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Traverser les hivers


Découvrez John Barry!


La musique en entier


J'écris ce texte pour tous ceux qui sont dans l'épreuve, puisse t'il être l'étincelle agaçante comme ils ont su l'être pour moi il y a quelques mois.

 

Il y avait eu des saisons douces, le souvenir presque intact à fleur de coeur en était lancinant. Un parfum de bonheur qui assèche la gorge quand il s'est éloigné. Et cette étreinte dure au creux du ventre, le souffle court, étouffé. Dans la tête un seul cri qui hurle non et qui ricoche en pourquoi suppliants. A genoux, dos courbé, penser succomber à l'épreuve, le vouloir, comme une délivrance.

Le corps martelé a dit son dernier mot, l'esprit s'est oublié, il a perdu toutes les raisons et tous les sens, même interdits, ne veut plus en entendre. Laisser le froid le gagner, l'endormir dans un hiver blanc où seules passent des ombres pâles et dures, dérives inconnues, regards vides d'intérieur, peuplés d'une solitude infinie.

Amis, où êtes-vous ?

Il faudrait pouvoir dire mais la gorge muette s'épuise en un silence habillé de larmes froides. Spirale enchaînée au vertige des âmes.

Dans ce désert glacé manger le sable et le sel, avoir oublié le goût de l'eau et maudire le bonheur.

Mais le pacte de vie ne se descelle pas à l'envie, préservée malgré tout, une imperceptible lueur veille. Oh c'est sûr il n'en reste parfois que le reflet de la lune sur la glace de l'étang, un éclat jauni aux décorations des noëls passés, agaçante étincelle du court-circuit quand le noir devrait l'emporter. De colère l'observer, vouloir quelle s'éteigne en la suppliant de tenir bon.

Descendre, descendre, descendre encore, encore, ne plus avoir peur et dormir enroulé de peine.

Un jour viendra le rouge derrière les paupières closes. Puis les yeux à peine entrouverts, s'émerveiller d'être en vie au creux de soi et sentir la chaleur d'exister encore un peu, à la lueur jaune du reflet d'une petite bougie. Lentement s'élever, sortir les pieds de la neige, relever la tête à la pointe du jour renaissant et dans un cri sublime et victorieux hurler la douleur vaincue, fier, fort, lumineux.


Commentaires

  • La volonté, c'est véritablement à cette haute exigence qu'il convient de meubler son âme, de la vêtir, car sans la volonté point de paix en soi. La volonté est si exigeante qu'elle figure la troisième demande de la prière universelle donnée par le Christ " que ton nom soit sanctifier, que ton règne vienne, que ta volonté … " c'est donc dire que Dieu Lui-même ne peut se passer de volonté, en vérité, Il est la Volonté Lui-même. Nous devons renouveler notre humanité chaque jour en chacun de nous avec l'exigence éveillée d'un petits enfant troublé certes, mais seulement dans l'ombre préfigurée, repos de celui qui permit son éclosion. Alors même que nous fonçons aveuglés de trop de lumière, nous trahissons surement dans l'autre notre besoin de volonté, brisant de fait, son espérance et sa paix à lui. Nous aspirons à la paix, rien de plus légitime puisque la guerre est l'art des hommes, et l'homme n'en est toujours point fatigué, je crains que nous n'ayons pas reçu les avertissements du passé. La vie est un buvard, c'est le buvard de l'humanité et nous devons nous absorber entièrement en lui et de nous dépouiller de tout ce qui nous assiège, laisser nos imperfections, nos ratures, nos fautes, nos colères, nos haines, nos crimes tous nos crimes dans la trame du buvard. Ceux qui sont morts ne sont pas disparus dans la mémoire du buvard, ils se sont universalisés sur la page du grand livre de Vie et Celui qui est en charge de l'écrire savait tout déjà.

    Je vous embrase et bon Week-end ( la nuit à été très courte ah! Ah! Ah!)

  • amis ou êtes vous?
    seule
    seule
    deux ans à cete
    heure même que le
    telephone à sonné
    pour me dire '" Denis s 'est suicicdé"j e'tais
    seule
    un mari à l 'hopital!aujourd'hui j 'ai besoin de tendresse
    pour sécher mes larmes.


    naik

  • Cette lueur agaçante m'a aidée et portée hier matin. Merci mon ami d'être toi tout simplement et merci pour ce beau texte qui est le film exact de l'épreuve et du tunnel sombre que chacun d'entre nous traversons un jour dans notre vie, quelqu'en soit les raisons. Merci de comprendre Marie et de pas simplement entendre...

  • Mon amiE et non ami (tu ne t'es pas faite encore opérée, hahaha !).

    Pat, je retiens chacune de tes phrases, elles m'aident à croire. Croire en Dieu mais croire en la présence éternelle de Fiona qui malgré les nombreux signes, les pensées dans mon esprit, me manque...

    Naik, écoute, regarde, reçois, perçois...Denis est là.

  • Non Naik, tu n'es pas seule et tu le sais si bien ! j'entends profondément l'intériorité de ton écritude, mais j'écoute également son échos, parfois tu écris " je ne retire rien de ce que j'ai écris " c'est sans doute à cela qu'il te faut tacher veiller maintenant, à retirer le passif du passé, pour enfin entrer définitivement dans ton présent, sachant que le geste de Denis lui a été pardonné par le Père Éternel, on peut tout retirer d'une motte de terre même l'invisible chient dent qui se terre sous les couches qui l'on accueillit aveuglément, que la main de l'homme ne peut atteindre, mais mon amie, d'une pierre rien ne se peut enlever, sauf de la polir dans l'air glacial de ses hivers comme un galet pour qu'elle fasse belle sur un meuble pour les yeux de ceux qui confondent la vraie lumière aux éclats du diamant. Denis c'est universalisé comme tous les autres et comme tous ceux qui le sont aujourd'hui, demain, jusqu'à ce que le buvard ait tout absorbé.

    Ma Patounette, tu es forte, garde ton espérance intacte, ne te la fait pas voler …

    Bises les filles ….

    Pat ...***

  • merci à vous, il est vrai que j 'ai commencé à me détacher du passif pour sortir du tunnel.oui patricia il est là il me fait des signes, c 'est seulement qu'aujourd'hui c 'est plus dur que les autres jours!!je tiens
    fermement la petite ,bougie de Marie merci vous trois je vous embrasse naik

  • La volonté se trouve parmi les désespoirs, il faut aller la chercher.

    Enfin, avec une association, je voulais qu'on se mette en collectif, mais personne.

    Je ne me dis pas, c'est à cause d'eux, à cause de moi, mais ça doit être la lune, le verglas, le froid, et je ne vais pas changer, je ne vais pas lâcher, je recommencerais.

    J'allume la bougie car j'ignore quels sont les facteurs réels d'empêchements, sans juger.

    Je compte un, deux, trois, si ça marche pas tant pis, j'aurais eu la volonté mais je continuerais autrement, j'ai d'autres idées là-dessus.

    Je compte un, deux, trois, si ça marche, nous aurons eu ensemble la volonté et nous continuerons à faire des progrès ensemble.

    BISES à tous.

  • J'aime beaucoup ce texte, Marie.

    Un jour, on souffre et le lendemain, on est heureux. Cela peut durer 20 secondes aussi ! Mais la joie, la peine, la souffrance humaine avec ses hauts et ses bas, fait partie de la condition humaine.

    Aujourd'hui, je t'écris aussi, Marie, à travers ce commentaire ok, pour te libérer comme ange gardien, ainsi que Pat et Patounette. Vois-tu Marie, à compter d'aujourd'hui, je n'ai plus d'anges pour me protéger, me devancer en avant ou en arrière. La raison: je n'adhère plus du tout aux anges. Du moins, comme je pensais qu'ils étaient il n'y a pas très longtemps ok. Bravo pour ta nouvelle liberté et celles des autres que j'avais choisi même s'ils ne voulaient pas.

    À Naik,
    Je crois malgré tout, que tu n'es pas seul. Je ne sais pas quoi te dire aujourd'hui pour t'encourager. Sauf que tes vrais amis (es sont sûrement présents à côté de toi. Du moins tes amis (es) sur le site Handicap.

    Bonne journée à toi Marie, et à toute l'équipe de Handicap.

    Patricia Turcotte

  • Ce texte évoque la seuletée, aies-je raison ?

  • Chère Cath, la seuleté de la froide neige, ces phases de désespérance que nous traversons tous un jour et si la bougie veille c'est bien de l'intérieur qu'on en retrouve la lueur, pas si seuls que ça en fait.

    Patricia T. Je n'ai pas compris tout le commentaire je pense, nous ne sommes pas des anges, un jour peut-être mais pas encore ... faut-il en être désolés ? Non, juste conscients.

    Crépuscule : oui avancer en dedans et si ce que nous appelons désespoir n'en était pas ? Ce n'est parfois qu'une question de vocabulaire, de connotation négative et répréhensible que nous attachons à des vécus qui sont peut-être salvateurs et porteurs de sens.

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