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Handicap, dépendance et solitude

J'ai retrouvé la maison, ses habitants, leurs habitudes et par là même : les miennes, dont, entre autres, celle de vous écrire.


Je suis partie jeudi en tout début d'après-midi ce qui sous-entend que je quitté la maison alors que tous avaient regagné qui son boulot, qui son école, qui son collège.

 

Partir jusqu'au lendemain soir ça n'est pas la mer à boire et pourtant en situation de handicap ça tourne vite au mini déménagement : l'ordi et son chargeur, mon téléphone et son chargeur, le fauteuil ... et son chargeur, ma valise, mon sac de boulot, mon sac à main, mon coussin de positionnement. Autrement dit quelques allers-retours entre la maison et la voiture sous une pluie battante qui avait décidé de s'abattre sur la Provence juste à ce moment là ; vous oubliez l'idée d'utiliser un parapluie qui monopoliserait à lui tout seul au moins deux mains !

 

Je commence donc par la petite valise que j'ai prévu de mettre devant le siège passager et là évidemment le geste mal calculé, la valise trop lourde même quand elle est vide et ce qui ne devait pas arriver arrive : la valise tombe dans un bruit sourd et spongieux de graviers s'écrasant dans la terre boueuse de l'allée ... voilà typiquement ce que j'appelle un moment de solitude. Il pleut, ma valise est à plat dans la boue.

J'aurais pu être à l'heure, Marie tu m'énerves, aux prochains soldes achète-toi des mains !

 

Me pencher et la soulever ? pas question c'est un coup à y laisser la hanche et puis de toute façon même si je touche la poignée, je ne pourrai pas la soulever ; là d'un coup je suis fatiguée, lasse serait le mot juste.

 

Allez je ne vais quand même pas me laisser abattre par une petite chute de valise ... à moi Aristote, Archimède, profs de physique et de mécanique : un pied pour la bloquer, l'autre pour la faire pivoter sur un axe imaginaire, poussez Madame ... voilà la valise qui se redresse, je suis en apnée, quand soudain dépassant le point d'équilibre voilà la valise debout. Je ne peux toujours pas la soulever, j'ai l'idée alors de sortir la poignée qu'on utilise pour la faire rouler, je passe mes deux bras dedans et là au prix d'un effort digne d'un althérophile je parviens à la hisser dans la voiture.
Je suis trempée, il me reste encore quelques allers-retours à faire, je pourris la maison en rentrant avec mon fauteuil, je n'ai guère le choix.

Encore quelques minutes pour réussir à fermer la porte à clés sous le rideau d'eau qui tombe du toit sans chanlatte de la véranda, ben oui pour quoi faire des chanlattes, il ne pleut jamais dans le sud.

Me voilà au volant, chargement ... chargé, direction Avignon puis Lyon via Montélimar. Il est 12h50 j'ai rendez-vous à la MDPH à 14h00, ça peut encore le faire.

Combien de temps pensez-vous que cela m'ait pris ? combien d'énergie ? Est-ce qu'un savant calcul ministériel saura un jour qualifier cette lutte pour l'autonomie, la quantifier ? la compenser ? Parce qu'au bout du compte j'ai réussi à le faire, j'ai été complètement autonome et pourtant je me suis sentie bien seule.

J'étais presqu'à l'heure à la MDPH du Vaucluse, presque parce qu'en fait une fois garée et descendue de la voiture j'ai du faire un détour par deux rues plus loin pour trouver un passage pour monter sur le trottoir qui passe devant le bâtiment qui héberge la MDPH, quel bâtiment ? le Conseil Général pourquoi ?

Le lendemain en discutant avec Elisa elle a évoqué une grande peur : celle de se retrouver seule la nuit dans sa chambre quand elle sera en internat. Elle utilisera l'appel malade ? ben non elle ne peut pas l'utiliser.

Et pourtant dépendance ne doit pas rimer avec accompagnement permanent, nous avons tous le besoin d'être seul parfois, je découvre par exemple le plaisir de ces longs moments de voyage, toute seule au volant de ma voiture, de ma vie ? Juste accompagnée de quelques bonnes musiques et de mes pensées, parfois la solitude est un luxe.

Il est bien difficile à trouver l'équilibre entre dépendance et autonomie entre accompagnement et solitude, difficile à trouver et surtout différent d'un individu à l'autre, indexé à la capacité de chacun de résister au stress, à la capacité d'accepter encore et encore des difficultés qui n'en sont pas pour d'autres.

Oh je suppose bien sûr que des grands moments de solitude vous en avez eu aussi, vous allez bien nous en faire profiter ? mais alors seulement ceux qui finissent bien et moi demain je vous raconterai mon voyage de retour sous l'orage, tiens mais c'est quoi ce flash ?

Commentaires

  • ah Marie contente de te retrouver et de te lire à nouveau...
    bon j'ai rien écrit dans "le livre que j'ai fini" car je n'en ai commencé aucun.. je sais, j'ai beaucoup de retard dans mes lectures, j'ai des bouquins, pleins... pas encore lus !!

    .. euh tu m'inquiètes, sur le coup du flash : du coup je me suis dit que c'était un paparazzi qui t'avait flashé... parce que noooon c'est pas la vilaine boite sur l'autoroute à qui tu aurais souri et qui t'aurait pris en photo ???

    bon la suite au prochain numéro...

    bizzzz

  • salut ma soeur
    comme Laurence ,contente de te savoir rentrée dans ton chez toi (il ne te parait pas chaleureux dans ces cas là ton chez toi!)
    trés fiére de toi aussi !!! encore une fois chapeau bas ma piote;mais je n'en n'ai jamais douté...
    quant à tes moments de solitude tu as raison sur un point ; nous en avons aussi! je t'ai déjà raconté celui de ma vendeuse qui doit aller en formation à Colmar (200kms ) et qui au moment de partir equipée telle LARA CROFT telephone à sa copine pour etre accompagnée tellement elle panique de sortir seule de Saint Dizier!!!solitude!
    plus personnellement j'ai des "trucs" bien glauques..... qui me font encore pleurer d'ailleurs ....
    me faire tapper dessus par un grand black il y seize ans.... quitter Paris à cinq heures du mat en catastrophe! solitude
    mon mari qui me laisse à la porte des urgences de l'hopital suite à des terribles douleurs et une paralysie totale du coté gauche ,et ce enceinte de sept mois de Clara!! solitude
    rentrée seule de la mat à chacun de mes bébés! solitude
    ........ bref ..... deux jambes mais un handicap sévère dans ma vie ...les hommes ! solitude

    note d'humour : si tu as vraiment été flashée ,demande la photo (souvenir)
    mais tu sais que c'est pas bien d'aller vite!!!
    bise

  • Oh la ma soeur les moments que tu décris sont des moments de grande détresse humaine, vois-tu je pense qu'à trop minimiser le négatif à trop vouloir le relativiser on en perd la valeur des évenements, le petit dégat collatéral que j'ai voulu écrire c'était pour un peu montrer ce qui se cache au quotidien derrière la "perte de mobilité", un peu usant et c'est vrai qu'il faut un certain courage pour l'accepter, pour lutter contre mais ce n'est, à mon sens absolument pas comparable au moment de grande détresse qu'ont été ceux que tu dis si bien en si peu de mots, par pudeur sans doute.

    Bon puisqu'on en est au souvenir de famille il est un moment de solitude que nous avons vécu à deux : je me souviens de ma grande soeur se tenant la tête ensanglantée à deux mains aprés avoir reçu la balançoire à l'arrière du crâne alors qu'elle était tombée à genoux devant ladite balançoire en train de redescendre ... inutile de te demander si tu te souviens des parents pas là et de la porte fermée à clé et à l'époque (c'est pourtant pas si vieux) nous n'avions pas le téléphone !!!!

    rrrrrroooooo quand j'ai écrit cette note je m'attendais à des histoires du style : panne d'essence un dimanche soir en campagne (ça j'ai fait ...), ma grande je vois bien que ça continue à descendre hein le moral, tu sais ... j'suis là.

    Bon d'un autre côté associer dans un message handicap, dépendance et solitude ça ouvre forcément sur des jours noirs comme les humains savent si bien créer. Je suis un peu dégoutée, je monte un dossier sur les aides humaines et ménagères et les dernières décisions de notre gouvernement comme supprimer les subventions aux associations d'aide à domicile ne laissent rien présager de bon ...

  • Merci pour ce témoignage: c'est le genre de petit détail qu'il faut rappeler aux valides pour espérer qu'ils intègrent un peu plus en quoi consiste le handicap en dehors des aspects visibles immédiatement. Cela me fait penser aussi à la veillesse: quand petit à petit les choses de tous les jours deviennent progressivement et jour après jour un peu plus dure à réaliser.
    Pour ma part des instants de difficultés je pense en avoir eu quelques uns qui me permettent de ressentir pleinement ce fameux moment de terrible solitude ou l'on est à 2 doigts de vouloir tout abandonner. Il faut dire que bien que valide j'ai tendance à aller jusqu'au bout de mes forces et je pense que mon cota doit malheureusement être en dessous de la moyenne.
    Seulement j'aime les défis et je ne garde aucun mauvais souvenir de ces moments ou j'ai du me surpasser au contraire, ce sont mes petites victoires personnelles.

  • Une allée en pavés autoblocants serait sans doute préférable.
    Un préau ou un garage accessible depuis la maison et qui permettrait de charger ta voiture à l'abri serait l'idéal.

    Cleanette à raison, le grand âge confine aussi bien souvent au handicap.

    Excès de vitesse ?
    Si c'est ça, ce n'est pas bien du tout.

  • Effectivement, marie on doit se sentir bien seule dans ces moments là.
    c'est là que l'on s'apercoit comme peu de choses peut être un fardot pour un être non valide. et en plus à ce moment là et oui personne autour de soi. En tout cas encore une fois tu me prouves que tu as une force en toi qui peut soulever des montagnes.
    La solitude me fait du bien :j'ai toujours été seule jeune pas d'amies ou d'amis donc on s'habitue et apres on vit avec.

  • "équilibre entre dépendance et autonomie, entre accompagnement et solitude" : je pourrais en écrire des pages et des pages. Je le ferai peut-être un jour ? Avec "Moi,je" ?

    C'est pour moi, le fondement du "projet de vie" que chaque personne handicapée devrait rédiger dans le cadre du dossier APCH pour la MDPH.

    PS : une question : c'est quoi ce flash ? Moi les photos je les ai prises sans flash, sur les conseils de Nicolas. Donc, je pense que la maréchaussée doit être dans le coup ! Aie !

  • Bon retour Marie !
    Un moment de solitude, j'en ai vécu un il y apas longtemps, avec mes étudiants. Ca se passe bien en général, respect mutuel, en général pas besoin d'élever la voix... Sauf que ... fatigue accumulée, perte de repère, pas la force de faire un bon mot, plus la force d'avoir de l'humour et l'impression que le monde entier est contre soi...

    Une de mes étudiantes, est très expressive et bavarde, ne s'arrête jamais même quand lui demande, elle est comme ça, ça montait depuis quelques temps... Et puis ce jour là, j'ai pété un câble, je me suis énervé ! grave, du coup silence total, sauf elle qui continue à me répondre, je lui dit de sortir et elle ne veut pas... Je m'étais levé, je me suis rassis, la gorge sèche, comme un con ne sachant pas gérer ce genre de chose, 20 élèves me regradant ne sachant que dire, je me suis sentis bien seul...

    Bon ça se termine bien, j'ai repris mes esprit et le cours tout de suite, bien m'en a pris, je suis allé voir l'étudiante à la fin du cours, tout est rentré dans l'ordre. Ce qui me fascine toujours chez les jeunes, c'est cette faculté à oublier vite, ils ne m'en ont pas tenu rigueur...

  • Cleanette,
    oui les petits tracas du quotidien créent cette usure qui engendre la sagesse ;o) et c'est vrai que des fois j'en ai un peu marre mais et ceci est un message pour ma soeur : du handicap on ne peut pas s'en séparer, juste faire avec ! Je constate que malheureusement mes forces me quittent un peu plus chaque jour, pour l'instant la volonté compense mais jusqu'à quand ? ensuite viendra le temps de l'organisation extrême liée à la grande dépendance, e, attendant je profite à fond de ce que je peux encore faire !

    Marcus,
    une belle allée en pavés, j'en rêve mais faut des sous et des bras !
    Pour le flash attends demain avant de râler ;o)

    Soeurdemoi,je,
    belles photos sans flash ! avant d'avoir imaginé pouvoir être autonome il faut surtout s'en donner le droit .

    Denis,
    Comme tu dis tu as du te sentir bien seul mais te rends-tu compte que c'est encore toi qui en est désolé !! cette étudiante était en tort je crois !

  • Comme j'aime cette fin de phrase "parfois la solitude est un luxe"... il y a dans ton récit la bonne et la mauvaise solitude. La bonne d'être dans sa voiture, d'écouter une musique qu'on aime, de laisser s'évader son esprit... celle-là j'y goûte de plus en plus souvent et j'aime beaucoup partir un peu comme ça à l'aventure (en plus depuis quelques jours j'ai un auto-radio tout neuf, trop beau, trop bien) et puis il y a la mauvaise solitude, celle qui arrive toujours au mauvais moment, comme toi sous la pluie avec ta valise qui refuse de rentrer dans l'auto... celle-là j'y ai goûté aussi comme beaucoup, comme tout le monde. Mauvaise solitude seule comme mauvaise solutide entourée ou l'on se sent dans les deux cas comme abandonnée, perdue, exclue, écartée.

    Pour la photo t'es sure du flash, pas un reflet sur la route... bon j'attends l'épisode II pour connaitre la suite. Big bisous

  • Oh! oh! oh! on se calme, cette étudiante me plait bien, j'aime tous les genres d'expressions y compris celui de cette étudiante, et Denis dégradé qui lapsus avec 20 élèves me regradant et la cocotte qui s'y qui s'y ...

    Ta valoche boueuse, j'espère que tu l'as essuyé ensuite ? et qu'est ce que c'est que ces façons de faire photographier sur la route ?

    Bon ok! je rigole, quoi ? on a plus le droit de se marrer ?

    Pat ...*

  • Cette nuit, j’ai rouvert un livre, un très vieux livre qui me fut offert par mon ami l’adjudant chef Moutarde, écrit par Tyde Monnier, il raconte l’histoire de madame Roman, et son titre est : Madame Roman. Les pages racontent l’histoire de la simple vie d’une vieille paysanne, celle de madame Roman, qui va mourir, et qui, seule assise auprès de la porte de son étroite maison campagnarde, laisse tourner en son souvenir, le film de son existence. Le lourd secret de madame Roman réside depuis trop longtemps, et elle parle madame Roman, et elle parle, raconte comment la folie a submergé son mari monsieur Roman, le silence qui fut le leur après que monsieur Roman viola la jeune fille et l’assassina …..*

    Pat …*

  • J'ai découvert une blogueuse encore plus révoltée que moi, ce qu'elle dit sur certains toubibs est surprenant de réalité !!!


    http://contrelaviechere.canalblog.com/

    Pat ...*

  • Interview exceptionnelle de Raymond le voisin de Patlesarthois ...*

    http://patlesarthois.blog4ever.com/blog/lirarticle-161142-556567.html

  • J'imagine ta "colère" intérieure...
    Cette saine colère qui fait monter l'adrénaline pour que le cerveau tourne à la vitesse grand V afin de trouver LA solution...
    Bon !!!
    Va falloir que quelqu'un invente la "valiseàtélécommandes"...

    J'aime comme tu nous racontes tes moments de "débrouillardise-obligée"...
    Mais... sûr... difficile de trouver le bon équilibre entre l'autonomie assistée et l'autonomie possible...
    Et difficile de "faire son deuil" de ce qui a été et a bien du mal à être encore un peu...
    Nous qui avons l'action facile, incalculée, ne voyons pas toujours la somme d'effort qu'il faut à certains pour un geste qui nous semble anodin...
    Merci Marie, de nous faire partager ces moments. (et avec quel humour !!!)

    Pour moi, il y a eu aussi de grands moments de "solitude", de ces moments avec l'impression de ne pas pouvoir, de ne pas savoir gérer...
    Et pourtant...
    On ne sait pas pourquoi,
    on ne sais pas comment,
    mais "on maîtrise"...
    Durant la courte vie de ma fille, j'ai eu beaucoup de ces moments terribles...
    Saurai-je les dire un jour ????
    En tous cas, ils me permettent de "comprendre"... un peu...? beaucoup...?
    Il faut le vivre pour "savoir"...

  • Le flash ???
    Ca s'rait-y pas le Père Bon Dieu qui avait envie de mettre ta photo dans son book perso ???

    Attention Marie...
    T'avais un p'tit haut (vu les photos...) qui pourait donner des idées aux anges...
    (qui, comme on le sait, n'en sont pas toujours... des anges...)

  • Ton récit me fait penser à notre petit séjour à Tours où l'air de rien, j'étais adminirative de ton autonomie...et prise entre l'envie d'être toujours derrière toi pour t'aider et la pensée que tu pouvais te "débrouiller" seule et que dans le cas contraire, tu me demanderais.
    Et puis l'inquiétude le matin où je t'ai laissée seule à la gare de Tours en me disant comment va t-elle faire pendant plus de 2 heures à attendre son train ??
    J'ai appris en te regardant les limites de l'autonomie, limites dues au manque de lieux adaptés le plus souvent ou au manque d'aides techniques ingénieuses.
    Je sais que Fiona aimerait faire des choses seules sans l'aide d'une tierce personne. Le pas vers l'autonomie pour elle c'est participer à la vie quotidienne le plus normalement possible. Et faire ses propres choix. Mais quand elle me dit parce que nous pensions prendre une aide à domicile pour m'aider à faire sa toilette le soir (elle devient lourde) "je n'ai besoin de personne pour cela !", je dois la mettre face à la réalité pour lui faire comprendre que son autonomie a des limites et qu'un jour il faudra qu'elle accepte l'aide des personnes extérieures.

    Ah tu demandais nos moments de solitude ??? Je suis un peu hors sujet alors...

  • La solitude, se rendre visite intérieurement comme on va au musée, aller en nous mêmes c'est à cela qu'il faut parvenir, car la solitude ne dépend pas du dehors, je crois que la poésie ne fait pas le lit de la solitude. Cet conscience du moi immuable, incommunicable et qiui m'échappe parfois, et parfois je le saisi quand ma solitude ....

    Pat ...*

  • Un bonjour collégial, je vois que Pat mon sarthois n'a pas du dormir beaucoup cette nuit.
    La solitude vous inspire elle mériterait une note à elle toute seule je pense, la bonne, celle qu'on recherche, celle qu'on craint et surtout ce qu'on en fait. J'aime l'image de la visite intérieure de Pat(rick) et j'aime aussi le message de Patricia qui n'est pas hors sujet puisqu'il traite de la volonté de faire seule qui s'oppose à la question de "pouvoir faire seule", à quel moment demander de l'aide sans tomber dans l'assistanat, c'est parfois tellement plus simple de demander de l'aide. Un jour mon cher kiné Denis m'a dit "tu n'as pas assez de force pour tout faire, tu dois avoir une gestion de ton énergie musculaire comme d'un budget, un capital force et seule toi peux savoir comment tu dois le dépenser et surtout penser à mettre le gain en face de la dépense" C'est comme ça que j'ai fait le choix, par exemple, de demander à Bernard de m'aider à m'habiller le matin, si je devais le faire seule je serai épuisée au bout de 3 jours et absolument ko pendant au moins 1 heure tous les matins pour récupérer de l'effort, je préfère mettre mon énergie ailleurs !

    Pat(ricia) tu n'es pas hors sujet parce qu'entre tes lignes je lis la solitude d'une mère qui sait que son enfant devra toujours compter sur un tiers pour vivre.

    Pat(rick) j'ai beaucoup aimé "la solitude ne dépend pas du dehors" combien de fois vous êtes vous déjà senti seul au milieu d'une foule ? Moi ça m'est déjà arrivé et ce n'était pas trés agréable, comme dit Danny : il faut le vivre pour savoir.

  • J'ai oublié de dire, que la mise au point en fin de cours concernait ses torts, qu'elle a reconnu, j'ai été sec et cassant... Mais tu a raison, j'ai rapport particulier avec eux (en plus ce sont de grands de 20 -24 ans en art graphique) donc on ne peut pas se comporter comme un "prof", quelque chose qui me dit que je ne ferai pas ça toute ma vie... En tous cas ce post sur la solitude est parlant pour beaucoup !

  • Ma petite coctotte, il m'arrive d'entrer en mon moi, et je découvre des tas de choses, comme par exemple il faut être avec soi même comme avec une foule de gens, je pense que l'être humain est semblable, je découvre que nous sommes semblables. C'est cette semblance qu'il faudra un jour que j'analyse, Dieu nous a créé à son image et à sa ressemblance, il n'est pas dit à sa semblance, il faudra un jour que je décortique cette image qui s'appelle la solitude. La solitude est une très haute exigence du respect, car elle s'installe comme le silence, la solitude c'est une physiologie je pense ....

    Oui j'ai passé une terrible nuit, je ressemnble à un carton pâte, celui de mon enfance, avec lequel on fabriquait des souris, j'ai fais peur à mon voisin avec qui j'avais rendez-vous, en effet les oiseaux m'ont gâté d'une plante piquantes qu'il convient d'érradiquer, ce qu'à fait Raymond l'an dernier, mais elle est revenue plus vivace que jamais. Ma cour est meublée de pommiers d'amour que les oideau picorent goûlument, et c'est tout pareil à la société humaine, le merle en premier ensuite les autres, il est beau de constater cette hiérarchie ....

    Pat ...*

  • Je pense que dans ce rien que nous sommes, notre solitude nous porte comme Dieu qui avant de nous créer nous portait déjà dans son éternelle solitude, et tout comme Lui nous nous contemplons, et par l’acte même de nous comprendre nous engendrons dans notre pensée la solitude, la solitude c'est une des formes espérées de la Foi, tous y avons accès, mais tous ne pouvont y accèder ...*

    Pat ...*

  • hello à tous hello ma soeur
    j'avais oublié la solitude de la boulangére face à une horde de clients affamés ..... non je deconne ! mais quand meme quand ils arrivent en masse à 10H00 le dimanche ,parceque dixheurescélheure....et qu'on a que le comptoir qui vous sépare d'eux et qui veulent tous quatre croissants cinq pains au chocolat deux baguettes et tout de suite pac'qu'ils ont besoin de dejeuner !!!!et bein moi j'vous dis qu'ça fout les chtons!! et que là ,la solitude elle vient bien du dehors!!!!
    en fait je voulais surtout répondre à Patricia, tu as raison , Marie a cette "putain"de force qui nous laisse paff et nous renvoie dans nos dix huit métres; savoir etre prés d'elle sans l'etouffer ,vigilance sans surveillance , aider mais pas de condescendance , on apprend ça et on apprend aussi ,nous valides, à maitriser NOS peurs ,pas les leurs . quand decide t'on de laisser son petit aller tout seul à l'ecole pour la premiére fois? quand puis je lui laisser conduire la voiture ? sortir le soir ? faire sa premiére tartine de nutella tout seul ?(ahh non c'était le billet d'avant!!!)
    NOS peurs ne sont pas les LEURS
    bises à tous

  • éh ! la soeurpain t'a qu'a leur servir une Guiness pour patienter, mais la solitude n'est pas le tracas ! je crois que si tu avais tant soi peu de la solitude se serait que tu n' as plus de client ...*

    pat ...*

  • Denis vous faites un beau métier, valorisant, enrichissant ...*

    Pat ...*

  • Oui ma soeur a raison !
    Voilà une lutte épuisante à souhait et absolument inutile : nous (devrais-je dire moi) personne dite handicapée ;)) doit en plus de gérer mes peurs (nan en fait maintenant c'est même pas peur ... rrrroooooo la menteuse ... ) je dois donc gérer les peurs des autres ! apprendre à les canaliser et à les aider à les dépasser et bien souvent ce n'est qu'en imposant mes choix que j'y arrive et là parfois la réaction en face est " ah tu veux le faire même si ça me fait peur, alors débrouille-toi toute seule, on verra bien si t'y arrives et si t'y arrives pas on verra bien qui avait raison ...) ; cette attitude me donne bien souvent encore plus la rage d'y arriver, j'sais pas pourquoi !! mais si je n'y arrive pas gare à la rancoeur ... l'être humain dans toute sa complexité !

  • Pat !! ils ont le café "what else" pour patienter et meme qu'il est gratuit!
    mais je devaris peut etre essayer la Guiness "why not"!
    tu as raison pour Denis ,je viens d'aller sur le site ! je crois que je vais craquer , ses idées sont supers !
    heuu Marie .... ça s'appelle "reconnaissance" ce qui te donne la rage ,et c'est ce qui nous motive absolument tous, ne serait ce que notre auto reconnaissance ,mais celle qui vient des autres elle nous donne des ailes !et si tu reflechis tu comprendras vite pourquoi les notres ont été coupées et qu'on a du attendre longtemps avant qu'elles ne repoussent!

  • Tiens ma pettiote, si tu arrives à écouter le direct de Contact FM 99.3 alors tu pourras nous écouter en direct car avec Daniel nous sommes les invités de l'émission de 18 heures 30 à 19 heures 30 ...

    http://pagesperso-orange.fr/contactfm99.3/Communicaction.html

    on va se fendre la gueule, j(espère que je vais pas être cassé !

    Pat ..*

  • Jeudi à 18 heures 30, émission consacrée à Daniel, je pense que tu pourras l'écouter sur le net ... il faut un codec

    http://pagesperso-orange.fr/contactfm99.3/Communicaction.html

    Pat ...*

    Bises ...*

    Codec pour écouter la FM sarthe

    http://contactfm72.org/webradio/aide.html

  • Commentaire commun ici et chez "Moi, je".http://moije.blogs-handicap.com/archive/2008/01/13/moi-j-ai-vu-marie-la-ou-elle-travaille.html
    Moi aussi j'ai rencontré Marie, c'était la 2ème fois (voir la Castafiore). http://moije.blogs-handicap.com/archive/2007/12/02/moilasoeuramoije-j-ai-vu-marie.htmlCette fois était un peu plus longue, et je dois raconter que j'ai du me retenir pour ne pas faire à sa place. Oui, vous avez bien lu : pour ne pas faire à la place de Marie. Et je me demande ce qu'il vaut mieux : proposer de faire à la place où attendre la demande. Proposer : c'est mettre en doute la capacité à faire. Attendre la demande : c'est mettre la personne toujours en situation de quémandeur.
    Finalement je ne suis pas hors sujet, car j'ai passé avec Marie et "Moi,je" un grand moment de solitude :-)
    Marie : une note sur ce sujet ? Dans chœurs de sœurs ?

  • J'ai oublié de dire "ouf!" pour les lumières du ciel. Mais quand même j'ai cru comprendre que la vitesse aurait pu mériter une photo : toujours trop vite Marie: -)

  • Bonne idée Anne-Marie, tu ouvres le bal et chacune rebondira, le sujet est donc : Aide : comment trouver la limite entre demande et spontaneïté.

    Je suis désolée que tu te sois sentie seule vendredi , parce que tu ne savais pas si tu devais m'aider ou pas ? (j'ai bien compris ?)

  • Je ne me demandais pas si je devais vous aider ou pas : non, non. Je n'avais qu'une envie, c'est de VOUS aider! Le dernier exemple : sortir une carte de visite d'une petite boite transparente : ça vous rappelle quelque chose ? Et ça, ça aurait été pas banal !!! Pour moi autant que pour vous :-)

    A la réflexion, solitude, ce n'est pas le mot exact : plutôt questionnement permanent ? Et là, j'aide ou j'aide pas ? Finalement, j'ai décidé : je n'aide pas, mais ça me démangeait !!!

    L'habitude de vivre avec "Moi,je", et qui n'est pas qu'avec vous !!! Mais qui finalement, avec vous, me questionne !!!

    NB : constatez, chers lecteurs, que je voussoie Marie et qu'elle me tutoie : j'aime bien :-D

  • Je suis en plein accord avec SoeuràMoi,je : ça démange très fort cette envie d'intervenir...
    Maintenant, je ne "ronge plus mon frein"...
    Je demande simplement : "est-ce que vous souhaitez une aide ?"
    C'est valable aussi pour certaines détresses morales...
    Ainsi, même si la personne dit non au départ, la porte reste ouverte pour une aide éventuelle "au cas où"...
    Mais c'est vrai : c'est très très difficile à gérer...

    Je constate que SoeuràMoi,je, l'adorable SoeuràMoi,je, est toujours "fâchée" avec le tu...
    C'est pas grave : on t'aime comme ça !!!

  • J'admire vraiment comme tu décris ça, avec humour et gravité ! Tout ce que tu dis est, rareté, beau et utile à la fois.

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