UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Son absence

Ouverture.

 

Quelques jours avant Noël il y a eu ce coup de fil, les mots de trop pour mon moral chahuté. Je dois garder pied dans ma vie qui est devenue depuis quelques mois, tumultueuse. Ca vire, ça dérape, ça glisse, c'est gluant, visqueux, désagréable, dans un sens c'est vivant mais pas tout à fait de la façon dont je le voudrais. J'utilise toutes les méthodes de relaxation, je relativise, je serre tout ce qu'il y a à serrer : les dents, les poings, les fesses ! Mais ça reste difficile, dur et je suis à fleur de peau.

 

 Et puis il y a eu son coup de fil, les mots de trop, ses plaintes toujours, son malheur toujours plus grand que celui des autres, ses exigences, ses reproches, alors j'ai craqué, j'ai hurlé, j'ai agressé, griffé, mordu pour qu'elle m'entende et puis surtout pour qu'elle arrête. Parce que je n'en peux plus de l'entendre me dire que j'ai gâché sa vie, que je suis la pire des filles qu'une mère puisse avoir et qu'est-ce qu'elle a bien pu faire pour avoir des enfants pareils, que je suis née pour la persécuter, que je suis méchante, que je suis coupable, que je lui suis redevable, que je devrais avoir honte, que je suis mauvaise, que je ne suis pas capable, que je fais le vide autour de moi, que je le mérite bien, que j'ai bien cherché ce qui m'arrive, que je n'ai qu'à m'occuper de mes gosses, qu'elle rira bien quand mes enfants me feront la même chose, que je n'ai pas le droit d'habiter loin, de travailler, de me plaindre, que je dois "m'écraser", me faire oublier, comprendre, demander pardon, et que tout ça si elle le dit c'est pour mon bien parce qu'elle m'a trop aimée.

 

Elle est venue le 24 au soir chez ma soeur comme une invitée à une soirée mondaine obligatoire, ses bises froides m'ont glacé les joues, son regard fuyant comme un défi mal maîtrisé à la mal-aimance. La soirée s'est passée, abstraction. Ils sont repartis dans la nuit même faisant fi des lits douillets qui auraient pu les accueillir pour cette nuit de Noël plutôt que de courir les routes verglacées, il a suivi, il a été d'accord, comme d'habitude.

 

Et puis vendredi il est revenu, tout seul. Pour nous dire son désarroi, sa peine et cette envie qu'il a qu'on lui pardonne, qu'on la comprenne, qu'on accepte.

 

Mais moi je ne peux pas, j'ai essayé mais je ne peux pas. Je n'en parlerai plus. C'est triste mais c'est ainsi mais je sais que si je donne de l'énergie à ce conflit je n'en aurais pas assez pour le reste. Dans l'ordre de mes priorités ne figure pas règler le conflit avec ma mère parce que je sais qu'il n'y a malheureusement pas grand chose à faire.

 

Peut-on accepter l'absence infondée d'une personne ? Doit-on tout accepter au nom de la filiation ?

 

Et je sais bien pour l'avoir vécu à plusieurs reprises qu'être fâché avec ses parents reste quelque chose de compliqué, inacceptable pour certains, et combien je regrette d'en arriver là, il me vient une phrase très règulièrement en ce moment : ça aurait pu être simple.

 

Ne pas pleurer, se concentrer sur l'instant présent, dimanche 30 décembre 2007, tous les 6 à la maison, ouvrir le courrier de la semaine, les cartes de voeux qui commencent à arriver, nous sommes loin d'être seuls et sans amis.

 

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? Peut-être.

Par hasard cette musique sur radioblog, le hasard vraiment ? Tellement de violence ...

09946cb208660c58665a9eb55a7194d8.jpg


Commentaires

  • tu as raison de te défendre, pour ton bien et celui des tiens... tu ne lui dois rien.

  • Une maman reste une maman, mais si tout a été dit, même les cris, il faut se concentrer sur 4 filles qui attendent beaucoup de leur maman, elles.

  • Marie, je te comprends même si ma vie est différente de la tienne, je vis moi aussi une relation pour le moins bizarre avec ma mère, par mes choix de vie, ( -quitter un homme pour celui avec qui je suis aujourd'hui, mais qui était divorcé avec des enfants fut un sacrilège pour elle et je fus bannie de sa vie pendant plusieurs années...-), a préféré ne plus me voir, puis me revoir quelques années après, mais rien n'est et ne sera jamais comme avant, même si avant c'était pas vraiment le top, ...depuis j'ai une famille, une vraie : mon fils et mon mari et mes amis, peut être difficile à entendre pour certains, et pourtant mes amis c'est ma famille, certes on est pas nombreux mais on sait que l'on peut compter les uns sur les autres, que cela soit pour du bonheur ou de la peine eux ont toujours été là et sont encore là aujourd'hui.. et puis la vie continue, si la naissance de mon fils, nous a "rapproché quelques temps, (je passerai sur les détails, il n'y a jamais eu d'effusion chez elle non plus, faut pas rêver), aujourd'hui je la revois certes, mais quelque chose est "cassé", c'est ma mère, mais sans plus... aujourd'hui je privilégie ma vie, c'est à dire, mon fils, mon mari, la famille du côté de mon mari et surtout, surtout mes amis, dont ma meilleure amie, son mari et leurs enfants, toujours là, si proches, et c'est le plus important. et puis depuis quelques années, d'autres amis ont agrandi cette famille, on aime se retrouver, on rit, on vit, on partage tout, les bons et les mauvais moments mais on a plaisir à être tous ensemble.
    Alors Marie, ce soir en lisant tes mots, je pense très fort à toi, parce que je crois comprendre ce que tu ressens au plus profond, mais non, tu n'es pas seule.. loin de là !
    je t'embrasse très très fort (et pardon d'avoir "squatté" ton blog)

  • Ma très chère petite cocotte, cette mère que tu nous décris comme étant une deuxième Folcoche, souffre d’un mal qu’elle seule connaît, il la ronge comme le ver dans la pomme. Il te faudra encore quelques années pour assumer ce grand mystère, ce désordre, foi d’un Pat qui sait de quoi il parle. Quand j’étais tout enfant, j’ai longtemps cru que j’étais fautif pour ne pas avoir de famille, ni ma mère, ni mon père. Ma mère nourricière m’a sans doute embrasser deux ou trois fois dans ma chienne de vie, il n’y a pas si longtemps, je lui rappelais cet épisode douloureux, elle a baissé les yeux, j’ai vu une larme s’évaporer dans ses cils : tu sais Patrick, en ce temps là ont étaient pas affectifs comme aujourd’hui ! Me dit t’elle, certes, sauf que j’étais un bébé martyr, un enfant battu, abandonné, et le cancer par la dessus … elle baisse la tête comme la vilaine petite fille qui a des choses à se faire pardonner. Je sais ce qu’est le manque d’une mère, et je te comprend Marie, mais il est des moments de nos existences, fait de drames et de béquilles, qu’il existe tout de même des gens qui ne peuvent évidement pas remplacer nos parents, mais peuvent cependant palier aux manques affectifs qu’on est tous en droit d’attendre. Je n’ai qu’un conseil a te donner, il faut ignorer cette mère prétendue mère, vit ta vie ma petite Jeanne d’Arc, et boute moi toutes ces péripéties, sacré nom d’une pintade africaine …*

    Allez sèche moi ces larmes, et pense à moi, et dis toi " je maîtrise "

    Je t'embrasse Marie ...*

    Pat ...*

    Pat …*

  • Damned ! vla que je signe deux fois ????

    Pat ...*

  • Ma mère nourricière est une femme possessive, elle aime qui elle veut aimer, même son mari mon père nourricier dû souvent se recaler. Pourtant cette femme a de l’amour en elle. En l’instant présent, je revois le visage de ma mère nourricière, ce visage brisé par la douleur, lorsqu’il y a deux ans, elle apprit la mort de mon père nourricier. On sait ce qu’un tel spectacle dit au cœur de l’enfant que je suis resté, la tristesse de ma mère ce jour là me parut insupportable, elle vécue pour la première fois le manque d’amour frapper à sa porte, la mort d’un être aimé, d’un homme bon et juste, la mort de son mari …*

    Pat …*

  • > Néa, ne rien lui devoir ? il faudrait en être sûre pour ne plus entendre ses paroles, je suis consciente de ne pas être responsable de sa vie qu'elle considère comme gâchée mais nos parents restent nos parents et j'ai encore du mal à faire la part des choses entre ce qu'il faudrait avoir la sagesse d'accepter ou refuser. Et puis il y a ce qu'elle réclame, un jour elle est allée jusqu'à me menacer de faire jouer ses droits "grands-parentaux", jusqu'où est-elle prête à aller ?

    > Anne Marie, oui bien sûr me concentrer sur mes filles mais quel exemple sommes-nous en train de leur donner ?

    > Laurence, tu ne squattes pas, tu es ici chez toi. Faire de ses amis une famille d'adoption oui tu as raison, pas d'obligation, être ensemble juste parce qu'on en a envie. J'ai voulu écrire cette note parce que ses mots sont comme un poison et que je ne voulais pas les garder à l'intérieur, j'ai beaucoup hésité, par rapport à elle et puis je me suis dit que je ne faisais pas ça contre elle, je le fais pour moi pour vous dire mon désarroi dans cette période si difficile, j'ai hâte de pouvoir vous raconter à nouveau joies, légerté et bonne humeur, 5 mois que ça dure, je commence à fatiguer sérieusement et j'avais espérer une fois de plus qu'elle saurait me comprendre, faudrait-il donc un jour cesser d'espérer ? oui bien sûr.

    > Pat, mon Pat, mon petit Patrick. Bien sûr que mon histoire n'est pas comparable à la tienne si dure, si dénuée d'amour toi qui en donne tant. Je ne me plains pas, j'ai grandi au chaud, élevée par mes deux parents reçu soins et attentions mais ce mal là, celui que j'ai reçu est insidieux et j'ai mis très longtemps avant de réaliser que ce n'était pas acceptable, que je recevais une violence qui ne m'était pas destinée et d'enfin oser dire stop. Mais parfois il se rappelle à moi et je me dis que parfois la vie est injuste et que je suis un peu fatiguée de ces conflits aussi inutiles que destructeurs. Qu'est-ce qu'il faut faire pour avoir un peu la paix ?

  • Tu as bien raison d'en parler Marie, car il faut en parler, en parler jusque dans ton blog comme tu sais si bien le faire aujourd’hui. J'ai entamé une analyse avec mon psychanalyste- psychiatre, cela fait depuis 1993 que nous nous rencontrons régulièrement, en effet ayant été battu et enfermé au placard, j'avais ce souci de ne plus pouvoir dormir la nuit et je faisais d'horribles cauchemars, mes bourreaux me poursuivaient même la nuit, et les factures EDF devenaient un peu trop lourdes, parfois encore aujourd'hui je me réveille trempé de sueurs, épouvanté, donc le fait d’en parler peut aider. Ça ne me guérira jamais, je le sais si bien. J’aurais pu devenir gangster avec un tel parcours, mais non je me suis mis à aimer. Que faut il faire pour avoir la paix ? accepter le fait de commettre des erreurs, et accepter généreusement le fait de pouvoir commettre d'autres erreurs, et aimer, et gueuler, hurler comme dit ELisa ....

    Pat …*

  • Quelle douleur,
    Quelle incompréhension,
    Et quelle espérance "malgré tout",
    dans tes mots d'aujourd'hui...
    Et tu es la seule a avoir le début du commencement d'une réponse...
    Parce que c'est "elle",
    Parce que c'est "toi"...
    Et que ce qu'il y a de bon et de mauvais entre vous,
    toi seule en connaît tous les éléments...
    Et toi seule sait qu'il y a des sentiments,
    des réactions,
    des attitudes,
    que tu ne peux "recevoir",
    accepter...
    Sera-t-il possible un jour de "recoller" les morceaux ???
    Peut-être non...
    Peut-être oui...
    Mais alors, la relation sera "autre" que ce qu'elle devrait être :
    un vase cassé, même bien recollé, aura toujours traces de ses félures...

    Il est difficile pour toi de te "construire" sans l'aide de cette "pierre d'angle" que pourraît être ta mère...
    Et tout ce que tu donnes,
    Et tout ce que tu veux donner à tes filles,
    Tu voudrais pouvoir le puiser dans cette maman qui te fait défaut...

    Je suis d'accord avec Pat : sa forme "d'agressivité" envers toi est l'écho d'une souffrance;
    Souffrance qu'elle refuse de "voir"...
    Et donc qui s'exprime par un refus de ce que tu es...

    Difficile pour toi d'avoir assez de recul pour "faire sans elle"...

    Mais TU N'ES PAS SEULE !!!
    Il y a ta soeur,
    Et il y a tes amis....
    Ils seront les "béquilles" dont parle Pat
    (il sait bien, lui, comment on peut palier au manque d'un "membre"...)

    Et c'est volontairement que je n'ai pas dit :
    " il y a ta propre famille : Bernardo et tes filles "...
    Car avec eux, c'est une autre forme de relation que tu vis,
    Et, même s'ils te sont d'un grand soutien,
    Ce n'est pas leur rôle de te "porter" dans cette souffrance...

    Tu parlais dans un billet précédent d'un "coach"... choisit le bien : il peut avoir sa place pour t'aider à vivre avec (sans ?) cette relation mère-fille...

    Courage Marie l'espiègle,
    Il y a toujours une lumière au bout du tunnel...

    Plein de bisous bien tendres d'une qui pourrait être ta maman...
    Mais on n'en a qu'une... quoi qu'il arrive...

  • Remarque bien Marie que je te comprends bien mieux à l'instant, car tu transportes chaque jours ton corps comme étant la cause de ce qu'elle te reproche, et ce corps, il te faut vivre avec, il est là qui te rappelle la sentence, même si ton esprit veut balayer, ton corps est là pour te le rappeler. J'ai ce problème avec mes bourreaux, je pourrais les oublier, mais comme ils m'ont brisés la cheville ce 19 aout 1959, j'étais âgé de 12 jours, et bien cette satanée cheville me fait souffrir presque chaque jours, donc un peu comme toi on vit intensément la chose et c'est compliquer finalement pour gérer, mais sacré nom d'un chien faut que tu maîtrise ...*

    Allez, je vais me diriger vers le fauteuil est regarder cette télél de M .... *

    Pat ...*

  • oh marie je suis désolée de se qui t'arrive, tu n'avais pas besoin de tout ca encore c'est triste de te savoir triste en colère je comprends ce que tu veux dire et je l'espère qu'un jour vous arriverez à vous comprendre, à vous aimer l'une et lautre comme vous êtes. en tout cas marie tu es quelqu'un d'exceptionnelle et personne ne te changera, et surtout ne chnage pas reste la même on t'aime comme tu est et heureusement tu n'es pas seule bisous marie et bravo pour avoir partage ce moment car le blog est là aussi pourles bons et mauvais moments
    bisous marie et à bientôt

  • Marie, avoir mis en mots et maux cette relation avec votre maman est déjà un point positif : je relis et pense que la réponse est dans la question. D'abord vous et après votre relation à toutes les deux. Je ne sais pas si je suis claire ?

  • Conflits aussi inutiles que destructeurs ? Sûrement !
    Pas facile d'avancer avec un pareil fardeau. Et tout ça intervient la nuit de de Noël en plus… "Stille Nacht, Heilige Nacht !"
    Allez Marie, quoiqu'il en soit, il faut faire redescendre cette colère. Si légitime qu'elle soit, elle est mauvaise conseillère et elle a nécessairement un retentissement sur toi et ceux qui t'entourent.
    C'est un petit mouton que j'aurais du t'envoyer plutôt qu'un âne.
    Il t'aurait rappelé qu'il vaut mieux, bien souvent, "Laisser pisser le Mérinos" que de cristalliser le conflit.
    Je t'embrasse.

  • aussi insupportable que soit ta colère, et ô combien légitime, marie, marcus a raison ... pour le mouton, ... (sauf que maxime n'a pas écrit d'histoire avec un mouton)...
    Pat... bizarre mais pendant les années de conflit avec ma chère mère, et excédée par ses paroles je l'avais alors surnommée Folcoche (j'avais d'ailleurs rencontré l'auteur de "vipère au poing" à cette époque là et nous avions alors discuté brièvement des relations avec nos mères)...

  • Marcus, ce soir il n'y a pas de colère, pas plus qu'il n'y en a eu vendredi dernier. La colère, l'insupportable colère liée au trop-plein elle a été le jour du coup de fil et puis aprés le calme, parce que pour une fois j'avais dit dans la violence certes mais j'avais dit et je n'étais pas à cogiter, ruminer.

    Ce soir il n'y a que de la tristesse, de la lassitude et une certaine angoisse "jusqu'où iront-ils trop loin?" et comment leur faire comprendre que les limites sont dépassées, trop c'est trop.

    Voyez-vous à force de vouloir être considérée comme tout le monde et bien on y arrive et là j'ai besoin d'une exception ... oui mais vous savez ..., n'oubliez pas que ...., et là se révèle l'importance d'être soi-même avec ses différences et ses limites et pas comme tout le monde, d'abord c'est qui tout le monde ? c'est personne n'est-ce pas nous sommes tous uniques.

    Le problème comme dit Pat c'est que ce qu'on me reproche je ne peux le changer ou alors c'est ce que je suis devenue et à moi ça me convient alors c'est l'impasse.

    Oui Nath tu as raison je n'avais pas besoin de ça, c'est comme une mauvaise série B ... tu me diras elles finissent généralement bien ... enfin pour le reste parce que pour ma mère en fait il n'y a plus beaucoup d'espoir de construire un jour une relation vraie.

  • Il y aurait tant de choses à dire, à te dire, mais les seules qui me viennent sont courage, pleins de bisous, et une merveilleuse année en perspective !

    Je t'embrasse fort,
    Bérangère

  • Merci Cama, oui en fait je suis un peu comme toi ... devant le gâchis et la bêtise il n'y a pas grand chose à dire, passer à autre chose, à du mieux !!
    ça fait un peu beaucoup quand même, je n'ose même pas écrire le bilan 2007 ... remarque si je pourrais le faire pour bien voir qu'il y a eu et qu'il y a du positif !
    Le voyage à Copenhague, le nouveau boulot !

    et puis si je lève le nez il ya tant de personnes vraiment malheureuses sur terre, tout est relatif bien sûr.

    je pense à l'instant à ma juju qui est en République démocratique du Congo en mission humanitaire et qui des fois me remet les idées en place.

  • Marie, ma chère Marie, moi, je t'aime.D'où on vient ? D'un père et d'une mère et pour la fille, une mère est importante. Marie, lèves-toi et marche !! Je sais que tu ne peux pas le faire mais moralement, tu as +de force que ta mère. Tu es forte, ma Marie, tu as construit une famille, tu es belle, continues ta route, ton chemin, ta mère reviendra car il faut juste qu'elle panse ses blessures comme tant de mères le font. Ne sois pas triste Marie, tu as de l'or dans la tête et des diamants plein les yeux, tu es riche de ce que tu as construit et tu te rappelles, la première fois que j'ai écrit et que je te trouvai légère et tu m'as répondu que cela te faisait plaisir! Que de chemin parcouru, Marie, comme moi, comme beaoucoup de femmes, tu es une guerrière. Je ne te parlerai pas de ma mère ce soir car tu as besoin de réconfort et tiens-toi droite, mouche ton nez, souris et roule, ma fille!! Je t'embrasse

  • Parallèle, voilà le mot qui vient à mon esprit en te lisant, ma chère, ma très chère Marie. Routes, chemins, vies.... un jour de mésentente, de mal aimance (j'aime ce mot) comme tu dis, j'ai du dire à ma mère "si ma vie ne te convient pas, si le petit train que j'ai créé ne te plait pas, je ne te demande qu'une chose, respecte moi"... incompréhension, incapacité. Trop de tout, trop de rien, trop d'absences, de vides, de mal... tout cela pour dire que tu n'as pas à "te charger" du poids de SES erreurs, de SES malheurs, de SON manque d'amour.... une femme peut être mère mais pas forcèment maman... j'ai appris à ne pas croire en l'instinct maternel, à cet amour soit disant inconditionnel que l'on acquiert en mettant au monde nos petits. Certaines femmes l'ont, d'autres de part leur histoire personnelle, leur parcours personnel ne l'ont jamais... elles ne peuvent pas, elles ne savent pas, elles ne comprennent pas. Ma mère a fait des enfants (nous devrions être 8 et nous ne sommes que 2) non pas pour les mettre sur le chemin de la vie, non pas pour leur permettre de vivre leurs vies, même pas pour elle. Non, elle a fait des enfants comme on fait son lit, son ménage, par habitude, par convenance. Elle nous a aimé comme elle a pu, pas comme on l'aurait voulu, souhaité, désiré. Nous avons plus été une gêne qu'un plaisir pour elle... Il y en aurait tant à dire.
    En ce dernier jour de 2007, je voudrai te souhaiter tout plein de bonheur, d'amour, d'amitié, de tendresse, de douceur et encore et encore pour 2008. Je t'embrasse tout plein et tout fort.
    Béatrice

  • ho...marie....je suis désolée qu'on puisse te faire du mal....ton temoignage me touche...

    sans rentrer dans les détails, j'ai connu un peu une expérience similaire avec ma "mère" d'accueil....elle m'a reproché plein de chose à la naissance de reinette....j'ai mis huit ans de distance entre elle et moi....huit ans de protection....huit ans d'abandon....

    et petit à petit l'histoire s'est remise mais je n'ai rien pardonné de ce qui avait été dit et qui a touché ma vie, mon mari et mes enfants....

    en tout cas marie, je t'embrasse très fort, pense à toi et à tes minettes (et ton chéri forcement) ta vie c'est maintenant....et laisse les gens mauvais en dehors...

    plein d'énorme bisous qui claquent sur les joues
    oka

  • @Laurence,

    Oui, moi aussi il m'est arrivé de traiter ma mère nourricière de Folcoche, j’avais lu cette histoire à l’âge de six ou sept ans. Il faut s'interroger sur plusieurs points, dont l'exigence maternelle, moins imposante que la paternelle, je reste convaincu qu’il existe un rapport œdipien qui consiste à tuer inconsciemment l’amour de ceux que nous aimons, un abus, une forme de protectorat imposé, d’où l’expression qui aime bien châtie bien. Lorsque l’être vivant, humain se flagelle, se mutile à ce point, il y a évidement rupture de fait. Il faudra un jours s’interroger sur la séparation, le complexe de séparation acquis. . Je parle de ce rapport œdipien, mais j'ai la certitude qu'il existe une forme de ce complexe dans l'affrontement à la mort, cette peur de la mort que beaucoup de gens ne savent pas négocier, finalement dans nos solitudes l'être humain est si seul, si seul ...
    Bonne année Laurence ....*
    Pat …*

  • Excuse moi Laurence, j'avais pas fini, simplement pour la cassure que vit notre petite Marie, sa mère inconsciemment tue sa fille chaque jours par peur de la voir mourir ...*

    Je t'embrasse ...*

    Pat ...*

  • me voilà donc affublée d'un nouveau nom! pas de probléme j'assume et j'en suis fiére ; vous nourrir de bons produits est un privilége .
    Ma soeur ,je crois que tu viens de lacher une bombe!! et je ne peux que confirmer tout ce que tu dis....mais pas de hélas à notre vocabulaire .
    sois ce que tu dois etre ,ne pense qu'à toi et à ceux que tu CHOISIS et je te souhaite pour cette année d'etre et de profiter, dépolluer ta vie commence ou a commencé ,bon developpement durable !!
    ta soeur pain qui t'aime

  • Salut ma soeur pain "vous nourrir de bons produits est un privilège" tu l'as déposé ça au moins !! Viiiiiiite c'est génial !!

    Bernard a dit "si ta soeur avait sa boulange à Paris" ils seraient sacrés meilleurs artisans boulangers de la capitale !! faut dire que nous avons retrouvé notre pain en carton du sud !!!

    rrrrrrrrooooo les petites meringues au chocolat ... j'en veux une caisse par semaine, rien que d'y penser je salive au dessus de mon clavier !!!

    Pas de "hélas" à notre vocabulaire ? non des "dommage" peut-être ?

    Pein de bises ma soeur pain (je trouve ça génial aussi merci moi,je)

  • n'oublie pas ...... on a un frère maintenant!! et peut etre des oncles tantes neveux niéces soeurs grands parents..... qui attendent qu'on les adoptent aussi!!

  • Oui ben alors à tous : vous savez ce que je voudrais à cette heure ?

    Un serrage dans les bras ... ça n'a pas l'air dit comme ça mais entre les ça se fait ou pas et la pudeur des uns et des autres, c'est pas si simple ...

  • oui marie, des calins, des gros calins, et plein de bisous, voilà ce qui nous manque... un regard, un sourire c'est déjà beaucoup et ça remplit le coeur...

    Ah Pat, moi je suis toujours admirative de tes écrits, incroyable tout ce que tu exprimes si richement. Concernant mon histoire, somme toute banale, ma mère voulait un garçon, et manque de chance je suis arrivée à la place de, ensuite nos relations n'ont jamais été tendres, mon frère arrivé trois ans après, prenant toute la place (sans doute), l'adolescence fut l'occasion pour moi de m'éloigner encore davantage et à l'âge "adulte", j'ai fui, et j'ai surtout fait ce que j'avais envie de faire, c'est à dire fonctionner par amour et non pas pour les autres, pour leur faire plaisir, ma mère m'a alors bannie de sa vie à partir de là... à partir du moment où je l'ai surnommé Folcoche... des années après, la cassure est toujours là, on vit avec, j'ai ma famille (que j'ai choisie) qui m'apporte bien plus que je ne l'aurai imaginé, mais tu as raison Pat, l'être humain est seul au fond, parfois bien seul.

    bon alors pour 2008 : tout plein de calins, de bisous, du bonheur, des paroles, des sourires...

  • Marie,
    tu fais bien de faire sortir un peu tout cela, trop c'est trop !
    Tu as eu bien de la force pour donner à tes filles un environnement affectueux....
    Maintenant tu peux tourner la page pour quelques temps j'espère...

    J'aime bien les résolutions que tu as indiquées dans le billet précédent, surtout celle de continuer à bloguer, moi je continuerai à te lire ;-)
    Tous mes meilleurs voeux pour cette année 2008
    Ariane

  • Moije (actuellement faisant un repos avant le repas du soir) rit à la lecture des commentaires sur le nouveau nom de la sœur à Marie : sœur pain, et surtout de savoir que ce nouveau nom est adopté par tous :D

  • On ne se sent pas seule chez toi, tu es très entourée. Comme je vois que tu as aimé Alice Miller, et comme j'en suis une adepte à 99,9%, je suis tout à fait en phase avec toi sur le conflit avec les parents. Surtout ne pas se laisser bouffer l'énergie par lui.
    Je suis ici par nea, et ce que je trouve est d'une grande qualité et me touche.
    As-tu lu les ouvrages d'Alexandre Jollien? Je sais, c'est un peu philosophique, mais il explique dans l'éloge de la faiblesse comment il s'en est sorti. Un type formidable. Et je vois que tu as fait ce chemin aussi.
    Je reviendrai te lire, tu écris bien.

  • Bonjour Polly,
    Je viens de découvrir Alice Miller et l'ouvrage que j'ai lu " Notre coprs ne ment jamais" est d'une simple évidence, encore nous faut-il souvent le voir écrit noir sur blanc pour réaliser "qu'on le savait déjà".

    J'aime beaucoup les écrits d'Alexandre Jollien.

    Merci pour le compliment.

    A bientôt

  • Oui, oui elle est bien entourée la petite cocotte, nous sommes ses tuteurs en résilience, elle peut compter sur le Pat, je tacherais toujours de lui dire qu'elle possède sa proppre cause ..*

    Pat ...*

Les commentaires sont fermés.