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  • Noël 2010

    Etre attentive à mes trésors, leur faire la vie douce.
    Ce soir c'est Noël, un Noël pas comme les autres
    Mais que nous avons choisi de vivre ensemble, tous les six.
    Une trêve, une parenthèse, sans faux-semblant,
    Parce qu'ensemble c'est mieux, c'est tout.

    Alors il faut une certaine forme de courage, une conscience de leurs noëls, moi qui en ai eu de fameux quand j'avais 7, 12, 14 ou 16 ans.

    Pour elles j'espère que je ne me laisserai pas envahir par ce trop plein d'émotions que je ressens quand il est là près de moi, inaccessible.

    Je vous souhaite chaleureusement à tous un bon Noël.

  • La force de l'expérience, du souvenir au savoir.

    12 décembre 2008 -> 10 décembre 2010 Dédicace à moi-même.

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2008/12/12/traverser-les-hivers.html


    J'écris ce texte pour tous ceux qui sont dans l'épreuve, puisse t'il être l'étincelle agaçante comme ils ont su l'être pour moi il y a quelques mois.



    Il y avait eu des saisons douces, le souvenir presque intact à fleur de coeur en était lancinant. Un parfum de bonheur qui assèche la gorge quand il s'est éloigné. Et cette étreinte dure au creux du ventre, le souffle court, étouffé. Dans la tête un seul cri qui hurle non et qui ricoche en pourquoi suppliants. A genoux, dos courbé, penser succomber à l'épreuve, le vouloir, comme une délivrance.

    Le corps martelé a dit son dernier mot, l'esprit s'est oublié, il a perdu toutes les raisons et tous les sens, même interdits, ne veut plus en entendre. Laisser le froid le gagner, l'endormir dans un hiver blanc où seules passent des ombres pâles et dures, dérives inconnues, regards vides d'intérieur, peuplés d'une solitude infinie.

    Amis, où êtes-vous ?

    Il faudrait pouvoir dire mais la gorge muette s'épuise en un silence habillé de larmes froides. Spirale enchaînée au vertige des âmes.
    Dans ce désert glacé manger le sable et le sel, avoir oublié le goût de l'eau et maudire le bonheur.
    Mais le pacte de vie ne se descelle pas à l'envie, préservée malgré tout, une imperceptible lueur veille. Oh c'est sûr il n'en reste parfois que le reflet de la lune sur la glace de l'étang, un éclat jauni aux décorations des noëls passés, agaçante étincelle du court-circuit quand le noir devrait l'emporter. De colère l'observer, vouloir quelle s'éteigne en la suppliant de tenir bon.
    Descendre, descendre, descendre encore, encore, ne plus avoir peur et dormir enroulé de peine.
    Un jour viendra le rouge derrière les paupières closes. Puis les yeux à peine entrouverts, s'émerveiller d'être en vie au creux de soi et sentir la chaleur d'exister encore un peu, à la lueur jaune du reflet d'une petite bougie. Lentement s'élever, sortir les pieds de la neige, relever la tête à la pointe du jour renaissant et dans un cri sublime et victorieux hurler la douleur vaincue, fier, fort, lumineux.