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Les Intouchables



C'est l'automne, ce qui tombe du ciel ne s'appelle plus de la pluie, des torrents d'eau, le déluge !
C'est samedi, le jour des courses, de l'état stone de mes fins de semaines.
C'est le jour où nous allons voir "Intouchables" coûte que coûte, envers et contre tout !

Cochon qui s'en dédie, ça fait des semaines que j'empile les semaines, et là j'ai envie ! Envie du grand écran, des réactions des autres spectateurs, envie qu'on me raconte une histoire avec de la musique, des émotions, des étonnements et des éclats de rire !

Et puis voilà, on a bravé les trombes, déniché une place loin dans un parking, remonté le fauteuil, couru sur les pavés glissants, rigolé toutes les quatre des ruisseaux qui nous coulent dans le dos ! Il y a Catherine, Maxine, Eva ... et moi ! Plus de deux ans que je ne suis pas allée au cinéma, la dernière fois c'était Inception c'est vous dire. Fête dans mon coeur comme l'aurait dit Fiona. Grande fête dans mon coeur.

Nous voilà installées. Mal installées, un monsieur ne veut pas se décaler d'une place dans la rangée qui jouxte le seul emplacement pouvant accueillir un fauteuil, Catherine prend Eva sur ses genoux, je reste sur mon fauteuil, Maxine s'assoit ... par terre ...

Le film commence. Et là ...

Me voilà attrapée, une heure cinquante de sourires, rires, froncements de sourcils, éclats de rire (mon dieu ce que ça fait du bien !), yeux tout brillants qui débordent, que voulez-vous suis fleur bleue et branchée relations épistolaires epissépatoujespère ... le monsieur mal embouché a fini par laisser sa place à Maxine qui de temps en temps se retourne pour me regarder, rire ensemble, pleurer ensemble, d'un seul regard tout se dire.

Le film se termine, et là ben ... je craque. Une crise de larmes, c'est le trop plein d'émotions M'sieurs Dames, la lumière est revenue et les autres spectateurs commencent à partir, suis la seule roulante dans la salle alors forcément on me regarde un peu, je vois des sourires. Je chasse les larmes par un fou-rire ce film le vaut bien ! Nous rentrons joyeuses, chacune y va de la réplique retenue, qui deviendra culte sans aucun doute, de son analyse, de son ressenti, et moi telle une madeleine qui serait de Proust, je pleure autant que le ciel, je ris mais je pleure, j'ai du oublier quelque chose au cinéma, mais oui ! mon armure, j'ai oublié mon armure, celle que j'ai du endosser de force quand le départ du soldat Bernard a signé mon incorporation d'office dans les soldats de la VSA (vie solitaire autonome). Vous savez l'armée de libération des dépendants ! Je suis toute nue là dans cette voiture qui file vers la maison, vers Mes accompagnants, ceux qui m'entourent, ceux qui font qu'on se retrouve avec des moustaches et du poil aux pattes, ou pas. A vif.

Alors "Intouchables"qu'est-ce que c'est ? Un succès commercial ? ça oui, tant mieux pour eux ! Un phénomène ? Certainement, on vit un temps de plébiscite, aujourd'hui si on "j'aime" on ne le dit pas seulement à sa voisine ou à sa soeur, on le dit aussi au beau-frère de la tante de la voisine de ma factrice alors forcément ça prend des proportions dignes de nos 7 milliards de têtes de bois, de noeuds, de linottes et de penseurs qui pensent et qui le disent !

Mais, avant toute autre chose, Intouchables c'est une comédie, vous savez la comédie, Molière, le théâtre, le portrait brossé à la patte Guignol ? Mais si vous savez bien ... les comédies, L'avare, Tartuffe, Don Juan ? Non vraiment vous ne voyez pas ? Vous savez une comédie, un film qui est fait pour faire rire, de tout ... Des fois ça fonctionne, bien sûr pour cela il y a quelques ingrédients à respecter. Des personnages tout d'abord, hauts en caractères, surtout pas de demi-mesure, le méchant se doit d'être bête à manger du foin, le gentil beau, drôle et intelligent ! L'intrigue. Elle se doit d'être actuelle, presque plausible, que le spectateur puisse à loisir s'identifier ou se moquer. Saupoudrez le tout avec des dialogues à dérider un british guard, un registre musical du rire au drame en passant par un quart d'heure de dancefloor qui remplace le quart d'heure d'alcôve des films romantiques et le tour est joué ! Enfin, des fois le tour est joué.

Intouchables est donc une comédie. Et j'ai ri comme je n'avais pas ri depuis trop longtemps.

C'est aussi une histoire, l'histoire de deux hommes, l'histoire d'une rencontre, d'une amitié. C'est une histoire vraie, alors autant que faire ce peu les réalisateurs ont essayé de coller à l'histoire. C'est l'histoire d'un aristo Philippe joué par Cluzet, devenu tétraplégique à la suite d'un accident de parapente. hein quoi ?? aristo / tétra ?? Il y a gourance là non ? Heu ben non pardon de nous excuser mais "le vrai" il est vraiment riche & vraiment tétra, et non ça n'arrive pas qu'aux pauvres, ben dis donc on dirait que la France découvre que le handicap touche toutes les catégories socio-professionnelles (one point), pour éclairer un peu plus il y a aussi ceux qui ont eu "la chance" de "se faire handicaper" par un tiers bien assuré et qui vivent mieux que les titulaires de l'AAH qui vivent, eux, en dessous du seuil de pauvreté mais ça tout le monde le sait. Non ? (two points alors)

Cet aristo recrute des auxiliaires de vie et comme il en a les moyens il fait de l'emploi direct (qu'il n'oubliera pas de défiscaliser of course), ça lui évite de devoir se farcir des auxiliaires qualifiées surtout sur le papier glacé des brochures des prestataires de services à la personne, ben dis donc on n'a pas eu droit à ce chapitre ? Ben non dans l'histoire "du vrai" ça n'y était pas ou alors ça sera pour le 2 :) (Eric, Olivier si vous voulez je peux vous raconter quelques épisodes truculents) et comme le tétra est joueur il engage un jeune de banlieue (mince en écrivant ça j'ai l'impression d'écrire un truc du genre "une blonde" ou "un handicapé") que voulez-vous après le parapente, l'auxiliaire de banlieue, on ne se refait pas, on vit dangereusement ou on ne vit pas, faut choisir, Philippe lui a choisi Driss, joué par Omar Sy.

Et Intouchables raconte leur histoire, pas celle de ma voisine Chantal, pas celle du Pape aux escargots, pas celle de Phillippe Streiff, de Louis Van Proosdij ou de Pierre Bardina (Mon Pierrot si tu nous regardes ;) ) mais bel et bien l'histoire de Philippe Pozzo di Borgo et d'Abdel, c'est tout.

Ce n'est pas un film militant, ce n'est pas un essai, ce n'est pas un documentaire sur "comment vivre sa tétraplégie quand on est riche et malheureux". C'est une histoire avec des morceaux de vie dedans. C'est une histoire qui décrit des choix à faire, des décisions à prendre, agir ou subir et les choix, décisions et conséquences pour ces deux là.

Si vous me suivez toujours bien vous pourriez conclure avec moi que ce film ne changera pas le regard de la société sur le handicap.
Parce que ce n'était pas sa vocation.

Et vous pourriez aussi faire le choix d'en conclure que le film, ou plutôt l'histoire racontée dans ce film nous montre que dans la vie si on n'a pas le choix de ce qui nous arrive, on a toujours le choix ultime de nos comportements, de nos "comment vais-je choisir de vivre" et pour ceux qui sont dépendants "avec qui vais-je choisir de vivre". Mais là alors on ne parle pas de handicap ? Non, pas uniquement, pourriez-vous en conclure tout larges d'esprit que vous êtes.

De la scène des moustaches.

A mon sens la scène la plus risquée du film. La plus violente aussi. Je situe pour ceux qui ne l'ont pas vue (si si il y en a encore quelques-uns).
C'est une des dernières scènes du film, Philippe vient de toucher le fond accompagné par des auxiliaires capables du pire (et ceux-là existent vraiment je peux témoigner), il retrouve donc Driss qui va le requinquer, le toiletter, le raser. Il va à ce moment là laisser à Philippe une moustache qui prendra tout à tour la forme de celle de Dali pour finir sur une moustache à la Hitler, le personnage de Driss se marre, Philippe nettement moins.

Pourquoi cette scène ? La salle est hilare, elle passe à côté de La scène.

Je donne mon avis. Philippe à ce moment du film est au fond du trou, fini la grande gueule, fini l'humour qui sauve, épuisé le "je pense donc je suis". Cette scène à mon sens symbolise a elle toute seule la vulnérabilité, l'extrême dépendance, le "tu es ce que les autres voudront bien faire de toi", tu es Hitler si je le décide. Les moustaches à la Dali auraient pu réveiller son humour, non, il aura fallu aller bien plus loin encore pour que Philippe réagisse, tu es Hitler si je le décide. Philippe a eu de la chance, c'était Driss qui le rasait. Il a enlevé la moustache quand Philippe lui a dit "ça suffit maintenant". Quand Philippe lui a dit "Je sais qui je suis" et qu'il s'est réapproprié.
C'est LA scène militante.
Parce qu'un jour, par accident, par vieillesse, on est dépendant, et entre les mains d'un barbier.
Et parce que nous sommes nous aussi, parfois, des barbiers.

Qui choisissons-nous d'être ? Avec qui choisissons-nous d'être ? Sommes-nous nous ou ce que les autres choisissent de faire de nous ?

ça suffit maintenant. Soyez. Soyez Intouchables.

Et toutes mes pensées en écrivant cette dernière phrase sont pour une personne qui sait qui elle est, un battant de la dernière seconde, un qui, même couché, a la tête haute. Un Intouchable, un vrai, avec des vrais morceaux dedans comme il dit.

Commentaires

  • Merci pour cette critique, j'ai beaucoup entendu sur ce film et ai envie d'y aller mais je vais si peu au ciné avec mes deux bambinos... La dépendance ? Ca va tous nous arriver un jour non ? ALors c'est bien si ce film y fait réfléchir. Et le non respect des personnes dépendantes c'est cette histoire de loi de la jungle... heureusement il y a des femmes et hommes pour ne pas suivre cette loi. A bientôt Marie

  • Tout est si bien ressenti... écrit, que dire Marie. Je ne trouve pas les mots.

    Parce que moi aussi je pense à "notre" Intouchable qui mérite un I majuscule, parce qu'il sera toujours droit comme cette lettre, référence à la verticalité.

    Verticalité de l'esprit. Assis, couché, on peut aussi être "droit dans ses bottes".

  • Moi aussi, avant de commencer ce commentaire, toutes mes pensées hier, aujourd'hui , demain et les jours suivants pour notre Homme à la tête haute...

    Tout comme la majorité des Français, j’ai ri, beaucoup ri et j’ai même failli ne pas pouvoir m’arrêter de rire après la scène de l’Opéra…
    D’ailleurs à ce sujet, j’ai lu sur un forum que le réalisateur aurait voulu se moquer de l’Opéra…comme quoi chacun rebondit férocement sur des détails « insignifiants » pour l’autre.

    Personnellement la scène de la moustache m’a fait de la peine, m’a touchée et surtout m’a dérangée je dois le dire. Et dans tous les forums, dans toutes les critiques du film, ce passage ressort comme une des scènes comiques mémorable du film…Pourtant, j’ai reçu cette scène de totale dépendance en pleine tronche. Je n’ai pu retenir mes larmes pendant que la salle hilare ne pouvait retenir ses éclats de rire.
    Et j’ai repensé à des passages de ma vie avec ma fille, Fiona, des moments où elle a subi ce que j'appelle du non respect : être changée par des infirmières à l’hôpital la porte grande ouverte devant des inconnus alors qu’elle avait 16 ans. Lui poser un bonnet ridicule de père Noël sur la tête et rire, rire, alors qu’elle était au bord des larmes mais que personne ne le voyait. Ou encore, l’oublier dans une pièce, le fauteuil tourné face au mur…
    Tant de passages de vie qui m’ont fait pleurer et enrager.

    Dans cette scène de la moustache, il me semble que Cluzet dit à un moment « ça suffit, je ne suis pas un JOUET tout de même ».
    Ai-je inventé ce mot ?
    Quelqu’un l’a-t-il également entendu ou bien les rires étaient si forts que ce mot est passé inaperçu ?
    Qui peut me répondre ?

    Et pour finir, je dirais comme toi Marie en reprenant la phrase de Fiona « Fête dans mon cœur » en sortant de cette salle de cinéma. Comme toi, j’étais entre larmes et rires, légère et malgré tout un peu angoissée, mais une chose certaine je me sentais libérée d’une lourde sensation vécue au travers le regard des autres : le handicap n’est pas gris, moche, triste comme le « craignent » beaucoup de personnes.
    Le handicap peut être aussi joie, rire, bonheur, légèreté.

    Alors un grand grand merci à Eric Toledano et Olivier Nakache d’en avoir montré une autre facette qui, je l’espère, restera dorénavant ancré dans l’esprit de chacun.

  • tu as tout dit Marie, tout, et comme Patricia, j'ai pas ri pour la scène de la moustache, bizarrement je l'ai ressenti comme vous, et pourtant autour de moi ça riait fort...
    on est retourné le voir... et je pense même que Maxime aimerait y retourner une 3ème fois, il a ressenti comme une "bouffée d'air frais" a t il dit après l'avoir vu...

    si seulement cela pouvait changer les mentalités, si seulement les "valides" pouvaient voir avant tout la "personne" avant son handicap.. avec des "si".. si seulement après avoir vu ce film, après avoir bien ri, souri et lâché quelques larmes, les gens n'oublient pas que l'handicap ça peut arriver à n'importe qui...

    en tout cas, chapeau aux deux réalisateurs et aux comédiens.. avec une mention particulière pour Omar Sy.

  • on ira le voir d'ici 10 jrs avec chachou quel reportage magnifique marie comme d habitude tu es une écrivain hors pair bisous

  • C'est marrant de lire votre avis sur la scène de la moustache car ça ne m'a pas fait rire du tout contrairement à beaucoup de gens dans la salle, mais pas pour les mêmes raisons.

    Au moment où Omar l'emmène voir la mer, philippe va assez mal et il y a un balcon. Alors je me dis qu'il va vouloir se suicider car en plus il est tellement certain de se prendre un rateau par éléonore à cause de son handicap qu'il ne tente même pas le coup (donc il n'a plus de raison de vivre pour moi). Je pense que c'est ce que les réalisateurs ont voulu faire passer car la musique juste après le balcon est loin d'être gaie ... Je n'ai pas ris à la scène de la moustache car je me suis imaginé à la place de philippe et comme lui j'aurai eu envie de me suicider à ce moment(une vie sans amour ça sert à rien). Je n'ai pas trouvé ça drôle car philippe est au plus mal tandis qu'omar n'arrête pas de rire,ce qui doit être d'autant plus dur pour philippe. Il est tellement mal qu'aucune des blagues d'omar ne peuvent lui remonter le moral (mais il y arrive quand même !). D'ailleurs, Est-ce que ce ne sont pas les condamnés à mort qui se rasaient peu avant l'exécution ?

  • Bonjour Max, c'est amusant car j'ai l'impression que nous disons sensiblement la même chose non ?
    Il me semble qu'à ce moment là Philippe ne sait pas ce que Driss a prévu avec Eleonore ?
    Il a cru se prendre un rateau parce qu'il a eu peur pour le RV et qu'il est parti avant qu'elle n'arrive. Ensuite la descente aux enfers, la déchéance qui aurait pu se solder par un suicide, pour l'avoir vécu je me souviens parfaitement de ce moment où j'ai eu l'impression de n'être plus rien et aussi du moment où j'ai réalisé, grâce à une amie, que j'étais encore vivante et que ma vie allait dépendre de mes choix.
    Alors oui Philippe touche le fond. Et le rire de Driss n'est-il pas là pour symboliser le rire à toute épreuve ? L'auto-dérision (en faisant cela il casse le mythe de l'auxiliaire parfait) ou alors il est là pour choquer Philippe ? C'est cet humour extrême (vous dites vous-même "mais il y arrive quand même)qui sauve Philippe, et il peut se permettre cela parce qu'il sait qu'après il y a du positif et que Philippe doit être complètement là et complètement lui-même pour que ça fonctionne, non ? Les choix "vit pleinement ou tu es condamné" et "aime : la vie, toi, les autres, ou meurt" me semble très proches.

    Bises Max merci pour votre analyse !

  • Très juste analyse...
    Mais personne ne fait allusion au fait que Philippe dit à un moment donnée "je ne suis pas un jouet quand même...".
    Cette phrase donne tout son sens à la scène. Du moins à mes yeux.
    Bon dimanche à tous

  • J'ai très envie de le revoir en fait !

  • Et j'ai très envie de voir la mer.

  • Mais n'avez-vous pas tiqué sur la condition de la femme dans ce film ? Ca m'a beaucoup dérangée.

  • Pourquoi la condition de la femme ?

  • Marie je suis heureuse de lire ton billet. Comme moi tu as aimé et vécu ce film comme un voyage à travers soi, à travers nous ... Tant d'handicapés y voient de mauvaises choses alors que ce n'est QUE de la comédie, du cinéma ... Je t'embrasse Marie et pense souvent à toi.
    PS : Maxine est incroyablement pétrie de talent et de sensibilité, comme tu peux être fière !

  • J'ai beaucoup aimé le détachement de Driss à l' égard de Philippe: être dépendant des autres n'est pas supporter la compassion ou trop de précautions ! Nous avons des envies, des choix à faire certes, la dépendance physique n'empêche de réfléchir et de s'exprimer: d'ailleurs le regard de Philippe en dit parfois plus long que des gestes. Jouer sur la non-défense du personnage, notamment dans la scène du rasage n'est pas forcément négatif: même si Philippe s'exaspère très vite de la situation, il garde le sourire et l'effet de surprise lui plaît ! Que c'est bon de rire, même de soi-même ! La générosité de Driss est bien présente jusqu'à la scène finale...où il quitte le film en se disant "voilà, j'ai fini mon travail, j'ai donné sans regret et je suis heureux !"

  • Amélie, Sylvie, merci pour vos points de vue.
    Amélie je transmets les compliments à Maxine et oui je suis très fière d'être sa maman :)
    Sylvie j'ai été frappée comme toi par toutes les expressions que j'ai lues et retrouvées dans le regard de François Cluzet. à un moment je me suis même dit, il sait, il a compris ce qu'on ressent, un tressaillement quand son ami lui parle comme à une personne irresponsable, le regard qui change de ton, qui s'éteint un instant sous l'insulte ...

  • Marie, que tu es resplendissante sur la photo prise par Maxine, surement! je suis heureuse de voir ton beau sourire, continue! Félicitations à Maxine, etbisous.
    Je n'ai pas encore vu lefilm "intouchables"
    mais cela se fera. Par contre j'ai regardé mardi soir sur FR2 le reportage avec les deux Philippe et Abdel, et j'ai bien apprécié leur humour et leur gaieté. Par contre on n'a pas beaucoup vu les mauvais moments, car cela s'est certainement produit. l'essentiel est le résultat, bien que ce riche tetra peut se faire assister du mieux possible, ce qui n'est pas le cas de tous. Mais il y a des aides efficaces, des kines et des medecins qui font des miracles, Un bon moral est important.
    Figure-toi Marie, que Renée vit un peu cette vie de dépendance en ce moment.Elle est tombée se cassant les deux coudes,donc platrée des deux bras, elle n'a que le bout des doigts qui remuent.
    elle ne peut ni se laver, ni s'habiller, ni manger elle-même, ni même prendre le téléphone pour nous appeler,ni les soins,ni
    ...ni...
    elle se trouve en banlieue parisienne, et a demandé à revenir ici, dans un centre adaptée tant qu'elle est au moins platrée, et ensuite la réadaptation,-( à l'hopital les aide-soignantes ne sont pas formées pour les soins à la personne, ou pas envie).C'est difficile pour elle !
    Gros bisous Marie ainsi qu'à tes filles, et bonnes fêtes de NOEL .

  • Alors ma grande ton écriture, tes vérités, tes mots m'ont skotchés (comdab). T'écris bien tu sais!
    J'ai lu quelques commentaires, toujours très enrichissant de voir comment on réagit face à notre réalité.
    Tu sais à qui j'ai pensé moi, Marie, tu parles de dépendance, quelle soit physique ou psychologique ou objectique ( d'un objet bien sûr) la dépendance peut nous ligoter au point de nous "déintouchabiliser", même pas peur, ça n'arrive qu'aux autres.
    Alors oui pour certain(e)s c'est trop tard ( au moins pour cette vie ci) et j'en suis désolée mais je suis persuadée qu'avec la bonne personne, le bon moment, le bon endroit, la bonne aide, on peut devenir des intouchables...
    Que c'est dur de justement ne plus la toucher.

  • Ma Colette j'ai su pour Renée, ça doit être rudement difficile pour elle je vais l'appeler je suis en vacances j'ai un peu de temps.

    Catherine, il n'est jamais trop tard et tu sais que je suis là pour toi comme tu l'es pour moi.

    c'est fou je n'avais pas vu ces deux commentaires ... je viens de les voir ce soir ????

    je vous embrasse toutes les deux et Colette tu embrasses Renée pour moi ...

  • Chère Marie, joyeux noel entre vous puisque vous ne remontez pas en Lorraine.
    Pour Renée, elle n'est pas chez elle, elle a besoin d'assistance,; Yannick est allée la rechercher à Massy où elle était entrée à l'hopital pour être opérée et platrée. Je suis allée la voir au centre Florentin à Nancy, elle y sera bien soignée, bien qu'en attendant le retrait des platres, il n'y a pas autre chose à faire qu'être prise en "nursing" car les deux bras immobilisés, elle ne peut pas s'assumer.Alexandra s'occupe bien d'elle.
    Gros bisous à toi et tes fifilles,Colette.

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