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Ces mots qui font mal

Depuis toujours je suis une éponge à mots et j'ai toujours eu tendance à ne garder en mémoire que les mauvais. Question de caractère peut-être ou d'importance mal accordée. Ils ont émaillé ou plutôt écaillé mon parcours et écaille aprés écaille il est arrivé un jour où comme un bol en faience trop souvent cogné sur le bord de l'évier je me suis retrouvée sans vernis, à vif avec l'eau qui s'infiltre dans l'argile et qui finit par laisser de longues marbrures brunes si propices à la fêlure.

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Mais non seulement je recevais ces mots comme autant de petits coups de pique mais en plus le poison distillé restait enfermé à l'intérieur, prisonnier du vernis qui restait, dans une illusoire intention de préserver vernis,argile et bol entier. Sauf que notre intérieur d'argile, si raide sous le vernis n'est pas extensible et qu'un jour fatal les mots ressortent, en vrac, froissés, un peu moisis d'avoir macérés si longtemps.

Oh je ne vous ferai pas une liste de la longue litanie des mots qui m'ont piquée, déjà parce qu'ils n'avaient de sens que pour moi et dans un certain contexte mais aussi parce que je sais maintenant que j'avais le choix de les entendre autrement et qu'à cette époque si j'ai choisi de les entendre comme des écailles sur mon vernis c'est peut-être aussi parce que mon coeur d'argile se sentait à l'étroit dans sa coquille.

Alors me direz-vous pourquoi cette note ?
Il y a eu dans les échanges de cette semaine un commentaire de Pat qui m'a écrit ceci :"Oui ma petite cocotte, hier soir je pensais que tu aurais bien besoin de te blottir dans quelques mots nouveaux, te loger dans la bonne phrase, trouver les mots qui t’hébergeront pour toujours, vivre à tous les vocabulaires et n’être qu’un buvard assoiffé de vie."
C'est amusant cette image, un buvard assoiffé de vie, c'est amusant car le buvard boit l'encre, l'encre des mots. J'aime bien cette image du buvard, d'abord parce que ça me rappelle mes souvenirs d'enfance, l'école élémentaire où je n'ai que de bons souvenirs et l'envie du travail bien fait, appliqué, avec le buvard comme garant de la maladresse. Et puis le buvard c'était aussi ce support magique sur lequel l'encre du stylo appuyé venait dessiner des fleurs libres au gré de la capilarité.

Et puis il y a eu aussi une nouvelle écaille que je ne pourrai pas vous raconter parce qu'elle a été faite par un sacro-saint client de Bernardo et que là l'interdit n'a d'égal que la bêtise de l'auteur.

Et enfin parce que dans les démarches administratives vers un nouvel avenir professionnel j'ai ressorti certains documents : reconnaissance travailleur handicapé :périmée m....e ! et 4 mois annoncés par la MDPH pour le renouvellement re-m...e ! et puis celui-là :

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et cette phrase : la commission s'est reunie le XX et vous a reconnu un taux d'incapacité de 100%.

Heu 100% d'incapacité c'est bien hein tant mieux ça me donne certains droits mais d'un autre côté ça me dit que j'ai la capacité à 0% .... ça c'est sûr pour l'estime de soi on fait mieux !
Vous vous voyez arriver pour un entretien d'embauche, la fleur au fusil, bonjour m'sieur le patron alors voilà je suis une fille bien, pleine de ressources, bon d'accord je suis un peu ébréchée mais c'est ce qui fait mon charme et mon cachet. A part ça ? heu ben voilà j'ai un taux d'incapacité de 100 % !
Vous imaginez l'employeur qui reçoit ce document ?

Alors oui moi je vais faire le tri dans mon vocabulaire pour éliminer tous les coups que je m'inflige toute seule (je suis crevée, j'en ai plein le dos, je suis naze, j'en ai ras le bol ) me blottir dans des mots nouveaux, des mots dits pas maudits mais il faudrait quand même que la société y mette un peu du sien et arrête de faire la vaisselle à coup de marteau !!

Oui je sais je suis une vieille susceptible :)) et comme cadeau de Noël je vais commander une paire de ...boules quies :)))

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Et vous qu'elle importance accordez-vous aux mots reçus ?

 

Commentaires

  • Ce besoin d’écrire, se gaver des mots, inventer un vocabulaire, c’est une façon de tirer vers soi, de posséder les choses par des images et des mots. Cette rage de possession est jouissance chez moi, alors je me sens fort et faible à la fois. Défaire tous les liens qui m’oppressent et crier qu’ils sont rompus, porter un regard radieux sur toutes choses, être libre, désormais libre, oui Marie, tout m’appartient, et ma richesse intérieure est vraiment immense. Dans ce buvard assoiffé de vie, j’ai accueillis chaque jours dans la joie, l’intuition de la beauté cachée, la beauté créatrice, j’ai conservé l’encre des paysages que nuls pieds n’a foulé, mais aussi les pleurs, les chagrins et les peines, les souffrances et toutes les douleurs et j’ai rompu mon corps comme on rompe le pain, mais j’ai également rompu avec l’ignorance.

  • les mots qui font mals, les mots malheureux, les mots d'amour, les mots bleus, les mots croisés, le mot compte double, les mots melés, les mots de passe, les maux.....

    bisous oka

  • J'accorde de l'importance à tous les mots ceux qui font mal comme ceux qui font du bien... ce sont des mots qui touchent, qui remuent, qui ne laissent pas indifférents, ce sont des mots qui vont droit au coeur, après à nous de les garder ou pas... de les entendre, de les lire, de les dire..

    je t'envoie des brassées de mots chaleureux, tendres et remplis d'amitié chère Marie.

  • Me demander à moi quelle importance j'accorde aux mots.. les mots doux comme les mots méchants, les mots tendres comme les forts, les mots de nos maux (t'as vu j'ai pas fait la faute), les maux de nos mots aussi... tous tant qu'ils sont je les ai en moi, de plus en plus je fais le tri et ne garde que les beaux, les gentils, les tendres, les doux... les autres je leur ai fermé la porte au nez, je ne les entends même plus...
    Alors je t'envoie des tout pleine marmitte en porcelaine des mots, ceux du coeur et de l'amitié. Big bisous

  • Je donne beaucoup d'importance aux mots écrits, et un peu moins aux mots parlés.
    Je donne beaucoup d'importance aux mots gentils, et un peu moins aux mots méchants ou bêtes.
    Je donne beaucoup d'importance aux mots gentils écrits par ceux que j'aime et un peu moins d'importance aux mots méchants ou bêtes dits par ceux qui me sont moins chers.
    Mais les mots, Marie, c'est comme les fleurs, c'est périssable.

  • Oui voilà Valérie moi aussi je donne beaucoup d'importance aux mots doux écrits, il y a je trouve dans les écrits une sorte d'engagement qui me semble plus fort, j'aime aussi bien sûr les mots doux chuchotés.
    Les mots durs écrits sont les pires (ceux dudit client étaient de ceux là) et ceux que j'ai juste entendu tu penses qu'ils sont périssables et pourtant certains sonnent encore à mes oreilles trop sensibles, et pourtant ils sont vieux, si vieux qu'ils devraient être ratatinés et pourtant ... peut-être aussi parce que j'ai droit à ma piqûre de rappel de maudits mots dits de temps en temps .

    En fait il faut surtout que je donne de l'éclat aux mots doux, sucrés, tendres, bons c'est ce que j'apprends à faire ici, les donner, en recevoir, pour ternir les autres.

  • Les mots ne sont rien sans les actes ... Donc effacer les mauvais mots, les oublier et aller de l'avant :-)

  • C'est curieux l'autre jour Danny qui pointe ici a créé un billet sur les mots et j'ai répondu :
    * Ma chère Dany, le mot qui forme, qui déforme est verbe de Dieu, tout est langage. La plus petite parcelle de matière visible ou invisible à l’œil est langage. Une petite phraselette composée avec tout son amour est langage et une petite goutte d’encre violette tombant comme la rosée sur la page est une pensée, étalée avec amour elle produit des millions de pensées.....*
    Pat ...*

  • Bonsoir Denis !
    Sur le coup je me suis dit oui il a raison ce ne sont que des mots mais une fois de plus ça serait nier le mal reçu via les mots, bien sûr il faudrait illustrer d'un exemple pour réellement savoir de quoi on parle alors je ne fais pas la liste mais juste un extrait : une mère qui te dit "tu es née pour me persécuter, ce jour là je me suis trompée de spermatozoïde" n'est-ce pas de la violence reçue ?
    Et celui là il ne remonte qu'à 2004 ...

    Alors je vais de l'avant et cultive l'oreille séléctive :)

  • en lisant ton dernier commentaire Marie, je ne peux que réagir car il a fait resurgir ces mots prononcés par un médecin-pédiatre de Paris parlant de mon fils (et devant lui... il avait à peine dix huit mois) :"Bon vous l'avez râté, c'était un accident, faut en faire un autre maintenant..", j'avoue sur le moment, j'ai pris un coup au ventre, comment ça mon fils : râté, un accident ??!! ben j'en voulais un, un garçon, il est arrivé, ...blessé... mais vivant ! Ces mots m'ont fait mal, restent toujours en moi, gravés et ressurgissent parfois, mais combien de mots j'ai eu en retour depuis sur mon fils, des mots tendres, forts, encourageants et ces mots là passent bien au dessus de ceux du médecin.

  • Laurence, quelle horreur ce toubib ! comment peut-on être aussi c.., remarque j'en ai eu un de a même tremps cette semaie. Le problème c'est qu'une fois qu'on les a entendus qu'est-ce qu'on en fait ? Je ne pense pas qu'on les oublie, j'ai essayé longtemps de comprendre, d'analyser et j'ai trouvé des réponses qui me convenaient à moi et depuis ça va mieux mais tu vois je crois que les dire ça fait du bien aussi. Le livre d'Alice Miller était intéréssant car il propose de ne surtout pas pardonner et j'ai trouvé l'idée intéréssante !
    J'espère que tu n'as pas pardonné à ce médecin !

  • Entendu tes mots Marie et ils résonnent en moi éponge des mots de tous les mots je réfléchis et je fais une note en écho à la tienne demain parce qu'il il faut écouter Pat qui a raison j'en suis sure. Mais que c'est dur.

  • Haïr son enfant avec une telle cruauté est indigne du droit d’être mère, indigne du droit d’aimer, si elle nous lit je la condamne à écrire des mots qui deviendront des ruisseaux et des fleurs. Cette mère pâlotte, insouciante doit savoir que pour elle, l’écriture, c’est son parfum du moment.
    Pat.

  • Bonsoir Pat,
    non je ne pense pas qu'elle me haïsse, non c'est sa colère qui parle, cette colère que j'ai portée moi aussi mais je sais depuis quelques mois que cette colère ce n'est pas la mienne, c'est la sienne.
    Si elle nous lit ? je ne sais pas, ne veux pas le savoir, ça m'est égal.
    Si elle nous lit je sais qu'elle ne sera pas d'accord, qu'elle niera, comme toujours mais les souvenirs c'est ce qu'on a de plus personnels, les miens ne sont pas toujours bien choisis mais sur un conseil de moi,je j'ai entrepris la relecture de mon passé sous une autre lumière, qui sait la lecture en sera sans doute différente.
    Je serai trés curieuse de la lire si elle écrivait.

  • Ah!!! Les mots....

    Ceux qui font mal et que nous ne pouvons oublier...
    Il faudrait les "transformer", comme l'essai au rugby...
    Mais on ne peut pas...

    Et puis ceux qui sont douceurs...
    Pansements pour nos coeurs...
    Sucre et miel sur l'acidité des "mots dits maudits"...

    Parfois les mots durs sont les plus forts...
    Ils résonnent sans cesse dans nos têtes...

    Et d'autres fois les mots doux sont triomphants...
    Et grâce à eux, nous allons de l'avant...

    Alors quelques mots doux pour toi, Marie, et pour ces lecteurs-écrivains qui sèment leurs mots-fleurs sur ces pages et sur d'autres :
    Amitié, chaleur, douceur, fidélité, confiance, espérance, ténacité, liberté, sécurité, foyer, amour, tendresse,...
    Et si tu les marie, 2 par 2 n'importe comment, ils sont encore plus forts....


    Et !!!!
    J'oubliais....
    Confiture, nougats....

  • Pour ta maman :
    Tu as raison de dire "les souvenirs c'est ce qu'on a de plus personnels,"
    Et la vérité est différente pour chacun...
    Parce que chacun voit "midi à sa porte"...
    Et l'éclairage que le vécu de chacun apporte à chaque chose fait que notre "vision" est parfois divergente...
    Ca peut être dommage... et créer des "dommages"...
    Ca peut être aubaine... et créer des richesses...

  • Coucou Danny,
    je viens de lire ta note sur les mots !
    elle est sympa ta liste de mots à associer ...
    Pour ma maman .... pas grand chose à dire en fait. beaucoup de "dommage".

  • Il y a un moment dans le langage oral ou écrit, les souvenirs sont comme des sables mouvants dans lesquels on s'enlise, on s'enfonce de tout notre être, sans espoir d''accrocher une main généreuse. Dessiner nos souvenirs sur la page vierge jusqu'à devenir une phrase solide sur laquelle on traine, on flane son regard d'enfant, dessiner un souvenir heureux dans les jours de douleurs.
    Que veux tu dire " Je serai trés curieuse de la lire si elle écrivait "
    Pat ...*

  • Bonsoir oui parfois certains mots font très mal et il est difficile de les admettrent
    C'est très important de les peser pour éviter de blesser la personne mais certaines personnes nous les disent volontairement pour nous faire mal
    Bonne nuit

  • Pat qui dort si peu ...
    il me manque des éléments d'analyse, je serais curieuse de lire sa version pour essayer de comprendre ce qui la pousse.

    Corinne soyez la bienvenue, du mal volontairement ? en tout cas cette fois là ce n'était pas pour faire du bien, il y en a eu d'autres mais qui relevaient plus de maladresse, peut-être.

  • Juste pour exliquer que depuis que j'écris ci et que je lis des blogs de parents d'enfants différents je mesure à quel point ses mots n'étaient pas recevables.

    J'ai parlé aussi avec pat (maman de Fiona) et ses réactions n'ont pas laissé de place au doute, je sais aujourd'hui que j'ai le droit de dire que le comportement de ma mère n'était pas acceptable. pas grave, pas dangereux, mais pas acceptable.

  • Je veux vous dire qu'il y a des mots que je porte en moi comme des ulcères, et que je laisse crever en moi, d'autre que je porte comme des boutons de fleurs, que je laisse éclore en moi, c’est sans doute cela la bonne rédaction, plus de phrase, plus de mot, simplement le parfum captif du bouvard assoiffé de vie, de nos espoirs et de notre folie, car il faut être fou de vivre entre le salé et le sucré.
    Pat qui vous dit bonsoir..

  • Un taux d'incapacité de 100 % et des capacités intellectuelles à 200 %.
    Et que fait l'administration de cette réalité là ? Elle qui n'appréhende jamais la complexité que de manière parcellaire, fragmentée.
    La décision administrative manque ainsi singulièrement de nuances et si elle est parfois une condition nécessaire, elle n'est pas une condition suffisante et en tout cas ne devrait jamais être considérée comme telle dès lors qu'il s'agit de l'humain.
    Enfin c'est mon avis.

  • Marie, je suis tentée de dire "les mots ne comptent pas". Seul le comportement importe. Mais j'ai lu la phrase, celle de trop, celle de ta mère. Et c'est vrai qu'il y a des mots difficiles à oublier...Tu es certainement au dessus et peut être arriveras tu à oublier si ce n'est pardonner la faiblesse ou l'inintelligence de ceux qui n'ont pas ta richesse de coeur et d'esprit.
    Moije n'y arrive pas encore mais je me dis qu'un jour j'y parviendrai peut être.
    Je t'embrasse très fort.

  • Je reviens, je lis et je relis... et je ne peux m'empêcher (une fois encore de faire le parallèle). Les mots de ta maman, les mots dits (je ne le fais pas exprés, quoique...) t'ont touché au plus profond de toi, pour moi ce sont les mots écrits, et des mots officiels, qui m'ont atteint en plein coeur: ceux de son testament dans lequel elle ne me reconnait pas le droit de vivre. Pour elle je n'existais pas, la seule personne qui existait : mon frère, son légataire universel. Quand on sait que maman était avocat, on ne peut pas penser qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait. Ceux-là aussi atteignent, mais en repensant à tout cela, en remettant de l'ordre dans tout cela, j'en suis arrivée à la conclusion que c'était "son" histoire qui l'avait rendu ainsi et que par conséquent je n'avais pas à me culpabiliser, à me charger de cette histoire qui n'était pas la mienne. Il n'est pas question de pardon, d'accusation, ou de culpabilité, non je ne crois pas il est simplement question de "rendre à chacun ce qui lui appartient".
    Je vais te dire une chose (qui par la même va devenir publique) que jusqu'à maintenant je n'ai jamais dite. Il n'y a pas si longtemps j'ai écrite une lettre à maman (décédée en 2003) dans laquelle je lui expliquai mais sans l'accuser tout ce qu'a été ma vie pendant 50 ans, ce que j'attendais, ce que j'ai eu, ce qu'elle m'a donnée et ce que j'ai reçu. Sans jugement, sans culpabilité, sans méchanceté... et puis je suis allée au cimetière (mais ça aurait pu être n'importe ou ailleurs) et j'ai brulé cette lettre. J'ai ainsi remis les pendules à mon heure, j'ai colmaté mes brèches. Depuis je ne dis pas que ça va bien mais ça va mieux et tous les jours j'avance un peu plus droit sur mon chemin.

  • Ah ! les mau*dits ....
    Pat ....*

  • Marie & Béatrice,

    Nous sommes toujours de manière inconsciente, la victime d’une victime, elle même victime d’une autre victime. Cette possessivité qui force, je dirais même qui oblige une mère à un tel degré de détestation à l’endroit de sa fille, me délivre à l’état brut de décoffrage, le message de la souffrance et de la douleur puissamment encré dans l’inconscient collectif. Se partageant à souhait tant nous nous ressemblons tous, ne sommes nous pas une seule humanité, ce qui nous tire à l’animalité, c’est notre bestialité commune et connue, ce qui n’est pas dire brutalité. Une mère qui reproche même le ventre féconder de sa fille ça doit nous interpeller ! Pour moi qui n’a pas connu ma famille, ni mes parents, j’ai une connaissance particulière de la nature humaine, je suis un être de pardon, je sais, il existe des mères et des pères indigne du droit d’aimer, mais malgré tout il faut tacher, il nous faut pardonner l'ignorance et l'inconscience …*
    Pat …*

  • Un billet sur les mots me chatouillent les doigts depuis quelques jours déjà et voilà que je vois le tien qui vient à propos...
    Les mots... J'aime les mots, jouer avec eux, devenir saltimbanque des mots imagés, des mots rêvés, des mots crées. Des mots seulement pour rire ou parfois pour dire ce que moi seule peut comprendre ou bien encore
    pour jouer et quel plaisir alors de pouvoir échanger quelques mots.
    Mais les mots peuvent aussi faire mal, vraiment très mal...
    Ces mots qu'on vous lance en vous jettant une vérité inopportune ou une vérité qui n'est pas la vôtre, pire encore les mots faux... Des mots jetés, seulement pour blesser, des mots parfois pour se délivrer de la souffrance de notre interlocuteur et qu'on reçoit en plein coeur sans en avoir mérité un seul.
    Il reste ensuite à essayer de vivre avec et cela encore plus lorsqu'on vous refuse le droit de réponse. Ces mots là je ne les comprends pas. Parler pour blesser, pourquoi ?
    Je suis un être de pardon, j'ai pardonné beaucoup plus que la plupart d'entre nous et puis finalement je me demande parfois à quoi cela sert.
    Alors lorsque je vois quelqu'un qui pense aux mots qui blessent, je le prends comme un mot doux que je colle sur un mot douloureux.

  • Bonsoir Marie,

    Je débarque ici avec intérêt et je lis cet article qui me donne envie d’ajouter une petite contribution aux commentaires déjà nombreux.

    Pour ma part les mots, je les prends très à cœur, peut-être parfois trop ; mais somme toute, vaut peut-être mieux être sensible que le contraire…

    Alors voyons un peu quelques illustrations de mots…
    Il y a des « bons mots » que d’aucuns lancent à des oreilles complices tandis que la personne qui les reçoit encaisse en fait une belle vacherie !
    Il y a du mot à mot, comme du goutte à goutte ; s’il s’agit d’une bonne goutte de poire qui réchauffe le gosier et les neurones, la chose est bien agréable, mais s’il s’agit d’un tord boyaux, alors là…
    Parfois il n’y a plus de mots, on voudrait bien causer mais l’interlocuteur nous tourne le dos, nous tourne le mot. Alors on parle aux murs (‘parait qu’ils ont des oreilles !)
    Mais il y a aussi des mots zécrits qu’on étale tranquillement sur du papier, de l’ordinateur ; des mots qui font plaisir à écrire car ils sont calmes, qu’ils nous offre le plaisir de parler tout doucement, de n’être plus seuls, parce qu’on les offre en prenant le temps de bien les peindre sur une page qui sera lue et qui peindra peut-être elle-même des sourires sur des visages.

    Bon, ce ne sont que quelques exemples…

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