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Silence. ça tourne !

Parce qu'il y a des jours qui comptent plus que d'autres.

 5 août 2007 - 9 mars 2008.

7 mois séparent ces deux dates

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Le dimanche 5 août 2007 nous fêtions les 4 ans d'Eva et Béa était là, il faisait chaud, il faisait beau, nous étions entourés d'amis et bernard faisait des photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce soir là Bernard m'a annoncé qu'il souhaitait qu'on se sépare, qu'il prendrait les filles en alternance.

 

Ce soir là mon monde s'est écroulé.

 

Le conte de fée tournait au psychodrame et le prince n'était plus du tout charmant.

 

J'ai passé les deux jours suivants comme un boxeur qui aurait pris le coup de trop, sonnée, me raccrochant aux cordes pour ne pas m'écrouler, surtout ne pas m'écrouler, compter sur des amis proches, vider un peu mon sac devenu soudain si lourd.

 

 

Et puis le mercredi 8 Maria nous a quittés, celle qui l'avait élevé comme une mère, aimé et protégé comme son fils, elle est partie.

 

Et nous sommes restés, hagards, orphelins d'amour.

 

Puis Belle dune pour les vacances les plus étranges que j'ai vécues, puis Copenhague pour une salvatrice bouffée d'oxygène.

 

Puis Rennes, puis Tours pour des ailleurs chargés d'amis, d'échanges et de soutien.

 

Puis l'automne sur fond de faillite.

 

Nous avons réèllement touché le fond fin décembre, début janvier a apporté son lot de désillusion : non, nos problèmes n'allaient pas se résoudre comme on change de calendrier.

 

Février a été factice, fallait que ça aille mieux parce qu'il ne pouvait plus en être autrement, nous avions empilé les semaines entre épuisement, maudits mal-dits ou silences trop lourds d'une mauvaise colère.

 

Nous venons de traverser 7 longs et trop éprouvants mois faits de silence, de menaces à peine voilées, de défis absurdes, de violence aussi imbécile qu'inutile, de destructrice compétition dans un combat où il n'y a rien à gagner. 17 ans pour construire, quelques mois pour tout gâcher.

 

 Alors les corps ont parlé, et les esprits ont eu peur, peur d'être allés trop loin dans ce qui relevait d'un mauvais téléfilm. Le silence s'est fait tensions et gonflements, puis le silence s'est fait cris.

C'était vendredi soir. C'est la soupape qui a lâchée ma bonne dame ! Entendez-vous la vapeur qui siffle au-dessus de vos têtes ?

 

J'ai dit ma colère de si peu de tact, j'ai dit ma colère de si peu de compréhension, j'ai dit ma colère du mal que nous avons fait à nos enfants, j'ai dit ma colère de ressentir ce que je ressentais, j'ai dit ma douleur, j'ai dit mon chagrin de ne savoir nous conduire sur des chemins heureux, j'ai dit ma rage d'être dépendante, j'ai dit non à la soumission car je ne veux pas être celle qui aurait lancé le boomerang.

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Samedi est passé.

Dimanche Cath est venue, avec Béa.

Et nous avons ri, comme des gamines, et Bernard faisait les photos.

 

Puis je suis partie à Lyon, je ne suis pas allée au café des parents, j'ai dîné avec un ami et nous avons parlé et parlé encore. Et à 22h30 j'ai appelé Bernard. Et nous avons parlé pendant une heure.

 

Ca n'a l'air de rien comme ça mais quand les échanges se limitent à quelques minutes assassines, une heure de calme discussion c'est incroyablement long.

 

Vos amitiés m'ont portée et si je me livre ce soir à coeur ouvert c'est qu'il y a certaines batailles qui se gagnent et que je peux vous écrire sans craindre de fâcheuses conséquences car il n'est ni bourreau ni victime, juste des êtres trop humains, perdus dans le chaos des sentiments et des émotions.

Voilà le pourquoi du silence de ces derniers jours. Quelle que soit l'issue je sais que je serai dans l'acceptation sans être dans la résignation, la vie je la regarde droit dans les yeux et je lui dit "viens te battre si t'es un homme mais je préfère que tu sois douce"

 

Cette vie qui file et qui nous coule comme du sable entre les doigts, qu'en faisons-nous ?

 

 


Commentaires

  • Chaque petit grain de sable de cette vie qui passe par le petit trou du sablier c'est dans les moments de "crise", dans les moments de "pas bien" que l'on en comprend l'importance.
    De quoi sera fait l'avenir? est ce là vraiment l'important? je ne sais pas, je ne sais plus ou tout du moins je ne veux plus savoir.
    Marie une fois encore une fois de plus, tout ce que tu dis, tout ce que tu écris me touche en plein coeur, en plein dans le mille.
    Tu as réussi à "dégonfler" par tes maux une partie de ce qui te gonfler. Je sais que tu comprendras ce que je veux te dire. Le travail est long, le chemin parfois caillouteux, mais il est nécessaire.
    Plein de big bisous ma toute belle Marie.

  • Que vous dire après avoir lu cette note ? D'abord merci. Merci de votre confiance en nous, merci de nous faire partager ce que l'on pressentait, merci de dire vos maux avec des mots simples mais bouleversants.
    La vie mérite qu'on la regarde droit dans les yeux : oui, mais parfois c'est plus difficile, alors la présence d'amis fait du bien.

    Je suis là Marie, à côté de vous. (ça, je vous l'ai déjà dit, le redit et le redirai).

  • Marie, je suis de tout coeur avec toi, tu le sais, je n'ai pas de mots assez forts pour tes maux, mais je pense fort à toi...

  • je le savais c'était pas normal ton absence, ton silence, ta triste mine dimanche quand je t'ai croisé. Tu comptes beaucoup pour moi, je suis là, il y a des fois ou j'ose pas venir t'embeter mais je vois que toi non plus bises nath

  • "La vie qui file et qui nous coule entre les doigts...."
    Et c'est parce qu'elle file (trop vite...)
    Et c'est parce qu'elle nous coule entre les doitgs...
    Que nous devons la boire avidement...
    Savourer chaque petite goutte de bonheur...

    Parfois on ne sait pas...
    On ne sait plus...
    Comment le garder ce bonheur...
    Et où est-il vraiment ???

    Vivre à deux n'est pas simple...
    Il faut savoir "vivre ensemble"
    Et non "vivre l'un à côté de l'autre"...

    Et il faut que chacun des deux trouve SON épanouissement...

    Personne, en cas de doute, ne peut conseiller...
    Personne...
    Chacun a SA vérité...

    Mais que tu nous fasses assez confiance pour chercher auprès de nous une écoute,
    voilà qui pourra peut-être t'aider à trouver TA vérité...

    Voilà en tous cas qui m'émeut profondément...

    Va, Petite Marie :
    tu sauras trouver TES réponses...
    Et même si le chemin est difficile à parcourir,
    tu le feras...

    Que te dire...
    Sinon que toute notre tendre amitié t'accompagne,
    Et que je prie pour que tu fasses le BON choix : celui qui est le bon pour TOI...
    Et les Fantastics resteront Fantastics...

  • ma chère Marie

    je ne connais que trop bien cette situation pour l'avoir vecue il y a un peu plus de 10 ans (mon Dieu, 10 ans déjà...j'ai fait tellement de choses depuis, qui m'ont portée...)
    je ne connais que trop bien ce que tu vis en ce moment...si j'osais faire de l'humour, je te dirais que ça nous fait un point commun de plus !!! mais la belle affaire...quand on souffre, quand on se rend compte, comme tu l'as dit si bien : des années à construire et si peu de temps pour tout détruire...il est si difficile à regarder en face, ce constat d'échec, car inutile de se voiler la face...c'est un échec...et pour quelqu'un comme toi, (comme moi, aussi) qui a l'habitude de se battre contre les mauvais coups, celui là est comme un grand coup de massue...c'est là que les amis interviennent pour éviter que l'on ecroule...
    tout ce que je peux te dire, c'est que pour moi, ce coup de massue, même s'il m'a mise KO au départ, me permet aujourd'hui d'apprécier pleinement ce que je vis chaque jour, parce que ça m'a "forgé le caractère", encore un peu plus (lol!!)
    et puis je suis quelqu'un qui voit toujours le verre à moitié plein...

    je sais que toi aussi, la plupart du temps...j'en suis sure

    alors, je veux bien servir d'étai (j'en ai la carrure -lol-), tant que tu veux, tant que tu ne reverras pas le verre à moitié plein toi aussi...

  • Silence…
    Je ne vais rien dire car au fond, je ne sais que dire, je l'avoue. Votre destin vous appartient.

  • Béa, oui je suis consciente que ce n'est que le début du chemin vers ... vers on ne sait pas quoi mais parfois il me semble que les ornières, les bosses on peut parfois les éviter, il faut un peu plus de temps et parfois faire des petits détours sur des chemins de traverses, faire marche arrière pour mieux redémarrer, en d'autres mots ne pas foncer tête baissée en criant "je peux le faire, je peux le faire" ...

    Soeuràmoi,je : oh je ne l'ai pas dit ouvertement au moment de la crise par pudeur sans doute, par respect pour Bernard qui avait du mal à accepter que je passe du temps ici et avait un peu de mal à supporter que j'offre ainsi nos vies aux regards (depuis il a changé d'avis). Mais il ne s'agissait pas d'un manque de confiance, quand j'ai écrit ce message je n'ai pas craint vos réactions, je savais qu'elles seraient mesurées et chargées d'empathie mais j'ai eu l'impression à maintes reprises de ne pas être complètement honnête avec vous et parfois je n'arrivais plus à écrire pour cette raison ..

    Laurence, je sais bien que toi aussi tu es là qui veille ;)

    Nathalie, c'est bien toi qui étais là en ce début d'aprés-midi du mercredi 8, on a bu un café et on a pleuré ensemble non ? merci d'avoir été là ce jour là.

    Danny, les fantastics seront toujours fantastics et je serai toujours leur mère, cette pensée m'a beaucoup aidée quand j'ai eu l'impression de tout perdre ...

    Lea, oh alors tu as vécu ça aussi ? mais tu ne m'as pas dit l'issue ? il est parti ? (on peut se parler en mail si tu préfères)

    Marcus le sage, on ne quitte pas ceux qu'on aime pour aller faire tourner des ballons sur son nez ... je crois que c'est un homme de Ré qui m'a écrit ça non ?


    :))

    Je suis contente de vous l'avoir dit, vous m'avez tous beaucoup aidée car beaucoup avaient lu entre mes lignes, merci pour votre écoute, votre amitié, je vous embrasse tous tendrement ...

    Une limite est dépassée, maintenant les "femmes de ma vie" se disent à coeur ouvert, c'est étrange, dangereux, impudique ? tant mieux !!

  • Coucou Marie,
    voilà un moment que je ne suis pas passée, ou plutôt que je ne me suis pas arrêtée chez toi.
    Alors cette lecture, après m'avoir tordu les boyaux, m'a beaucoup touchée.
    Je t'embrasse donc fort, à bientôt !

  • Quand je te disais que je te croyais "morte", je n'étais pas loin de la vérité : il s'agit d'une mort morale !!!
    Si ça te dit un peu d'oxygène du coeur ???
    Je t'envoie mon Coeur ... en version chocolat ???
    à croquer à pleines dents ???
    bisous à toi

  • Camaïenne, j'ai "levé le pied " sur les blogs, je fais comme toi, je me glisse, lis et me sauve, le temps me manque pour commenter "vrai", je ne sais pas faire "kikou lol" ;) je suis contente que tu sois passée, je pense que pour moi le plus gros de la vague est passée, restent les remous ...

    Shamrouh, je suis là ! mais c'est vrai que le ton de mes notes s'est assombri depuis quelques mois même si faire le clown et écrire pour rire m'a été trés bénéfique !

    J'ai depuis hier une trés grande envie de légerté, pas du vide hein ... plutôt une sage élévation.

    Prendre un peu de hauteur ... n'avions-nous pas parlé de parapente ? d'ULM ? c'est peut-être le moment :)

  • Bonsoir, j'ai relu au moins trois fois ta note.
    La vie n'est pas un long fleuve tranquille, la vie de couple encore moins, elle est faite de hauts et de bas mais parfois l'amour ne suffit plus, les notes sont fausses et la communication brisée.

    L'amour est certainement la plus belle chose qui existe mais aussi la plus dure.
    C'est comme une rose, c'est beau, ça sent bon, ça pique et ça se fâne. Il faut bien l'arroser pour la faire durer le plus longtemps possible et bien faire attention de ne pas se piquer.
    Marie, je penserai à toi dimanche pour mon baptême d'ULM (en éspérant que la météo le permettra)
    Je te fais un gros bisou.
    Alix

  • Ma chère insoumise,

    Quelle horreur ma Marie, j'avais vu il y a un petit moment ce que tu me livre et vraiment ça me perturbe, il est vrai que j'ai été un peu absent ces derniers jours, en effet une varicelle venue de la blogosphère m'a donné de l'urticaire, des gens s'amusent avec ma sensibilité et cela me blesse au point que ma vieille ennemie la rancune prend le dessus et finalement tout le monde subit ma colère que je dois maîtriser car sinon je risque de me disperser, j'ai de la peine pour toi, pour bernardo, tes enfants, bon sinon si tu le souhaites tu sais que tu peux me skyper la rebelle ! j'ai enfiler les loupes j'y vois plus rien, c'est dingue depuis un moment je suis en inflammation carabinée et ça se porte sur ma vue et ça m'agace ..

    Je t'embrasse très fort Marie ...*


    Pat ...*

  • Mon amie je t'offre la chanson " Le bonheur " tu veux bien ?

    Pat ...*

    http://patlesarthois.blog4ever.com/blog/lirarticle-161142-692301.html

  • ok marie, je voulais en faire moi aussi du parapente ou de l'ulm mais je veux de nouveau attérir sur ce bon vieux sol et sans dégât.....
    Marie c'est vrai que la discussion s'assombrit mais tu sais que après un orage il y a toujours du soleil (pour l'instant il est toujours là ce soleil malgré la couche d'ozone malgré sarko ne nous le prendra pas)
    marie la discussion de ces derniers jours , j'y pense fort, encore plus en relisant ton blog, tu écris superbement bien et même si les émotions soulevés par tes écrits sont puissantes, je reste convaincu qu'on fait les choses qu'on a vraiment envie de faire et ça vaut pour tout le monde
    donc peut-être qu'un jour on saura pourquoi tel ou tel calvaire, pourquoi telle ou telle "merveilleusité"
    marie je suis là tu le sais et si t'as bsoin ya ka
    à toute
    catherine

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