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Eva, Chloé et Mathilde

medium_juillet_aout_septembre_2006_028.jpgParfois quand j'arrive à quitter le bureau pas trop tard je passe prendre Eva à la garderie. Je me retrouve immanquablement entourée d'une nuée de petites pupuces de 3 ou 4 ans : des filles essentiellement, les garçons sont souvent plus foufous et regardent amusés, de loin et viendraient bien bricoler un peu le fauteuil ! La séance de questions commence : qu'est-ce que t'as, pourquoi t'es comme ça et tes mains qu'est-ce qu'elles ont....? Ca tire plus vite qu'une mitraillette ! Quand je suis d'humeur (ce qui est généralement le cas) je prends le temps de répondre à chacune : "j'ai eu une maladie que les médecins ne savaient pas soigner (ça c'est fait) et cette maladie a détruit mes articulations....etc. Et à cet instant le regard soudain illuminé, la petite Chloé s'exclame : j'ai tout compris! d'abord t'es petite et aprés t'es malade et aprés t'es moche ! Là il faut rire, je rêverais parfois de trouver autant de liberté chez les adultes !
Le tout sous le regard horrifié des Dames de la garderie qui mettent un terme à la séance de questionnettes par un "allez les filles laissez Marie tranquille ! Fin de l'épisode !
Ces petites phrases il faut apprendre à les gérer et les ranger dans le cervobacavietruc petit clin d'oeil à ma nouvelle meilleure amie que je vous présenterai bientôt Catherine Wendell dite "La perle du ouèbe".

Ces petites phrase on en entend tous alors lâchez-vous c'est la foire aux petites phrases d'enfants qui est ouverte parce que mieux vaut en rire !

Commentaires

  • En lisant ton texte Marie, j'ai pensé à une scène à laquelle j'ai assisté. C'était dans une cour d'école, le centre Lyli, à Beyrouth. Les enfants qui y jouaient, présentaient ou ne présentaient pas de handicap. Et lorsqu'ils y en avait un, il était soit sensoriel, mental ou physique. Et bien, tout ce beau monde s'amusait, se disputait, bref comme dans n'importe quelle cour d'école. Je suis resté à observer, je suis revenu observer un autre jour, cherchant si le handicap de tel ou tel écolier l'isolait, si les enfants "valides" restaient entre eux, etc.... Et bien tout ce petit monde vivait ensemble sans problème. Sur le coup, j'ai pensé que ce serait bien que des enseignants français, des responsables de l'éducation nationale viennent voir.
    Voilà, et je n'ai pas entendu de petites phrases.

  • Oui je suis bien d'accord avec toi gb si le handicap devenait banal, dans nos crèches, nos écoles, collèges, lycées, grandes écoles et universités il est probable qu'il deviendrait banal dans les entreprises. Peut-on en conclure que trop de moyens créent la segmentation discriminatoire ? Un établissement classique puis un autre spécialisé pour les handicaps sensoriels, mentaux...finalement s'il n'y avait qu'un seul établissement pour tous on apprendrait aux enfants à vivre ensemble et à respecter leurs différences. Sans compter que des gamins handicapés sont obligés de partir toute la semaine à cause de l'éloignement de leur domicile, quand ils ne partent pas à l'étranger faute de place en France !
    Je rapporterai ton exemple à Fanny et Sarah ;-)

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