UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Swichhhhh la petite Marie

Dans la lignée de Paf le chien, Flip-flap la girafe je voudrais vous conter Swichhhh la petite Marie

Au mois de septembre j'ai voulu faire une tentative de Lyon TET : Tout En Train ! Et là je vous entends penser "oh oui Marie fais-nous rire" et vous avez ...raison !



Me voici donc à quai un mardi matin extraite du TGV 6142 en provenance d'Avignon qui est entré en gare à .. l'heure, si si ! la blague est après ...

Jusque là tout va bien ...madame la Marquise ^^

Accueillie par le charmant JC avec le tapis rouge, les pétales de rose, les colliers de fleurs tous oubliés ( ça va pour cette fois JC mais la prochaine fois faut pas oublier !!) ... acueillie donc par le charmant JC (qui vous acueille là pour les Lyonnais) qui m'annonce fièrement que nous allons derechef vivre une grande aventure, frissons garantis.

Direction le métro.

C'est là que débute mes légendes urbaines.

La marée humaine me noyait de jambes marquant la cadence sous la baguette d'un chef d'orchestre martial. Les bras battaient air et mesure faisant voler dangereusement des mains mornes à hauteur de ma figure.
La vie était à l'étage du dessus, je partageais des concerts de fesses et des conversations de braguettes. Parfois un enfant dans une poussette entrait dans mon univers, sourires complices entre roulants dans la fugacité de la loi des poussés.

Il fallait déjà trouver l'entrée du souterrain magique, pour compliquer l'énigme l'entrée des roulants n'était pas la même que celle des marchants, il fallut déjà interroger quelques gones casquettés et uniformisés avant d'en trouver un qui détienne le secret de l'entrée des roulants, "regarde ailleurs" nous dit-il, "du chemin tu sortiras, de ma vue tu disparaîtras et l'entrée trouveras" ainsi fut fait et soudain, au milieu de nulle part, camouflée dans un poteau creux un ascenseur aux odeurs de vieille pisse et de tabac froid déversa son haleine fétide en guise d'invitation à la grande descente. Voyage au centre de la terre.

Un sas chercha alors à nous retenir entre ses bras métalliques, faut pas y aller à deux dans les sas, pas à deux ... pas à deux ... aurait-il fallu y voir un signe ?

La houle est dense aux abords du quai, faut pas rater le prochain vaisseau, faut aller vite, fuir, retrouver l'air pur et jaune de Lyon on ground.

Je m'approche, incrédule, aucun signe particulier, serait-ce possible que là sous terre nous soyons tous égaux ? unis dans la même angoisse de caveau et d'accessibilité ? Je cherche le signe cabalistique qui pourrait m'informer de la bonne position, de ma caisse prioritaire mais tout le monde s'en fout mais rien, rien et le vaisseau entre en gare à trop de centimètres du quai ...

D'un habile coup de pédale arrière, dans un effort que seule l'impérieuse urgence permet de fournir mes roues avant décollent, franchissent l'obstacle avant qu'une ultime poussée hisse mon popotin éléphantesque et motorisé dans la rame.

J'y suis ! Enfin nous y sommes, le charmant JC semble se décomposer, lui d'habitude si bien mis semble chiffon, non, non un guide de fond de fosse ne peut pas se permettre de flancher, il me sert quelques blagues froides qui tombent tels des oeufs sur un miroir. "Bon pour descendre ..." soufflais-je alors ... "Non tais-toi, ne t'inquiète pas, ça roule" je réalise alors qu'il est en train de citer l'exorcisme des roulants, tout investi qu'il est de sa mission : sortir tous les deux vivants ..

Les stations défilent déversant à chaque arrêt son lot de touristes japonais comme sortis d'une histoire de Balmeyer. C'est la prochaine me dit JC, j'allume aussitôt le moteur, lâche les freins. Toute la difficulté est de descendre ... en marche arrière. Je me dis que ceux qui ne se pousseront pas s'en souviendront dans leurs orteils, puis c'est déjà l'arrêt, les portes s'ouvrent, aux chocs flasques et sourds des chairs je comprends que ça se bouscule un peu derrière moi ... j'entame un quart de tour quand soudain mon élan est bloqué, j'ai encastré le fauteuil dans la barre située entre les deux portes .... JC empoigne le fauteuil, le traîne en luttant contre le frein moteur, les roues arrière touchent le quai, mes yeux croisent alors les regards d'autres transportés chanceux qui ont trouvé à s'asseoir, je vois leurs yeux s'agrandir d'effroi quand soudain une sonnerie retentit et que ... swichhhhhhh les portes ...

Ainsi s'achève la légende de Swichhhhhhhh la petite Marie. Gones quand vous monterez dans le prochain métro, prenez garde, parfois, quand retentit la sonnerie de fermeture des portes, on entend encore les cris des passagers et sur le quai des traces de pneus diamètre 31,5.

Commentaires

  • Ah le métro de Lyon est donc identique au parisien ?!
    C'est une véritable aventure Marie que tu nous fait vivre. C'est un peu comme du tout terrain et, avec le fauteuil manuel ça passe mieux.
    Quand tu penses que certaines personnes en fauteuil n'ont pas d'autres solutions que d'utiliser chaque jour des transports peu ou pas adaptés pour aller bosser !
    La prochaine fois je te propose "Marie dans le RER"...ok ?

  • Déjà ma chère insoumise, est-ce que ce ne serait pas Pif le chien à moins qu'en Alsace il se soit fait écraser ! JE COMPREND CE QUE TU PEUX RESSSENTIR, vivres quand tu es au métro, toi tu le subis de l'ntérieur n'est-ce pas Marie ? Moi j'ai toujours l'odeur du métro dans les narines, elle est très curieuse cette odeur, elle est rapide, c'est l'odeur de Gustave Roussy de 1961 à 1965 trop souvent, ensuite un fois par ans (1975) ... je me souviens fallait courir, je me revois alors que je tape, la convoyeuse ( un certain âge, gentille) allez allez Patrick faut qu'on se dépêche, courir, et j'en avais vraiment marre ( ça pas changé tu diras). Moi ce qui m'interpelle est que cela n'a pas changé pour les handicapés, mais on se fou de qui ?

    Belle journée à toi l'insoumise ...

    Je vous embrase avec Patounette ....

    Pat ...***

  • Bise à toi ma Grande Marie !

    J'adore ta façon de nous faire partager tes affinités avec les rails !!

    J'ai été très touchée de vous voir tous en harmonie sur les photos.

    Tu peux être fière de ta peinture qui reprend les belles couleurs de la Vie.

    Je vous embrasse tous bien fort

  • moi qui croyais qu'à Lyon... c'était au "top" côté handicap ... je vois que c'est partout pareil... !
    j'ai essayé le tramway de ma ville l'autre jour, tout beau, tout neuf, certes, mais les personnes en fauteuil ont peu de place, et surtout mieux vaut y monter ou en descendre quant il n'y a pas de cohue, ou alors attendre plusieurs rames avant d'y accéder... mais bon sang de bonsoir (et je reste polie) quand les pouvoirs publics accorderont enfin la "place" aux personnes à mobilité réduite !

  • C’est une chose cruelle à supporter aux journées de notre existence, de nous oublier jusque dans notre droit à nous véhiculer, chose cruelle à supporter, mais pas insurmontable, ni même insupportable. Nos corps d’usures, habitués, inhabités de la gestuelle des valides, disciplinent la pensée qui commence à germer en eux. Elle leur élève l’esprit, et j’ai la profonde satisfaction que procure la croyance en l’autre, que de leur répéter sans cesse à travers nos blogs, ne sera jamais un frein à la générosité. Un jour viendra, je le sais où les valides prendront grand soin des invalides et des malades.

    Je souhaite une bonne soirée chère insoumise … (tu vas bien Laurence ?)

    Pat …***

  • oui je vais bien cher Pat...***, et toi ?

    laurence, la maman de maxime

  • Oui, ma chère Laurence ça va mieux, je ne sais pas si je te l'ai dis mais j'ai manqué mourir la semaine dernière eh oui ! mais à part ça, ca va ...
    Oui je sais que tu es la maman de maxime qui j'espère va bien !

    Je t'embrase ma chère laurence et embrase ton petit Maxime ...

    Pat ...***

  • Partout où tu vas, il faut que tu mettes le bordel. :o)

  • Pas de dégâts au final ?

  • des dégats... très peu, ils ont du fermer la gare après le passage de Marie

  • ah ah !! comme vous y allez ! C'est que j'arrive à vous en faire rire :))

    Je vais vous écrire la suite :))

  • Arg ! Si ma mémoire est bonne, elles sont automatiques, les portes du métro lyonnais ??

  • @ Balmeyer : automatiques, oui voilà c'est ça ...
    swichhhhhhh

  • ben écoute Marie, moi je devais venir à Lyon, on nous a dit pas possible il y a quelqu'un qui a coincé les portes, plus possible de s'en servir.. du coup je renonce à venir à lyon !

  • Marie, à Lyon, c'est la femme sandwichhhhhhh !!!

  • @ Laurence : rrrrrrrrrroo t'as pas le droit de faire ça !!!

    @ Marcus : dis donc président je te vois rigoler derrière ton poste en train d'écrire ça !! un sandwichhhhhhh oui mais alors SNCF en pain de m(ar)ie coupé en deux :)))

  • Marie.... tu n'étais pas bloquée avec Bruno et Nicolas par hasard ???

  • désolée j'arrive un epu tard mais il fallait bien marie que tu te fasses encore repérer alors la suite jattends bises

Les commentaires sont fermés.