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Lettre à l'enfant

Mon tout petit, mon eau vive, mon amour,

Je ne te possède pas, pas plus qu’au premier jour

Et pourtant je dis mon, c’est moi qui t’appartiens,

Comme on est d’un pays, d’un ciel, d’un océan.

Mes mains soudées enserrent l’insensé des néants,

Les yeux noyés de larmes et mes pas sans chemin.

Qu’on me donne une lame pour me fendre le cœur,

Je sais que tu y es, encordé au bonheur.

Quel est donc ce monde, ils disent que tu n’es plus,

Quand ma peau à ma guise m’écrit qu’elle te sent,

Partout où elle se pose, dans tous les frôlements,

Présence inaltérable de l’âme des enfants,

Avoir été charnel te donne l’éternité,

Mon petit, mon amour, mon trésor ainsi fait,

Je reste encore un peu, ici le temps n’est rien,

Je goûterai les aurores, pour nourrir les matins,

J’honorerai les soirs en sachant te revoir,

Pour te dire ma joie d’être à jamais ta mère,

L’incroyable fierté d’être de celles, qui

Depuis la nuit des temps ont relevé le défi

Acceptant, sans faillir, le risque de vous perdre,

Pour mieux lâcher vos mains, partager vos destins,

Sois, mon enfant perdu, que je te berce encore,

Et que des ventres creux monte un cri silencieux

De toutes maternités un hymne puissant et fort

Ecoute les femmes chanter, c’est pour toi et pour eux,

Elles choisissent d’être mère au grand risque d’aimer,

Que de moi tu sois fier,  je n’ai pas échoué.

Sois plus haut, sois brillant mon enfant pour toujours.

Sois plus fort, sois plus grand, pour l’enfant, mon amour.

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