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L'humeur de l'humain

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Parce que parfois je ne sais pas répondre à cette question, parce que parfois je préfèrerais qu'on ne me la pose pas et que parfois c'est moi qui la pose en ayant une idée de la réponse que j'attends.

 

ça fait un moment que j'ai envie d'écouter de plus près ce qui se cache derrière cette question qui se résume souvent en deux mots de deux lettres.

 

4 lettres pour une introduction mystèrieuse à souhait, où on peut sentir que ces 4 lettres là cachent en leur sein la complexité de l'humain, de l'humeur de l'humain.

 

ça va ?

 

4 lettres pour un défi.

 

Parce qu'il y a celui qui pose la question et celui qui la reçoit, parce qu'il y a le ça qui cache ceci et celà et que le va se donne et s'entend au choix.

 

ça, ouvre-toi ! que caches-tu là ? mon moi physique, mental, la vie qui en découle, les liens qui nous unissent où nous défont, cet infime tout en société, dans un pays, le monde, l'infini sidéral ? ça serais-tu si petit que tu finisses en tu ? ça serais-tu si grand que l'immensité de ton étendue te rende bien inabordable et le ça sans bord déborde si largement de ses deux lettres.

 

Va, je ne t'en veux point de me harceler, va pour s'en aller un peu plus loin dans le champ de la conscience, va comme une invitation à un voyage au pays de nulle part, va sans début ni fin, juste pour apprendre à voir autour ceux qui balisent le chemin comme autant de point de repères pour définir chacun notre reférentiel de la vattitude.

 

Du ça va supplique, comme une prière à la rassurance, celui qui se pose oreilles ouvertes et suppliant un oui libérateur, consolateur, caresse à nos angoisses.

Au ça va impérieux, inconditionnel, obligatoire, qui ne souffrira qu'une unique et affirmative réponse, attend-il seulement une réponse ?

Puis le ça va miroir qui n'attend de la réponse que l'écho, comme une oreille tendue à soi-même, laissant le spectateur muet comme seul témoin de nos humeurs.

 

ça va, peut-être ne veux-tu rien dire ! est-ce pour celà que je ne te trouve plus de réponse ? et puis pourquoi faudrait-il que ça aille, ne pourrait-on pas se contenter d'être ? To be or not, to be is the question !

Ne me demandez plus si ça va mais si je suis, ne me demandez pas comment je suis mais qui je suis. Alors je vous dirai peut-être qui je choisis d'être plus que comment j'y vais, insondable immensité de l'être, utopie naïvement réductrice des hommes qui se contentent d'entendre des ça va, une simple question.

 

Commentaires

  • Comment ça va ? De cette minuscule question, il y a une perversion de l’intelligence humaine, le "ça " m’interpelle, ah bon ! elle, lui, ce n’est que " ça " la perte identitaire, celle de la transmission des valeurs universelles, à commencer par le nom de famille ou du prénom de baptême, et qui désigne forcément la capacité sociale à exister dans les formes les plus nauséabondes de la contingence facile. " Ça " peut déplaire, d’ailleurs il déplait puisque l’on ne veut plus le nommer ! Dans " ça " il y a une forme de défécation mentale comme ultime alibi, et en même temps " ça " rassure économiquement, la santé a un coup financier. Alors " ça " ment, " ça " affirme le bien être de sa santé mentale, celle de son corps, et tout le monde est ravi, " ça " est content, " ça " pu parler sans contrainte de soi … je ne demande jamais comme " çà " va, j'exprime simplement comment vas tu ? comme une intimité commune et je dirai forcément commune ...

    Pat …*

  • coucou
    voila une marie remontée a bloc
    et bien moi CA VA ah ah ah
    faut arreter de penser petite marie , la vie est ainsi ......
    En ce temps de mauvais temps , et a l'heure ou je t'ecris : demande a ton homme d'ouvrir une bonne boutanche , deux trois chips , ( pas de tellines ? ) , un peu de coca pour les filles , et apero pendant que le diner chauffe , ensuite on mange , un bonfilm du dimanche en famille ou un jeu de societé debile pour ne pas trop reflechir , et o lit !!!!!!!
    bise t'embrasse
    l'autre famille de fous du vaucluse

  • ça va ?

    en général, je trouve que cette question est d'une banalité affligeante...on demande si ça va quand on se fout de la réponse...enfin, c'est ce que je ressens ; en ce qui me concerne, j'aurais plutot tendance à demander "comment te sens tu?"
    de toute façon, "ça va" toujours...bien ou mal, mais ça va toujours...et puis, comme dit Pat, "ça",c'est d'un dédaigneux !!!; alors que comment vas tu?, c'est plus personnel, moins lointain...

    mais là, je dois dire que je te sens au bord de l'implosion, ma belle...peut être y en a t'il autour de toi qui abusent du "çavatisme" et à force, la formule sort par les trous de nez, c'est vrai, quoi quand nos proches nous demandent si ça va, on se sent toujours obligés de répondre que oui, ça va aolrs qu'on a envie de hurler "FOUTEZ MOI LA PAIX, NON CA VA PAS, ALORS OUBLIEZ MOI 5 MINUTES QUE JE RESPIRE"...pas vrai ma belle?

  • @ Léa,

    Excellent le "çavatisme" ah! ah! ah!, mais j'ajoute pour forcer le trait que demander à " ça " comment il va alors que l'on sait sa santé défaillante, c'est quand même se foutre de la gueule du monde ...

    Bise ....

    pat ...* ( qui lui va pas bien du coup, les gens malades se parlent à la troisième personne forcément !)

  • Je crois qu'en fait on le reçoit souvent mal mais on ne se rend pas compte que soi même on le dit...
    C'est vrai que c'est débile et que dans certaines situations, c'est se foutre de la gueule du monde.
    Pourtant, ça peut être sincère et plein d'amour.
    Les mots, c'est quoi les mots ???
    Tant de personnes sont si habiles avec les mots. Ce n'est pas pour cela qu'elles sont plus sincères que celles qui sont moins habiles.

    Il faut savoir lire entre les lignes. Et ne jamais prendre le mot pour tel qu'il parait être.

    Je vous embrasse tous en ce dimanche soir. J'espère que vous allez tous bien, et comme dirait Léa, que vous vous sentez bien.

    Pat, reviens nous en forme.

    Marie, plein de bisous à toi.

  • @ Ma chère Patounette,

    Pour infos, suite à mon handicap, les os de mon bras sont comme du verre et j'ai des douleurs si tu veux comme des caries dentaires, bon on va dire que j'ai mal depuis près de 20 ans, mais ces dernières années j'ai du mal à gérer, c’est presque chaque jours, sur 8 jours au moins 5 de réjouissance et malheureusement suite à mon estomac irradié (Gustave Roussy) je ne peux prendre n’importe quel médication, voilà ma Patounette à part « ça « ça va comme dirait l’autre, mais parfois j’ai le moral à zéro … heureusement que je crois au bon Dieu tu sais, en fait tous mes malheurs m'ont brisé …

    Je t’embrasse …

    Pat …*

  • @ Patounette,

    J'évoque mon estomac, mais je devrais dire mon pot de yagourt, les radiations en ont brulé les trois quarts et on a du faire l'ablation presque totale, donc plus grand chose, mais je te dis à part ça ça va , donc pas de panique ..

    Pat ...*

  • Paul,

    rroo grand fou va :) ça me fait bien plaisir ton petit mot !

    et bien non pas de boutanche ce soir, on vient de finir une crêpe partie avec Yaya et Lolo et cidre et en plus j'ai gagné une partie de yams je sais pas comment ça s'écrit ce truc, m'en fiche j'ai gagné quand même :)) ; si je pense trop ? c'est amusant hier un copain en voyant traîner mon livre du moment m'a demandé si c'était moi qui me faisait des noeuds au cerveau ? serait-ce typiquement masculin de vouloir voir les choses simplement ? ben non c'est un ami sans "e" qui m'a conseillé ce bouquin !!

    alors quoi ? ben en fait je n'ai pas l'impression de me faire des noeuds au cerveau parce que je lis un livre ou écrit une petite note qui décortique un peu notre langage, qui le décode. C'est même plutôt un plaisir, ssiiiii je te jure mon Paulo, ça ME fait du bien !

    Maintenant je suis aussi d'accord avec Pat(ounette) et qu'il est important d'accorder le bénéfice de la facilité parfois, un ça va bien donné avec le ton et le regard peut recevoir ses lettres de noblesse !

    C'est vrai que je parle plus souvent du côté négatif des choses, c'est vrai que trop souvent je prends les mots à coeur et que je dois apprendre à ne les entendre que pour ce qu'ils sont et pas pour ce que je crains qu'ils soient ... c'est clair !

    Mais voilà ça faisait longtemps qu'elle me trottait cette note et vu les réactions je sens bien quand même qu'elle ne vous laisse pas indiffférents !

    Qu'est-ce que les mots, qu'est-ce qu'une phrase ? Les mots sont à la phrase ce que les instants sont au temps, et c'est bien la somme des instants qui fait la vie, alors je pense que chaque mot à son importance, chaque mot fait partie de notre volonté d'être, avec entre nous et l'autre, le filtre de nos émotions.

    Rien n'est insignifiant, tout est question de valeur ... et d'échelle !

  • Sauf l'insoumise, que les instants à savourer sont des recettes du langage, l'instant est donc un langage, rappelle toi ce que je te dis " tout est langage "

    Pat ...*

  • Hey ! Tu te prépares à repasser le bac du philo ou quoi ?

    La question importe plus que la réponse.
    Il est clair que le traditionnel et rituel "ça va" appelle, normalement, une réponse positive dans l'esprit de celui qui pose la question.
    Cette habitude est donc à classer direct au rang des usages, civilités et autre banalités de la vie en société. Il convient de retourner la question, bien évidemment pour ne pas passer définitivement pour un égocentrique.
    Jusque là, je répondais donc le plus souvent : "bien, et vous ?"
    Ton esprit agile Marie, aura sans doute déjà relevé que je ne suis pas poli. En effet, la courtoisie la plus élémentaire, aurait du me conduire : 1) à ne pas accabler mon interlocuteur avec mes soucis : "Bien",
    puis 2) à le remercier de sa sollicitude : "merci",
    et 3) à faire mine de me soucier de lui : "et vous ?"
    On peut nuancer bien sur : "Ça va… ça va…" (comprendre ça ne va pas du tout mais… laisse tomber.)… suivi de : "merci, et vous ?"
    Car il est en effet inconvenant de dire que "ça ne va pas" et d'énumérer l'interminable litanie de ses malheurs passés présents et et même futurs, en rajoutant le cas échéant ceux de ses proches.
    Pour ne pas mentir tout en évitant d'ennuyer mon interlocuteur avec la formule "bien, et vous ?" je botte directement en touche en zappant la réponse et en lui retournant directement la question : "et vous ?"
    A noter que depuis que j'utilise cette formule, nul ne m'a jamais fait observer que je n'avais pas répondu à sa question. J'en déduis ainsi que personne n'en a donc rien à foutre de savoir si je vais bien ou pas, et d'ailleurs, pour un vieux misanthrope comme moi, c'est beaucoup mieux ainsi. :o))

  • Moi je ne dis pas "ça va? je dis "ça va vous" ? et tout est dans ce troisième mot :) Si, si.
    Mais je ne le dit pas à tout le monde; non, je le réserve à ceux de qui j'attends une vraie réponse.
    Alors, petite Marie, ça va vous ?

  • J'aime beaucoup la réponse de Marcus qui est très réaliste, il faut le dire.

  • Ben...
    Passée chez Shamrouh avant de "viendre" ici...
    Ma réponse est chez lui...

    Mais j'aime bien tous ces coms...
    y a matière à réflexion...

  • Et bien pour une fois je ne suis pas d'accord avec mon Président ...
    "- La question importe plus que la réponse. " ben je comprends pas l'affirmation ... ? la réponse importe plus que la forme de la question, là j'aurais pu être d'accord

    puis : " Il est clair que le traditionnel et rituel "ça va" appelle, normalement, une réponse positive dans l'esprit de celui qui pose la question." : traditionnel, rituel,normal et préjugé de celui qui pose la question quant à la réponse ... heu ben là je dois dire que ce vocabulaire ne me correspond plus ... pourquoi ne pourrait-on remettre en cause des traditions, des rituels, des shémas préformatés qui nous sont imposés ?

    Puis Marcus tu évoques le devoir de ne pas accabler l'autre avec ses soucis !! mais si la question est posée avec attention pourquoi ne pas y répondre avec sincérité ? l'autre ne s'en trouverait pas forcément "accablé" mais peut-être valorisé par une marque de confiance ?

    Non, non mon Marcus, soit tu fais dans le xième degré auquel cas mille pardons de ne pas te l'avoir de fait attribué, soit nous sommes en désaccord sur ce point .. et alors Pat(ounette) avec toi aussi rrrrrroo damned !

  • C'est du trente-sixième degré au bas mot.
    Enfin… sauf peut-être à mon boulot !
    Un exercice de style (à contre emploi ? Là je te fais juge) mais plutôt mal inspiré sans doute, car il tombe à un moment inapproprié.
    Bises.

  • Il y a également à l’intérieur même de la question, la notion forte de la revendication, de la moralisation, et qui du geste à la parole crée chez l'interpellant un droit de banalité du souffrant, ce qui m’apparaît évidement comme un élément déstabilisateur, dans une société où l’on juge l’individu non sur ce qu’il vaut, mais bien sur ce qu’il coûte. Moralité gardons nous bien de ces amicalités assassines, qui peuvent créer davantage de douleur à l’endroit du souffrant puisque ce genre de formulation gratuite s’adresse tout particulièrement à l’endroit de cette population fort négligé par tous les gouvernements successifs que l’on nomme courage ment les malades, les handicapés, et tous les blessés de la vie …

    ((( Est-ce que je suis bien clair, allez je rigole ma petite cocotte ))
    Pat …*

  • Chat va ???
    Pour moi, cette question m'irait, me plairait plus ...
    chat version coeur ... mais côté "chienne" de maladie, non, à 8 % ce mois-ci (il faut être en-dessous de 7 %) je ne vais pas dire que je vais bien ... si ça : la maladie, alors moi non plus !!!
    Je lis, je m'évade par la tête ... par les chats ... avec une pseudo zouzou (mais existe-t-elle seulement ??? mystère...) ... par mes blagues ... ma dernière victime étant Danny ...
    Miaou bisou à Toi

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