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Les femmes en disent

  • De l’assistance

    De l’Assistance.

    Assister au double sens. être celle qui assiste ou être assistée.
    Par quel étrange phénomène linguistique notre si riche langue française ne s’est dotée que d’un seul vocable pour désigner celui qui aide et celui qui contemple passivement ?
    « J’ai assisté à la réussite de l’expérience menée par le professeur que j’assiste. »
    Comment peut-on être et avoir été simultanément du même événement ?

    « J’ai assisté, impuissante, à l’effondrement du bâtiment pour lequel j’ai assisté le maître d’œuvre durant de longues années. »

    Ce long préambule n’est que la partie émergée de l’iceberg de réflexion qui accompagne une nouvelle expérience que je vais mettre en œuvre pas plus tard que demain. Il vient en écho au dernier billet d’humeur de Laetitia Rebord. Le blog de Laetitia mon-accompagnement-sexuel-benefices-rapides-et-points-negatifs-avec-le-recul/

    Demain, pour la première fois, je vais rencontrer J., assistant sexuel à ses heures.

    Comme Laetita il m’aura fallu presque dix années de la pensée à l’acte. Si acte il y a.
    Car mes pensées dansent une gigue du oui au non depuis si longtemps, qu’un ultime revirement n’est pas à exclure. Tel un interminable Brexit avec un ancien moi dont, je le sais, le passage à l’acte entérinera définitivement le renoncement. Mon avis de 2013 
    Cet ancien moi naturel qui n’avait pas de besoins spécifiques en terme de relations sexuelles. Cet ancien moi qui savait, pouvait, séduire et se livrer corps et âme.
    Maintenant pour moi savoir n’est plus pouvoir.
    J’ai franchi le Rubicon du pouvoir à l’impuissance.

    Assister ou assister ?

    Je sais faire l’amour. Je ne peux pas le faire.
    Plus exactement je ne peux plus le faire. Et plus exactement encore, je ne peux plus le faire avec une personne qui ne serait pas totalement consciente de ma fragilité.
    Car c’est bien de cela dont il est question.
    L’aveu de ma fragile humanité.
    Fragilité corporelle bien évidemment, purement physiologique, mécanique qui, poussée à l’extrême, invalide, incapacite, prive. Vous savez, vous ne pouvez plus.
    Mais il y a aussi la fragilité psychologique. Celle qui vous amène à croire qui vous n’êtes ni aimable, ni désirable, faisant fi des amours spirituelles, platoniques et épistolaires. Comme si l’impossibilité effective ou imaginaire de passer à l’acte, venait fermer l’âme et le cœur à double tour.
    La conscience aiguisée de ce que vous n’êtes pas prêt à supporter, le refus, le rejet et même le dégoût que vous pourriez apercevoir dans le regard ou le recul de l’autre, vous pousse à un à-quoi-bon auto-privatif.

    Forte de ces impossibles j’ai valorisé l’abstinence en ascétisme créateur. La raison du pain noir, le contentement satisfait de ce qui fut. Poussant même parfois les vertus de l’abstinence jusqu’à dénigrer que d’aucuns puissent ne sembler exister que par ou pour les plaisirs charnels, ce qui, il faut bien en convenir, ne me concerne pas. Et puis les douleurs des miens, des autres et du monde qui sont tellement plus importantes que l’aridité de mon chemin.

    Mais les années passent. Les souvenirs s’estompent. Les plaisirs anciens se diluent dans un océan de solitude affective, puis l’eau des larmes s’évapore, concentrant le sel qui en devient poison. L’esprit se détache du corps de souffrance jusqu’à le négliger. Tentative désespérée d’un oubli salvateur de sa propre incarnation.

    Cette séparation, même savamment orchestrée, est un leurre utopique. Une demi-mort. Corporeïgramme plat. Je suis pour le don de conscience. Évadez-moi, greffez-moi dans le corps d’une autre. S’il vous plaît. Valide et gourmande, tant que faire se peut.

    Du consentement.
    Me voilà consentante au plaisir de la chair sur ordonnance. Comme un service rendu à cet ancien moi qui,entre autres, avait promis de ne jamais être aigri. Je lui dois bien ça, car sage était cette promesse quand remède est caresse.

    Quid du thérapeute ? Il semble parfaitement consentant, a répondu à toutes mes questions, patiemment, à l’écoute de mes doutes et de mes craintes. Il m’a rassurée, encouragée. Il a désamorcé quelques pièges à loup que j’avais jadis tendus, levé les boucliers. J’ai amorcé la descente du pont-levis. Il a évoqué l’après qui m’inquiète, l’estime de soi que j’imagine ébréchée de devoir monnayer encore la présence indispensable de l’autre, mais qui pourrait également s’en trouver restaurée.
    Je l’ai invité.
    Il propose le thé, accompagné d’un nuage de sensualité et d’une assiette de douceurs. Par altruisme, parce que c’est bon et que ça fait du bien. Simplement. Tout simplement.

    Pourquoi faudrait-il en faire toute une histoire ?

    Pour les autres. Pour les jeunes adultes qui sont privés de cette réflexion. De cette décision. Pour tous ceux qui n’osent pas et qui s’enterrent sous des décennies de questions.
    Pour ceux qui accompagnent la dépendance avec leur meilleur ami : le doute.

    Pour ceux qui blâment et légifèrent pour interdire.

    Parce qu’il suffit peut-être de vivre pleinement, simplement. Tout simplement.

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    PS En relisant quelques notes je relis cet article de Célinextenso et je me demande ce qu’elle en pense aujourd’hui ?

    http://celinextenso.free.fr/wordpress/?p=576

  • De haute lutte

    Nous avons passé le triste anniversaire. Neuf années se sont écoulées depuis ton départ pour le reste de ta vie.

    Neuf années que j'essaye de recoller les morceaux de la mienne. Sans trop y parvenir.

    C'est que le mal était bien plus profond qu'une simple rupture d'usure.

    Personne, je crois, ne peut vivre dans l'illusion et le mensonge, sans en sortir profondément meurtri voire totalement déstructuré.  

    C'est mon cas je le crains.

    La vérité crachée à la figure, des années plus tard, comme on viendrait passer une ex à l'acide pour la punir d'avoir simplement existé. Les vieux mensonges fermentés déposés à ma porte comme autant de boules puantes tel un sale gosse. Mais il ne s'agit pas d'une simple bêtise, d'un moment d'égarement. Non, il s'agit d'une trahison répétée chaque jour, pendant des années. De celles qui jettent un pot d'encre sur le journal intime de nos vies.

    Ainsi nos vies n'étaient pas. Ainsi nos serments étaient de paille et notre foyer de papier.

    Aujourd'hui je ne sais plus en qui croire, je ne veux plus croire en personne.

    Regarde l'étendue foulée par tes pieds, elle ne se relève pas.

    C'est que ces mensonges sont venus en percuter d'autres plus anciens, plus enfouis, plus cruels et dont le timbre résonne dans les graves. Les fondations bancales sont ébranlées, la construction fragile vacille puis s'effondre lentement dans l'amer.

    C'est de ce "je ne suis plus" que j'essaye d'émerger, drapée de quelques guenilles en lambeaux de moi.

    Dans ce monde fait de mensonges et de secrets putrides, 

    J'ai besoin de vérités et de douce lumière.

    J'ai besoin de poésie. Et de musique.

    C'est tout.

  • Le dernier homme est une femme

    Après Les printemps de l'Yggdrasil, après Hache-Mine, je vous présente mon nouveau livre :

    Le dernier homme est une femme

    J'ai écrit ce livre au cours de l'hiver 2018-2019. Un hiver rude pour notre pays et pour le monde. Un hiver qui aura vu se lever de jeunes âmes militantes qui tentent de réveiller les coeurs quant à l'avenir de l'humanité sur notre planète qui se meurt, à cause de nous. Notre cupidité, notre violence, notre folie, nos envies matérialistes, nos soifs de puissance nous ont conduits dans une impasse. La volte-face n'est pas permise, le temps ne file qu'en marche avant. La solution ? Trouver des portes dérobées, lever les yeux au ciel ou creuser ?

    Eden et Nebiyou vous emmèneront des forêts nourricières de la nouvelle Allemagne jusque sur les Hauts-plateaux d'Abyssinie à la recherche de réponses et de voies, semant leurs questions comme autant de cailloux blancs ou devrais-je dire brillants ?

    Ce livre est ma participation à la lutte pour la préservation de notre Planète.

    Vous pouvez vous le procurer en ligne sur la plateforme Lulu.com sur ma page auteur :

    http://www.lulu.com/spotlight/mariedecker

    Je serai heureuse de recevoir vos avis ou répondre à vos questions.

    Une précision : toutes les données chiffrées ou scientifiques sont issues de mes recherches sur le net et accessibles à tous.

    Bonne lecture mes ami.e.s !

     

  • Les notes du cahier printanier

    les petites notes de mai, le coeur qui bat, les heures jumelles, écrire pour l'aventure :

    http://www.manu-autourdumonde.com/2017/08/comme-une-vie-a-la-mer.html

    les heures jumelles

     

    Et dans le cahier le récit d'une expérience née d'un temps de chaos pour une famille d'amis avec qui nous avons cohabité à la maison pendant 4 mois de mars à juin. Temps de solidarité et de guerre avec la municipalité dont je fais pourtant partie ...

    Nous vivons actuellement à deux familles. C’est un mélange doux-dingue et si vous pouviez y assister vous verriez que ce qui se voit en premier c’est beaucoup d’amour. Comme si la mise en commun de nos destins avait érodé nos aspérités car, ce qui se permet dans l’intimité d’une famille, s’assume beaucoup moins devant témoins. Le regard des autres mais aussi leurs exemples sont venus nous enrichir mutuellement. Les conflits individuels se diluent dans le groupe, les tensions s’oublient dans un rire ou le parfum des gaufres qu’un ou une aura confectionnées à dessein, pour régaler les petits ou récompenser les ados d’avoir planché sur leurs maths. Nos familles en miroir nous ont invités à nous pencher sur la notion de propriété, de partage, de solidarité d’entraide de respect de chacun, de liberté et de responsabilité, d’organisation. Les journées se sont enrichies de discussions, de projets de preuves de courage et d’encouragements, d’humour et de joie. Nous avons partagé nos peines et nos combats, nos connaissances et nos compréhensions. Oui, sans aucun doute, de mon point de vue, nous sommes aujourd’hui, malgré l’épreuve, plus forts.

     

    Et pendant ce temps je guettais le chèvrefeuille :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/05/01/a-nos-printemps-6047934.html

    et le rossignol,  celui qui ouvre les coeurs les plus fermés et ravit les autres :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/05/11/rossignol-emoi.html

     

     

  • Les notes du cahier d'avril sans mars

    Sur le blog un souffle de renouveau qui se confirmera ... en septembre !

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/04/27/baroud-6046852.html

     

    Et dans le cahier le projet d'un nouveau livre, Petit traité du handicap, un abécédaire grecfelu, mélange doux dingue de racines et de quotidien, sans doute les giboulées, le mois des fous ...

     

    α : Le meilleur des mondes Aldous Huxley, le début.

    β : Bête à manger du foin, Bobin l'enchanteur

    γ : Rayon gamma, gamein, le mariage game-over

    δ : La différence, l'embouchure, la porte, ce qui sépare

    ε : L'erreur

    ζ : Ça dépend ça dépasse, Z'êtes à l'ouest

    η : L'état de santé qui nous gouverne

    θ : La tête à claques

    ι : Pour un iota, un pouillème,

    κ : Capacité : le cas Caliméro

    λ : L'ordinaire, l'invisible

    μ : La mue, ce qui me meut

    ν : Etre nue, mise à nu

    ξ : Auxiliaire, occire, occipital mon amour

    ο : Petit tout petit

    π : Epissétout, le cercle, ce qui m'entoure

    ρ : Roploplo, femme Romée, rhododendron

    σ : La somme, stigmatisée, sigmoïde

    τ : Les taux, l'étau, le temps

    υ : Hue, psy, alone

    φ : Philosophie, fille, filles, défi

    χ: La quille, le cap, le mouvement, l'immobile qui

    ψ : psy chiatre ou chée

    ω : Grand haut My God

     

     

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  • Les notes du cahier d'hiver

    Parce que je suis entrée dans le livre de Jung et que je n'en suis plus sortie, pour mon ravissement.

    Sur le blog :

    Abandon n’est pas temps de ma conjugaison

    Mes opinions sans jugement visent  les horizons

    Milles autres vents, sans Panthéon jasé dans les salons

    Juste une histoire de Pan, de direction

    De légendes, de sang et de vision

    Des taire d’avant savoir dissolution

    Douter sûrement à chaque décision

    Peser le chant des manifestations

    D’éther devant est la transformation

    De rien, d’enfants, de Tout et de Patron

    Si humble étant, que victoire est pardon

    Des rêvées terres levant consécration

     

    Et dans le cahier :

    Dix ans ont passé. Je dis dix ans car je compte les trois années de longue déchirure, puis ces sept années à courber l'échine, au propre comme au figuré, ployant sous la charge et la tristesse. J’ai, il me semble, tenu le cap, bon an, mal an. Aujourd’hui j’observe ces années en me disant que c’était difficile et que j’aspire à plus de légèreté, un peu. Pas de la légèreté factice ou artificielle, pas d’embrumement. Non. J’aspire à une conscience claire et forte, ne plus gâcher une seconde. Qu'ai-je fait de ces 10 années ? Bien sûr il y a ce corps, mon corps, si présent dans ses impossibilités. Il est difficile d’accepter que les tâches autonomes se résument à dormir et écrire, quand mon âme aspire au voyage et aux Autres. Alors oui, le voyage chamanique m’a ouvert des voies aux possibilités infinies. Mais je suis un être incarné et j’ai aussi envie d’exister par des actes. De la création. Écrire, me direz-vous, est un acte de création, surtout quand, comme à cette heure, je n’entends plus que le petit frottement de la pointe du feutre sur le cahier.

    Qu’est-ce que vivre ?
    Être devrait suffire.
    Être, respirer, trouver de quoi boire et manger et dormir dans un endroit sécurisé.
    Et recommencer jour après jour.
    Et à quoi cela sert-il ?
    Cela ne sert à rien.
    Peut-être parce que ça n’a aucune sorte d’obligation de servir à quelque chose. Ça est. Je suis. Et c’est ainsi.
    Je m’inscris dans une branche, quelque part entre cosmogonie et deux siècles. Quelle incroyable fatuité !
    Et pourtant je sais le miracle. L’immense improbabilité d’être. La mort impérieuse et la fragilité de chaque seconde
    Je m’émerveille, tout en sachant l’infiniment petit de mon émerveillement. Alors que faire ? Si tout est vain, voué au néant? Non qu’il s’agisse de désespoir, bien au contraire. Juste une conscience que tant de choses m’intéressent que je n’ai su choisir aucune pleinement et me retrouve les poches pleines de trésors qui ne valent pas un clou car trop peu approfondis ? J’ai parfois l’impression d’être une passoire, les savoirs me traversent, j’aime plus comprendre que retenir je crois.
    Des mises en lumière successives ont levé les zones d’ombre. Je flotte dans cette douce blancheur ou rien ne compte ou rien ne passe, ni ne se passe. J’aime mes enfants oui bien sûr, profondément, mais cet amour n’a pas de temps et occupe tout l’espace, il est. Faudrait-il des preuves, des démonstrations ? Car, oui, les enfants ont besoin de vêtements, de diplômes, d'écrire leur histoire. C’est ainsi.
    Moi aussi je suis un enfant, un petit d’humain.

     

    Puis sur le blog :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/02/22/eau-vive-6028772.html

    Et ce texte, reflet de vie, écho à l'aventure de Manu et Martin autour du monde, que mon âme accompagne sur les océans :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/02/25/l-ame-de-fond-6029507.html

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  • Les notes du cahier de janvier

    Sur le blog de JustmarieD, juste un message, autant qu'un voeu, éternel ...

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/01/08/ethernelle-6015337.html

     

    Et dans le cahier :

    Ce soir le ciel est si rouge. Longue journée introspective car il faut que je me nourrisse afin de m’alléger, encore dire des mots, pour mieux vivre chaque jour.
    Si écrire est ma voie, ma voix sera forte, claire et juste. Je n’ai pas peur. Allons-y.

    J’ai 48 ans. Pour quelques mois encore. Les 10 dernières années ont été aussi douces que violentes, bien trop violentes et je suis fatiguée. Un laboratoire des relations humaines au milieu desquelles j’essaye de garder ma voie. Mais ma voie quelle est-elle ? J’étais épouse et mère, je suis, à ce jour, femme seule et mère de grands enfants et d’adultes. J’ai fait de mon mieux et aujourd’hui je dois leur faciliter l’envol.
    Je ne leur ai pas donné une ambition professionnelle incroyable, c’était peut-être une erreur. Malgré cela elles ont, il me semble, l’envie d’avoir une belle et bonne vie et ça c’est bien non ? Elles connaissent la fragilité et le courage, la peine et la joie. Je les sens équilibrées et fortes dans le fond, elles sont magnifiques.

    Je ne dois pas devenir leur point faible.

    Les déchirures de la noire terre aux étoiles laissent voir à nos yeux aveugles la beauté sourde aux cris.

    Les hommes blessent la terre comme les femmes, semant éhontément l’héritage putride de leurs lignées sales ou endeuillées, ils sèment la mort des esprits et la vie des corps qui exultent, les misérables porteurs ignorants de la vie sacrée. Aux femmes qui savent, soyez sages dans vos révoltes et fortes dans vos choix. Vous avez, en vous, le berceau d’un monde nouveau.

  • Les notes du cahier pas sweet suite

    La fin de l'année 2017 a été marquée par le décès de l'amie d'enfance de Salomé. Ce drame nous a laissées abasourdies, j'écris pour mon amie Laurence la Lettre à l'enfant, avec en coeur Patricia, Fiona, Catherine, Sarah ...

     

     

    Puis dans mon cahier une ode à l'année nouvelle :

    Je vous souhaite à tous

             une année douce

    qu’elle vous apporte la joie

       de votre temps soyez rois

    que le Clémence soit votre route

       de vos cœurs chassez le doute

           qu’ainsi l’année pérenne

    voit fleurir toutes vos graines

        à la lumière des heures sombres

    trouve la voie le plus grand nombre

              2018 année de paix

    guide vos pas et vos aimés

     

    puis dans un coin de la page : G Perec La vie mode d'emploi, Fulcanelli: Le mystère des cathédrales

     

    Fais-moi signe
    Quand ma vie manque de lumière, fais-moi signe
    Quand ce jour-là flotte la joie, fais-moi signe
    Quand la douleur est lourde à mon corps de matière, fais-moi signe
    Quand je flotte légère à en perdre la tête, fais-moi signe
    Quand mes yeux la route ne voient, fais-moi signe
    Quand mes pieds dansent la nuit, fais-moi signe
    quand la guerre déchire le cœur, fais-moi signe
    quand la paix enlace le monde, fais-moi signe
    le matin et le soir et à chacun instant que je vis, fais-moi signe

    Car je sais que tu es, partout où je ne te vois et mes yeux trop humains doivent désapprendre à te lire pour qu’enfin, mon enfant, mon esprit éventré, puisse vivre pleinement, et ainsi réparé.
    Fais-moi signe

     

  • Les notes du cahier suite

    j'ai envie d'écrire parce que j'aime écrire,  comme ça dans un cahier, tant que je peux.

    Dire l'amour et puis le faire.

    Soigner les gens, non pas soigner, guérir.

    Guérir les gens.

    Tant, temps qu'il est encore temps.

    Les guérir de la folie.

    Plus, toujours plus.

    Je t'appelais Monsieur plus. Rien n'était jamais assez.

    Je t'ai "TOUT" donné et ce n'était pas assez.

     

    Marie, Marie. Relève-toi, il est temps.

    Il est encore temps.

    petite pousse à genoux, piétinée, foulée aux pieds.

    Sois la prêle sauvage qu'aucun goudron n'enterre.

     

    Chante, vis, aime qui tu veux, comme tu veux !

     

    • Certification coach
    • Montre-moi le chemin que je connais déjà que je m'autorise à être qui je souhaite
    • Envoyer "Hache-Mine" à Gallimard
    • Appeler J.
    • Monter un projet Handiprovence
    • Récupérer Nino
    • Faire évoluer B et si échec changer d'auxi
    • Villelaure ?
    • Vendre ou louer la maison
    • Continuer la mairie avec recul
    • Projet avec PN : Coeurs de Lion's - Hommage au courage - Tous ensemble
    • Du doux du fort du beau
    • Saluer l'effort du quotidien

     

    Terrain terrain terrain

    Terrien

    Taire Rien

     Ange Gardien

     

    Ecrire tout petit un petit peu chaque jour pour redéfinir sa place, son rôle, sans faire de bruit mais assurément, surveiller son langage mais s'exprimer, prendre la parole, dire ce qu’on a compris, donner du temps et de l’esprit écrire des essais sur des thèmes précis soigneusement choisis contemporains, humains, nos croyances nos fragilités, nos bonheurs factices, nos mensonges, nos amours, parce que ma pensée compte, ma pensée raconte, me nourrir spirituellement. Continuer à rencontrer de nouvelles âmes, les voyages chamaniques, oser parler de la mort s'y préparer, arrêter d’être influençable.

  • Les notes du cahier

    Quand l'écriture me saisit c'est mon gros cahier qui m'attire plus que le clavier.

    Et ce matin, m'extirpant à grand peine d'une langueur faite de fatigue et du chant de la pluie sur la véranda, j'ai tourné quelques pages en arrière, faisant le constat que je ne vous avais pas tout livré, m'étonnant, comme souvent, de la puissance des mots, qui, s'ils n'étaient pas de ma main, dans mon gros cahier, pourraient me sembler être d'une autre. Mais je ne connais que trop bien maintenant la vérité de ces lignes et interlignes, ces messages qui s'extraient de nos tréfonds, pour nous libérer et éclairer les chemins à venir.

    Alors ce matin, pas de mots nouveaux mais quelques textes retrouvés, pour qu'écrits, livrés, ils me disent.

     

    Quand on a que l'amour (Verdun Noël 2017)

    2007 - 2017

    Quelle drôle de décennie, quel gâchis.

    Noël 2007 tu voulais "TOUT" vendre.

    Trois ans plus tard tu étais parti, abandonnant "TOUT" derrière toi.

    Dix ans plus tard je fais le constat  que cette séparation m'a détruite ou est-ce notre relation ?

    Depuis sept ans je survis plus que je ne vis, avec mon coeur en miettes entre les mains.

    Le dos ployé sous la charge de "TOUT" ce que tu m'as laissé.

    La vie est depuis, plus souvent trop lourde, que belle. Je suis fatiguée, si fatiguée.

    Je vois autour de moi les gens qui évoluent, expérimentent, connaissent des réussites et des joies. Moi j'ai l'impression de faire les mauvais choix.

    Tu m'as rabaissée, si souvent rabaissée, humiliée même.

    Et puis là, dans ces rues de Verdun, j'ai réalisé à quel point j'étais déchirée, niée, désaimée.

    Je t'ai "TOUT" donné et un jour tu as essayé de me faire croire que "ça et je" ne valaient rien. Et comme je t'aimais, pauvre de moi je t'ai cru.

    Mais mon coeur est ce qu'il a toujours été, plein d'amour, pour tout le monde, même ceux qui ne me veulent pas de bien ou que j'indiffère.

    Toi il paraît que je n'ai plus le droit de t'aimer. Ça tombe bien je ne t'aime plus. Enfin je crois.

    Non pas que je me réjouirais d'un quelconque malheur qui pourrait te toucher, pas du tout.   

    C'est juste que j'ose dire que tu m'as fait du mal, beaucoup.

    Et qu'aujourd'hui je ne t'aime plus.

    J'ai 47 ans et j'ai perdu 10 ans.

    2007 - 2017 Quelle drôle de décennie.

     

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    "Avoir le droit d'aimer", c'est absurde, c'est comme dire "avoir l'interdiction de pleurer". Quel juge idiot pourrait s'octroyer la puissance de délivrer de telles sentences ?

    "On verra en juin", j'aurais dû fuir en entendant cela mais ma soeur et moi étions des mendiantes de l'amour. Quelqu'un qui s'intéressait à moi, selon ma mère, un pervers ou un menteur. Tu étais les deux à la fois. J'exagère. C'est un fond de colère pour mes années perdues et puis cette fatigue.

    Moi j'aime les gens en général et certains en particulier. Il faut vraiment m'avoir fait du vrai mal pour que je désaime. Petite j'étais rancunière (ou ça aussi on me l'a fait  croire). Aujourd'hui je pardonne. Quand j'entends quelqu'un dire "lui je le déteste » je n'arrive même plus à comprendre ce sentiment. Je peux être en colère mais pas détester. Je peux être en froid mais pas haïr.

    J'aime Verdun quelques jours et Villelaure moins qu'avant.

    Je cherche un nouvel endroit à aimer, un nouveau  quelqu'un. Enfin je crois. J'ai le droit.

    Avoir le droit. J'ai le droit, mon amour n'est pas nul.