidemment tout ce que je ne vois pas. I
    L’an scolaire prochain William va cohabiter à Montpellier avec Lola. ça me rassure tellement de savoir qu’il sera avec sa sœur pour les mois à venir ! Je suis très contente que Lola ait accepté. Elle assure grave ma Lola, diplômée en juin 2020, en juillet elle était au boulot, assistante régisseuse sur « Demain nous appartient ». En quelques mois elle a fait assez d’heures pour obtenir son statut d’intermittente du spectacle. Ce métier lui va comme un gant, elle si organisée et efficace  ! William sera bien entouré ! Il va faire une formation de « Concept artist » vous ne connaissez pas ? Rassurez-vous, moi non plus !
    Salomé devrait pouvoir aussi s’installer en tant qu’ostéopathe animalier dans le courant de l’année et ainsi pouvoir s’installer avec son amoureux dans un chez eux dont elle rêve bien naturellement depuis des mois. C’est Mister Corona qui est venu perturber le planning de sa vie. Corona et les vétos. Salomé est brillamment diplômée depuis juin 2020, inscrite au registre national des ostéopathes animaliers mais l’académie de médecine vétérinaire impose une certification supplémentaire pour avoir le droit d’exercer et Salomé doit passer un QCM de deux heures ainsi qu’un examen pratique devant des vétos. Mais l’examen théorique a déjà été repoussé deux fois à cause de l’épidémie, de novembre 2020 à janvier 2021 puis en juin 2021 avec interdiction de pratiquer sans cette certification. Vive la France j’ai envie de dire, interdire aux jeunes diplômés de créer leur entreprise et d’exercer le métier qu’ils ont pratiqué pendant cinq ans. Bien sûr  comme elle a moins de vingt-cinq ans elle se retrouve au chômage non indemnisée sans RSA. Sans aucun revenu. Et son prêt étudiant qu’elle doit commencer à rembourser en août. Je suis furieuse que sa vie soit ainsi bloquée. La dépression pointe son vilain nez et j’ai peur pour elle. 
    Je lui souhaite de réussir en juin la théorie et la pratique quelques mois plus tard et d’être enfin soulagée de toute cette pression.
    Je vais donc me retrouver seule dans ma grande maison.
    Deux questions se posent : est-ce possible et est-ce souhaitable ?
    Possible ? Forcément une organisation à trouver avec des auxiliaires au top et de longues plages de solitude et d’interminables nuits qui pourraient être insécures :/
    Et financièrement un prêt immobilier qui court jusqu’en 2029.  
    Souhaitable ?
    En écho à la publication de William Rejaut je dois me réinventer, encore. Oui encore car c'est un exercice qui s'est déjà présenté à moi plusieurs fois. Dès l'âge de 10 ans quand j'ai dû composer avec la maladie, la danse c'est fini ; puis à 20 ans quand j'ai dû composer avec le fauteuil roulant. Le couple et la pluri maternité ont été des adaptations heureuses et fondatrices. Puis il y a eu la descente en ligne droite vers la Provence où il a fallu tout recréer. Alors j'ai materné encore et encore, mes enfants, mon mari, des inconnus au rythme de mes activités associatives. J'ai mis au monde des produits, une entreprise, ce blog et de belles amitiés. Puis le divorce comme une bombe au milieu des fleurs. Alors j'ai materné essentiellement mes enfants, pour les réparer et les accompagner au mieux dans leur épanouissement et la quête de leur ikigaï, trouver la source de la joie de vivre en trouvant sa raison d'être. 
    Et voilà que c'est à nouveau mon tour de trouver une raison d'être. Une raison d'être personnelle, pas par procuration. Ne pas être spectatrice de la vie des autres. Tenir le premier rôle dans ma légende personnelle. 
    Pour l'instant j'enfile des perles, c'est comme rouler des cigares alors qu'au fond de soi on est philosophe. 
    il faut qu'une idée, une envie, émerge. C'est une belle opportunité pour se réinventer, à moi de la saisir et d'en faire un chapitre neuf ! Tiens "chapitre neuf" ça ferait un bon titre !
    Ce chapitre pourrait-il être solitaire ?
    La solitude ne m'effraie pas du tout. Je ne compte pas la présence des auxiliaires. Je parle de solitude affective. Être seule responsable de son présent. Un seul emploi du temps et une palette de possibles assez large bien qu'altèrée par le handicap et la Covid. Personne, et c'est heureux, pour décider à ma place mais personne n'ont plus pour rêver, imaginer, projeter. Je pourrais décider de ne rien faire que ça ne dérangerait personne. Je me suis longtemps mise de côté surtout pendant la crise de couple et que mes avis et envies dérangeaient le désordre établi. Alors j'allumais la télé et je regardais Grey's anatomy pour ne plus être tentée de réclamer du temps, de l'attention ou le droit d'exister. Ma place était là, mon droit celui de me taire. Quand j'ai décidé de l'ouvrir, ma gu...e, il est parti. Mes craintes étaient donc fondées. CQFD
    Aujourd'hui je demande la vie, l'avis de personne. 
    Mais personne n'est pas de très bonne compagnie même s'il est plus agréable que monsieur grognon ou madame lunée. Il n'arrive évidemment pas à l'ongle du petit orteil de ma progéniture et associés. Et en plus il ne sait même pas faire le thé. Quel relou ce personne.
    Alors à la question est-ce souhaitable il semblerait que la réponse soit négative dans la durée. 
    Edit de trois semaines plus tard : Aïe et youpi. Le temps d’écrire cette note laissée en mode brouillon et voilà que les plans ont changé !
    Le premier déclencheur a été un revirement soudain dans l’orientation de William qui a mesuré qu’il y avait quand même plus d’illustration que de narration dans « concept artist » lors de son entretien de candidature et lui ce qu’il aime par dessus tout c’est écrire. Il était admis en MANAA (mise à niveau en arts appliqués) mais je ne voyais pas d’étoiles dans ses yeux. Virage à 180 degrés sur les chapeaux de roues, la fin des vœux dans Parcours Sup se profilant six jours plus tard. Le voilà donc postulant pour deux licences, LLCE anglais (langue littérature et culture étrangère) et Lettres modernes parcours Écritures, à Aix. Ses yeux se sont rallumés Ouf !
    Les orientations professionnelles auront été bien laborieuses à chaque fois. 
    Nous avons traversé ce tourbillon d’avenirs concomitamment avec un épisode « le ramoneur qui ramonait la porte ouverte » et là essuie la suie de ci, de là, ici aussi, ici-bas et tout là-haut. Madame l’employeuse dudit ramoneur m’ayant parlé dans un langage si fleuri que je n’ose la citer ici, huissière sollicitée hissée pour essuyer constata que suie il y avait ici et là et surtout partout afin que sinistre oblige les assureurs assurent. 
    Et puis paf le destin, au détour d’un chemin ma Salomé a croisé une de mes amies qui finissait de repeindre…un appartement à louer ! Alors devinez qui s’installe avec son amoureux AUJOURD’HUI, à 350 m de la maison. Un saut de puce géographique mais un pas de géant dans leurs vies ! Volez haut les chéris et qu’un vent de bonheur vous accompagne !
    Leur paquetage vite empaqueté, un appel à la fouille des greniers et garages amis les a dotés de l’essentiel ! Un élan de générosité qui fait très chaud au cœur
    Bilan de cette note, solitaire c’est pas encore pour maintenant et mieux vaut ne pas laisser les notes en mode bouillon sous peine de péremption immédiate des informations !

    7ECCA859-FB43-4D23-9649-56D00B1C94D0.jpeg

    58285770-1A46-4B0D-8473-BEC97CEB2C80.jpeg

    6A101BEF-6B36-41E8-8C39-261D008D0A6C.jpeg

    4B6319BD-AE67-4D14-BB94-1BF27F0A1CAF.jpeg

    un peu du travail artistique de Will

     

    J’ai aussi lu La Familia grande...

    E71362F1-A2E1-47C5-A9BE-2B05B03E08C2.jpeg

  • Le roi invisible, les tulipes et les rats musqués

    Sur une terre singulière de nature multiple,

    un jeune roi invisible cultivait des tulipes.

    Au plus que prolifèrent ses vastes champs fleuris,

    le jeune roi couronné sans un bruit légifère.

    Ploient les têtes sous l’averse toutes remplies bien trop lourdes

    et si quelques ne se courbent, la plupart se dressent.

    Le roi neuf ébahi n’en peut plus de compter,

    les corolles, les bouquets tous faisant son succès.

    De partout il ressème, les rues en sont masquées,

    sans peine, sans haine, nul ne peut l’arrêter

    Si pour grande partie rats musqués obtempèrent

    voilà que certains hommes sont ici têtes en l’air.

    Ils oublient de marcher, souvenir des colchiques

    des printemps du passé, paysages bucoliques

    A chacun son bouquet, son remède à son choix

    Tout le long des chemins, vivant d’impunité, bons droits.

    Et si les rats musqués en convois réunis

    D’échanger leurs cultures sont bien sûr interdits.

    Les voilà qui s’attablent à trois pairs six coudes

    De ce roi invisible s’attachent à en découdre

    Qui est donc pour chacun ce vil envahisseur,

    Règne à germe virulent, amazonien vendeur ?

    Amis imaginaires au nom desquels on tue,

    Les multiples, les vertus et toutes diversités ?

    Si pour vos têtes redressées vous craignez la tondeuse

    Sachez que couronnés ne tondent pas dans les bois

    Soyez mus, gais, sauvages et pourquoi pas des chênes

    Et pour ceux qui le veulent et peuplent bien les villes

    Iris bleus, blanches roses, volubiles potentilles

    Par dessus les œillets et toutes les tulipes,

    Soyez vous, soyez fous, semez à fin heureuse

    La santé démuselée fera fi de la haine

    Alors les rats musqués iront de bon aloi

    Et les rois invisibles n’y feront plus leurs lois.

     

    WML

  • Pourquoi maintenant ?

    Metooinceste, le hashtag #️⃣ qui invite les victimes d'inceste à témoigner, déverse depuis quelques semaines ses torrents de larmes. J'ai lu beaucoup de ces drames, des récits de vies abîmées qui tiennent en quelques mots qui, normalement, ne sont pas toxiques quand ils cohabitent. Qui énonce son tout petit âge, suivi du rang de l'agresseur familial, familier. Qui dépeint l'envers du décor de son île aux enfants. Le petit théâtre du coin de la rue,  marionnettes empalées, bâillonnées. J'ai écouté les six podcasts «Ou peut-être une nuit » de Charlotte Pudlowski sur Louie Media. Découvert ce mot : La silenciation. Et cette formule "être incesté, les incesteurs. 
    J'ai renoncé, confuse, à un peu de mon ignorance, au fil de leurs maux.
    Et puis je me suis demandé "pourquoi maintenant ?"
    C'est vrai il y a eu Balance ton porc, Metoo. 
    L'inceste est-il encore plus tabou que le viol et le harcèlement sexuel ? Est-il encore plus difficile de dire en avoir été victime ?
    La réponse est oui, mille fois oui. C'est difficile parce que c'est, de fait, la cause d'un drame familial autant que personnel. Alors les victimes se taisent, essayant de porter seules le poison, plus ou moins bien enfermé dans une fiole fragile qui pèse des tonnes. 
    Pourquoi maintenant ? Bien sûr, il y a eu ce livre "La familia grande" qui, comme à chaque parution d'un ouvrage traitant du sujet paraît-il, a soulevé un peu la chape de plomb qui fait office de couverture sur ces nuits enfantines d'horreur. La pression est montée d'un coup et la soupape s'est mise à siffler en tweets stridents. Une fille sur cinq, un gars sur treize sinon plus. Victimes comptez-vous. Tremblez bourreaux et bourrèles, jusque dans vos tombes. Depuis le fond des âges.
    Alors pourquoi maintenant ?
    L'effet introspectif du confinement et son cortège de dépressions et/ou résolutions y sont sans doute propices. L'apologie de la suspicion d'être infecté comme on est incesté, dans et par la cellule familiale qui n'a jamais aussi bien porté son nom qu'en ces prisons de temps longs, embastillés à demeure. À deux meurent. Chercher le R0 des incesteurs, dénoncer les clusters et les pedo-fêtes de Noël des voisins, bien sous tout rapport par ailleurs. 
    Au-delà de cette longue séance de canapé, il m'est venu à l'esprit que silence et soumission étaient le couple parental vicieux dont l'épidémique fléau dessinait le profil. Et que nos présidents, pères des nations tenues entre leurs mains et leurs lois, exigeaient de nous obéissance sans faille et mutisme contraint. Sous peine de sanctions immédiates : privations et mise en danger de toutes nos familles. Si tu parles, je te tue. Ça va tuer ta mère/ ton père. Si tu te plains on te dira fou ou menteur. Manipulateur.
    Alors, peut-être que, tous enfants du monde que nous sommes, sous l'effet de cette excessive pression il a fallu ouvrir le couvercle et que, de façon inattendue, ce n'est pas une rébellion contre un virus ou un gouvernement, dont le temps passera, qui s'exprime, mais enfin, enfin, la dénonciation d'un mal qui sévit au cœur de nos arbres-maisons, racines pourries, branches fragiles et feuilles tachées. 
    L'inceste tu, tue psychologiquement un enfant sur dix. Sept cent millions de personnes actuellement bâillonnées, maltraitées, torturées-violées, chaque jour. 
    Et que fait-on ? Rien. 
    C'en est presque à se demander si ce crime profite à quelqu'un pour être à ce point protégé. 
    Pas de vaccin pour les pedocriminels ?
    Les pilules pour dormir, sourire, survivre ça sera bien non ?
    Qu'est-ce qu'il y a petit t'es pas d'accord ? Tu veux que je t'en colle une ? Et puis arrête de chialer t'es moche quand tu chiales. Je te payerai un truc, qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Ça sera notre secret. 
    Chut, remets ton masque ou étouffe-toi dans tes draps sales.

    Aujourd'hui le hashtag à la une est déjà différent et le couvercle va retomber, ils vont pouvoir bourreler tranquillement faisant fi des hurlements silencieux des enfants.

    Alors, il ne tient qu'à nous, les autres, ni agresseurs, ni agressés, de prendre conscience de l'ampleur du crime et de ses conséquences et, sans stigmatiser les victimes, les prendre en compte, les accompagner, les soigner. A ceux qui pensent "ce n'est même pas elle" au sujet de Camille Kouchner ou moi-même, posant ainsi un verrou de légitimité sur le témoignage et du même coup un acte de silenciation imposée, je répondrai qu'il est de la responsabilité voire du devoir de chacun de se sentir concerné, sans déposséder les personnes incestées de leur histoire, et d'agir. En s'informant, en étant vigilant, en regardant la bête droit dans les yeux pour lui couper les élans malveillants. Car non, le remède, à savoir la levée du secret, ce père de l'impunité, n'est pas pire que le mal. Elle est sans aucun doute extrêmement difficile et douloureuse mais le déni et le secret sont toujours pires et leurs conséquences sont délétères et durables.

    Et, par dessus tout, il nous faut prévenir, par l'éducation et la culture du respect de l'autre, par l'apprentissage de la bienveillance et de l'intérêt général.
    Faisons notre part, ne laissons pas retomber le couvercle. 
     

  • L’évidence invisible par Pascal Croce

    J’ai rencontré Pascal lors d’un salon du handicap, sorte de foire expo ou on peut découvrir des innovations techniques, toutes sortes, des services mais ça vous le savez bien pour m’avoir suivi dans mes pérégrinations d’antan :)

    Certains de ces salons agrémentaient leurs programmes de démonstrations de sport et autres activités. 

    Pascal, lui, faisait danser des personnes à des divers degrés de validité. Mon cœur de danseuse en avait été tout retourné. Puis nous nous sommes croisés plusieurs fois par an au cours de ma vie professionnelle. Pascal avait toujours un mot gentil. Je l’ai ensuite retrouvé sur Facebook, suivant les tournées de sa troupe.

    Il y a quelques mois Pascal nous a fait la surprise de publier un livre. Décidément quel homme !

    L’évidence invisible. 

    C’est l’histoire d’une bromance (amitié entre hommes, contraction de brothers et romance, brother dans son sens fraternel, je vous assure être une maman LGBTQ+ ça enrichit le vocabulaire :D ), qui se révèle être .... ah ah vous ne croyez pas  que je vais tout vous dire hein :D

    Je vous ouvre mon cœur en partageant avec vous le message que j’ai envoyé à Pascal quelques minutes après avoir fini de le lire : Bonjour Pascal, je viens de finir ton magnifique livre et je suis extrêmement émue touchée conquise ! Ancienne danseuse avant la maladie, maman d'une jeune fille lesbienne et d'un fils trans gay dont le parrain est un ami d'enfance chorégraphe ancien voisin et partenaire de danse, j'avais de quoi me plonger corps et âme dans ton récit si finement ciselé et baigné d'amour ! Mille fois bravo Pascal !! Pour un peu que tu sois là je me mettrai debout pour te serrer fort dans mes bras. Merci du fond du cœur j'espère que pour le décrire aussi bien tu ... » (idem je ne vais quand même pas tout vous dire) ! Et mon avis de lecture sur Librinova : « Un magnifique roman ! Une histoire racontée comme au coin du feu, un thé à la main et l’âme dans les étoiles. Sensible, ciselé et rond-de-jambement bien mené ! Dans le monde de Cédric et Nathanaël le tempo est original, originel ! Le « tourné de page » est tel qu’il ne vous tombera des mains qu’une fois consommé jusqu’à la lie, le cœur tout chamboulé mais revigoré ! Un livre tendre et puissant à la fois. Bravo Monsieur Croce. »

    Décidément mes amis ont du talent :D

    6D13FF02-F103-41B1-A80C-A2AE00F3D77D.jpeg

     

    https://www.librinova.com/librairie/pascal-croce/l-evidence-invisible?

  • La traversée

    Il est assez commun de dire que ce qui compte c'est le chemin lui même. Le simple fait de se mouvoir, de changer d'espace et de temps est un facteur de mutation. Ce delta aussi infime soit-il, qui sépare un point A d'un point B, tout chargé de son lot de surprises et de déceptions, parce que, oui, vous avez projeté mille attentes, vous transforme radicalement, j'oserais même dire vectoriellement. La grande homothétie trans-personnelle, que le chemin fasse 500 mètres ou 5000 miles nautiques.

    Seulement voilà, de nos jours (ok là ça prend des allures de "c'était mieux avant" mais attendez avant de conclure à ma place :D) de nos jours donc, il nous est possible de changer d'espace en un clignement de paupière et un clic de souris, et c'est bien là que le bât blesse. Nos corps de matière ne sauraient assimiler le changement sans le facteur temps et sans la totalité des informations que vous auriez glaner par tous les pores de votre peau.

    Regarder les skippers du Vendée Globe passer des caps, ne fait pas de vous des navigateurs.

    Or c'est bien l'exercice qui nous est collectivement demandé aujourd'hui. Sauver notre écosystème en étant uniquement bombardé d'images de lieux lointains voire de temps futurs. Seulement voilà quand ça sera ici et maintenant, pour chacun, il sera tellement trop tard. L'idée est donc de transposer ces ailleurs/plus tard à l'échelle humaine et présente, dans votre maison-monde, dans votre corps, pour mieux mesurer et assimiler les enjeux.

    Prenez conscience de chaque inspiration irriguant vos cellules, chaque déploiement d'un muscle qui vous meut ou vous émeut. Vos veines et vos artères comme autant de fleuves et de rivières. Vos mains seront-elles de caresses, de force ou de violence ? Votre colonne érigera t'elle votre cathédrale toujours plus haut, plus fière ? Votre regard portera t'il vers des horizons radieux où se figera t'il sur cette pierre qui blesse vos pieds ? Que mettrez vous dans votre bouche ? De la nature verdoyante ou des produits chimiques ? Votre travail ou celui d'un autre ? Des mots d'amour ou des projectiles ? Prenez conscience que chaque molécule qui entre dans votre construction préside du devenir de votre corps maison monde. Et chaque pensée, chaque choix préside de votre santé émotionnelle.

    Vous avez vu s'effondrer la banquise mais vous n'avez pas senti trembler la terre sous vous pieds, ni entendu le fracas de milliers de tonne de glace qui s'écroulent dans la mer ? Alors imaginez qu'une partie de votre corps sensée être solide se mette à fondre et s'effriter ? Vous avez vu des mines géantes à ciel ouvert mais vous n'avez pas entendu les explosifs fracturer les roches millénaires ? Imaginez la curette prélevant votre épiderme, votre chair jusqu'à vos os. Pensez-vous que cet escarre volontaire puisse vous faire un quelconque bien ?

    Pour que le message virtuel soit plus que vu, pour qu'il atteigne son but qui est de vous faire changer, vous devez faire l'effort d'être plus qu'un voyeur, vous devez traduire ce que vous voyez en métaphores corporelles. On ne voit bien qu'avec le cœur.

    J'ai eu l'occasion, je devrais dire la chance, de participer de mon salon feutré à la première transat de mon amie Michèle et son compagnon Manu à bord de Martin le bateau poisson clown !

    C'est quelque chose une transat ! Il faut développer de grandes qualités et de nombreux savoir-faire pour traverser un océan. Il faut oser et être prudent, savoir accepter les impondérables et s'adapter, être patient, prendre en compte des facteurs sur lesquels vous n'avez aucun contrôle et d'autres qui ne dépendent que de vous. Vous devez savoir calculer et conjuguer, idéal pour une maîtresse d'école ou une maîtresse de sagesse.

    J'ai été le témoin privilégié de leur périple, de journaux de bord en quarts rêveurs, semant des petites étoiles gps sur la carte en une trajectoire parfaite d'une côte à l'autre.

    Michèle a opéré une double traversée puisqu'elle a vogué vers son lieu de travail, travail passionnant dont elle est désormais en retraite.

    Le présent d'une traversée c'est aller vers un ailleurs mais surtout vers un après.

    Pourquoi le marin est-il philosophe ? Parce que le mouvement c'est la vie et que sur l'eau, à l'instar du temps, il ne s'arrête jamais.

     

    Voyagez mes amis, sur les eaux ou dans les tornades de vos pensées. Au cœur de vos maisons mondes. Et prenez soin de Vous.

    http://www.manu-autourdumonde.com/

    A760D023-B05E-4FB3-A859-FD15C688F4B1.jpeg

    686BD10D-3A13-4568-BA4F-F6274688550A.jpeg

    44EFE1B0-9B27-4152-B0DB-329E1635D95E.jpeg

    03ABED2C-98F4-4931-80B0-A08DD2727C35.jpeg

    968CF690-8F4D-46BF-9F81-C1CAEED6D2BD.jpeg

     

    Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem Veram Medicinam : « Vous visiterez les intérieurs de la terre en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, vraie médecine »

     

    Et qu'y a-t-il entre les terres sinon les mers ? Entre l'éther, les mères. Ma Terre née. Éternelle

  • Mery par Patricia Delmée

    patriia,delmee,mery,violence conjugale,femme,anorexie


    Des blogueurs de la première heure nous sommes plusieurs à avoir répondu présent à l’appel de la plume et de l’encre. Malgré nos claviers et nos écrans c’est ainsi que je nous vois, penchés sur nos bureaux, près d’une fenêtre donnant sur un jardin. Scribes modernes. Vous savez il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations :)

    C’est au tour de Patricia Delmée de publier son deuxième livre. 

    Il y avait déjà eu Pluie de joie qui racontait les dix-sept années d’amour que Patricia a partagées avec sa fille Fiona. 

    Patricia nous propose maintenant  Mery. 

    Mery aborde des sujets difficiles comme la violence conjugale et l’anorexie. Mais ce qui surprend et émeut c’est l’approche sensible provoquée par les mots ciselés par l’auteure. Ils viennent parler directement à votre estomac ou vos pommettes, tout en gardant grand ouvert votre cœur à nu, à vif. Et là vous êtes Mery, vous pensez Mery, vous comprenez des « pourquoi » dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Vous passez du rire aux larmes, de délires en drames, de dérives en cheminements cathartiques.

    Ce roman devrait faire partie des programmes de prévention des violences faites aux femmes. 
    Mais ne vous méprenez pas, c’est un roman captivant qui quittera vos mains seulement la dernière page tournée. 

    Lisez-le, offrez-le, comme un conseil à une amie, une prière à un enfant, un message pour quelqu’un qui souffre. 

    Longue vie à Mery. Puisse t’il être entendu. 

    https://www.patriciadelmee.com 

  • Fols épidémiurges

    A quel moment sommes-nous devenus fous ?

    Car, oui, c'est bien de cela dont il s'agit, nous sommes collectivement fous.

    Si, si, j’en vois déjà qui s’insurgent. « Non pas moi, je ne suis pas foufolle, bon d’accord parfois j’ai mon petit quart d’heure comme ça vite fait, faut bien lâcher la pression, mais globalement ça va hein » .

    Alors, les psychés étant aussi diverses que les êtres vivants de cette planète, ça fait une très très très grosse addition d’addictions et de quarts d’heure de folie qui pour certains durent quatre ans ou quatre décennies. Globalement parions sans trop de risques que la folie l’emporte sur la rationalité, d’autant plus que quelques minutes de plaisir / facilité, coupable mais c’est si bon / con, peuvent balayer des jours de dry january ou de tri sélectif. Donc si je résume tranquillement sans passion ni désespoir, raisons - 1000*dérives= Folie furieuse

    Ce n'est pas le monde qui marche sur la tête mais bien nous les marcheurs. Et je ne parle pas seulement de ceux qui marchent en bâillons et bataillons depuis quelques mois comme si, avant eux, le monde était à l'arrêt, tel une vieille centrale usée.

    A quel moment avons-nous passé cul par dessus tête, sexe par dessus amour, fric par dessus altruisme, quantité par dessus qualité, moi par dessus tous les autres ?

    A quel moment la liberté de piller est passée par dessus le respect, l'industrie agroalimentaire par dessus l'agriculture, le service monneyé par dessus celui qu'on rend, cœur sur la main et main tendue ? (J’en entends qui disent toujours)

    Certains s'inquiètent pour l'argent alors que nos seules préoccupations devraient être se nourrir, se soigner et se cultiver et pour cela il faut produire des légumes, des plantes et des artistes. 

    L'argent cette invention humaine qui ne correspond plus à aucune réalité. L'argent, de nos jours, est virtuel. On invente des milliards en quelques secondes, puis on vous brandit la menace de l’endettement pour mieux vous asservir de peur. Rembourser des hectolitres de vide par votre sueur froide.

    Que se passerait-il si toutes les personnes étaient immédiatement créditées d'une somme forfaitaire ? Cent mille euros ? Allez soyons fous, allons jusqu'au million. Que se passerait il alors ? Quels sont les métiers qui ne trouveraient plus aucun preneur ? Réfléchissez.

    Vous, continueriez-vous à exercer votre fonction ?

    Peut-être le feriez-vous, la peur en moins ? Moins souvent ? Moins longtemps ? Vous le feriez mais peut-être avec la conviction d’être heureusement utile sans devoir marcher sur la tête du voisin qui veut rendre le même service mais à sa façon. Gagner de l’argent c’est le bâton et la cerise c’est de se sentir utile et son travail apprécié. La carotte c’est un toit et une assiette remplie raisonnablement chaque jour.

    Aujourd’hui on essaye de nous faire croire que la panacée c’est une gamelle de crème au beurre surmontée de chantilly mangée entre métro et dodo en vomissant de la bile sur les « cas sociaux », les estrangers, les fous de dieu, les véganes, les Autres en général.

    Fous. Nous sommes fous.

    Cet été j’ai fait des conserves. Peu car la récolte a été minable, l’autonomie alimentaire c’est pas pour demain. Des pickles. C’est bon les pickles. J’ai dû les jeter. Pas confiance. Peur d’avoir manqué la stérilisation. La conservation. Pourquoi ? Aucune transmission de se savoir-faire. Ringardisation du « fait maison » depuis des années et apologie des produits industriels quand bien même aujourd’hui nous savons à quel point l’industrie agro-alimentaire nous empoisonne, nous et la Terre. C’est le monde à l’envers ! Pourtant dans ces bocaux je savais exactement ce qu’il y avait jusqu’au moindre grain de sel ! Il est rude le chemin de la liberté d’être quand le formatage a été opéré dès l’enfance.

    Qu’allons-nous faire de toute cette folie ?

    Des épidémies, des usines à vaches cochons poulets ? Ah non ça c’est déjà fait.

    Des continents plastiques et des îles artificielles ? FAIT

    Faire fondre la banquise et noyer les Marquises ? FAIT

    Faire éplucher les oranges pour les vendre sous plastique ? FAIT

    Enfermer ou tuer des gens parce qu’ils : aiment un autre ami imaginaire ou quelqu’un du même sexe, portent une autre nuance de mélanine, parlent une autre langue, veulent se mettre en sécurité eux ou leurs enfants FAIT FAIT FAIT !

    Humilier les victimes parce qu’elles sortent de leur silence statutaire ? FAIT

    Harceler en raid sur les réseaux associaux ? FAIT

    Déverser des hectolitres de haine en toute impunité aux heures de grande écoute ? FAIT

    Déverser des hectolitres de produits toxiques dans les rivières, les champs. FAIT

    Vacciner des personnes centenaires parce qu’elles risquent de mourir pendant qu’on enferme les étudiants dans leurs 9 mètres carrés ? FAIT

    Mais quelle créativité ! Toute cette intelligence mise au service de la folie c’est dingue non ? 

     

     

     

     

     

  • 2020 Silences

    Aucune note. Silence radio.

    Une année blanche, comme pétrifiée sous la neige. Une année sans printemps. 12/01/2021, comment ça 2021, où est passée l'an 20, l'an vain on aurait dû se douter ! La voilà évaporée cette année v'haine que nous avons traversée tant mal que mal.

    Avec ma famille nous avons "sauvé l'été". Une longue réunion de famille de presque deux semaines dans notre belle Provence, ma soeur demandée en mariage par mon beau-frère, mes Lyonnais adorés avec la présentation de la nouvelle venue dans la famille qui avait quelques mois déjà et qui répond au doux nom d'Alizée. Mes enfants et leurs amoureux. Et mes parents qui n'étaient pas venus depuis des années. Une parenthèse enchantée qui, je dois le dire, m'a sans doute permis de ne pas trop déprimer dans ce confinement sans confins.

    J'ai essayé d'écrire, j'ai écrit un peu, si peu. Je voudrais briser un silence mais il est si vieux que des décennies de poussière le rendent pesant. J'assiste à la libération de paroles anciennes, prescrites mais certains réagissent en se plaquant les mains sur les oreilles comme autant de Joey qui crient lalalalalalala pour ne pas entendre.

    Et pourtant, et pourtant. La libération de la parole est le seul antidote contre le poison violent instillé par les pédo-bourreaux.Il n'y a pas de vaccin contre le crime. Seuls les témoignages à posteriori d'autres victimes peuvent aider les familles à voir "les signes" en cours.

    Puis la fin de l'été et l'automne sont venus, en fracas de vagues, épidémiques, climatiques. Tiens on dirait mon livre malheureusement. De nos jours pas besoin dêtre Nostradamus pour écrire une dystopie d'anticipation, il suffit de regarder les infos, d'ajouter quelques dégrés et l'affaire est faite. C'est simple. Basique. Et absolument effrayant.

    Au milieu des masques à miasmes la rentrée de William amorce une drôle de terminale pour un drôle de bac revisité. AAAAAhhhh quatrième et dernier bac pour mes enfants.

    Mais qui est William doivent se dire ceux qui suivent plus de loin que de près ? Alors forcément c'est là que je réalise que ça fait vraiment TROP longtemps que les rotatives de mon petit "journal à se dire" sont à l'arrêt !  

    Ouch. 

    Bon d'accord ce n'est pas un sujet des plus faciles à aborder, d'une part parce qu'en tant que parent il y a une foule d'informations à assimiler et d'autre part de trés vieux concepts à interroger pour mieux comprendre et les transformer. Merci la plasticité du cerveau !

    Dysphorie de genre. Transidentité de genre. F to M, THC, sont donc entrés dans mon vocabulaire courant.

    William, le quatrième de mes enfants est donc un homme.

    Voilà la principale information à retenir en fait. C'est simple comme séance de rattrapage pour ceux qui n'ont pas suivi ;-)

    Ok, ok vous avez manqué quelques épisodes épiques de changement de prénom qui ont transité par le changement du prénom du père au nom du fils, AMEN. quand ça colle pas dans toutes les cases ça fait beuguer les ordinateurs et les officiers d'Etat civil. Mais bon tout a fini par rentrer, avec un peu de chance vous aurez droit à l'épisode changement de genre à la sécu en direct live mais ça c'est en août ou plutôt en covid4°vague le temps pourrait bien nous paraître quelques dégrés long d'ici-là.

    Me voilà Trans-parente, remarque ça m'aidera peut-être d'être une poule de cristal pour écrire la suite du livre ou une loupe pour décortiquer les vieux cortex et surtout une trans-maman pour accompagner sa transition en pleine lumière.

    Bon en fait il s'en est passé des choses cette année :)

    Vous raconterai les autres Fantastics au prochain épisode !

    (Qui a dit "ouais dans un an ?"  :'D )   

    498E9236-2D03-435B-8E80-C33B47894DDD.jpeg

    Trans,genre,transidentité,parents,maman,enfant,

     

     

  • De haute lutte

    Nous avons passé le triste anniversaire. Neuf années se sont écoulées depuis ton départ pour le reste de ta vie.

    Neuf années que j'essaye de recoller les morceaux de la mienne. Sans trop y parvenir.

    C'est que le mal était bien plus profond qu'une simple rupture d'usure.

    Personne, je crois, ne peut vivre dans l'illusion et le mensonge, sans en sortir profondément meurtri voire totalement déstructuré.  

    C'est mon cas je le crains.

    La vérité crachée à la figure, des années plus tard, comme on viendrait passer une ex à l'acide pour la punir d'avoir simplement existé. Les vieux mensonges fermentés déposés à ma porte comme autant de boules puantes tel un sale gosse. Mais il ne s'agit pas d'une simple bêtise, d'un moment d'égarement. Non, il s'agit d'une trahison répétée chaque jour, pendant des années. De celles qui jettent un pot d'encre sur le journal intime de nos vies.

    Ainsi nos vies n'étaient pas. Ainsi nos serments étaient de paille et notre foyer de papier.

    Aujourd'hui je ne sais plus en qui croire, je ne veux plus croire en personne.

    Regarde l'étendue foulée par tes pieds, elle ne se relève pas.

    C'est que ces mensonges sont venus en percuter d'autres plus anciens, plus enfouis, plus cruels et dont le timbre résonne dans les graves. Les fondations bancales sont ébranlées, la construction fragile vacille puis s'effondre lentement dans l'amer.

    C'est de ce "je ne suis plus" que j'essaye d'émerger, drapée de quelques guenilles en lambeaux de moi.

    Dans ce monde fait de mensonges et de secrets putrides, 

    J'ai besoin de vérités et de douce lumière.

    J'ai besoin de poésie. Et de musique.

    C'est tout.