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Les saisons germinales

Aux musiques de mes silences il en est de paisibles.

Suivant les silences pétrifiés des bords de rives rocailleuses, les silences trop chargés des tumultes assourdissants de va-et-vient infertiles, ils sont lumière douce et pénétrante de l’élan renaissant des obscurs, les prémices d’une nouvelle aurore harmonique. Imperceptible frémissement de l’âme subtile, qui se sait être en vie au creux de tous les hivers, le regard mutin et profond comme les gouffres, l’étoile du défi scintillante au flux à nouveau ressenti et aimé. Myriades de possibles composant mille voies, mille joies et autant d’abyssales désespérances qui nous laissent pitoyables et géniaux, musiciens vagabonds ayant pour toit la voûte céleste et au creux de soi la douce vie, chatoyante comme un trésor  sacré et éternel. Passent les corps flottants, le souffle de l’esprit comme une caresse illumine, tour à tour à tour, dans la litanie des renouveaux.

Aux musiques de mes silences il en est de paisibles. Nourris de vos paroles, écoute attentive du chant de vos blessures aux cris de vos victoires, être n’est pas toujours de paroles. S’avance ma saison germinale, je la goûte comme la promesse d’un fruit sucré à souhait, posant désormais sur ce temps d’être, un regard attendri, bienveillant, abreuvé d’une prévoyante gratitude pour les futurs présents qui dessinent sous les paupières mi-closes les arabesques des jours enchanteurs.

Aux musiques de mes silences. Il en est de paisibles. 

Commentaires

  • Il y a la réalité, notre réalité, mais il en est aussi de la représentation que l'on veut bien faire de notre réalité, on peut souffrir bien plus de la représentation que de notre propre réalité !

  • Oui mon bon Pat c'est exactement cela, des silences faire des discours, Tout et son contraire .... je t'embrasse, vraiment ... ;)

  • On peut et souvent on vous empoisonne votre réalité, je dirais qu'il existe un puits de fécondité dans chaque souffrance, dans sa propre humanité, l'obstacle en est toujours le mépris dans la représentation, de ce que l'on dit de vous, ce que l'on pense de vous, créer de la douleur beaucoup connaissent. Je t'embrasse ma chère petiote.

  • … chuuuuuutttt !

  • Ce que je retiens avant tout c'est l'espoir sous tes paupières mi closes.
    Je t'embrasse fort ma douce. Passe un bon dimanche le coeur réchauffé par ce beau soleil d'hiver.

  • J'avais écrit un jour parmi mes élucubrations... "TAIS TOI QUAND JE T'ECOUTE ! "

    Parce que le silence parle bien mieux que les mots.

  • Je sais que vous êtes là, anges gardiens omniprésents, et silencieusement je vous remercie chaque jour d'être. Doux baisers mes amis que je chéris :)

  • Juste magnifique, je vous suis à l'unisson d'un silence d'or..
    Cela rejoint un peu l'article que j'ai posté aujourd'hui, même s'il ne fait écho à ta poésie splendide..

    Merci

    Bon dimanche

  • Merci beaucoup, je viendrai à pas chaussés de feutre, visiter tes lignes et tes pages ...

  • "Parce que le silence parle bien mieux que les mots."joyce a bien raison.je t'embrasse ma Marie

  • Merci Naïk :)

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