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Le lierre, la ruine et le chèvrefeuille.

De cette maison une partie est en ruine mais le vieux lierre, résistant, indifférent à ces pierres tombées autant qu'à ses branches brisées, prend d'assaut crevasses et fissures pour grimper plus fort, plus vert, plus brillant.

 

Fort de ses milles attaches fixées au fil du temps, il se sent maître à contenir le souvenir du mur. Illusion végétale pour cacher la misère, au plus il grimpe, s'appuyant sur la ruine, qu'à jamais il éloigne ce qui jadis fut joint.

 

Mais que serait la ruine sans son lierre ? Juste un amas de pierre, dur sous le vent et l'inutile pluie ! Et si le lierre l'habille pour en faire un cliché, elle devient souvenir, refuge des oiseaux et des toiles d'araignées.

 

Au pied du mur tombé, j'ai planté en secret, un jeune chèvrefeuille que l'on m'avait offert. Arrosé de mes larmes, nourri de mes espoirs, tranquillement choyé il s'est enraciné. Le voilà encore frêle mais déjà il s'enroule à une vieille branche du lierre, trop occupé alors pour s'en apercevoir.

 

Cet hiver va passer, emportant avec lui le gris de ses nuages accrochés à mes cils. Quant au printemps venu je viendrai voir la ruine, elle sera plus jolie, toute parée de vie. Et pour un renouveau, léger et odorant, je goûterai goulûment, au parfum envoûtant, du chèvrefeuille en fleurs, symbole de lendemains parfois bien surprenants.

 

Tour à tour mur, lierre ou chèvrefeuille vous êtes de l'image le peintre et son tableau, un peu le vent, un peu la pluie, artistes de vos vies, un peu touristes aussi, émerveillés inquiets ayant entre les mains la palette et sous les yeux la toile.

 

Ma vie est un jardin et je vous y invite, entrez dans mon tableau tout armé de pinceaux, au loin passe un chemin sans début, ni fin.

 

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Commentaires

  • Ouaahh!!Maman ,la photo,elle correspond au petit jardin ou à l'amas de pierre avec du lierre?

  • Ne me plaignez pas parce que ma vie est un tombeau que je traîne de cimetière en cimetière, voici mon mal ardent ma chère petite cocotte, rêver, rêver.... La parole, le verbe, la poésie est une armure de fer lacérée que je porte sur mon âme dans les sueurs d’une fausse mélancolie, ah ! si j’avais su que c’était un rêve, jamais, jamais je ne me serais réveillé, ni même endormi. Dans ton joli jardin Marie, il y a la ruine de ton mur à toi, ce mur à l’écorce fragile et si imparfaite, et ce lierre qui trébuche sur le perron de tes pensées, il enserre délicatement le feuillage de tes émotions, aveugle de crasse, il joue le maquereau avec la vigne vierge, le jardin n’est pas autre chose que le jardin et la vigne vierge est la proie du lierre …*

    Pat ...*

  • il est très beau ton jardin.. j'aime le lierre, la vigne vierge qui a squatté un arbre mort dans mon jardin, et les fleurs de cosmos...;
    jardin buccolique quoi
    bisous marie !!! comment vas tu ???
    oka

  • J'ai à peu près 15 mètres carrés de mur tapissé de chèvrefeuille au fond du jardin. C'est vrai que ses fleurs sentent délicieusement bon.

  • … le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt; ;o)

  • > Pat si le chèvrefeuille est le rêve c'est par lui que survit la vigne vierge.

    > Oka ! si le jardin décrit est peut-être mon jardin imaginaire ou secret, le jardin de la photo je l'ai trouvé sur le net, il est beau hein !
    Comment je vais ? je sème, en espèrant que ce ne soit pas du vent et que la tempête est bien derrière.

    > Marcus, je ne savais pas que tu connaissais le chant des sirènes :))
    15 m2 de chèvrefeuille, tu sais parler aux femmes toi ! C'est Chris qui a de la chance !

    et tes commentaires je les préfère tapés avec le doigt qu'avec ... rrrrrrrrrroooooo mais Marie une si belle note :))

  • Une nouvelle facette de Marie : du rêve empli de poésie. J'ai relu deux fois pour trouver : un peu de mélancolie du temps qui passe, un soupçon de lassitude envers les tracas du quotidien, mais surtout, un immense espoir en demain.

  • L'odeur du chévrefeuille m'emmène sous une tonnelle qu'enfant j'aime beaucoup. Une tonnelle accrochée à une toute petite maison, face à la mer où le temps coulait doucement, chaudement les jours d'été.... l'odeur du chèvrefeuille entortillé à la vigne vierge ... non, ce n'est pas un rêve mais un lointain souvenir.
    Merci Marie de m'y avoir ramenée.
    Mille bisous ma belle.

  • Mon demain sera parfum, celui du chèvrefeuille, vraiment vous y voyez un message ? deux peut-être, qui sait ? moi seule sans doute mais une part de mystère en chaque femme repose, poésie ou prose je vous l'impose, en douceur, en douleur, en demain, en ailleurs, ce soir au menu jardinage, babillage pour faire avec vous un petit palier de décompression pour ne pas imploser, pour ne pas tout garder et surtout pour partager avec vous aussi le bon semé au vent nouveau. Pour lentement le voir, le croire, le vivre.

    Oui l'espoir, sans aucun doute l'espoir.

  • Crois Marie, Crois (dans les 2 sens du mot...)
    Vis Marie, Vis !
    Et que ta croyance soit belle !
    Et que ta croissance soit belle !
    Et que ta vie soit belle !

    Et parfumée !
    Comme ce beau texte que tu nous as donné !

  • Mouais, en tout cas, il y en a une qui m'a bien eu avec cette histoire de valises à ton arrivée à Lyon. Je n'ai pas marché, j'ai couru.

  • Sans doute pour toi l'espiègle, mais la vigne est vivtime de l'entremetteur, le lierre qui l'empêche de s'évader .... et ce jardin pourrait bien vite devenir un lieu de prostitution ...*

    Pat ...*

  • Pat !!!!
    L'est bien trop beau pour ça ce jardin !!!
    L'est fait pour l'Amour !
    Le vrai ! (pas le monnayé)
    Celui où on se dit tout plein des choses...
    (qu'on tiendra sûrement pas mais enfin... on va essayer !!!)
    Celui où on se tient la main et où on se regarde dans les yeux...
    Puis celui où vont jouer les enfants...
    Puis celui des tendres aveux de nos ados...
    Celui des fêtes de familles...
    Et enfin...
    Celui où l'on viendra chauffer les vieux os...
    Assis sur le vieux banc...
    Et, si Dieu le veut, finir à deux ce chemin de vie...
    Lumineux comme la vigne rouge...
    Parfumé comme le chevrefeuille...
    En se tenant la main à nouveau...
    En se donnant mutuellement la force d'avancer...
    encore un peu...

    L'est pas belle la vie ???

  • Danny, il y a bien longtemps que je ne m'emmure plus les yeux dans les images d'épinal même si certains pensent mes phrases, mes mots comme des douceurs à partager, j'ai surement les paupières encore chaudes et chargées de colère, cette colère qui ne m'a jamais vraiment quitté depuis le jour où l'on m'a tuer. Il est bien évidement que je souhaite tout le bonheur possible à notre chère petite cocotte de Marie l'espiègue, et si elle veut rêver encore, elle a le droit et sans en rendre compte à qui que se soit, mais elle aura aussi le droit de demander des comptes à Celui qui a tout décidé poue elle...*

    Pat ....*

  • Danny, Pat,
    la ruine restera la ruine, c'est ce que j'en ferai qui comptera, un lieu de pélerinage ? Là où il y avait un mur solide certes mais infranchissable il y a maintenant un monticule sur lequel on peut monter pour voir plus loin. Quant au vieux lierre il est là (las) immuable et quelque part sans doute s'il n'y avait eu le lierre, il n'y aurait pas de chèvrefeuille.

    Il y a le tableau et sa lecture, celle de Danny la romantique est pleine d'espoir, celle de Pat je dois dire n'est pas pour me déplaire si on n'oublie pas que Pat le peintre a ajouté au tableau une vigne vierge !

    J'aime à penser que Pat avec ses yeux désemmurés voit loin, douloureusement et lucidement loin ... laissant derrière les préjugés !

  • Tiens une petite phrase comme ça en passant :

    "La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit" Oscar Wilde.

  • La chanson qui illustre cette note ? C'est Michel Jonasz, je suis fan, groupiiiiiiie comme diraient mes filles !

  • ça y est j'ai réussi ! des fois, mon ordi veut pas !!! donc, c'est qui qui chante la chanson ???

  • Pat :
    Marie dit :"la ruine restera la ruine, c'est ce que j'en ferai qui comptera"
    toi tu dis :" j'ai surement les paupières encore chaudes et chargées de colère, cette colère qui ne m'a jamais vraiment quitté depuis le jour où l'on m'a tuer"
    Et je la comprends ta colère...
    Et je comprends qu'elle ne t'abandonne pas...
    Mais "c'est ce que tu en feras qui comptera"...
    Et moi, dans tes "phrases", sous la colère tendue,
    je lis une grande, une immense "sagesse"...
    j'entends un besoin de partage...
    Et... je crois que (peut-être..) si "on" ne t'avait pas "tué",
    tu ne serais certainement pas celui que tu es aujourd'hui...
    Transformer la douleur physique ou morale en "force positive"...
    Tu sais le faire souvent...
    Et je sais aussi que parfois c'est "impossible"...
    parce que la "douleur" est la plus forte...
    mais Pat, s'il te plait, continue ton chemin "au-delà" de cette souffrance
    Et surtout, continue de nous faire partager ta belle philosophie de la vie !

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