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De fer forgé et d'acacia

free music


Souffle la forge, l'air brûle d'étincelles, entre les mains expertes de l'artisan, plonger au coeur de la braise.

 

Disparaître dans le sifflement aigu de l'eau en brume, à corps perdu épouser les désirs du maître, puis connaître le feu encore, devenir à chaque coup porté sur le métal rougi, superbement plus dur.

 

Pouvoir être arme, barreaux, garde-corps.

 

Trouver encore le coeur de la braise et enfin devenir la courbe douce d'une envolée de volubiles spirales à la terrasse de nos amours.

 

Lentement apaiser au coeur de la matière, le souvenir d'avoir pris d'autres formes, n'en garder que la force, recevoir dans un souffle la caresse de l'acacia en fleur.

 

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Pour Pat** ...

et pour moi, en souvenir de l'acacia qui parfumait l'air joyeux de mai sur le chemin de mon école.

Et vous une odeur souvenir sur le chemin de l'école ?

 

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Commentaires

  • Marie !

    J'ai les larmes aux yeux à la lecture de ce texte !
    C'est un petit bijou !
    Une pépite !
    Chaque mot résonne en moi !

    "Pouvoir être arme, barreaux, garde-corps."
    et être aussi parfois aussi discret, aussi volatil qu'un parfum !

    Je me l'édite, et je vais l'encadrer au dessus de mon bureau !!!

    C'est pour Pat,
    C'est pour toi,
    C'est aussi je crois pour Patricia,
    pour Béa,
    pour toutes celles et ceux qui passent ici !

    Merci !
    Du fond du coeur, Merci pour ces mots Marie !!!

  • http://www.dailymotion.com/video/x5e63d_linsoumise_webcam

  • J'étais justement fille de forgeron...
    Il tapait dur sur le fer, il faisait rouler ses boules de feux...
    Mon fils lui-même a transformé la matière brute du fer froid en grappes de raisin pour soutenir les bois dans la cheminée...
    Et moi, je frappe le terrain, issu d'un joyeux héritage de l'âge du feu...

    Merci Marie, que de beaux souvenirs !

  • La musique d'Aaron sur ton texte...un délice qui me laisse sans voix.

    Une odeur souvenir sur le chemin de l'école ? J'ai grandi en plein Paris, dans le quartier populaire du 17ème, et les odeurs dont je me rappelle sont celles des pots d'échappement... J'ai davantages de sensations en mémoire que d'odeurs parisiennes.

  • toujours aussi touchants tes mots Marie, c'est un vrai cadeau de les lire...

    et puis j'ai cliqué forcément sur le lien de Pat...* et je lui dit encore combien moi aussi je l'aime bien, et puis on a en commun l'odeur de la lavande, du mimosa... sur le chemin de l'école et je me souviens d'une odeur d'un dessert, un riz au lait à la bonne odeur de vanille dont je garde un doux souvenir...(bon oui j'avoues je suis très gourmande)...

    merci Pat, Marie et les autres pour vos mots

  • Non, c'était en ville et c'est déjà loin.
    Tant pis pour moi.

  • Pas vraiment de parfums sur le chemin de l'école - mon nez déjà à l'époque me jouait des tours, plutôt un son : celui de la cloche de l'église qui jouxtait mon école à Ste Marthe (un quartier de Marseille)... et celui du petit train qui tous les matins passaient en bas de la côté qui nous menait en classe.
    Plein de big bisous ma belle et merci pour ce texte magnifique.

  • Je ne viens pas de quelques jours et je découvre petite Marie plaçant ses mots de manière étrange et belle. Merci Marie.

    Souvenir d'odeur ? Non? Mais le goût des fraises Tagada, oui :)

  • Je suis venue humer un peu l'acacia !!!
    C'est bon pour le sommeil..
    Donc je m'emplie les narines, et...
    AU DODO !!!

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