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Là où s'envole l'alouette

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Avec la musique en entier puisque c'est elle qui m'a inspiré ce texte et que le lecteur s'arrête avant la fin !! : http://www.deezer.com/track/817245





Plus il avance sur le chemin et plus les battements de son cœur s’accélèrent, c’est comme si sa poitrine essayait d’exploser !
Il marche à vive allure dans l’ombre fraîche des saules et des noisetiers qui bordent le sentier qui mène aux vieux près, repoussant de ses bras les branches souples dans l’exubérance des lieux qu’on abandonne.

Ses pensées caracolent entre joie et impatience, immergé de verdure et des senteurs du sous-bois il perd la notion du temps, était-il si long ce chemin ou est-ce son envie d’arriver qui lui donne cet air malin de bout du monde ?

Et si elle n’était pas là ? Et s’il avait mal interprété le message ? Il balaye cette pensée d’un revers de la main comme on chasserait un insecte agaçant. Non, impossible, depuis quelques mois qu’il suit sa trace il a appris à se fier à son intuition. Elle sera là. Alors, alors il pourra l’entourer de ses bras, plonger dans la lumière de ses yeux, la boire toute entière en un regard, se réchauffer à l’odeur de sa peau, respirer à son souffle.
Le manque d’elle le mord au creux du ventre comme une faim soudaine, comme s’il avait été contenu là durant ces longs mois de séparation.

C’est l’éclat vif du plein soleil sur le visage qui le tire de ses pensées et lui fait plisser les yeux. Il est arrivé au sommet du vallon.

La prairie toute entière est baignée dans l’or de la chaleur douce de la fin d’après-midi de ce 5 juin.
Il voudrait imprimer à jamais cette image sur le fond de ses rétines, les vagues que le vent dessine dans les herbes hautes, l’alignement des pommiers du vieux verger, la ligne sombre de la forêt de sapins, les ruines de la bergerie toutes envahies de lierre et puis elle. Elle, posée là, comme une fleur des champs, debout, lui tournant le dos, la brise jouant dans les longueurs de sa chemise blanche sous ses cheveux si bruns et c’est comme si elle dansait dans cette image bucolique, à quoi pense t’elle ?

Alors, un imperceptible mouvement la saisit aux épaules, elle se fige, comme si elle avait senti son regard posé sur elle, elle sait qu’il est là, elle pivote vers lui dans le tourbillon joyeux des instants uniques. Un éclat de rire les unit maintenant dans leur course l’un vers l’autre.

Il la regarde s’approcher, lui fait un théâtre de ses mains, un sourire infini illumine son visage. Il mesure la folie de son geste, la folie de leur histoire, l’immense richesse de la vie. Dans quelques secondes ils seront réunis.

Il lève les yeux vers le ciel quand soudain, dans l’improbable lumière, s’envole une alouette.

Commentaires

  • que ce texte est magnifique Marie !

    chez nous plus d'oiseaux... la tempête les a emporté, alors on se retrouve enfermé dedans, attendant que dehors le calme revienne... le vent a tout balayé, la pluie a tout mouillé, dehors à certains endroits un peu l'apocalypse, entre les poubelles éventrées qui gisent çà et là, des arbres jonchent les routes, des objets de fer, de plastiques, du bois... bref le vent s'est engouffré partout ... et a presque tout saccagé, mais on est vivant et c'est le principal, ... en attendant que le calme revienne, je viens me promener sur ton blog et je découvre ce si beau texte.. merci Marie

  • Bonjour Laurence, je suis contente que tu ailles bien elle est terrible cette tempête. Dans le creux de cet hiver je suis contente que mon texte ait pu t'apporter un petit moment de répit, c'est bien peu, je pense fort à toi et Maxime.

  • La course et les mésanges qui viennent piquer aux carreaux.

    Leurs ailes faites de bleus comme Etoile les aime et de jaune au cou.

    Nous nous absorbons de ces incroyables effets, ce merle qui hurle à mon bureau "hé arrête toi de flanquer des prix de journée car tu fais le boulot de l'Etat et tu fais semblant"... Il était très agressif et me mangeait toutes ses boules rouges avidemment.

    Oh la nature reprendra ses droits, je le crois...

  • Certes c'est très joli
    Mais m'en voudras-tu Marie
    Si je t'avoue ici
    Que je n'ai rien compris.

  • Ton texte m'inspire la confiance, celle de l'arrivée du printemps, la saison nouvelle, le coup de foudre nous entraine jusqu'à l'imprudence du geste, mais ici il fut salutaire. J'ai en cette saison un oiseau noir qui vient chaque jours manger les boules rouges de mes pommiers d'amour, il dépiote la peau, ensuite vient le rituel du dépiéçage des graines qu'il éparpille curieusement sur les dalles de pierre de ma cour, s'en est un ravissement de le voir si méticuleux. l'oiseau n'a aucunne crainte envers moi et moi non plus envers lui, il m'adresse des regards qui en disent longs, c'est une forme de dialogue en somme. Il est là tous les matin depuis un mois et je sais que chaque année il vient et je sais qu'un jour il ne viendra plus car tout dans ce monde doit finir.

    Je t'embrase ma chère insoumise ...


    Pat ♫♫♫***

  • merci Marie, pour ce moment de paix:c 'est ce qui pour moi resort .
    les promenades dans la nature m'ont toujoursapportées le bonheur , avec tout ce qu'on y découvre.les arbres, les odeurs le chant des oiseaux,jz n 'ai pas cherché a analyser ton texte, j 'ai tout de suite été plongée dans un océan de douceur,et c 'est ce dont j 'ai besoin en ce moment; merci grâce à toi ma journée va être sourire!!!je t 'embrasse naik

  • Ce texte nous raconte, un moment éphémère que nous avons tous gravé quelque part dans notre mémoire. Imaginaire ou réalité ?
    Le sentiment d'impatience, le coeur qui bat la chamade, la folie de l'amour, le désir et, l'environnement qui rend encore plus beau et inoubliable ce moment.
    Le sentiment de force et de liberté que nous donne les beaux jours.
    La nature qui nous fait plus beaux et encore plus amoureux.
    C'est un texte magnifique qui nous fait rêver.
    Mais attention au mirage...

    Je t'embrasse bien fort.

  • @ Crépuscule : oui sans doute une envie de printemps dans ce texte !

    @ Marcus, je ne t'en veux point :)) tu n'as rien compris car il n'y a rien à comprendre, c'est un texte sans début ni fin, juste pour le plaisir d'écrire. J'ai entendu cette musique alors que j'étais dans la voiture, sous la pluie, à attendre mes filles à la sortie de l'école et cette musique invite au rêve je trouve, en rentrant j'ai cherché cette musique, l'ai trouvée merci Internet et me suis laissée bercer par sa poèsie, c'est tout !

    @Pat ♫♫♫*** Oui mon Pat un peu de tout ça, la confiance, l'espoir, le renouveau, le mystère, la Vie !

    @ Naïk c'est effectivement comme ça que je l'ai voulu : un moment entre parenthèses !

    @ Patounette le rêve, l'imagination c'est ce qui rend la vie plus riche, plus belle, que veux-tu je suis une incorrigible romantique, je pourrai écrire des romans Arlequin :)) ça ne serait pourtant que des romans !

    Je vous souhaite un doux dimanche ici il fait soleil, vite une promenade :)))

  • Patounette attend désespérément une nouvelle note...
    Bisous Marie !

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