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Vent de sable et sons

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Un diable vent se déchaîne, mêlant le saule dans une danse folle et c'est tout le jardin qui est en mouvance. Végétal ballet pour une tempête !
L'horizon est flou jusque sous ma fenêtre, l'herbe est couchée de pluie, les rosiers ont fini de pleurer leurs couleurs, violence. C'est la furie du temps qu'il fait, terre et ciel unis en eau, et les nuages galopent en troupeaux sauvages, air et enfants tremblant au rythme de leur colère. La nature enivrée de trop d'énergie perd la mesure et nous, pauvres êtres, dans un fugace éveil, ressentons un instant l'universelle puissance. Petite chose regarde, c'est le désert qui est à ta porte, le vent chaud s'est chargé pour toi de mille grains arrachés à leurs dunes pour parer ton horizon d'ocre. Et tu regardes fasciné l'aurore d'un jour où ciel est jaune plutôt qu'azur, et déjà tu sais ton âme dans une inutile guerre contre cette langueur qui t'envahit.


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Alors laisse, laisse monter la nostalgie de n'être qu'un fétu d'humanité dans le souffle du monde, redevient le grain, la fourmi, besogne avec ardeur, laisse aux moulins la mensongère promesse de dompter le vent, c'est la sagesse du temps qui passe. Le vent tombera tel un gavroche au pied d'une nature barbouillée, penaud de tant de chahut, il sifflotera une petite brise pour sécher les pavés sous tes pas soudain plus légers. Alors gaillard guilleret danse ta route entre les miroirs que te tend le trottoir et parfois, rend à ton âme la joie du gamin effronté et tape du pied dans cette flaque, que ton reflet se perde dans ses sourires ridés.



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Tempête sous un crâne, ajoute à l'harmonie bruyante, le rythme d'un air de jazz. Il reviendra le temps des festivals, les chaudes soirées si sèches que la terre craque et que l'air crisse, c'est dans ta boîte aux lettres qu'elle était la promesse, tout un programme à s'en gaver les oreilles pour s'endormir vibrant et sourd, épuisé mais heureux !

Herbie Hancock à la Roque d'Anthéron ! Le festival international de piano une fois encore va nous régaler de ses incroyables concerts sous les étoiles, alors que mai gronde ses orages bienfaisants, que juin nous fasse papillonner de conférences en salons et que juillet nous entraîne au rythme des accents saccadés des cigales et des pianistes.

C'est ma recette anti-blues ! Musique maestro !! Et vous quel rythme pour cette nuit, demain, cet été ?

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Commentaires

  • Le vent peut tout emporter, mais il ne saura jamais où est sa place…

    T'en souviens-tu Marie ?

  • Oh oui Marcus je m'en souviens ...

  • http://www.dailymotion.com/video/x5kxii_marie-notre-insoumise_people

  • Pat ! un jour il faudra que je filme mes réactions à tes vidéos pour te rendre la pareille ! Oh cet air malicieux et puis soudain là glissée entre deux éclats de rire cette petite phrase sortie comme par enchantement d'un petit livre invisible ! Copie la moi par mail si tu veux bien Pat mon Sarthois préféré !

  • J'avais les mêmes couleurs à la maison... le ciel tout jaune, le sable qui craque partout, qui entre partout... le sirocco qui souffle fort humide et chaud...

  • Je partage avec toi, Pat :

    Ce matin, j’étais assise à travailler…

    Juste derrière le dos de ma chaise, un petit chef « bac + 6 » se tient debout et dit à une de mes collègues, tu diras à Crépuscule de faire ci, de faire ça et patati…

    Cette personne « bac + 6 ? » ne m’a même pas adressé la parole… pour me le demander directement...
    Je ne suis pourtant pas une personne « handicapée »…

    Et en plus, c’est une grande association qui s’occupe du social avec un grand S, paraît-il !

    Je partage avec vous votre univers… Et pourtant, je n'aurais sûrement pas à me plaindre, j'ai un petit boulot à mi-temps, je ne souffre de rien dans mon corps (quoi que, la douleur morale développe parfois des poignards dans nos entrailles)

    Sauf que je n’ai pas pu m’empêcher de dire que je n’étais ni sourde de la tête, ni des oreilles… Je ne tiens pas garder la douleur... (trop rebelle, comme pour un temps d’orage). C’est peut-être pour ça que j’aime bien la pluie, elle lave la terre, elle brasse la boue, elle est fraîche, elle innonde... elle dérange...

    Si le monde dysfonctionne, c’est que l’on a jamais songé une seule fois à la base d’inclure les personnes handicapées, ni les enfants, ni leurs parents… C'est plus facile de mettre à part... Car c'est aussi un combat sur nous-mêmes, déjà de se regarder soi-même sans se mentir...

    Si nous sommes des incompris, c’est que l’on inculque, ni les valeurs de savoir être et savoir vivre tout simplement…

    Je vais finir anarchiste !

    J'ai déjà répondu "je n’irais pas chercher les petits gâteaux pour les réunionites à n'en plus en finir et qui ne dessert en rien les bonnes causes, ni à faire qu'il est des actes concrètement…"

    Des bla, blablabla, comme une pluie en sourdine... En attendant que l'orage se met à péter.

    C’est pour ça, qu’à une époque, je me suis aussi retrouvée assise sur les cartons, renvoyée d’un service à un autre, tiraillée comme ma fille qui a fait la valse des écoles face à des prétendants bien-pensants soi-disant défenseurs de « l’école pour tous » et sans aucune honte, ont bien tout fait pour exclure sans jamais aucune fois se remettre en question…

    Merci Marie et Pat…

  • Crépuscule, exceptionnellement je vais te répondre,

    Il est plus difficile de préserver la vie, son intégrité, et sa force vive que de l’abolir, la mort finit toujours par gagner, quand on massacre la pensée, on ne fait qu’anticiper un peu dans l’évolution de la tyrannie, qui a déjà supprimé une partie non négligeable de notre liberté de parole. Nous avons le devoir de maintenir la coexistence des esprits, et la déraison cannibale …

    Avec toute mon affection ..

    Pat …***

  • Et voilà que tu nous ferais aimer la tempête...
    Tu la décris si bien, que l'on y est...
    Et que l'on se réjouit d'être bien à l'abri...

    Et d'autres images se superposent à ton beau texte...
    Et là...
    Tristesse pour ceux qui n'ont plus rien,
    tristesse pour ceux qui pleurent les leurs...

    Et moi,
    je ne suis qu'un petit grain de sable,
    mais si je n'agit pas à ma mesure,
    il manquera un petit grain de sable à la plage...

  • danny,
    je suis le petit grain de sable
    contre toi
    la plage est faite de petits grains
    de couleurs différentes
    quand la vague est passée sur eux
    leurs couleurs éclatent
    les uns contre les autres
    ils se soutiennent
    faisons que notre plage"blog"
    soit belle
    naik

  • Tous vos commentaires sont super beaux.
    Je ne sais même plus quoi dire après avoir lu la note de Marie et vos commentaires derrière.

    Alors, je vous embrasse tous et toutes. Bonne soirée.

  • Oui, Naik : tu as raison !
    La plage est belle parce que chaque grain de sable a
    sa couleur,
    sa forme,
    sa force...
    Et le ressac incessant
    les polit,
    les secoue,
    les transporte,
    les malmène,
    les lave,
    les redépose...
    Et c'est dêtre ensemble qu'ils font la plage
    belle,
    douce sous nos pieds...

    Avant,
    pendant,
    et après la tempête !!!

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