UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sans condition



Je m'interroge. Combien de temps restons-nous les enfants de nos parents. Doit-on toujours tout accepter, au nom de quel lien indéfectible devrait-on aimer sans condition ?

"Nos enfants ne nous appartiennent pas, nous sommes l'arc d'où ils prendront leur envol" dit Khalil Gibran.

Alors je m'interroge. 43 ans plus tard. De petit enfant désiré on devient l'objet des désirs, des ambitions, d'un amour rudement soumis aux attentes et aux devoirs. Vieilles blessures de naguère. Et le lien s'effiloche, saigne, cicatrise, saigne encore, corps témoin de vieilles querelles passées sous silence.

Puis un jour nous devenons ce que nous souhaitons être. Être soi. Remises en questions les obligations, devenues obsolètes, se transforment en relations choisies. Pour trouver l'équilibre, de longues années de renoncements apaisés. Laisser au passé l'amertume pour goûter le suc de la vie et devenir l'un de ce tout si magnifiquement grand.

Au-delà des atteintes ?

Pianoter la vie. La vivre, la dire. Seule la profonde conscience de l'être nous protège de l'intérieur, savoir qui nous sommes dans les moindres recoins de nos pensées nous permet d'opposer un veto ferme aux allégations dont nous affubleront ceux qui choisissent de voir le reflet simple de leurs pensées sur le miroir de nos surfaces. Je ne suis pas ce que vous choisissez de penser de moi. Je suis. Je propose. Vous disposez. Et parfois je me demande pourquoi certains pensent de moi ce qu'ils pensent. Quel étrange message entre mes lignes choisissez-vous de lire ? Est-ce l'étau de vos jalousies, de vos enfances, de vos vies, qui étouffent ces liens d'amour qui auraient pu être ?

Faudrait-il vraiment que je me défende ? Faudrait-il que j'essaie de vous convaincre que je ne suis ni une bête malfaisante, ni la mort, ni le diable en personne, ni cette écervelée entourée d'hypocrites intéressés ?

Et pourtant faudrait-il se taire et laisser dire ? N'est-ce pas là ce que je peux vous offrir d'ouvrir vos yeux si mal-voyants ? Être l'aiguillon qui vous permettrait de lever le voile sur vos amours conditionnées, soumises aux influences de vos cerveaux qui, s'ils ne sont malades, sont bien mal embouchés ?

Je suis. Tant pis si ça vous dérange. Mais je suis maintenant celle qui sait que se taire est la pire des engeances. Les femmes en disent, enfin une surtout. Ecoutez-moi si vous le souhaitez mais n'essayez plus jamais de me bâillonner vous en perdriez le temps de votre vie et le latin de vos messes basses.

Et j'entends bien ne pas sombrer dans vos océans de silence sombres et glacés. Je choisis le flot purifiant, le flux et le reflux des marées vivantes.

Je suis celle qui dit. Sans condition.

Et vous, qui êtes-vous ?

Commentaires

  • Je suis la fille d'une femme formidable

  • Quelle affirmation de soi ! Un exemple à méditer... ce que je sais de moi c'est un faisceau d'émotions, de mots, de souvenirs, de projets, peut-être, qui culminent à chaque instant dans une conscience stupéfaite, extasiée dans la douleur ou la joie... et puis il y a surtout les Autres qui sont ce mystère joyeux et douloureux dans lesquels je me rassure et m'épouvante...
    Amitié au plus joli sourire numérique que je connaisse...
    Jean-Michel


  • tu es.c'est ce qui importe être SOI.Maxine a tout dit.je t'embrasse et surtout restes TOi.naik

  • @Maxine : tu es une formidable fille, c'est toi

  • Cher Jean-Michel vous êtes un plaisir :)

  • Merci Naïk :))

  • Marie tu m'epates par le justesse de tes mots... C'est magnifique .

  • Merci Sophie, contente de te savoir ici et que mes mots te plaisent ... Des bisous !

  • Je suis une maman qui n'a plus guère le temps de penser à être soi, et qui se demande comment aider ses enfants à s'accomplir dans notre monde.. vaste programme et ça m'intéresserait de savoir comment tu y réponds d'ailleurs :)
    bises

  • Chaque jour je remercie l'étoile qui a permis à nos routes de se rencontrer, et m'offre un bonheur sans condition, Marie

  • Comme toi, je suis celle qui dit plutôt que se tait. Et celle qui aime sans condition.
    Je suis aussi l'amie d'une femme épatante et lumineuse, d'une battante au coeur d'or, d'une grande dame généreuse à l'oreille et l'épaule attentives.
    Je t'embrasse fort fort ma douce (je suis heureuse de ta note :))

  • Ma petite Ariane, être soi ne passe pas forcément par de grandes réalisations je pense. C'est au quotidien que ça se joue je crois être soi dans nos gestes les plus simples et transmettre l'amour des instants fait les grandes leçons non ?
    :)

  • Merci à toi d'être Toi :)

  • Merci ma Patricia, tes mots me sont douceur et réconfort, des milliers de bisous car je ne te remercierai jamais assez de me montrer la voie...

  • que de mots bien posés la ou il faut tu es toi une perosnne admirable forte et sensible dont je suis heureuse d'etre amie, qui me comprends oh combien!! et dont je suis fière par tout ce que tu fais bisous ma belle je t'adore

  • L'année 2012 délie les langues des plus silencieuses ... Longtemps habituée aux silences et même pire, aux secrets, j'apprends depuis peu combien la parole est salvatrice. Et combien elle libère l'autre également!
    "Le flux et le reflux des marées vivantes" ... j'adhère !

  • ah ah , je vais donc me pauser un peu plus la question et reveins vers toi!!!!

Les commentaires sont fermés.