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Les jours heureux ... de l'IMG

Il arrive parfois dans la vie de se sentir heureux.
Un bonheur simple, doux et sucré.
Il arrive souvent après une période dure et sombre.

On se réveille un matin et soudain l'air semble plus léger, le corps plus souple, libéré des tensions. On se surprend à siffloter sous la douche, la chemise blanche si fraîche est un choix évident, la cuisine sent le pain grillé et la confiture de fraise, on se régale au travail et on se réjouit à l'idée d'un dimanche entre amis. Alors on se dit "quelle belle journée", on se régale de ce bonheur, on est en vie et c'est juste bon.


La pudeur voudrait peut-être qu'on ne le dise pas et la superstition qu'on ne le dise "pas trop fort", je choisis de partager avec vous mes jours heureux, nous avons partagé déjà tant de moments difficiles qu'il me paraîtrait bien égoïste de garder ce bonheur pour moi toute seule.


Oh attention, ça ne veut pas dire que toute centrée sur ce bonheur j'en oublie les malheurs du monde, les aberrations d'un gouvernement qui envisage en toute impunité de créer une police des écoles et qui renvoie par charters entiers des malheureux à qui on a fait miroiter monts et merveilles d'une société de surconsommation polluante et destructrice.


J'affirme juste que le bonheur simple existe, qu'il se vit, se dit et se partage même en cohabitation avec la douleur et le handicap.


Tiens quelle drôle de phrase, bonheur et handicap pourrait-il donc siéger en une seule et même affirmation ?


Oui.



En douteriez-vous ?


Depuis quelques jours je souhaitais partager avec vous ce nouveau concept "Bonheur et Handicap, yes we can !"

C'est en regardant un reportage hier soir que l'idée s'est faite plus pressante, évidente, à tel point que mon clavier m'a démangée à cette heure tardive de la nuit, alors que le sommeil se refusait à moi, repoussé à plus tard par un mélange d'interrogations et de colère. Mais ne pouvant regagner mon bureau sans réveiller l'homme qui dormait comme un juste, travaillant le souhait de ne pas me soumettre à des excés de verbe et envisageant une journée à la mer c'est donc au lendemain de ce reportage que je couche sur le papier ce que nous appelons sur les forums ce "coup de gueule".

Le sujet tient en trois lettres qui cachent pudiquement une fosse abyssale de questions : IMG. Interruption médicale de grossesse.


Le décor est planté, un hôpital "de pointe" parisien, des hommes, des femmes, pères, mères, médecins confrontés à un pouvoir de vie ou de mort sur des enfants à naître. La mort à la pointe de la seringue pour raisons médicales, sans autre forme de procès que la réunion de quelques experts qui fourniront des recommandations, des statistiques et des avis subjectifs à des parents hébétés et à mon sens incompétents face au choix cruel de donner la mort quand ils souhaitaient donner la vie.


Plusieurs "cas" sont détaillés : observés, mesurés, étudiés in-utero par des outils de plus en plus performants qui laissent encore bien des zones d'ombre, les foetus sont jaugés, calibrés, on établit leur premier carnet de note. Traqués dans la pénombre de ce premier temps terrien qui avait, il y a encore quelques années, le mérite d'être mystérieux et secret.

Parce que l'Homme est curieux, impatient, présomptueux il s'est doté d'outils qui lui permettent de savoir ce qui est caché. Au-delà de savoir l'Homme a décidé d'agir. Le voilà donc parfois face à des foetus qui sortent des clous, qui ne bougent pas assez à son goût, ne grandissent pas assez et comble du complot n'ont pas des structures cérébrales "satisfaisantes" et parfois même pas tous les membres qu'en toute logique les parents étaient en droit d'attendre.

Comme je n'ai pas la prétention de mener en une note une réflexion poussée sur ce sujet délicat, je voudrais m'arrêter sur un des enfants du reportage, parce que cet enfant là n'a pas quitté mon esprit depuis hier soir.

- "Accusé levez-vous, Vous, foetus de 35 semaines, jumeau dizygote d'un foetus qui remplit toutes ses obligations (lui), vous êtes accusé d'avoir une jambe 50 % plus courte que l'autre et une agénésie du membre supérieur droit. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?"

- "Tous mes autres membres, mensurations et organes remplissent leurs obligations de résultat Monsieur le Président."

"Nous craignons que cela ne soit pas suffisant foetus, qu'en disent vos concepteurs ?"

Le père parle des 7 autres qui vont laisser bien peu de temps pour ce gamin (il parle alors de ses 6 premiers enfants et du jumeau "sain"), et puis "quelle vie allez-vous lui donner" demande t'il au médecin orthopédiste comme si ce dernier était le géniteur !!

-> Je fais une pause, à ce stade du reportage je commence à bouillir, mais ce n'est pas possible dites-moi que l'absence de membres n'est pas une raison d'IMG ??

Et pourtant si, je vous copie ci-dessous la "liste" des indications foetales :

- Tout risque important de pathologie fœtale grave, reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

- Malformation d'un organe fonctionnel létale à plus ou moins brève échéance (agénésie rénale, hypoplasie pulmonaire, extrême prématurité inéluctable)


- Atteinte cérébrale ou nerveuse risquant d'entraîner un déficit neurologique grave (hydrocéphalie, agénésie de diverses régions cérébrales, atteinte infectieuse cérébrale)


- Anomalie chromosomique avec déficit intellectuel


- Autres malformations ou maladies fœtales entraînant une qualité de vie gravement perturbée.

 



C'est donc dans cette dernière ligne que se cache l'agénésie des membres.


Je suis atterrée. Je regarde la fin du reportage et la décision finale des parents arrive : le foetus malformé recevra son injection létale et restera à côté du jumeau "sain" jusqu'à l'accouchement.

Paix à son âme et que Dieu nous garde du développement psychologique du jumeau qui naîtra après avoir vécu à côté de son jumeau assassiné par ses propres parents, la science et l'incapacité des hommes à conjuguer bonheur et handicap à un autre temps qu'à l'imparfait.


Est-ce à dire que la vie ne vaille d'être vécue avec un ou plusieurs membres en moins ? Le bonheur réside donc dans les mains ? les pieds ? Ou se cacherait-il dans le creux poplité ? Oyé braves gens écoutez la triste histoire de ce petit foetus condamné au nom de ... au nom de quoi ? Et je pense à mon amie Priscille Vincens qui a comme seul membre un bras, mais quel bras ! Celui qu'elle utilise, en autres choses, pour peindre de magnifiques toiles. Et je pense bien sûr à mon cher Niko, force vive d'Handicap.fr ...

Mais, admettons ... admettons que la qualité de vie, le bonheur, soit dans les membres.

Imaginons alors la situation suivante : un enfant nouveau-né doit être amputé à la suite d'un accident de voiture, admettons qu'il perde une partie de la jambe et un bras ... pensez-vous que les médecins proposeront alors aux parents d'administrer à cet enfant une injection létale et que les parents l'acceptent ? Et pourtant quelques jours seulement séparent cet enfant là, de notre petit accusé.



Imaginons encore un adulte amputé à la suite d'un accident de travail, de chantier, de la route, de ski, de train, de bus, de cheval, de moto ... "Monsieur, souhaitez-vous mettre un terme à votre vie parce que là vraiment le bonheur pour vous pfuuuuuuuuit c'est fini !"


Imaginons maintenant une femme, appelons-la Chantal, cette femme est porteuse d'une tumeur cancéreuse de la face en phase terminale, son visage est déformé, elle a perdu la vue, ses souffrances sont continues et violentes, imaginons que cette femme après avoir amadoué l'idée de sa propre mort demande au corps médical de l'aider à mourir dignement et entourée des siens que pensez-vous que le corps médical lui réponde ? Pensez-vous que ses parents puissent demander une injection létale pour abréger ses souffrances et la libérer de ce malheur ? Ah non je m'égare ! ça, c'est un autre débat ...



Quelle hypocrisie ! Que d'ignorance.


Faudrait-il en conclure qu'en France, en 2009, on assassine in-utero des enfants qui ne sont pas physiquement parfaits parce qu'ils ne peuvent pas être heureux ? A moins que ...


.... à moins que je vous ai trompés, je vous ai fait croire que les réflexions du jury étaient menées sur le thème du bonheur...

Ne le seraient-elles pas plutôt sur la performance, la rentabilité, le retour sur investissement ?

Mais alors, est-ce à dire qu'une personne handicapée, aux yeux de notre jury populaire, ne peut être ni performante, ni rentable, ni bénéfique à la société ? Aux yeux de notre jury populaire une personne handicapée ne serait donc qu'une charge entourée de malheur ? Nuisible ? A éliminer ? Bonne pour la solution finale ?



Si je vous affirme que je suis HEUREUSE, je vous laisserai juger de ma rentabilité, de ma performance, de ce que j'apporte à la société et je vous demanderai alors, mesdames et messieurs les jurés, messieurs-dames les futurs parents, même si c'est trop tard pour notre petit accusé, de revoir votre copie et de rencontrer quelques-uns de mes amis avant de prononcer votre prochaine condamnation à mort.

 

Quant à moi je retourne à mon bonheur simple et à ma qualité de vie et me rappelle cette vieille promesse : "Ne jamais être aigrie, apaiser la colère, apprendre la tolèrance, pardonner" à laquelle je vais ajouter "dire, expliquer, montrer, prouver que la vie peut être heureuse en cohabitation avec la douleur et le handicap."

 

"Bonheur et Handicap, yes we can !"







Commentaires

  • Ta note est remarquable Marie, sincèrement.
    J'aime d'abord cette idée de bonheur simple, j'y crois profondément.
    Tu soulignes parfaitement tant les incohérences de l'éthique et de la frontière juridique artificielle que constitue la naissance, que les effets pervers du dévoiement des nouvelles technologies d'imagerie médicale.
    C'est éclairant aussi sur le regard que porte notre société sur le handicap.
    Enfin, tout comme toi, je crains que tout ceci ne soit appréhendé un jour prochain en termes de coût social, de performance, de productivité. C'est atterrant.
    Je pense que ta note devrait être diffusée aux parlementaires qui s'occupent de ces questions. Merci pour cette brillante réflexion en tout cas.

  • Fort, le sentiment est fort Marie à la lecture de ta note ! Tu es forte.
    Et je ne peux que m'indigner comme toi.
    Parce qu'il y a une incohérence totale dans l'éthique comme le dit Marcus. Parce que le bonheur, bien sûr, n'a rien à voir avec une couleur de cheveux, de peau, avec le fait d'avoir 1 main ou 3 mains, d'avoir l'hémisphère gauche qui fonctionne plutôt que le droit...
    Je suis indignée aussi (et là je vais lâcher le morceau), par tous ces parents (et ils sont de plus en plus nombreux...j'en connais personnellement)qui élèvent leur enfant handicapé dans l'amour depuis des années et décident un jour de porter plainte pour "réanimation abusive" de l'enfant à la naissance. Pourquoi ? Au nom de quoi ? Au nom de qui ?

    Nous sommes dans une phase de débordement. Où le grand n'importe quoi est en train de voir le jour. Et ça fait peur. Nous parlons accessibilité, intégration et à côté de cela nous supprimons des vies sous prétexte que...et patati et patata.

    Personnellement tout ça me rend triste...

    Et si on leur donnait une leçon de bonheur à tous ces "gens" ?
    Et si on donnait des cours de bonheur aux enfants à l'école, à tous ces futurs parents, médecins, politiciens et autres ?

    Fiona était heureuse de vivre...elle le disait "la vie est belle".

  • marie ta note comme le dit patricia
    est forte.elle me rend triste triste.....
    elle me fait bondir aussi....
    je t 'embrasse naik
    ps:je te souhaite un bonheur simple
    doux et sucré, et pour tout t 'avouer je me
    le souhaite aussi

  • Chère Marie: après une première lecture de ta note et des 3 com., j'imprime l'ensemble. Pour approfondir, pour comprendre mieux ces opinions.
    Pour l'instant: assez étonné, mais trop chaud pour commenter.
    Bon WE
    Amitiés
    Walter

  • Ok Walter, je suis curieuse de savoir ce qui t'étonne ... je t'embrasse

    Se souhaiter un bonheur doux et sucré Naïk c'est le début du bonheur, je dirais même qu'il faut le désirer, l'appeler, l'inventer !

    Pat, on peut comprendre certains parents qui cherchent avant tout à récupérer quelques deniers car le handicap coûte encore trop cher aux familles mais je suis sans doute là bien naïve ..
    Fiona savait montrer et partager son bonheur, qui oserait dire que sa vie ne valait pas d'être vécue ? Je suis d'accord avec toi, tout cela relève de beaucoup d'incohérences.

    Marcus, merci Marcus, ce n'est pas toujours facile de mettre en mots ce que l'on ressent au fond de soi, ton commentaire me conforte dans l'idée que le message passe ! Pour aller dans ton sens je pense que : "tout ceci ne soit appréhendé un jour prochain en termes de coût social, de performance, de productivité" je voudrais juste te dire qu "un jour prochain" est de trop dans ta phrase car c'est vrai actuellement (depuis toujours), on préfère donner 3 francs 6 sous aux personnes handicapées pour qu'elles restent chez elle plutôt que de leur donner les moyens de se déplacer, travailler. Malheureusement cette façon permet de faire des économies à court terme, à plus longue échéance nous avons tout à y perdre, sans parler de l'estime que nous porterons à notre démocratie basée sur "Liberté (de tuer, de discriminer), Egalité(qu'on vit aujourd'hui comme normalité), Fraternité (le petit frère est mort)

  • Eugénisme... Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille.
    L'eugénisme pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte, ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

    J'avais déjà écrit un note sur le bonheur :
    Certains le résument à l’absence de souffrance. Dans ce cas, pas de quoi se réjouir, encore moins d’éclater de rire !

    Et puis, certains ont toujours été eugénistes avec nous... à chaque fois, ils nous font du chantage "vous allez le mettre en souffrance, vous faites cela pour vous faire plaisir, si vous continuez à le mettre à l'école par exemple, vous allez le rendre malheureux et mettre sa vie en danger, etc, vous êtes des parents dans le déni, vous n'avez pas fait le deuil de l'enfant idéal, etc"... Si vous refusez alors...

    Certains sont capables de tous pour ELIMINER... En effet, la politique du tout sécuritaire, c'est, il faut ELIMINER, COUPER TOUTES LES TETES, AU KARCHER...

    Voilà... ça fait longtemps que j'y réfléchis et nous y sommes confrontés... Avec tous les chantages que l'on nous fait subir...

    Le bonheur, ce n'est pas forcément dans la belle voiture, la belle maison, l'absence de souffrance...

    Une autre définition du bonheur avec le mot qui s'en rapproche le plus, c'est la joie, elle est essentielle, nous voyons en elle un synonyme d’existence ou on la fait rimer avec élan créateur.

    « Nous sommes que vraiment nous que dans joie ! »

    Allez, bonne journée... Nous vivons bien une ère eugéniste... cela fait longtemps...

    La puce et le programme à la cervelle... et le clônage... ??? Au nom de science sans âme !!!

    Bonne journée... dans le bonheur et la joie, nous allons créer... et faire de jolie chose... avec des perles, de la terre, des feuilles... etc...

  • Ta note est à ton image, époustouflante de justesse.
    Tu sais pointer du doigt là où ça fait mal (l'expérience sans doute)et là ou ça dérange la bien pensance et l'idéal de bonheur formaté que notre société, à travers la télé et les médias, nous propose comme étant la norme, l'objectif à atteindre pour "réussir sa vie".
    Nous sommes tous des êtres de lumière quelle que soit la longueur de nos bras et de nos jambes, notre chemin consiste à en prendre conscience pour dévoiler cette lumière et illuminer le monde qui nous entoure.
    Vu sous cet angle, je peux t'assurer que tu es une des personnes les plus lumineuse que je connaisse et bon nombre de personnes dont les mensurations et la mobilité répondent complètement à la "normalité" sont de ce point de vue là gravement handicapés.
    Pour terminer sur l'opportunité de laisser vivre ou pas des enfants qui pourraient être atteint de malformations, je recommande à tout ceux qui auraient encore l'ombre d'un doute d'écouter quelque morceaux de Michel Petrucciani. Je vous recommande en particulier "Caravan"
    http://www.deezer.com/#music/result/all/petrucciani%20michel
    Je t'embrasse

    JMi

  • Bonjour,
    Je suis très émue par votre texte. Je ne vous connais pas, et je suis tombée sur votre blog par hasard, enfin pas tout à fait car la question de savoir comment la société regarde "le handicap" et les personnes handicapées l'intéressent beaucoup. Sans faire de jeu de mot, et sans nier l'expérience particulière du handicap tel qu'on l'entend généralement, ne sommes nous pas tous des handicapés??? Quand on y pense, il est dans la condition de l'être humain d'être imparfait, de souffrir, d'être fragile. Cela bien sûr n'empêche pas le bonheur, les bonheurs, au contraire même (sans faire l'apologie de la souffrance, force est de reconnaître qu'elle accompagne souvent la conscience)... Ceux qui se croit "normaux" ou "parfaits" ne sont-ils pas les plus dangereux (surtout pour les autres malheureusement)....
    Merci pour votre note,
    Florence

  • Le ventre de la future maman est bien une maison humaine, ce n'est pas un endroit de désespoir pour créer la mort et le fœtus est une humanité en devenir, quoiqu'en pensent les hommes qui décident du bien fondé d'une existence à tenir ou à supprimer, ils sont largement dans l'erreur, en effet le corps n'est pas autre chose que l'écorce qui entoure le fœtus, plus l'écorce à nos yeux semble abimée, plus l'âme de ce fœtus est prodigieusement belle et ce n'est pas dire que ceux qui ont reçu la santé soient exclus de la beauté de l'âme, ils y a ceux qui sont bons, mais cela est autre ... quand à ceux qui prônent l'avortement, ils sont libres de leur geste face à la mémoire du monde, ils n'auront de comptes à rendre qu'au moment de la rencontre ...

    Bise ...

    Pat ♫♫♫♥♥♥

  • Beau récit.
    Belle force & courage, félicitation.

  • Merveilleux, je suis entièrement de votre avis, l'Amour des enfants c'est le plus beau cadeaux des parents! !la vie cadeaux de DIeu ne doit pas êtte???? détruite!!!!

  • 96% des foetus diagnostiqués comme porteur de trisomie 21 sont avortés ...

    Un excellent article à lire à ce sujet :
    http://www.libertepolitique.com/respect-de-la-vie/5384-eugenisme-le-president-de-la-fondation-j-lejeune-appelle-les-deputes-a-briser-lengrenage

  • Magnifique billet, si dense et si profond... Merci !

  • bonsoir,
    je vien de lire votre message?vous vous permettez de juger mais avez vous deja eté confronté a ca!!!!parske c toujour facile de dire que ca ne se fait pas,moi je l'aurai pas fait mais en attendant tant que ca ne vs est pas arriver et je ne vous le souhaite vraiment pas,vous n ete pas apte a dire et encore moins a juger!

  • Pourquoi ne serais-je pas apte à dire et vous oui ? Vous me demandez de ne pas juger mais vous le faites à mon égard, vous présupposez que je n'ai pas été confrontée mais qu'en savez-vous ? Prendre position n'est pas chose facile et dans ce cas précis choisir de ne rien dire sous prétexte qu'on est pas concerné dans sa chair s'apparente à la lâcheté et à l'égoïsme. Si ma note peut aider un parent dans le doute à prendre un décision quelle qu'elle soit j'en serai heureuse. Si mes parents avaient pu savoir que je serai handicapée peut-être ne serais-je pas née, cela aurait eu le mérite de ne pas vous confronter à ma réflexion, rien que pour cela je suis contente qu'ils ne l'aient pas su. Qu'entendez-vous par "pas apte à dire", peut-être est-ce à vous de développer vos capacités à entendre non ?

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