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De la possession à la tolérance

Prétention des humains de posséder. La terre, la culture, l’identité.

Funeste héritage que cette ambition furieuse de la propriété qui nous conduit à avoir, un conjoint, des enfants, une maison, un terrain, un pays.  Avoir une religion ou des convictions. Avoir un poste, des collègues, des ennemis. Bien drôle d’altruisme qui nous pousse à nous différencier, nous opposer, nous liguer quand l’autre pourrait nous agrandir, nous inviter à la découverte de terres nouvelles. Pour cela chacun pourrait se poser la question d’être. Sommes-nous des conjoints, des parents ? Sommes-nous des collaborateurs, des salariés ?

Et que peut bien signifier être propriétaire ? Pour un rectangle dessiné dans un cadastre et payé au prix fort vous pouvez ceindre l’écharpe et vous octroyer le droit d’affirmer « ici c’est chez moi ». Pour un hexagone conquis en promesses et mensonges vous détenez le pouvoir de chasser le gibier au fond des forêts ou des camps de migrants qui ne possèdent rien aux yeux des nantis. Au nom de l’autre qui n’est pas moi et de l’utopique propriété, mus par la peur et le rejet des différences, nous avons des armes et des actes. Nous prenons des droits et des libertés, nous fusillons nos êtres aux remparts de nos cités. Brandissant les fourches épouvantables des voiles et des mœurs d’autres, qui pensent détenir la vérité divine, nous parvenons à unir moutons crucifiés et loups vociférant aux portes de Paris.

Si les humains mettaient autant d’énergie à connaître qu’ils en mettent à redouter, nul doute que nos rues vireraient du rose au gris des pavés qui n’appartiennent à personne. Citoyens de l’univers nous ne possédons rien, rien. Même nos corps ne sont que des costumes de location. Nous ne possédons rien que quelques minutes de conscience qui nous sont allouées pour comprendre que nous ne possédons rien de matériel, tout juste un peu de cœur que nous saurons peut-être ouvrir pour trouver la force d’être, ici, à présent, pour un battement de cil dans l’universelle humanité.

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