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Un jeudi au Danemark - part 1

Mercredi 15h20 valise bouclée, je fais le ménage dans mon sac à main* : virer les clés du bureau, une ribambelle de tickets de caisse (moi compulsive ?? non pensez-vous !!), les stickers handica ... "je peux coller maman ?" aussitôt dit aussitôt fait voilà ma petite valise relookée "handica united" au moins je la reconnaîtrai sur les tapis à l'aéroport !!

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Puis le train, ambiance feutrée, quelques musiques et puis soudain ... un gros sanglot, ben mince alors je ne m'y attendais pas, voilà que ces derniers jours pleins de tensions, de chagrin et de fatigue ont choisi ce moment là pour ressurgir, normal me direz-vous les voyages en train me font toujours cette impression que quelque chose de nouveau commence, alors autant partir avec les idées claires, je laisse couler sur mes joues de grosses larmes silencieuses, cachée derrière mon bouquin (mama Flora recommandée par Pat le sarthois, oui je sais il m'avait prévenu ce n'est pas un recueil de brèves de comptoir !!), je guette d'un oeil humide mes voisins, ah ben elle a bonne mine votre super handiwoman du design, à ce moment là c'est plus caliméro que femme d’affaires mais bon la vie est ainsi pour avoir des hauts il faut avoir des bas (bon d’accord mais à couture siouplaît !) ça va durer quand même deux bonne heures !! là je me dis ah ben c’est malin tu vas avoir les yeux rouges et gonflés le top pour rencontrer Deza qui bosse sur le projet esthétique et handicap et puis devant le voyage qui t’attend et ses difficultés certaines c’est pas le moment de quitter la zen attitude !! Bref, coup de blues refoulé vite fait (ouais deux heures quand même … ) je décide que rien ne va venir gâcher la joie que me procure ce voyage, je laisse derrière moi les soucis, je me doute bien qu’ils sauront m’attendre bien sagement …

Arrivée à Paris puis brève rencontre avec Deza et Brigitte vient me cueillir à la gare, il est 21h00 déjà, patati et patata devant un petit plat et oups 23h30 … le taxi est réservé pour 4h15 faudrait pas traîner … Brigitte a proposé de m’aider pendant le voyage, passées quelques secondes de coordination Brigitte, avec des gestes très naturels me donne l’indispensable coup de main, qui a inventé les boutons ?? Elle m’avait affirmé que ça ne lui posait aucun problème, le constater me permet d’être sereine et c’est évident qu’une complicité particulière s’instaure, la dépendance a parfois du bon ! Tout pitit dodo plus tard : re-coup de main en sens inverse puis ça sonne … le taxi pile à l’heure et pas nous … Brigitte plie les derniers bagages et hop dans le tax … ah ben oui mais là il va falloir charger mon carrosse dans le coffre oh hisse , ça pousse, ça soulève, ça négocie un passage en force et … ça passe, arrivée dans la voiture, clin d’œil de ma complice, 1° étape : ça c’est fait, monsieur le taxi à l’aéroport s’il-vous-plaît !!

Nous retrouvons Marie (Moreira) à l’aéroport, nous voilà au complet pour le convoi du matin, les pompiers sont sur un vol dans la journée.

Le comptoir d’enregistrement de la SAS,

-          Brigitte (vu que le comptoir fait 1m60) « nous sommes deux plus une personne en fauteuil »

-          la fille : « ah oui un fauteuil … z’aviez prévenu ?? »

-          moi : « oui oui, j'ai le mail de confirmation»

-          la fille intérieurement cette fois « ah merde !! »

léger flottement, j’ai toujours l’impression dans ces cas-là d’être le grain de sable dans le rouage, la tache de café sur la cravate, le pack de lait au pied des escaliers bref la première tuile de la journée mais ce n’est que mon impression hein …

-          la fille : c’est un fauteuil qu’on pousse ou …

-          moi : éléctrique

-          elle intérieurement : « en plus c’est un électrique …c’est bien ma veine »

-          moi intérieurement (hé hé ça marche des 2 côtés) : « ooooh la pôôôôvre ;D »

là arrive un fauteuil somme toute correct avec des freins qui fonctionnent eux (vous comprendrez plus tard …), prise en charge par l’équipe de passerelle (service PMR d’ADP) à moi ascenseur, plans inclinés roulants, plus prés de toi mon dieu et surtout plus prés du gros navion qui va pour deux heures me faire prendre un peu d’altitude, un peu de hauteur ne me fera pas de mal, à la limite je préfère ça au recul … puis le transfert sur une minuscule chaise à roulettes ben mon vieux faut pas avoir de grosses fesses !! rentrez vos bras !! ben oui c’est que je préférerais y arriver entière à Copenhague ;

Une demie nautamine, un décollage, un mister bean plus tard je suis avec attention grâce à des écrans dans l’avion notre approche du sol danois, purée la caméra prend la vue sous l’avion c’est dingue !!! on n’est pas en piqué là ? c’est normal que la terre se rapproche si vite ??? rrrroooo autant j’aime le train autant l’avion ….

Cette fois nous attendons dans l’avion l’arrivée de l’équipe PMR danoise, il est temps de mettre à l’épreuve la légendaire accessibilité des pays nordiques … arrive la p’tite chaise poussée par un colosse blond, baraqué, en salopette blanche et orange ah ça pour sûr dans l’allée de l’avion on ne peut pas le louper !! Hello, je bascule la connexion sur il faut parler anglais … et là c’est … pitoyable !! dix ans d’anglais et presque rien à l’arrivée, la honte !! alors que tous les danois parlent parfaitement cette langue en plus de la leur !!

Bon je le comprends quand même et puis vu que ses deux grandes mains s’approchent en même temps que je comprends les paroles du premier viking je tente un « don’t need to carry me, I can stand up » et ma chère Brigitte toute aussi soucieuse que moi de ne pas visiter l’hosto de Copenhague m’aide DELICATEMENT à passer sur la chaise … en bois ?? non mais presque, bien dure en tout cas !! des sangles à la cœur croisé de playtex assurent ma sécurité et mon étranglement arglll … sont un peu bruts de décoffrage non ?

là, première mauvaise surprise : pas de fauteuil de transfert, en tout cas pas là, je traverse donc une grande partie de l’aéroport sanglée sur la petite chaise mmmm … j’adooooore !!! on nous présente enfin un fauteuil qui doit dater d’avant la guerre (la première) même qu’il a du servir pendant et pour la deuxième aussi !! un vieux biclou crado et abîmé mais avec une jolie étiquette SAS, z’ont peur de rien !! je passe dessus et là pffffffft nos deux géants disparus !! hé mais attendez, please wait !! où est le fauteuil ?? il nous explique que le fauteuil arrivera avec les bagages et que nous n’aurons QU’A LE DESCENDRE DU TAPIS !!! bref instant de panique puis un premier « but it’s impossible » de Brigitte qui au seul ton utilisé oblige les deux comparses à se raviser, ils se décident à appeler quelqu’un, consigne nous est donnée de ne pas bouger de là « somebody will come soon ».

Allez les filles hauts les cœurs étape 2 : avion ça c’est fait !! il ne reste plus qu'à récupérer les bagages, le fauteuil et à trouver un taxi ... on va bien y arriver non !!

A suivre …

* pochette équilibre à voir sur www.neovi.fr NDLR ... ben quoi ??

Commentaires

  • "Quelle aventure, je regrette pas d'être venue"... copier/coller d'une phrase culte des "Enfants du Marais" pour bien commencer les "Aventures de Marie au pays des vickings"...Ouahh!!! j'attends la suite avec impatience parce que si elle est comme la part one, ça va deménager dans le landernau. Bisous ma toute belle.

  • je t'admire et je me dis que je ferais mieux d'arreter de me plaindre .................bises pascal

  • ... la suite, la suite !!!

  • Hello dear friends, allez un peu de patience la suite va venir !!

    Pascal : rien ne se compare, il y a toi, il y a moi, il y a tous les autres et ce que vit l'un ne doit pas empêcher l'autre de ressentir ce qu'il veut, plains toi un bon coup et profites en donc pour te faire chouchouter un peu !

  • je suis à la fois déçue pour toi et enthousiasmée par le travail du garçon que tu présentes ci-dessous

    conclusion : c'est un monde tous les jours meilleurs, grâce à toi, à lui et à d'autres !

    bravo, belle marie !

  • Nous jugeons ce que nous voyons paraître, et nous agissons comme si le confort, la richesse, la santé étaient essentiels à notre existence, or rien n'est plus faux qu'un pareil jugement, il suffit simplement de trouver la passion qui interesse. Marie nous le dit haut et fort, l'expérience, l'intiatique et le vouloir de ce voyage malgré ses petits inconvénients parle vrai à nos oreilles et nos yeux gourmands de bien être ... Pat.

  • Quelle aventure ! Je joins mon impatience aux autres pour la suite ... mais quelle témérité que de se lancer dans un tel voyage.

  • t'as pris des photos du beau gosse ?? ;-)

  • Salut oka tu parles du charmant prince ? l'est même pas venu !! alors tu penses les photos ...
    mais il y avait : thomassssssss (miam miam); les pompiers ; pleins de jeunes designer fous à croquer ; mais de prince point !

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