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Sexualité et handicap, un article à lire


Pas de note ce soir mais une invitation à lire cet article de Monsieur André Dupras qui me semble intéressant. Il est un peu long mais sa lecture amène le lecteur à s'interroger sur l'image que certains sont tentés d'avoir de la personne handicapée. Il y est question de sacralisation, d'angélisation puis de façon naturellement liée d'assexualité. Les attitudes décrites ne sont pas sans me rappeler certaines situations vécues mais je ne sais pas encore si j'adhère à l'analyse comportementale qui en est faite.

Je pense que cet article est intéréssant tant pour les personnes handicapées elles-même pour comprendre que parfois les barrières viennent de l'extérieur, pour toute personne qui souhaite avoir une relation consciente avec une personne handicapée et pour les parents d'enfants handicapés.

Résumé : Ce texte présente une analyse des représentations sociales de la sexualité de la personne handicapée physique. Des témoignages puisés dans des biographies ou des films permettent de constater que la société demande aux personnes handicapées de s'identifier à une image angélique et lui promet le bonheur en échange. Elle exige le sacrifice de leur sexualité pour leur faire adopter la figure d'êtres asexués qui symbolisent la pureté et la lutte contre le mal. Des personnes handicapées refusent l'état angélique qui les avilit ; elles s'opposent à un monde qui les exclut dans leur identité sexuelle ; elles revendiquent le droit à une vie sexuelle épanouissante. Ces considérations ouvrent des perspectives susceptibles de renouveler la pratique sociale auprès des personnes handicapées.

Lien : http://www.erudit.org/revue/nps/2000/v13/n1/000012ar.html

(source : Erudit, Nouvelles pratiques sociales)

Je souhaite pouvoir échanger quelques réflexions avec vous à ce sujet, sans tabou si possible pour vous ... allez un petit effort !

Bon allez, on n'est pas des anges et c'est tant mieux, sinon je n'aurais pas 4 angelots à la maison et alors qu'est-ce qu'on ferait le soir venu à l'heure de raconter des belles histoires ?

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Qui a dit on chanterait une petite turlute ?
rrrrrrrrrrrrroooooooooooo !!

A relire : Du corps corvéable à l'âme aimable

Commentaires

  • Ben nous non plus on n'est pas des anges ;-)
    Mais sa jambe en moins ne m'a jamais semblé un handicap suffisant pour nous bloquer de ce coté là.
    Handicap suffisant car même pour moi, je pense qu'il y a des infirmités qui sont peut-être plus longues à apprivoiser, à dépasser.
    Cependant j'ai bien conscience que je suis allée sans problème bien plus loin dans l'acceptation du handicap que d'autres.
    La découverte du monde des amputés sur le web m'a ouvert la porte du monde des devotees: des personnes fétichistes des personnes amputées qui ne considèrent bien souvent plus la personne amputé que par son handicap lui refusant là aussi toute respect pour la personne sexuée.

  • Bonjour Cleanettte, bienvenue chez "on n'est pas des anges" !

    Si il y a bien un sujet de liberté c'est bien la sexualité. Un sujet où chacun doit dépasser son image et l'image de l'autre alors, une jambe, un bras en moins finalement peu importe à partir du moment où les deux l'acceptent. Maintenant je pense moi aussi que parfois il faut du temps, ce temps d'aacceptation du changement mais ça peut-être aussi l'occasion d'une redécouverte non ?
    J'ai parcouru hier bon nombre de forums de personnes handicapées et force est de constater que les couples résistent rarement à l'arrivée du handicap mais peut-être n'auraient-ils pas tenu sans handicap non plus ... et bien souvent la personne handicapée elle-même n'a pas acceptée sa nouvelle situation et elle voudrait que son conjoint l'accepte en premier. C'est sûr ça peut aider mais peut-on croire à un "tu es belle" si on en est pas conscient au plus profond de soi ? Non, au contraire la réaction peut être à l'opposé et conduire la personne handicapée à mettre en doute la parole de son conjoint, suivra la perte de confiance en l'autre etc etc ...

    J'ai découvert ce monde de devotees, une nouvelle fois tout ce qui peut permettre de considérer la personne handicapée comme non égale à soi-même sera utilisé par les personnes dites valides pour supporter l'image de finitude envoyée par les personnes handicapées, sur-homme, sous-homme, créature à mi-chemin entre l'homme et l'animal mais pas juste homme ..... ou FEMME.
    Bonne journée Cleanettte

  • D'accord Marie, je vais lire d'abord et "je causerai" après.

  • Alors à tout à l'heure Marcus :))

  • Attention à ne pas faire de généralités avec ces exemples. Toutes les relations avec une personne handicapée ne doivent pas être passées à la moulinette psy ... on peut m'aimer aussi juste parce que je le vaux bien :)))

  • Chaque être "le vaut bien"...
    Mais chacun, physiquement valide ou non, en est-il convaincu???
    S'accepter pour savoir accepter l'autre...
    Et accepter son regard...
    Et par delà, accepter son amour...
    Pas toujours facile...
    Et pas simple pour nous les "valides" de savoir rester à l'écoute des envies et des besoins de chacun...
    Aimer l'autre dans TOUT ce qu'il est... ou qu'il n'est pas...

  • oui, attention à ne pas faire d'angélisme : les personnes handicapées ne sont pas forcément des saints, ou des saintes, des être purs et bons... Ils sont comme les autres, sur ce point là.
    Et concernant les personnes handicapées mentales, c'est encore plus simple : elles n'ont pas de sexualité, et très vite rentrent dans la catégorie "obsédés sexuels" ou "vicieux" . J'ai vu un joli film il y a quelques temps sur un jeune IMC (je crois) qui voulait avoir des relations sexuelles avec des prostituées, mais se posait le problème du fauteuil roulant, de l'acceptation par son "centre" de cette volonté d'être considéré comme un être humain, de la façon dont il était considéré, ect.
    Le tout de façon très nette, très tendre, et drolatique.

  • J'ai lu l'article en son entièreté, son auteur accentue nettement son parti pris, je le dis sans ambages, le sexe n’est pas chose sale, ni répugnante, il est apatride et digne. La relation angélique évoquée dans l’article est insupportable, car elle provoque le déni, l’alibi. Le refus de reconnaître la personne handicapée, sexuée, en tant que personne réelle est scandaleux. L’idée de savoir aimer autrement un corps, un corps malade, cabossé, à l’exclusion d’un corps bien portant me parait insipide, inquiétant, c’est un acte raciste. Il y a l’amour sexuel, l’amour humain qui porte du bonheur, de la richesse. L’amour humain porte plus de richesse que l’amour du sexe opposé qui enlève la substance, l’appauvrissement, une certaine réduction de soi. L’amour est découverte, il se fait fit des corps, seule l’imagination entraîne l’émotion participative, l’être humain est doué d’imagination, le regard posé sur la sexualité des handicapés est intolérable, quand finira-t-on par comprendre que le sexe, c’est bien autre chose qu’une simple partie de fesses et de jambes en l’air. Il y a chez certaines personnes, une jouissance à parler de sexe à la place des seuls intéressés, notamment à l’endroit de la personne faible, handicapée. Des voyeurs ?
    Pat.

  • Merci Pat pour ta réaction, elle est ma foi intéréssante puisque change l'angle de vue. En effet si le fait d'attribuer aux personnes handicapées un rôle angélique revient à leur ôter tout rôle sexuel on peut effectivement y lire que ceux qui "s'adonnent" au sexe sont par opposition tous démoniaques. Lecture dérangeante s'il en est je te l'accorde.

    Malgré tout les deux faits sont avérés : certaines personnes accordent trés facilement aux personnes handicapées des traits de caractères tel le courage, la bonté, la générosité et bien d'autres encore et deuxièmement la sexualité des personnes handicapées est un sujet tabou, négligé, nié et de nombreuses personnes handicapées en souffrent en silence. Alors il n'y a peut-être pas de lien de cause à effets mais effets il y a. Alors comment expliquer ce silence autour de la sexualité ?

  • Marie, le silence que tu évoques à juste raison, prend sa racine à la fin du 19 siècle, dès le 20 siècle le sexe devient tabou, interdit de dialogue, fermeture des maisons close, etc., s’il en est besoin d’expliquer le phénomène. La sexualité devient une activité sale, écoeurante, mais interrogeons- nous sur les différences sociétales qui émanent du monde capitalistique, libéral qui interdit l’attention aimante à notre propre corps productif, travailler plus pour baiser moins. Certes notre monde judéo chrétien a sûrement sa causalité dans le phénomène d’abnégation de la disparition au plaisir, le plaisir sexuel remplacé par le plaisir matérialiste.
    Pat .

  • J'ajoute sur ma dernière analyse, le trop plein de compassionisme infligé à la personne handicapée, fragilisée, abîmée, voit se greffer l’idée que le monde des malades, des handicapés, des mourants serait exclut des plaisirs sexuels à cause de la différence corporelle et mentale que leur image biaisée projette dans notre inconscient collectif, tandis que pour celle ou celui qui souffre de cette incompréhension majeur, il n’est point d’indécence à regarder, voir à partager dans l’hilarité le spectacle de deux chiens collés ensemble.
    Pat.

  • Donc Pat le silence aurait touché tout le monde selon toi poutant nous sommes harcelés à longueur de journée par des images porno-chic, des corps objets d'accord et de préférences des corps bien carossés. Donc la sexualité des personnes handicapées serait niée car uniquement reliée à une performance physique, certes. Tout est donc stéréotypé de nos jours même la sexualité. Le commun des mortels nie la sexualité des personnes handicapées par manque d'imagination et de créativité, ça dot être triste une vie de valide !
    Sans rire à Tours une des conférences portait sur le thème de la sexualité, j'ai discuté avec un homme d'une quarantaine d'années qui avait eu je pense un AVC, il communiquait à l'aide d'un tableau sur lequel il pointait syllabes aprés syllabes : il m'a dit "la sexualité il faut en parler parce que c'est une grande frustration et une grande souffrance" et il y avait quelque chose dans son regard qui ressemblait fort à de la désespérance. Alors oui il faut en parler et surtout ... le faire :))

  • Nous sommes harcelés par la méthode de communication économique qui parle mal de la sexualité, de l'amour, qui nie de fait le droit d'aimer. Tu évoques avec justesse les stéréotypes imposés de la société de consommation, une sexualité de l'handicap n'est pas productive au sens capitalistique du terme, ce dont je parlais dans mon précédent commentaire. La négation sexuelle tue l’humain qui est dans l’homme, le hisse au rang de l’animal. La sexualité c’est l’amour unique enflammé pour l’amour des corps, de tous les corps, les malades, les cabossés et les biens portants. Il y a le désir d’amour qui est une autre forme de l'amour dans la sexualité, la négation c’est quand on tue le désir d’amour, ça vous agresse, vous foudroye sur place, estomaqué par la charge brusque.
    Pat.

  • Il faut ajouter à mon commentaire sur la négation sexuelle, celle de l'abstinence qui est une forme très personnelle est si singulière de l'amour dans la sexualité, et pourtant là encore celle ou celui qui pratique cette méthode sexuelle est objet de mépris, violemment critiqué, voir suspecté de vilains vices.
    Pat.

  • normalement en amour on ne compte pas: un bras de plus ou de moins…peu importe! je découvre depuis peu et grâce à Marie,l'univers des personnes handicapées. la sensation la plus frappante, c'est la force de vie, de vigueur sexuelle qui se dégage des regards, des attitudes de ces "humains à roulettes"! il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti autant de vigueur !
    oui parfois l'univers des valides peut être paraitre bien pâle!

  • Pour clôturer le débat, j'affirme que beaucoup de nos compatriotes sont victimes du syndrome de défécation mentale, on excrémente sur tout ce qui gène la bienséance. Dans l’esprit tiraillé du défécateur, il y a l’amour comme nourriture et la défécation qui est aussi une forme de l’amour vidé de toutes souillures sexuelles, déféquer est pour eux une jouissance odorante à partager. Ne pas avoir la maîtrise du manger amour et celui de la défécation mentale, c’est vivre ce que Jean Genet racontait de son vécu dans sa cellule lorsqu’il fut emprisonné, il ne pouvait pas faire l’amour, ni en dire du mal, il lui restait l’odeur de son pet qui ramenait le petit enfant qu’il était vers l’image symbolique de sa mère. L’enfant sexuel dès sa naissance, séparé de sa mère, cherche la chose qui lui rappellerait l’irrigation introfoetale, le sein de la mère. L’odorat est la forme, l'expression du désir d’amour dans sa forme originelle la plus parfaite.
    Pat.

  • Ah ah Brigitte ! bonsoir ma Bribri :)

    Oh oh de la vigueur sexuelle comme c'est joliment dit ! et je pense trés vrai, je me rappelle une anecdote avec toi : la première rencontre à Paris avec Pierre B (Pierre si tu nous regardes ...) je l'avais interpelé et il nous avait alors invitées à un pot sur son stand, soldant l'invitation par un "vous avez un charmant sourire" ce à quoi j'avais répondu "vous aussi" et ta réflexion du moment "ouh là mais ils sont chauds les hommes à roulettes" !! bon il est trop tôt pour les blagues handi à ce sujet mais je pense qu'en fait il y a une liberté face aux choses du corps, des verrous pudeur qui ont sauté depuis longtemps et surtout une conscientisation des besoins de l'autre. Cela dit Pierre B ajoute volontiers en parlant des couples dont un des deux est touché par le handicap : les femmes restent, les hommes s'en vont. En fait avant d'écrire cette note je cherchais des staistiques sur le taux de divorces quand arrive le handicap ... je n'ai pas trouvé ...

  • D'abord c'est moi qui décide si le débat est clos !! :))

    Comme nous voilà loin des anges idéaux de notre article.

    Comme nous voilà à débattre de façon simple de la sexualité loin des considérations finalement accessoires d'attributs que nous aurions ou non.

    Pat la sexualité est effectivement loin d'être un marché juteux (sans vilain jeu de mots, quoique, rrrrrrooooo ben quoi si on peut plus rigoler ...) mais le quotidien des personnes handicapées ne l'est déjà pas, si en plus ils veulent avoir une vie sexuelle ... et épanouie en plus ? et ils le disent ? et ils le font ??? ben c'est pô juste pense le valide frustré !!
    Non sans rire j'ai parcouru hier beaucoup de forum et y ai rencontré beaucoup de solitude et de désolation.
    Bon quant au sujet de la défécation mentale ... heu ... suis pas qualifiée pour répondre, oui sans doute salir ce qu'on ne comprend pas mais il y a je pense un non sens si on défèque sur ce qui gêne la bienséance : ce n'est pas bienséant ...m'enfin ??

    Bon pour l'odeur je sais que tu y es très sensible et ça ne m'étonne pas que tu associes ce sens à l'amour, à la mère, à la vie.

    Allez et humez-vous les uns les autres, non vraiment on n'est pas des anges !

  • Ce n'était pas gagné d'avance. Le sujet était difficile et l'article en renvoi long et dense à la fois. Je viens d'arriver au boût après une journée de fou, ce n'est pas souvent mais ça arrive.

    Pour faire court, à la lecture de cette note, je suis frappé d'une tendance lourde et récurrente qui s'exprime dans la relation de la société et de l'individu au handicap et qui s'invite également dans le débat de la sexualité. Elle figure au paragraphe 31 qui m'a fait "tilter" immédiatement. Je cite :

    "Les personnes handicapées sont prisonnières d'un projet social fort complexe et profondément ancré dans l'être humain. Il s'agit d'apprivoiser et de surmonter la fragilité et la finitude humaines. Pour apaiser son obsession d'intégrité et d'unité, l'être humain investit symboliquement des personnes (entre autres, handicapées) d'aspirations angéliques. La tendance à « angéliser » la personne handicapée s'insère dans une hantise de l'infirmité qui renvoie à la vulnérabilité et à la finitude de l'être humain. Par l'infirmité, l'être humain découvre son insuffisance personnelle et son besoin de l'Autre. Face à l'infirmité, il constate qu'il est un être fini."

    Je crois, que c'est de cela, en grande partie, que découle tout le reste.

    Plus je parcours ton blog et parfois les liens connexes, plus je prends conscience que le seul combat qui vaille, car s'en est un, c'est celui qui tend finalement à banaliser le handicap et donc pourquoi pas au premier chef, effectivement, "à le désacraliser".

    En évoquant la sexualité de la personne (handicapée) sur fond d'adagio d'Albinoni non sans nous avoir conditionné préalablement ces derniers jours avec cette histoire de turlutte ;o))) tu frappes très fort.

    Alors Marie : ange ou démon ? femme ou diable ? Tu es un peu tout ça à la fois, et "ma foi", c'est très bien comme ça.

    PS : Je savais la Provence réputée pour ses fruits. Les fruits de l'amour y sont très réussis aussi à en juger par la photo de cette ravissante petite fille endormie contre le sein de sa maman. Justement ! Voilà encore une image qui confine au sacré. On en sortira pas décidément.

    Bisou pas sur le sein, juste sur la joue.

  • Bonsoir Marcus, tu vois j'ai bien fait de garder les d'ébats ouverts, je t'attendais :))
    et je ne regrette pas d'avoir attendu, comme quoi le plaisir est dans la tente ...
    Voilà tu touches du doigt l'essentiel et ça me fait plaisir : il faut que ça devienne banal, ordinaire, logique, normal en un mot : simple.
    Pourquoi tant d'explications complexes, il suffit de comprendre que le handicap ne laisse pas indifférent, il appelle en nous ces notions de fragilité, de finitudes et que prendre conscience de ces notions nous fait devenir différents. Quand on rencontre une personne handicapée celui qui est différent cest celui que nous sommes en train de devenir et le refus du changement entraîne le rejet de la source de ce changement.
    Si chacun prenait conscience que tout change à chaque instant nous n'aurions plus peur de l'autre et de ce qu'il peut nous apporter, chaque rencontre serait richesse et partage.

    Quand il y aura des enfants handicapés dans les crèches, des enfants handicapés dans les écoles, des étudiants handicapés dans nos universités, des collaborateurs handicapés dans nos entreprises alors le handicap disparaîtra et je deviendrai à tes yeux comme aux yeux de tous une simple femme.

    Une mère à l'enfant endormie sur ce sein que vous ne sauriez voir, une simple femme.

    Une intrigante qui aura mêlé le temps d'une note sexualité et handicap sur la musique des anges, une simple femme.

    Bonne nuit les anges.

  • Oui Marie, c'est cela la défécation mentale, salir de façon consciente ce qui dérange l'entendement, pour l'odeur la sensibilité est ici de l'ordre de la psychanalyse et doit être interprêtée dans ce sens là uniquement. Les handicapés doivent s’assumer, se prendre en main pour toutes choses, idem pour le sexe. Les valides doivent comprendre que la déficience mentale ou physique n'est pas d'inférioriser celle ou celui qui en est victime.
    Pat.

  • Par l'infirmité, l'être humain découvre son insuffisance personnelle et son besoin de l'Autre. Face à l'infirmité, il constate qu'il est un être fini."

    Vaste débat dans cette simple phrase : le handicap nous renvoie à notre dépendance à l'autre et réveille en nous le tout petit enfant que nous étions dépendant de cette mère dont nous prenions conscience qu'elle était différente de nous, alors sacraliser la personne handicapée c'est réveiller ce rêve sacré de la mère et les douleurs de la déception qui s'y rattache.


    Pat : les personnes handicapées doivent s'assumer, se prendre en main pour toute chose, idem pour le sexe ...

    trés imagé ;) bonne nuit Pat ...

  • Bonjour Marie,

    Je dois contester ton dire " Face à l'infirmité, il constate qu'il est un être fini."
    Justement c'est l'inverse, l'handicapé pense qu'il n'est pas fini, pas tout à fait terminer corporellement, et il le crie si fort.

    Oui pour cette phrase que tu évoques j'ai fais exprès d'écrire sous cette forme de lapsus, se prendre en main pour toutes chose, idem pour le sexe, mais tu m'avais bien saisi, à force de se faire masturber socialement, on perd le goût du plaisir personnel.

    Pat.

  • Cette incomplétude de l'être humain, on l'a subit chaque jours, bouffer l'autre pour prendre sa place, être le meilleur possible au risque de tuer physiquement ou mentalement son frère ou sa soeur, se vouloir roi sans mérite, oui Marie c'est bien cela expliquer le cannibalisme sociétal " de l'incomplétude " pour moi qui croit cela me rappelle la phrase de Faustine " Toute seule sur un sommet qui surplombe l'abîme, l'âme a faim de Dieu mais se sent réprouvée. Elle meurt sans pouvoir mourir. " Pour les cartésiens je cite la phrase de Paul Valéry " Que jamais revivant ce qui est aujourd'hui, ne te vienne à l'esprit cette lourde parole : A quoi bon ? On peut dire que le fait d’être handicapé dans l’esprit d’un cannibale, vous ôte le droit procréer sexuellement parlant, tout simplement d'exister.
    Pat...

  • Non Pat dans cette phrase on parle bien de la personne qui rencontre une personne handicapée et le terme "fini" signifie que de cette rencontre née la prise de conscience de la finitude de l'homme, à savoir de sa mortalité.

    La personne handicapée, comme toute autre personne est un être fini, tu vois je pense qu'il faudrait de la part des personnes handicapées elles-mêmes qu'elle arrêtent de se qualifier de différentes.

    Dans la nouvelle définition du handicap "Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable, ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant." il n'est toujours pas dit où il commence ce handicap, à quel niveau de limitation ou de restriction, alors pour mettre les gens dans des cases il faudrait que les cases aient des contours définis non ?

  • Oui bien sûr Pat, refuser la sexualité à une personne handicapée c'est sans doute quelque part lui refuser le droit (donc le risque) de se reproduire. Il faut bien comprendre que tant que le handicap sera présenté comme une tare, un fardeau pour la personne et la société alors il y aura toujours un rejet instinctif.

  • Désolé ma chère Marie, je reste sur mon idée de l'incomplétude, mais c'est le croyant qui sans doute parle à ma place, handicapé ou bien portant, nous devons mourir à chacune de nos évolutions et le cannibalisme sociétal nous prive des re-naissances. Nous sommes réellement fini qu'au jour de notre mort corporelle, lorsque l'âme s'éteint enfin libre de toute entraves.
    Pat....

  • Je distingue bien l'enveloppe corporelle et l'âme, l'âme a le désir de ce que le corps peut lui refuser s'il est usé, bléssé, mal formé etc ... c'est ici que l'imagination doit forcer le trait ...

  • Et il y a le côté " voyeur " mais comment font ils ? ce qui fait que le sadisme j'ajoute au mépris ...

  • Il faut également s'interroger pourquoi l'humain déteste tout ce qui parait sale à ses yeux, le crime qui consiste à amputer la société de l'un de ses membres, bien souvent celle ou celui qui est le plus soufrant est écoeurant, rappelons nous les crimes nazis et plus près de nous ceux de Pinochet et consorts, éliminer l'incomplétude est un acte raciste indigne du droit d'aimer. Priver de sa sexualité, de son bien propre une personne incomplète de santé est un acte répréhensible et condamnable.

  • Bien sûr on touche là au mythe de la perfection, les personnes handicapées sont le symbole même de l'évidente imperfection de l'humain, enfin évidente ... peut-être pas pour tout le monde.

  • Absolument Marie, évoquons un instant la castration, ignoble pratique usité en son temps par les nazis puisque je prends cet exemple du moment, imparfait, donc éliminer, éradiquer, nettoyer au sens mal compris de l'incomplétude.

  • La sexualité, l'acte sexuel bien plus que le simple plaisir de la chair, c'est créer notre immortalité, donner du corps à nos fantasmes humains, mais à la ressemblance de l'éternité de Dieu, à laquelle nous ne pouvons accèder par notre désir. Le pouvoir de la chair comme symbole d'égalité, et de spiritualité. Priver sexuellement un individu, c'est comparable à l'injure de la prostitution.

  • Pat excuse-moi si je ne te suis pas sur les chemins de l'immortalité. Je te rejoins sur le symbole de la négation de la sexualité comme aliénation de la personne dans ce qu'elle a de plus intime et qui brime à la fois le corps et l'esprit. Tant que je tiens entre mes doigts tes besoins et tes envies j'ai le pouvoir. Et ne pas accorder de vie sexuelle aux personnes en grande dépendance c'est détenir un pouvoir qui dépasse bien souvent la capacité humaine.

  • L'immortalité c'est la toute puissance du pouvoir, celui des êtres humains, ce qui n'est pas l'éternité. Nier la sexualité c'est donner la mort à l'ambition d'exister, de procréer. Nous n'avons aucun pouvoir, notre capacité réside en nos désirs et force à nous de les concrétiser.

  • Je n'ai pas lu l'article, mais tous les commentaires, ce qui est déjà un exploit, vu leur nombre.
    Pour avoir été la petite amie d'un paraplégique, j'ai un regard particulier sur les handicapés d'une part et leur sexualité d'autre part.
    je ne reviendrai pas sur l'angélisme supposé des handicapés ce qui est une négation incroyable de ce qui fait un homme ou une femme, la sexualité étant pour moi inhérente au vivant. Mais sur le regard que l'on peut porter sur les handicapés en règle général et sur ce domaine là en particulier.

    Je ne te raconterai qu'une seule anecdote.
    Alors que je vivais encore avec cet ami cité plus haut, je me promenai dans la rue quand je sentis ce qu'on appelle familièrement une main aux fesses. Je me retournai alors prête à claquer l'impudent quand ma main ne rencontra que le vide, le pêcheur étant un étage plus bas, dans un fauteuil roulant. A sa grande surprise, le fait qu'il soit justement dans un fauteuil ne m'empêcha nullement de l'engueuler copieusement. Il en fut le premier surpris, crois moi, s'étant habitué à des regards gênés, ennuyés et à la culpabilité qu'auraient sans doute ressenti ses victimes à engueuler ainsi un "pauvre" handicapé (oui, c'est connu, l'handicapé est par définition, pauvre").
    Voilà, c'était ma longue et pénible contribution au débat.
    Pardon pour les fautes s'il en reste.

  • Je n'ai pas lu l'article, mais tous les commentaires, ce qui est déjà un exploit, vu leur nombre.
    Pour avoir été la petite amie d'un paraplégique, j'ai un regard particulier sur les handicapés d'une part et leur sexualité d'autre part.
    je ne reviendrai pas sur l'angélisme supposé des handicapés ce qui est une négation incroyable de ce qui fait un homme ou une femme, la sexualité étant pour moi inhérente au vivant. Mais sur le regard que l'on peut porter sur les handicapés en règle général et sur ce domaine là en particulier.

    Je ne te raconterai qu'une seule anecdote.
    Alors que je vivais encore avec cet ami cité plus haut, je me promenai dans la rue quand je sentis ce qu'on appelle familièrement une main aux fesses. Je me retournai alors prête à claquer l'impudent quand ma main ne rencontra que le vide, le pêcheur étant un étage plus bas, dans un fauteuil roulant. A sa grande surprise, le fait qu'il soit justement dans un fauteuil ne m'empêcha nullement de l'engueuler copieusement. Il en fut le premier surpris, crois moi, s'étant habitué à des regards gênés, ennuyés et à la culpabilité qu'auraient sans doute ressenti ses victimes à engueuler ainsi un "pauvre" handicapé (oui, c'est connu, l'handicapé est par définition, pauvre").
    Voilà, c'était ma longue et pénible contribution au débat.
    Pardon pour les fautes s'il en reste.

  • Non seulement je fais dans le long mais en plus je fais dans le double.
    Tu comprends pourquoi je ne bois jamais ?

  • ah ah et voilà la preuve en anecdote salée que non nous ne sommes pas des anges et en plus certains sont même des malotrus, nan mais quel culot ce type ... bon d'un autre côté tu imagines te ballader à longueur de journée à hauteur de fesses ... c'est vrai quoi c'est tentant il faut le comprendre, le pauvre :)

  • C'est exactement ce qu'il m'a dit pour sa défense.
    ben voyons.

  • oui ben tant qu'à y être autant avoir du culot jusqu'au bout hein !

  • Ben dis donc...
    c'est un sujet "brûlant"...

    Et des réactions... y en a...
    Parfois philosophiques...
    Parfois plus "terre à terre"...

    Moi qui suis "valide" (je n'aime pas ce mot : il ne veut rien dire puisque nous avons tous une forme de handicap, visible ou non... puisque personne n'est parfait...)
    donc, moi qui suis "valide", j'ai bien aimé votre débat...

    Avec un peu d'humour, j'en retiendrais ceci :
    - vous n'êtes pas des anges...
    donc vous n'êtes pas asexués...
    - vous n'êtes pas des anges...
    mais vous n'êtes pas des démons...
    et comme tout un chacun, vous voudriez bien en être
    parfois...
    Ben oui, quoi...
    Vous êtes des femmes et des hommes avec leurs désirs et leurs phantasmes...
    Et parfois la réalité rejoint le rêve...
    Parfois le rêve est plus grand que la réalité...

    De tout coeur, je souhaite à chacun de vous d'avoir dans votre vie celui ou celle qui vous emmènera "dans les étoiles"..
    et (pourquoi pas ???) même au delà...

  • Oui Danny, chacun cherche son chat :)

    vous remarquerez tous que je n'ai pas dit "sa chatte" ce qui pourtant aurait pu contribuer grandement à faire "grimper au plafond" mes stats, cette note rassemblant à peu prés tous les meilleurs mots clés :)))

  • bon j'arrive un peu (beaucoup) tard sur cette discussion très très intéressante, car le sujet est toujours et encore tabou de nos jours... alors oui il faut en parler encore et encore car nous sommes tous différents et les personnes dites handicapées sont des personnes avant tout qui ont elles aussi droit au plaisir, à l'amour.

  • Oh combien je regrette de n'avoir pas fait de plus longues études car une fois de plus je rame en vous lisant. Qu'est-ce que vous êtes fortiches. Ca me donne des complexes.

    Malgré tout je me console en considérant que, faisant fi de toutes vos savantes considérations, je roule dans la catégorie supérieure, je ne suis pas dans l'angélisme moi, je suis dans l'archangélisme, Saint Patron oblige mais pas seulement...

    -Qui t'a fait cela Michel?

    -C'est Doc Urolo Saint Boss.

    -Oh! le barbare!

    -Faut pas lui en vouloir Saint Boss, il n'avait pas le choix.

    -Alors tu dois faire avec?

    -Non Saint Boss, je dois faire sans...

    Je vous embrasse.

  • Michel,je t'élève au rang de personne handicapée, bienvenue au club !
    Mais tu sais tu l'étais déjà sans doute avant la vilaine action de doc urolo, tu n'en avais peut-être pas conscience c'est tout.

    Bon Michel suis mal placée peut-être mais tu sais que il y a mille et une façon de prouver son amour à sa partenaire et aussi mille et une façon de le recevoir, ce qui te fait deux mille et deux tentatives ... ben allez Michel ho hop hop faut pas traîner hein !

    Sans rire Michel, j'entends ta souffrance, faut aussi te laisser un peu de temps et puis accepter et te ré-inventer.

    Je t'embrasse et toi embrasse Ta dulcinée.

  • Surtout Marie, pas de compassion. Je traite mes ennuis, autant que faire se peut, comme je les raconte, avec légèreté. Combien seraient prêts à les échanger contre les leurs et même à payer pour cela?

    Quand les mauvaises nouvelles arrivent, on se dit:"pourquoi moi" et la secousse passée on ajoute si on le peut "et pourquoi pas moi". A partir de là tout devient possible, surtout, et tu en sais quelque chose, quand on ne se bat pas seul.

    Un ami bien intentionné m'a dit:"tu devrais allumer un cierge". Alors j'ai essayé mais pour seul résultat je me suis brûlé. C'est bête.

    Je t'embrasse Marie.

  • Michel, dire à quelqu'un que l'on aime "j'entends ta souffrance" n'est à mon sens pas de la compassion c'est de l'empathie. Reçois mon écoute bienveillante comme j'ai reçu ta confidence comme une marque de reconnaissance et de confiance. On peut traiter ses ennuis avec légerté, cela ne doit pas vouloir dire qu'on ne leur accorde pas de valeur car à vaince sans danger on triomphe sans gloire. Pas de cette gloire à deux balles non, la fierté d'avoir et surtout d'être fort et digne face à tes "ennuis".
    Sois fort Michel et ce n'est pas un ordre qui ne viserait qu'à te faire taire : "sois fort et tais-toi", c'est un souhait qui vient du fond du coeur, je te souhaite d'avoir, de voir la force en toi.

    Je t'embrasse Michel, pas besoin de feu qui brûle la peau, la chaleur est en nous.

  • Salut Marie,

    Je comprends pourquoi la note sur mon blog t'as "interpellé quelque part au niveau du vévu" (MdR!).

    J'aurai tant de choses à dire sur le sujet que je ne sais pas si je vais arriver à toutes les dire et de façon claire.

    On va donc parler (enfin, je vais parler) de sexualité et de personnes non seulement handicapées, mais simplement différentes (et les handicapés ne sont-ils pas tout simplement seulement différents, pas inférieurs, ni supérieurs, ni angéliques, différents de l'image du corps parfait dont je parle dans ma note).

    Si on élargit le débat, la société nie aussi toute sexualité à toutes les personnes autres: les trop vieux, les trops petits (à la limite même les trop grands), les trop gros, les trop malades. Enfin, elle ne le nie pas, elle trouve ça "dégoutant". Et ces personnes là sont considérées comme perverses si elles souhaitent elles aussi avoir une sexualité comme tout le monde.

    Je vais parler un peu de mon vécu aussi. D'abord avec mon mari qui a été malade trois annnées avant de mourir l'année dernière. Plusieurs choses à son propos.
    D'abord à partir de la première opération qu'a nécessité sa maladie, il avait perdu toute possibilité de sexualité (comme Michel semble-t-il d'après ce que j'ai cru comprendre). Il en a beaucoup souffert. D'autant plus que le médecin ne lui en avait pas du tout parlé avant son opération et semblait prendre ça comme de peu d'importance. Cette négation de sa souffrance morale à ce propos n'a pas dû arranger les choses (il était très pudique à ce sujet et ne souhaitait pas m'en parler, malgré mes avances).
    Ensuite, la maladie ayant récidivé, son corps s'est dégradé, surtout à la fin. Malgré ça, j'ai toujours continué à ressentir pour lui la même attirance physique que je ressentais au début de notre union. Même s'il ne pouvait plus rien se passer. Et ça c'était une souffrance pour moi aussi.

    Je vais parler ensuite de moi car je fais partie de cette frange de la société à qui on refuse une sexualité normale. Je suis considérée comme "obèse". Ce mot me parait bizarre s'appliquant à moi, mais il parait qu'à partir d'un certain imc (indice de masse corporelle), c'est comme ça que ça s'appelle. Et un (une) obèse qui souhaite avoir une sexualité normale est considéré(e) comme pervers(e). De plus il (elle) ne trouve pas de partenaire. Son corps n'est pas attirant. Il est même dégoutant.
    Ou alors on a affaire à des gens qui sont attirés par les gros comme certains sont attirés par les handicapés (ou certains encore par les religieux) c'est à dire en ne voyant plus que ça dans la personne et non la personne elle même.

    Pour les personnes âgées aussi la sexualité est niée ou considérée comme "dégoutante".

    Bref, on en revient au sujet de ma note qui t'as interpellé: il faut être dans la norme dictée par la société (grand ou au moins moyen, beau, jeune, un corps parfait et sain) pour avoir droit à la sexualité sans que ça paraisse inconvenant ou bizarre.

  • Bonjour à tous, vous allez bien ?
    Je suis moi-même handicapé, grâce à un accident, lol, d'un bras, d'un oeil, mais surtout d'un coma P4 (le plus important à mes yeux, je crois... ). Cela dit, j'ai toujours l'usage et l'aggrément de mon "service trois pièces".
    Pour répondre à vos nombreux commentaires, je répondrait cela :
    Tout d'abord, je tiens à signaler que tous les humains sont quelque part handicapés : par la faim (et ils sont nombreux !!! ), par des difficultées liès à une épaule, genoux, hanche, cheville où autres, certains ont du mal à aimer, certains handicaps liès à un problème de pédophilie dans leur enfance.
    En bref, je crois que tous les hommes (et femmes, lol... ) sont handicapés par la vie.
    Contrairement à ce qui est dit dans le titre du film "La vie est un long fleuve tranquille", je crois que la vie serait plutôt une descente de rivière, avec ses rapides et ses moments tranquilles. Evidemment, des fois, ça se passe mal, les "chutes d'eau " sont hautes, l'arrivée dommageable, parfois mortelle, les rochers qui dépassent peuvent casser le bateau, mais c'est ça, la vie !!! Vous n'êtes pas d'accord ?
    Car je vous rappelle que la vie n'existe que parce qu'elle s'arrête.
    D'autre part, mon accident a eu lieu il y a une quinzaine d'année et j'ai eu, depuis, de nombreuses relations affectives et sexuelles. Bien entendu, je ne trouve pas "chaussure à mon pied" à chaque fois que je sors, lol, mais ça arrive régulièrement tout de même.
    J'ajouterais, pour finir, deux réflexions personnelles :
    - La séduction, ça s'apprend, c'est comme le choix des vêtements !
    - Un corps peut toujours s'améliorer où mieux se présenter !

    Dites-moi donc ce que vous pensez de tout ça, merci.

    Je vous souhaite à tous une bonne continuation.

    A bientôt.

    . Amo_de_Boss_

    P.S. : Au fait, chère hotesse (dont j'ignore le prénom, désolé... ), ton blog est très sympa, et tu fais maintenant partie de mes favoris. Biz à toi.

  • Une seule question Arno_de_Boss_ il est où le lien qui mènerait directement à votre blog :)))

    Dites moi qu'il y a un blog avec une telle verve ! si il n'y en a pas, il y a de la place sur cette plateforme, au besoin on se serrera un petit peu :))

    On est tous handicapé ? c'est ma devise, quant à la séduction qui s'apprend, sans aucun doute ...

    Bonjour moi c'est Marie, il me semble vous avoir déjà vu quelque part ??? non ? z'êtes sûr ? ...

    Oh allez faut bien rire un peu ! en fait à propos de ton commentaire et bien ... je suis d'accord sur tout, quoi demander de plus ?
    A trés bientôt alors Arno_de_Boss_en_costume_3_pièces ... remarque pour Boss fallait au moins ça !

    ah au fait pour une dame on dit favorite,

  • Planhot vous accueille avec vos différences sans tabous ni préjugés pour toutes vos annonces de rencontres sexuelles. Planhot c'est un forum francophone libertin sans tabous ni censure !

    A très bientôt,

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