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Le mal au corps

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Taisez-vous.

J’ai entendu, je vous entends et je sais que je vous entendrai encore.
Taisez-vous ! Ne pourrais-je avoir la paix ! Une journée, une heure. Un seul instant. Pouvoir fermer vos sales petites gueules. Serrer vos cous, si fort et voir vos vilains traits se tordre en des grimaces si laides que le plus vil diable en serait repoussé. Et vous mordre à pleines dents, arrachant cuir et chair, la bouche sanguinolente de vos cris amers, le regard droit planté dans vos yeux suppliants, riant de vos mains vides, fouettant l’air fétide de vos humeurs malignes. Vous pleurez à présent, et je m’abreuve à vos larmes chaudes, léchant l’eau et le sel à votre visage blême. Vous tremblez peut-être, aboyez encore, et les flancs labourés par vos griffes sales, halètent leur dernier souffle.


Taisez-vous, s’il vous plaît.

Et c’est moi qui supplie, hantée par trop de vous, et mon cri s’épuise dans un soupir, à peine exhalé. Le corps usé, une ultime fois, sans fin, cabre sa détresse, hurle en silence la famine du bien.

Ô douleurs.

Héritage maudit aux confins de ma carcasse, faut-il dans mes sanglots entendre violons, à mon âme torturée toute une symphonie et ne serais-je sans vous qu’une poupée de chiffon, vidée de ma substance par vos lèvres avides.

Ô douleurs.

Etre sûre de vous, exister dans ce gouffre, atteindre la lumière noire de vos yeux éteints, y voir des merveilles et plonger en son sein, libre. Grandir à vos côtés, inhumer le charnel, croire encore au plaisir. Mère des douleurs, au chevet de mon être supplicié.

Ensemble puisque c’est ainsi, m’allier à vous et de ce pacte insensé faire la plus belle des victoires, brandissant l’étendard de mon sourire fier, planté au cœur rougeoyant de mon âme guerrière.

Vivre.

Digne.

Debout.

Rire encore.

Commentaires

  • Oui, et bien là, je suis médusé.
    Saisi d'effroi, transi de foi, je ne sais plus, tant tes mots sont forts et au fond tellement porteurs d'espoir. Ils donnant tout son sens à l'expression : tant qu'il y a de la vie…
    Tu vaincras Marie.
    Je t'embrasse affectueusement.

  • Ta douleur est palpable, tellement palpable à travers tes lignes. Cette douleur qui s’est invitée en toi et te torture sans répit.
    Cette douleur qui est devenue tienne.
    Et nous impuissants face à elle.

    Oui, tu vaincras Marie.

  • ma marie, que j'aimerais prendre ta douleur pour que tu es une journée , deux journées en paix, sereine comme tu le merites si bien je pense à toi marie bises nathalie

  • http://www.dailymotion.com/video/x5iu70_marie-une-certaine-insoumise_people

  • Tellement forts, tellement vrais, tellement beaux et durs en même temps tous tes mots Marie que je voudrai être près de toi ne serait-ce qu'une minute, qu'une seconde rien que pour toi... allèger ta douleur, t'allèger de ta douleur, je ne peux mais je peux la partager avec mes mots et mes pensées.
    Tu vaincras Marie, tu vaincras....

  • Quand le bonheur semble vouloir prendre des vacances sans nous,
    alors la douleur se réveille...
    et tape encore plus fort...
    comme si elle voulait prendre la place de ce bonheur qui nous fuit...

    Marie,
    Tite Marie...
    nous ne pouvons porter avec toi cette douleur...
    mais au moins nous pouvons te dire :
    " haut les coeurs !!!
    tes amis sont là !!!
    et,
    oui,
    comme tout le monde te le dit : TU VAINCRAS !!!"

  • Marie, quel beau nom
    je viens écrire pour la première fois chez toi,
    je m 'invite.
    cette compagne infernale(souffrance) comme les autres amis je te dis TU VAINCRAS.
    ensemble dans un sourire nous vaincrons.
    je t 'embrasse Naik

  • Marie,

    Comme je te comprends........................

    Elphe

  • marie,
    j'ai eu du mal à comprendre dès le départ, tes mots m'ont tétanisés tant ils étaient violents et percuttants;
    tes mots transforment les maux
    tes maux, personne te les prendra
    mais on peut juste t'aider à les porter, si tu veux
    et tu sais que je suis là,
    cette nuit j'ai rêvé de toi mais c'était un peu le chaos et je comprends mieux que ce texte surgisse aujourd'hui
    je t'envoies à travers ce message d'amitié un big très big souffle de courage et dieu sait que tu en as et si tu veux des points pas de pb je viens
    gros bisouxxxxxxxxmarie

  • Merci à vous tous pour vos messages, la note suivante pour aller un peu plus loin, ensemble.

    Un petit coucou tout spécial pour Naïk qui aura eu une première fois chez moi heu ... "saisissante !"

    Des bizatous ...

  • Couteaux dans la plaie...

    Dès que vous me dîtes, pas possible...

    Faut que vous dégagiez...

    Couteaux dans la plaie...

    Vos mots me hantent et m'emxxrdent...

    Faut qu'ça dégage ailleurs, toujours plus loin, toujours ailleurs...

    Mes entrailles, que ça me fait mal...

    Gandhi, je me lève... ose dire, et fière... Agir...

    Parent d'une jeune en situation de handicap

  • coucou marie
    je comprends pas, j'ai écris un commente avt hier ms je le vois plus j'ai du faire une mauvaise manip
    en cas je voulais te dire que je suis bleuffé par la manière dont tu dissertes même sur tes douleurs
    par ce que les mots , tes mots semblent s'envoler sans but et finalement arrivent au but "maux" sans crier gare et ça "chapeau!!!!!!!!"
    pourtant dans le mot lui même "douleur" il y a le mot "dou" mais putain celui là il a rien de doux
    et il y a aussi le mot "leurs" au pluriel, preuve surement que ça ne nous appartient pas puisque c'est à eux "les leurs"
    mais bon c'est des jeux de mots à la noix.........et je sais pas si ça aide de jouer.............
    d'autre part, j'ai perdu ton adresse perso (si tu as une minute pour me la renvoyer ainsi que les deux messages d'espoir de ton copain qui fait du parapente......)
    je te fais de gros bisoux et tu sais que je suis là
    la cat

  • Marie,
    tes mots sont si touchants... je voulais te dire que tu as l'immense talent de faire sortir la beauté de la douleur, et aussi de faire sortir la beauté dans les moments de bonheur
    Merci pour tout ce que tu partages

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