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Le petit Prince, l’âne et la Provence.

011ff49b386f0680aab9977aa9edf698.jpgIl était une fois un petit Prince.

II était né sur une planète orange et comme tous les habitants de la planète orange il avait un cœur gros comme ça. Il avait choisi une maman au cœur tendre et attentif mais cette maman avait un seul défaut : elle habitait à Bordeaux. Le petit Prince n’était pas sensible aux charmes humides des vignes, de leurs fruits et de leurs produits dont on dit pourtant qu’ils sont la boisson des dieux.

Ce que le petit Prince aimait par dessus tout c’était la chantante Provence où il venait tous les étés prendre un joli teint hâlé en faisant de longues promenades dans les odorantes collines, visitant moult châteaux bordés de cèdres centenaires et de pins  parasols. Il aimait courir dans la garrigue soulevant à chaque foulée joyeuse d’incomparables odeurs de thym et de menthe sauvage. Il aimait aussi la plaine aux milles vergers baignés de soleil, promesses alignées de  récoltes juteuses qu’il prenait plaisir à retrouver au marché du village entre les brassées de lavande et le marchand d’épices.

Cette année là fût une année particulière pour le petit Prince, cette année là le petit Prince rencontra un âne. Un petit âne gris au regard si doux que le petit Prince se mit à rêver un jour d’habiter la belle Provence, de trouver pour sa maman une petite bastide blanche sous le ciel bleu, entourée d’un grand parc bordé de cyprès pour y soigner des ânes mais surtout sa chère liberté.

De retour de vacances il en fit un dessin, normal pour un petit Prince, de son dessin il en fit une histoire, normal pour un écrivain, de son histoire il en fit un cadeau. Ce cadeau je l’ai reçu dans ma boîte aux lettres cachée sous le saule-pleureur. Imaginez ma joie émue ce matin de recevoir d’un Prince  un si joli présent. Cette fable illustrée a deux pouvoirs magiques, elle donne à celui qui la lit un permis de rêver sa vie et un message que je vais inscrire de ce pas au verso de mes paupières : ne laisse personne te dire ce que tu es capable de réaliser car toi seul le sais.

Petit Prince, je voudrais que tu saches que ton message m’a beaucoup touchée et que si le cœur t’en dit je t’accueillerai avec une grande joie dans ma maison en Provence l’été prochain. Nous aurons tous les deux, je le sais, dépassé quelques impossibles et j'aurai mérité un peu plus j’espère cette belle amitié que tu m’offres en partage.

61108510f6352655f90dd8ddcdaf196e.jpgJ’ai chez moi un petit âne gris, il ne fait pas de bruit mais chaque jour qui passe il me rappelle que l’amitié est un cadeau de la vie à qui sait la vivre, je le baptise ce soir Ulysse comme le petit âne gris de ton histoire, il portera donc le symbole de cette double amitié et m’accompagnera désormais dans mon odyssée merveilleuse.

Ce cadeau magique que j’ai reçu ce jour portait une mention manuscrite de la main même du petit Prince : « A la jolie Marie, une super nana de la part d’un très jeune écrivain inconnu »

Comment résister à tant de charme et d'humilité ?

Petit Prince que ta vie te soit riche de découvertes et surtout pleine de courants d’airs*

* Dans l’histoire d’Ulysse le courant d’air malicieux qui ouvre et ferme les portes est le symbole de la liberté, il est beaucoup question dans l’œuvre de ce jeune philosophe de barrières, de cages et même de barreaux dorés, cette fable le petit Prince l’a écrite en 2004.

Je remercie bien sûr Laurence du fond du cœur pour ce message qu’elle souhaite réconfortant et chaleureux.

Laurence cette surprise m’a apporté tant de chaleur que je ne pouvais m’empêcher de la partager à mon tour ce soir.

 Une certaine qui m’a ouvert la porte de la blogoterre et qui me manque a pour devise « la terre est plus belle que le paradis » : en tout cas cette terre là très certainement.

En toute Amitié à tous.

Marie

et je ne peux pas vous parler de Provence et de petit âne gris sans penser à cet air que je fredonnais petite sans savoir que j'y habiterais un jour comme quoi à coeur vaillant ...




Commentaires

  • Je ne sais pas si mon 1er commentaire est passé... je ne crois pas. Alors je recommence, enfin j'essaye.
    Je te demandais Marie si tu croyais au hasard une fois encore? le petit ane gris, le petit prince et la chanson... mes points de suspension parleront mieux que moi de tout ce que ton article soulève en moi d'émotions et de souvenirs.
    Aussi je t'envoie toute mon amitié, la tienne m'est précieuse.
    Big bisous ma belle.

  • Quelquefois, tapi sous la lourde couche émotionnelle qui protège le manteau chaud de nos souvenirs, la madeleine, essoufflée par l’ardeur du désir, nous ramène sur notre passé, et tel Gaspard, nous courrons aveugles et ivres sur le chemin chaotique de notre existence pacifiée, vers le pays où l’on n’arrive jamais, celui de notre enfance. De l’enfance, mes amis, je pourrais parler des heures et des heures, mais il est des enfants, les plus légers, qui sont privés de cette pâtisserie, comme privé de dessert, ils ne mangeront pas de madeleine. Alors il faut inventer un mot nouveau, un ton nouveau, et faire comme Tanguy écrire sa petite fable, alors bon anniversaire mon petit Tanguy ….*

    Pat …* qui se souvient de ses dix ans …..*

  • Mon bien cher Pat, tes commentaires toujours plein de sens et de poèsie me ravissent mais il faut quand même que j'y apporte une toute petite correction : ce petit Prince écrivain est le fils de Laurence et oui tu as raison aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon Tanguy des étoiles qui sans aucun doute a dans son coeur de belles histoires à nous raconter mais pour le moment il faut aller les lire tout au fond de ses yeux.

    Quoiqu'il en soit me voilà bien entourée de petits et de grands Princes qui ont un point commun : la taille de leur coeur !

    A tous les enfants sans madeleine une pensée, aux autres aussi va !

  • merci pat et marie d'avoir pense à mon bout de chou je ous embrasse de tou mon coeur vous êtes chers en moi

  • Ma chrère Marie, tous les enfants du monde sont Princes et rois de faits ....
    Vous embrasse Nathalie et toi aussi ma petite cocotte de Marie nostalgie ...*
    Pat ....*

  • Oui Marie, il faut que je t'avoue que j'écris d'un seul jet, ce qui évidement peut provoquer ce genre d'amalgamme affectif ....*

    Pat ....*

  • le petit ane gris....je ne pouvais écouter cette chanson sans pleurer comme une madeleine quand j'étais petite....
    bonne soirée Marie

  • Ton histoire de "petit prince" est aussi belle que celle de St Ex !!!

    Et le petit âne gris (que nous chantons à chaque Noël depuis que mes fils l'ont apprise à l'école... Merci Hugues...) vaut bien le renard des sables...

    Merci de nous avoir offert ce bonheur en partage.

  • L'histoire de ce petit âne Ulysse est issue d'une rencontre de mon fils Maxime, mon Petit Prince, lors de nos premières vacances en Provence, l'année d'après Maxime a écrit et dessiné l'histoire... (d'ailleurs dans ce petit coin de Provence où nous étions, certains enfants ont lu ou entendu cette histoire), et nous avons pensé que ce serait une bonne idée de l'envoyer à Marie pour la réconforter...

    Si visiblement Marie, tu as été touchée, je peux t'assurer que nous avons été tous les deux encore davantage émus de lire ton post... quelle belle écriture tu as, je ne cesserais de le dire.. la vie est ainsi faite de rencontres, certaines sont belles, la tienne est magnifique, et nous avons hâte de te voir l'été prochain .. !

    Merci infiniment Marie, pour ce que tu es !

  • Elle est magnifique ton histoire du petit prince et son âne
    Bisous

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