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Tectonique des plaques

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C'est l'histoire d'une montagne. Enfin au départ c'est l'histoire de deux plaques à la dérive. Elles flottent, errent-elles ? sont-elles mues par un doigt géant poussant au hasard de sa volonté ces deux continents ou bien encore s'attirent-elles comme de la limaille sous l'influence d'un champ plus irrésistible encore que celui des sirènes ?

Les voilà qui s'approchent l'une de l'autre, toutes enveloppées dans leur fierté de plaques et l'insolence de leur jeunesse terrestre, c'est pas rien quand même la rencontre de deux continents, c'est imprégné de superbe. Le choc rendu inévitable par l'incommensurable inertie, est titanesque, c'est tout le petit monde qui les entoure qui en tremble.

De front, de roc, chacune y va de sa poussée, tête baissée, ça fonce, ça fronce, l'heure n'est pas à la réflexion ni au recul. Et là, fruit d'une impensable fusion naît alors une montagne, elle s'élève vers le ciel dressée, hérissée d'aiguilles, de pics, elle atteint des sommets, l'air vif, aiguisée, tranchante et abrupte sur le bleu du ciel indifférent à ce sursaut infime d'une terre dont il surplombe les extravagances depuis la nuit des temps.

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Au fil des saisons tête de glace pleure des torrents. Les rides se creusent, parfois c'est tout un pan de granit qui s'effondre, mettant à nu un coeur d'argile. Alors passent les vents faisant fi de l'adret ou de l'ubac, polissant avec ardeur, érodant un à un les pics les plus hauts, les massifs les plus résistants qui peu à peu se laissent rouler, s'amusent et s'usent en galets polis et doux.

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A qui sait attendre c'est toute la montagne qui s'arrondit, affranchie de la dureté de la pierre elle s'échappe, amusée et libre. Millénaire évasion. Elle s'envole au gré du vent d'Autan ou du foehn, vogue à l'aile de l'alizé et finit balayée par l'hamattan. Elle se dresse mutine dans une dune pour rappeler qu'un jour elle a été une montagne et s'échappe volatile, un peu ici, un peu là-bas, partout et nulle-part, elle est le tout et le rien, particule de l'infini.

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Et puis après des années de voyages, un peu ici, un peu là-bas, au coeur des mers et des océans, elle dépose en mille lieux ce qui lui reste de substance, si fine qu'on la croirait poussière. Elle se repose. Se recompose à la chaleur du noyau et elle sait qu'elle remontera pour affronter encore cet autre qui est aussi un peu elle.

C'est l'histoire d'une montagne qui fait mentir l'adage "seules les montagnes ne se rencontrent jamais" car les montagnes sont faites d'un même sable, librement uni.


Bien sûr cette note est née des commentaires de la précédente, si vous deviez vous qualifier, vous diriez que vous êtes plutôt montagne jeune, ancienne, dune .... volcan ?

Commentaires

  • Dune ............
    pour son côté liberté, évasion, nomade, changement
    et adaptable aux éléments extérieurs!!!
    Faites de beaux rêves!
    Michèle

  • Dune ... sans contestation possible.
    Pour le sable et les millions de petits grains qui la composent tous pareils mais si différents.
    Pour la mouvance, le déplacement insensible mais permanent.
    Pour la chaleur du soleil et l'odeur de la mer.
    Pour les pieds nus qui le foulent.
    Pour les mains des enfants qui en font des châteaux.
    Pour le corps des adultes qui s'y couchent dessus.
    Pour filer entre les doigts de ceux qui veulent l'attraper.
    Pour le temps qui passe à travers le sablier.
    Pour le marchand de sable sur son nuage perché.
    Pour milles et unes autres raisons, la dune sans contestation.

  • ,
    le volcan éteint
    après avoir crié
    avoir envoyé ses douleurs
    tout la haut vers le ciel
    fatigué
    peu a peu il s 'est endormi
    et merveille
    sur ses flans sont venus se poser
    l 'herbe fraîche
    les narcisses odorantes
    les humbles petites violettes
    les herbes folles
    de ses larmes il a fait des rus
    il se repose
    et offre à chacun
    un buisson de beauté
    ne craignez pas cueillez.
    il donne genreusement à chacun
    un unstant de bonheur

  • La vie nous fait tantôt montagne abrupte et libre, tantôt dune lisse et chaude, tantôt volcan...
    La vie et ses épreuves, la vie et ses bonheurs, la vie.

  • Ma chère insoumise, comme j'ai une tête d'interdiction de lentille, je m'en vais te dire qu'il n'y a plus de solitude là où est la montagne, c'est pourquoi le rêveur est le plus solitaire de tout les alpinistes, la solitude ne dépend pas de la hauteur ou de l'extérieur, c'est une physiologie du dedans, et ceux qui prétendent qu'il n'y aurait que les montagne qui ne se rencontre pas, sont des solitaires de la bagatelle. Je suis un condensé de toute cette nature, montagne et volcan à la fois, gouffre certains soirs, force d'avoir été creusé brutalement, égoïstement, sauvagement, me voici maintenant relief, prodige de la nature pour toujours, je suis la bosse, celle que l'on caresse en signe de protection, j'ai une sainte horreur de ceux qui me tripote. La montagne c'est la finalité de toutes les convergences, c'est la fin de l'absence. Il y a beaucoup à apprendre sur la montagne, Moïse n'a t'il pas été sur la montagne chercher les deux tables de la Foi, quand j'étais tout enfant, vers 8 ans l'âge du caté, j'avais éberlusconisé mon curé par cette question des deux tables de la Foi, pourquoi avoir écris sur deux tables les 10 commandements qui auraient suffit sur une seule table, surement d'après moi, pour mettre les prescriptions qui concernaient Dieu en face de celles qui concernent les hommes, ah! m'avait il dit le bon homme, toi ! tu iras loin avec toutes tes questions, dommage cher Abbé que vous vous soyez tromper .. Je vais te livrer un secret mon insoumise, le réchauffement de la planète te sera peut être salutaire, il a tendance à enlever de la superbe aux sommets qui crânent ...

    Je t'embrasse ...

    Pat ..****

  • Moi, je suis le lion, Marie, enfin je crois… j'essaye. (private joke)

  • Venant des montagnes et habitant sur l'atlantique, c'est sympa cette idée que les montagnes finissent sur les plages.

  • Je suis montagne abrupte
    quand je n'ai pas envie de me livrer,
    pas envie de me laisser "conquérir" par un nouveau randonneur...
    Pic vertigineux...
    Cathédrale de pierre...
    Imprenable pour qui n'a pas les clés d'accès...

    Je suis colline douce
    quand j'accueille en mes flancs
    les enfants,
    les amis,
    ceux qui savent apprécier la douceur de ma verdure...
    Colline aux forêts giboyeuses,
    colline aux cultures généreuses,
    colline aux rivières raffraîchissantes...
    Colline où se promener,
    colline où se reposer,
    colline où vivre en paix...

    Je suis volcan de feu
    quand les hommes sont fous,
    ignorants des richesses de cette vie si brève...
    Volcan impétueux prêt à engloutir ceux qui font fi de l'humanité...
    Lave prête à figer ceux qui n'acceptent pas "l'autre" dans son entièreté...
    Volcan de colère
    quand le plus petit,
    le différent,
    ne trouve pas sa place
    parce qu'on ne veut pas lui en laisser...

    Je suis dune éphémère
    car j'ai plusieurs visages,
    plusieurs paysages,
    et suivant les moments,
    je prends forme,
    me transforme,
    me déforme...
    Sable chaud,
    mais jamais brûlant pour ne pas blesser...
    Sable mouvant,
    mais jamais enlisant pour ne pas engloutir...

    Je suis toutes les montagnes...
    Mouvance émouvante...

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