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Avancer entre relativité et valeur

25 décembre 2007 - 22h17

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Noël est passé, consommé.

Il fut beau. Comme un Noël. Avec ses personnes aimées au milieu d'autres. ses victuailles pour faire ripailles. Ses paquets déchirés, ses poubelles de papiers dorés. Ses bougies fondues, cendriers pleins et bouteilles vides. Les vieux qui vieillissent.

Noël est passé, consommé.

Noël qu'emportes-tu ? Quelques illusions perdues, l'espoir que certaines choses changent et que d'autres non.

  • C'est bien ce fauteuil et ça tient longtemps la batterie ?
  • tu travailles ? c'est bien ça T'OCCUPE
  • je t'aime, moi non plus

Noël reviendras-tu ? Un jour peut-être pour les enfants sages comme des images.

  • l'année dernière on avait du chapon
  • l'année prochaine on fera du saumon

C'est beau Noël, c'est du rêve dans les yeux des enfants. C'est le temps qui passe et qui tourne, faut avancer entre relativité et valeur. Envie de légerté et d'une incompatible profondeur. Envie d'avancer vrai.

Allons Noël est passé, bien !

Allons vers demain, poursuivons le chemin, simplement, s'il te plaît.

 


Commentaires

  • au milieu de toutes ces maladresses, peut-être quelques signes qu'il y a encore de l'espoir, que peut-être la prochaine fois... un an pour progresser :)

  • Marie, as tu passé un bon Noël ? Je n'arrive pas à savoir en lisant tes lignes.

  • Marie, des questions difficiles entendues ? Nous sommes là pour les entendre et penser avec vous : tout le monde n'a encore pas tout compris :-( alors continuons à expliquer encore et encore :-)

    Des discutions futiles ? Nous sommes là pour les discutions de fond :-) alors on y va et on fait des notes et des commentaires qui amènent réflexions :-)

    Et on avance vers demain, ensemble.

  • Dans sa sagesse de vieille personne, mon grand père disait toujours "un de plus de fait et un de moins à faire"... on pourrait dire aussi "ça, c'est fait"... Noël est passé avec ses espoirs, ses promesses, ses cadeaux, ses déceptions peut être aussi, ses attentes comblées plus ou moins bien. Mais il reste l'envie, l'envie d'avoir envie (pour parodier quelqu'un), et l'en vie, la vie. A bientôt Marie, fais moi signe quand tu rentres. Plein de big bisous ma belle.

  • Après l’euphorie de la fête de noël, la joie s’estompe, le vide comme vertige, ne trace ni envie, ni Madeleine de Proust. La solitude gueule de bois, réchauffe les rires gerçures, la langue large et épaisse, lasse des mets consumés. Les vins de couleurs, trace la dernière ivresse, quelques étoiles éparpillées ici et là, c’est le retour à la réalité, noël n’est pas consommé, il est consumé …*

    Pat …*

  • C'est chez toi la photo? Si c'est ça, tu as exactement les même chaises que moi.

    Et merci pour cette note douce/amère.

    PS: le "tu travailles, c'est bien ça T'OCCUPE" me fait penser au "ça te va bien, ça te DISSIMULE" de ma mère. Le mot qui se veut gentil, mais est en réalité une pointe qui fait mal.


    UMA

  • ... Noël est passé, les noëls se suivent et ne se ressemblent pas toujours, mais aujourd'hui, lendemain de noël j'ai reçu au courrier un superbe cadeau de Noël... Merci à Marie et l'équipe Handica.com... cela m'a surprise et ravit à la fois ! comme quoi Noêl c'est pas forcément le 25 décembre !

  • Salut à tous,

    Néa : oui encore de l'espoir et du boulot pour faire évoluer les mentalités !

    Alix : oui ça restera quand même un bon noël,

    Soeurà moi,je : et oui expliquer encore, répondre avec tact et sourire, sourire surtout. Et les discussions de fond ici et voilà !

    Béa : je rentre le 29, et l'envie ? elle sera là l'année prochaine sans aucun doute ... enfin advienne que pourra

    Pat : un noël consumé ? oui c'est une belle image en fait, déjà rangé au rang des souvenirs flous et auréolés de gris-rose

    Uma ! contente de te savoir par ici, oui voilà bien une de ces paroles qui relèvent plus de la maladresse que de la méchanceté mais qui piquent quand on les reçoit.

  • Laurence !

    Ah ben je suis bien contente que tu l'ais reçu !

    Joyeux Noël de la part des clowns united ;O) ma Laurence !

  • joyeux noel Marie ainsi qu'à tes proches........

  • Mots mal-heureux...
    Que l'on reçoit mal...
    Et qui "crient" si fort qu'ils étouffent les autres...
    Les mots de vraie tendresse que tu as reçus aussi... Certainement...

    "Envie de légerté et d'une incompatible profondeur. Envie d'avancer vrai."
    Seulement tout le monde n'avance pas à la même vitesse...
    Et les "coups de pied au c...l" que nous donne la vie nous font avancer plus vite...
    Laissant derrière ceux qui cheminent sans à coup...
    Comment comprendraient-ils ce qu'ils conçoivent à peine ???

    Mille bisous Marie.
    En raison de ton absence, mon colis ne partira qu'en fin de semaine.

  • Bien belle cette musique...
    Et ce salon tout en rose et lumières...
    On dirait une bonbonnière...
    Où le chambre d'une fée...

  • cette jolie maison c'est la maison toute neuve de ma soeur, je vous ferai une petite séance photo rapidement !
    Une petite note du style logement adapté ET beau !

    Je vous écris ce soir de la ferme, les filles sont à la traite, histoire de connaître un peu de leurs racines arrière grand-paternelles chez tonton Christian !

    Brouillard et verglas brrrrrrrr la Meuse quoi !

  • Pour les racines, la ferme, c'est bien Marie l'espiègle .....

    J’aime les animaux de la ferme, j’aime les gens qui habitent là. Quand j’étais tout enfant, ma mère m’invitait chaque soir, été comme hivers, d’aller retirer le lait à la ferme toute proche de notre maison. A la saison bonne, je marchais trois ou quatre kilomètres dans l’odeur des foins coupés, à la saison froide, la lumière de ma pile guêtais les ombres fantômes, j’étais heureux. Sur la route, je refaisais le monde, je m’identifiais, je prenais l’apparence des gens et m'y fondait comme la goutte d’encre sur le buvard assoiffé d’écritures, je me fabriquais des contes, et des histoires. J’entrais dans l’écurie aux vaches, sur le côté gauche, il y avait la chèvre, elle me chatouillait le creux de la main avec sa langue, je l’appelais la chèvre de monsieur Seguin, et cela faisait rire madame Jamain la fermière. Je tachais toujours d’être là pour le manger des vaches, car je mangeais mentalement avec elles, c’étais plus fort que moi, tandis que j’écris, ma Madeleine de Proust me transporte dans l’odeur des choux frais coupés, la brassée comme disait le fermier qui n’appréciait pas, mais alors pas du tout que je tienne autour de mes bras le coup de la vache que j’essayais de garder près de mon corps, sentir la chaleur de la vache ou de la chèvre, c’était il y a longtemps, je n’avais pas six ans, c'était dans le pays où l'on arrive jamais, et pourtant je ne m'appelle pas Gaspard …*

    Pat ...*

  • Coucou Marie...
    T'es dans ta bulle ???

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