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  • Mery par Patricia Delmée

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    Des blogueurs de la première heure nous sommes plusieurs à avoir répondu présent à l’appel de la plume et de l’encre. Malgré nos claviers et nos écrans c’est ainsi que je nous vois, penchés sur nos bureaux, près d’une fenêtre donnant sur un jardin. Scribes modernes. Vous savez il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations :)

    C’est au tour de Patricia Delmée de publier son deuxième livre. 

    Il y avait déjà eu Pluie de joie qui racontait les dix-sept années d’amour que Patricia a partagées avec sa fille Fiona. 

    Patricia nous propose maintenant  Mery. 

    Mery aborde des sujets difficiles comme la violence conjugale et l’anorexie. Mais ce qui surprend et émeut c’est l’approche sensible provoquée par les mots ciselés par l’auteure. Ils viennent parler directement à votre estomac ou vos pommettes, tout en gardant grand ouvert votre cœur à nu, à vif. Et là vous êtes Mery, vous pensez Mery, vous comprenez des « pourquoi » dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Vous passez du rire aux larmes, de délires en drames, de dérives en cheminements cathartiques.

    Ce roman devrait faire partie des programmes de prévention des violences faites aux femmes. 
    Mais ne vous méprenez pas, c’est un roman captivant qui quittera vos mains seulement la dernière page tournée. 

    Lisez-le, offrez-le, comme un conseil à une amie, une prière à un enfant, un message pour quelqu’un qui souffre. 

    Longue vie à Mery. Puisse t’il être entendu. 

    https://www.patriciadelmee.com 

  • Fols épidémiurges

    A quel moment sommes-nous devenus fous ?

    Car, oui, c'est bien de cela dont il s'agit, nous sommes collectivement fous.

    Si, si, j’en vois déjà qui s’insurgent. « Non pas moi, je ne suis pas foufolle, bon d’accord parfois j’ai mon petit quart d’heure comme ça vite fait, faut bien lâcher la pression, mais globalement ça va hein » .

    Alors, les psychés étant aussi diverses que les êtres vivants de cette planète, ça fait une très très très grosse addition d’addictions et de quarts d’heure de folie qui pour certains durent quatre ans ou quatre décennies. Globalement parions sans trop de risques que la folie l’emporte sur la rationalité, d’autant plus que quelques minutes de plaisir / facilité, coupable mais c’est si bon / con, peuvent balayer des jours de dry january ou de tri sélectif. Donc si je résume tranquillement sans passion ni désespoir, raisons - 1000*dérives= Folie furieuse

    Ce n'est pas le monde qui marche sur la tête mais bien nous les marcheurs. Et je ne parle pas seulement de ceux qui marchent en bâillons et bataillons depuis quelques mois comme si, avant eux, le monde était à l'arrêt, tel une vieille centrale usée.

    A quel moment avons-nous passé cul par dessus tête, sexe par dessus amour, fric par dessus altruisme, quantité par dessus qualité, moi par dessus tous les autres ?

    A quel moment la liberté de piller est passée par dessus le respect, l'industrie agroalimentaire par dessus l'agriculture, le service monneyé par dessus celui qu'on rend, cœur sur la main et main tendue ? (J’en entends qui disent toujours)

    Certains s'inquiètent pour l'argent alors que nos seules préoccupations devraient être se nourrir, se soigner et se cultiver et pour cela il faut produire des légumes, des plantes et des artistes. 

    L'argent cette invention humaine qui ne correspond plus à aucune réalité. L'argent, de nos jours, est virtuel. On invente des milliards en quelques secondes, puis on vous brandit la menace de l’endettement pour mieux vous asservir de peur. Rembourser des hectolitres de vide par votre sueur froide.

    Que se passerait-il si toutes les personnes étaient immédiatement créditées d'une somme forfaitaire ? Cent mille euros ? Allez soyons fous, allons jusqu'au million. Que se passerait il alors ? Quels sont les métiers qui ne trouveraient plus aucun preneur ? Réfléchissez.

    Vous, continueriez-vous à exercer votre fonction ?

    Peut-être le feriez-vous, la peur en moins ? Moins souvent ? Moins longtemps ? Vous le feriez mais peut-être avec la conviction d’être heureusement utile sans devoir marcher sur la tête du voisin qui veut rendre le même service mais à sa façon. Gagner de l’argent c’est le bâton et la cerise c’est de se sentir utile et son travail apprécié. La carotte c’est un toit et une assiette remplie raisonnablement chaque jour.

    Aujourd’hui on essaye de nous faire croire que la panacée c’est une gamelle de crème au beurre surmontée de chantilly mangée entre métro et dodo en vomissant de la bile sur les « cas sociaux », les estrangers, les fous de dieu, les véganes, les Autres en général.

    Fous. Nous sommes fous.

    Cet été j’ai fait des conserves. Peu car la récolte a été minable, l’autonomie alimentaire c’est pas pour demain. Des pickles. C’est bon les pickles. J’ai dû les jeter. Pas confiance. Peur d’avoir manqué la stérilisation. La conservation. Pourquoi ? Aucune transmission de se savoir-faire. Ringardisation du « fait maison » depuis des années et apologie des produits industriels quand bien même aujourd’hui nous savons à quel point l’industrie agro-alimentaire nous empoisonne, nous et la Terre. C’est le monde à l’envers ! Pourtant dans ces bocaux je savais exactement ce qu’il y avait jusqu’au moindre grain de sel ! Il est rude le chemin de la liberté d’être quand le formatage a été opéré dès l’enfance.

    Qu’allons-nous faire de toute cette folie ?

    Des épidémies, des usines à vaches cochons poulets ? Ah non ça c’est déjà fait.

    Des continents plastiques et des îles artificielles ? FAIT

    Faire fondre la banquise et noyer les Marquises ? FAIT

    Faire éplucher les oranges pour les vendre sous plastique ? FAIT

    Enfermer ou tuer des gens parce qu’ils : aiment un autre ami imaginaire ou quelqu’un du même sexe, portent une autre nuance de mélanine, parlent une autre langue, veulent se mettre en sécurité eux ou leurs enfants FAIT FAIT FAIT !

    Humilier les victimes parce qu’elles sortent de leur silence statutaire ? FAIT

    Harceler en raid sur les réseaux associaux ? FAIT

    Déverser des hectolitres de haine en toute impunité aux heures de grande écoute ? FAIT

    Déverser des hectolitres de produits toxiques dans les rivières, les champs. FAIT

    Vacciner des personnes centenaires parce qu’elles risquent de mourir pendant qu’on enferme les étudiants dans leurs 9 mètres carrés ? FAIT

    Mais quelle créativité ! Toute cette intelligence mise au service de la folie c’est dingue non ?