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  • Des amours


    Tout doucement, le souffle étouffé pour dire ces mots que vous voudriez ne pas avoir à vivre, vous m'avez confié vos coeurs meurtris. Par quel méchant hasard des calendriers, vous deux parmi mes si proches, vivez-vous la déchirure de la séparation à l'aube de cet automne ? Comment ne pas vous dire que vos mots trouvent en moi un écho tout particulier. Les hommes s'offriraient-ils un dernier été avant de traiter le désamour comme on ouvre un nouveau dossier, y aurait-il un impératif soudain à se séparer quand les feuilles quittent les arbres ?

    Un jour c'est l'été, aride pour l'une, vivant pour l'autre, et puis subitement c'est l'automne. Un soir, quelques mots froids, comme un frisson sur la peau nue. Le coeur brusquement glacé fait exploser la poitrine pétrifiée. Résonne l'écho des mots trop difficiles à entendre. Vertige à l'âme, implosion immédiate.

    Je me souviens de ces instants d'errance qui ont suivi ta déclaration de désamour. L'esprit noyé de larmes.

    Mes amies. Je me souviens dans vos paroles de ce chagrin immense qui n'a ni âge, ni mesure. Je me souviens du morcellement de moi que j'ai ramassée petit à petit peu, découvrant une envie par-ci, un but par-là. Mais pour me retrouver j'ai traversé des océans de larmes et de solitude. Bien fou serait celui qui prétendrait qu'une telle déchirure puisse faire du bien. 

    Parce qu'il vous faudra enterrer vos amours mortes et consommer l'absence et le vide.

    Parce qu'il vous faudra renoncer aux promesses de bientôt et de plus tard et accepter cet homme que vous perdez, cette femme que vous allez devenir.

    Parce que ce chemin écorche les âmes tendres, je serai là.

    Et quand aux printemps de vos joies vous voudrez rire, danser et repeindre vos maisons, je serai là.

    Parce que je vous aime et qu'aux romans de vos vies je vous remercie de m'offrir une place aux pages amies.

    En avant mes belles, et puis un jour ...

     

  • Et que l'automne soit !

    Je suis le chemin des pierres.

    Mets un pied devant l'autre en enjambées, comme des pas japonais viendraient parsemer le champ de mes jours. Il a fallu prendre des libertés et affirmer qu'on était cap, cap de pointer notre boussole sur des destinations inconnues même si peu lointaines. Du sud à l'ouest, de Porquerolles à Guérande, la route du sel mais sans visiter les marais. Cap de changer de vieilles habitudes, cap d'innover, d'oser là où d'autres disent "au grand jamais !"

    Un bel été. Un échange de maison qui ouvre des horizons de voyage jusqu'alors bornés. Et déjà je me surprends à dessiner les prochaines destinations ! Un été plein d'amis, de sourires soleil !

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    Un été tourmaline verte. Celle qui pend à mon cou et qui, croyez-moi sur parole, m'a fait basculer de mon indécise indécision à une redoutable efficacité ! 

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    Une riche rentrée. Voilà bien des années que la rentrée ne m'a été aussi positive. Toute chargée de projets qu'il s'agit de mettre en oeuvre, chaque jour à petits pas, un, deux, trois, que dis-je, dix ou plus, dossiers en cours. Moi modérée ? Que nenni le temps ne change rien à l'affaire ! Me voilà à nouveau à l'affiche. Se présentent rocailles et rochers, le chemin n'est  pas plus droit parce qu'on avance plus vite !

    Action, réaction, solution,

    La belle énergie que voilà,

    Et que l'automne soit !

  • Note découse

    Hé !

    Bonjour M'sieurs Dames !

    Voici une note qui voudrait renouer avec le fil des notes d'un temps jadis. Plonger quelques minutes dans mes archives comme on fouillerait une vieille boîte à couture, retrouver quelques boutons ne correspondant plus à aucun manteau, quelques bobines rappelant grenouillères et costumes de fées, fil à bâtir, tout un patchwork multicolores de velours et de toiles, d'étoiles et de nuits sans sommeil.

    Un jour j'ai écrit "que seuls ceux qui s'aiment puissent rester cousus", début 2010 quand pour nous ça allait mieux, quand tu avais, en fait, commencé ton travail de marchand de sommeil pour mieux tromper ma vigilance, pour préparer la brusque déchirure d'un canevas de nous si minutieusement brodé.

    Puis, quand tu t'es enfui, quelque chose s'est rompu dans mon je-nous, les investigations d'alors n'avaient rien trouvé d'autre que quelques petits fragments d'os et du sang qui avait été ponctionné pour évacuer un trop plein d'humeur.

    Qui aurait pu soupçonner que mon coeur s'était déchiré là, qui aurait pu comprendre qu'un gros fil de suture interne venait de se rompre. Qui aurait pu dire que ce fil, prévu pour durer, venait d'être arraché violemment de son insertion ? J'ai toujours pensé qu'une séparation propre et nette valait mieux qu'un long effilochage, moi j'ai eu droit au coup de cutter dans une précieuse réparation pour laquelle j'étais seule à oeuvrer, me faisant regarder tes mains quand tes yeux ne me voyaient déjà plus.

    Il lui aura fallu trois ans, à ce fil arraché, pour faire le chemin vers la surface. Ce matin un chirurgien a du tailler dans le vif, tranchant ce noeud au scalpel pour pouvoir enlever ce fil qui était fait pour durer.

    "C'est fini maintenant" me dit-il, brandissant cette suture il y a quelques instants à peine, encore dans mon genou.

    Quelques instants à peine. Trois ans.

    C'est fini maintenant, mon genou ne pleurera plus toutes les larmes de mon corps.

    Et si je suis décousue c'est pour mieux renouer avec le fil de mon histoire et celles de mes Fantastics et retrousser nos manches pour mieux broder nos vies d'étoffes joyeuses !