UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Au-delà du possible

  • Comme une vie à la mer

    longue route,manu et martin autour du monde

    La mer a dilué mon passé, elle est mon seul horizon. Monologue incessant de mes pensées repeintes en bleu. Dépendre d’elles, mes pensées et la mer, je les surveille. Epinglé sur la carte de ma vie, instant donné, latitude, longitude. Que savent-ils de moi les autres, ceux qui vivent quelque part ailleurs, les absents et ceux qui sont déjà morts ? Les heures sont rondes, mes divagations s’étirent nonchalantes, alanguies telles des chats dans un rai de soleil. Traversée solitaire. Seul sur la mer.


    J’enfante d’un nouveau moi, j’aiguise ma conscience de la fragilité comme sur une lame impérieuse de précision, d’honnêteté. Ici pas question de tricher sous peine de sentence immédiate, la mer y veille, puissante. Je dois faire corps, avec moi-même, avec l’embarcation qui me prolonge, avec elle, avec eux, qui m’attendent, sur la rive qui n’existe, alors, que dans mes souvenirs, mes rêves, mes espoirs et les cartes. Prendre soin de tous. Traversée solidaire. Seul, en mer.


    Je me découvre, le vent caresse ma peau brûlée par le grand maître des horloges. Que restera-t-il de nous ? Nos statues sont entières de cire, à genou, sous une pluie de feu et d’or. Les voiles comme des ailes offertes au ciel. Déplier le temps, dire l’absence de silence, contempler émerveillé l’insondable infini, relier les terres. Ne plus savoir qui être, anagramme divin, de l’étreinte ou de l’éternité. Traversée sol-air. Seul, ma mer.


    Je suis. Toi qui me lis. Mes cris, de souffrance ou de soie, quelques secondes à peine. Quelques labeurs heureux qui m’enchantent, me déchaînent, me conduisent où tu es, toi qui m’attendais, cet autre moi que je devinais, que je deviens, amusé de m’accueillir, de l’autre côté. Tu m’ouvres les bras. Choisir confiant l’étreinte et, dans une bouffée de joie, penser Terre ! Fin de la traversée. Seul, avec la mer.

     

    Et pour en savoir plus : http://www.manu-autourdumonde.com/

  • Vents marins

     Et le violon pleure des larmes d’argent en rivières de sang, glacé. La chair pétrifiée a soudain compris, la privation du bien et du simple désir. Il aura donc suffi d’une goutte de lumière au désert de sa trop longue nuit pour qu’elle comprenne alors, pour qu’elle comprenne enfin, dans quel sol aride elle tentait de fleurir quand la simple survie était déjà de peine. Misérable poupée aux mains du créateur, privée de tout sentir à en aimer les chaînes et les liens trop serrés qui torturent l’esprit aux rêves de hublot. Quand l’horizon entier s’offre à votre regard, sans phare ni jetée pour briser l’infini et que c’est consentant que vous aimiez la geôle, un vertige vous prend à vous voler le souffle et vous ne savez pas par quel heureux mystère vous avez renoncé à toutes vos souffrances. La peine est derrière et s’offre à vous la vie, l’amour et le plaisir. De tout temps respirez l’air des vents marins, sans bagages embarquez laissant loin les rivages, il suffit d’un instant, d’un rayon, d’une note, d’un accent de silence pour qu’éclatent en myriades vos murs les plus puissants. Et l’eau des yeux balaye les barreaux cristallins des croyances apprises et des douleurs choisies, quand le violon du vent chante à vos cœurs confiants l’or des matins libres et des soirs vibrants.

     




  • Les chevaliers de l'arche - Le décor

    L'heure est peut-être venue de vous parler de l'expérience que je viens de vivre. L'expérience physique est passée et pourtant je ne redémarre pas encore "intellectuellement". Quelque chose me dit que je dois peut-être clore ou éclore ce voyage d'une autre façon, en le partageant peut-être. Façon ultime de valoriser l'étape, en ne gardant pas uniquement pour moi les fruits de l'exercice. Puis mettre en oeuvre les promesses.

    Comment commencer ?

    N'étant pas Georges Lucas, par le début me direz-vous ;)

    ça commence donc, un vendredi matin 4 décembre 2015, un petit mouvement en prenant la douche, une sensation étrange dans la jambe, je me suis fait mal je crois, murmuré dans un froncement de sourcils. Le retour au fauteuil confirme que quelque chose ne va pas, je me cale, bouge le moins possible, toute la journée, faire l'autruche-guerrière qui met en oeuvre quelques pensées magiques qui rassurent et des saboteurs qui assurent, ne pas en faire un plat, pas une nouvelle fois, pas le temps, pas envie, pas maintenant. Et le voyage en Lorraine tout programmé, hôtel réservé, rendez-vous amies et anciennes amours impatiemment attendus et ce Noël en famille qui nous a tant fait défaut ces dernières années. Non, c'est non, et non, et non.

    Et si.

    Pourquoi ?

    Parce que c'est ainsi (font fond f'hon*) *interjection naturelle de l'ado qui est contre une idée et puis parce qu'il me fallait un troisième fond (d'oeil bien sûr sinon c'est moins drôle)

    J'ai tenu la journée mais le coucher du soir et la terrible nuit qui suivit, ne laissèrent la place à aucun doute, j'ai un grave problème au niveau de la hanche droite. Toute la nuit je me prépare, je réveille le vieux courage qui sommeille en moi, celui que je réserve aux hôpitaux, un vieux briscard à la peau tannée, un dur-à-cuire de la première heure, qui m'a déjà aidée à traverser tant de champs de bataille. Il ne fanfaronne pas. Il bougonne un peu, en écho à mes soupirs contrariés. Il faut bien dire que depuis l'accident de septembre 2014 (ah mais alors c'est ça le début ?), je ne l'ai laissé dormir que d'un oeil, combattant jours et nuits des douleurs perfides et insomniaques. Combat de titane, guerre d'os rouillés, vertèbres mâche-nerfs et muscles de pierre.  Je le sollicite bien moins qu'avant quand même, depuis de longues années maintenant d'autres chevaliers sont venus nous prêter main-forte, plus subtils, plus puissants que ma pomme et la seule force de caractère. Il y a dans nos rangs le vieux sage guérisseur-intérieur qui se reconnaît en Laurent qui est L'or-en, la force de l'Esprit des pierres et des prières à l'anagramme signifiant,  la puissance de la méditation qui ouvre le canal, l'énergie des guéris-sons, la vieille sorcière encapuchonnée qui communique en images et en langue des oiseaux et la plus jeune : l'âme-soeur, la vieille éléphante-chaman avec ses plumes, sa sauge et ses cailloux-cadeaux en forme de coeur à qui sait lire autre chose que des mots.

    En ce petit matin à l'aube usée, c'est au vieux courage que j'en appelle. En cet instant froid de décembre, n'être qu'un corps blessé au coeur vaillant. Composer le 15. Il est des lieux où les alliés de l'arche doivent savoir se faire puissamment invisibles.

    Chaque mot prononcé à partir de cet instant est sans surprise, du regard décontenancé du médecin du SAMU à son appel au tri, du couloir bondé des urgences du CH d'Aix au "c'est pas facile de lire vos radios" de la jeune interne qui m'annoncera quand même, triomphante que je n'ai "qu'une grosse sciatique" et que je vais pouvoir rentrer à la maison, avant de revenir, penaude, peuchère la pauvrette, une heure plus tard, avec un diagnostic de descellement total du cotyle, émis par un chirurgien orthopédique qui ne daignera même pas venir me voir sans s'appeler Gregory House pour autant. Les médecins et infirmières sont devenus pathétiquement prévisibles, cadenassés entre protocoles, charges de travail, annihilation programmée de leurs capacités dont en premier lieu leur liberté de penser par eux-mêmes. J'aurai un sourire triste et inquiet quand, trois jours plus tard, j'aurai enfin accès à cette radio, car un enfant jouant aux playmobils aurait compris que "la boule doit être dans la coupe " pour que l'articulation fonctionne, mais visiblement cette jeune femme était plus spécialiste de douche froide que de découpe de poulet du dimanche ; une enfance difficile peut-être, un stage en ortho à remplir des dossiers numériques au chevet du lit-porte ou du lit-fenêtre sans doute, pas devant des clichés de prothèses de hanche assurément. "On va vous mettre en chambre" claironne t'elle toute à sa joie de libérer un demi-box que je partage avec une gentille dame-cagole, car ou bien que aixoise, fraîchement liftée, qui vient de faire probablement un "accident ischémique transitoire mais c'est pas grave Madame" ...

    Samedi après-midi, je sais déjà que rien ne sera fait pour moi jusqu'au lundi. Commence alors une attente qui en fait de quelques trop longues heures va durer ...trente jours.

    Voilà pourquoi nous ne savons pas l'avenir. Monsieur Courage, aussi courageux soit-il, prendrait dare-dare la poudre d'escampette. Nous développerions illico moult stratégies d'évitement et à force d'éviter nous passerions à côté, - à côté de quoi  ? vous entends-je penser, de la lévitation justement ;) arghh allez va un petit zeste (avec ou sans e) d'humour ne sera pas superflu au cours de ce récit sop-horrifique, laidifiant et cruel. A côté de quoi ? insisteriez-vous, ne vous étant pas laissés noyer par mon poisson. Du potentiel de développement intrinsèque contenu pour vous dans la-dite expérience et de ses compagnons les sus-dits chevaliers. Ceux de l'arche qui, comme chacun sait, permet d'être dedans, par-dessus et au-travers tout à la fois. Voilà qui est dit. Et voilà qui éclairera peut-être ma précédente note qui propose d'aimer la vie pour tout ce qu'elle contient, on peut apprendre à tout aimer dans cette vie. Le conflit par exemple, non pas pour le conflit lui-même mais bien parce qu'il contient dans son essence même, tout le potentiel de Paix qui s'y rattache, et toutes vos possibilités de l'atteindre, la Paix pas le conflit. 

    Alors, rassurez-vous, il ne s'agira pas dans les épisodes qui vont suivre de transformer ce lieu qui m'est cher en bureau des plaintes, pleurs et complaintes, ni de vous raconter les longs hurlements nocturnes de la dame souffrant d’Alzheimer et d'une fracture du col du fémur de la chambre d'à-côté, ni de vous tirer les larmes en vous décrivant comme un homme qui souffre entre les mains de l'aide-soignante de nuit la plus incompétente qu'il m'est été donné de rencontrer, en vient à appeler sa mère tout en sanglotant et suppliant qu'on ne le touche plus. Maman, maman. Faut l'entendre pour y croire.

    Il ne s'agira (presque) pas de faire un procès à aux ARS(ouilles) pour les meurtres de nos hôpitaux publics.

    Il ne s'agira en rien de donner une quelconque leçon de vie / de courage / de cuisine macrobiotique.

    Mais alors ?

    Il s'agira de proposer un témoignage, d'explorer des possibles et des peut-être, teintés de pourquoi-pas & autres et si et si ... épissétout et c'est déjà beaucoup.

    Alors qu'on se le dise âmes non-sensibles s'abstenir car pour ce voyage en cet endroit l'envers est roi. 

  • Rose âme

    Je t'écrirai. À l'heure où les montagnes sont roses
    Quand l'astre mourant sur le lac dépose
    Les armes. Aux âmes simples la douceur.

    Si pâles sont là nos douleurs.
    Emporte gracieusement, dispose
    À loisir l'essence pure si j'ose.

    Et quand eau est nuit, danse et compose
    Puisque alors seconde vaut mille doses
    Au centre esprit, bouquet de vie. en fleurs
    De jour qu'on achève d'une ronde langueur

    A l'heure où les montagnes sont closes
    Quand l'infinie distance nous sépare des choses.
    Pour que demain chimère obscure demeure.
    Je t'écrirai. Toute une Éternité d'amour au cœur.

  • Trois petites notes, trois grands pas.

    Ce long silence depuis mars. C'est le dos et les écrits secrets, les causes et les causeries, l'exploration de nouvelles voies que je vous dirai, sans doute.

     Et puis septembre son tumulte joyeux de rentrée, ses bonnes ondes ici et ses mauvaises surprises, encore. Là, c'est le coeur de mon papa qui a décidé d'inventer de nouveaux rythmes, il lui faut un choc a dit le docteur pour le remettre au pas ! Choc fut fait et voilà qu'il se noie, ses poumons sont pleins de larmes intérieures, de toutes ses émotions qu'il n'ose que si rarement dire, lui qui ne se plaint jamais. Il faut drainer tout ça dit le docteur pour les remettre au pas. Sec fut fait et voilà que les artères refusent de laisser passer le flux. Il faut des ponts dit le docteur, pour enjamber ce mauvais pas.

    Alors pour que pont soit fait entre émoi et lui, que son coeur pense et dise tout ce qui lui chante, parce que je sais que Maxim Vengerov sur ce concerto de Sibelius le fait vibrer plus fort je republie cette merveilleuse vidéo pour lui dire "Je t'aime mon papa, courage ! Avec les 4 Fantastics on est avec toi"

  • Eau de là

    J'ai dit au-revoir à mes enfants

    Montré ma voie à mes parents

    Remercié mes bons amis. Puis

    J'ai fermé les yeux et je suis partie,

     

    Tout en douceur arrêter de respirer

    Ici je flotte, je ne suis qu'une

    Vapeur légère, impression sur l'air, enfin

    J'ai fermé les yeux et je suis partie,

     

    La joie de mon coeur pivoine a glissé

    Sur la joue fraîche de vos délicatesses

    Vos âmes frissonnent à la caresse alors

    J'ai fermé les yeux et je suis partie,

     

    Merveilleuse légende, impalpable chimère

    Tout en chair, en pensées, échos bruyants de vie

    Insondable silence égal à nos mépris, frères

    J'ai fermé les yeux et je suis partie,

     

    Chantez plus que pleurer

    Vivez dès à présent, et

    Aimez toujours plus, si cette nuit

    J'ai fermé les yeux. Et je suis partie.

  • Les Printemps de l'Yggdrasil

    Après avoir cherché un éditeur traditionnel j'ai finalement décidé de mener cet événement fondateur de A à Z, de l'alpha à l'oméga ;-)

    J'ai donc publié Les Printemps de l'Yggdrasil sous ma propre édition "Editions du brouillard levant".

    Le livre est maintenant en vente sur le site Lulu.com

    marie decker,printemps,yggdrasil

     

    C'est une immense joie pour moi et le résultat de nombreuses heures d'un investissement très personnel.

    Puisse t'il être mon porte-parole !

    Pour aller sur le site de vente du livre, cliquez sur l'image ou ICI

    Vous pouvez laisser votre avis ICI

  • In-dicible

    Partir méditer

    Être renversée par une voiture.

    Méditer.

    Seul le résultat compte.

    Dans la fulgurance de l'accident, la bouffée de colère évacuée dans une insulte, des pensées lumineuses explosent en moi, je suis en vie, ma conscience est bien présente, quelle chance j'ai eu, transcender ce contretemps sera essentiel. J'observe la panique de cette jeune fille, choisis immédiatement de rester calme, je suis de toutes façons un peu groggy par le choc à la tête et toujours ce sang qui coule, j'ai froid, j'ai si froid, de violents tremblements révèlent à chaque seconde des douleurs qui se précisent. Le pied, l'épaule et ce bras que je ne peux pas bouger, les hanches qui hurlent comme des sirènes. Il y a cet homme que je connais mais que je n'identifie pas, il parle au médecin régulateur, décrit mon état, me pose des questions tout en réclamant des couvertures aux personnes qui sont arrivées. Je plonge en observation de mon corps, prends garde de respirer le plus calmement possible pour apaiser les tremblements et éviter à tout prix de me contracter ce qui augmenterait excessivement la douleur liée au fait d'être couchée sur la route. Attendre. Que les pompiers arrivent. Lâcher prise, faire confiance à ceux qui sont là. Des visages connus se penchent sur moi. Mais Marie qu'est-ce qui se passe ? Je réponds que j'ai été percutée par une voiture. Je vois Michel, ou plutôt Jean-Michel, je suis à deux endroits à la fois, dans la profondeur de mon corps blessé et dans la gestion des faits de surface, je lui demande de s'occuper de mon fauteuil en sachant que cela implique que mes filles soient mises au courant de l'accident, je le supplie de les rassurer, puis je replonge dans l'inspection de mes blessures et commence le travail.

    Le travail ?

    Oui le travail. L'indicible travail de préparation aux gestes qui vont immanquablement arriver, mobilisation par les pompiers, transport, transfert aux urgences, transfert pour les radios et peut-être même les opérations car à ce moment là je me sens comme cassée en morceaux.

    Je me prépare à répondre aux interrogations des soignants qui seront perplexes devant mon anatomie, déstabilisés par la difficulté à "trouver une veine" ou une molécule que je tolère.

    Et je commence en parallèle le travail de guérison sur une pensée puissante "Ma petite cocotte tu as quinze minutes pour te réparer un maximum pour qu'en arrivant aux urgences ça soit le moins grave possible", je suis à ce moment emmaillotée dans le matelas coquille des pompiers.

    Je pourrais ne pas vous raconter cela, je ne vous demande pas de me croire ni de m'approuver. Je vous le dis dans cet esprit de partage qui anime "Les femmes en disent" depuis sa création.

    Depuis sept années que j'écris vous avez du sentir la profonde mutation que j'ai opérée dans la façon de me soigner et plus largement de vivre. Les rapports intimes entre mes pensées, mon âme et mon corps sont aujourd'hui plus conscients, plus harmonieux, accompagnés, guidés par quelques personnes que je pourrais qualifier de lumineuses si ce terme n'était pas galvaudé et terni par des vendeurs de chimères et des voleurs d'âmes.

    Souffle, circulation d'énergie, relaxation en pleine conscience, gratitude, confiance, croyance dans la métamorphose, tous les outils que j'ai pu croiser, comprendre, expérimenter, je les mets à cet instant au service de ma guérison. Je plonge profondément, à tel point que le pompier qui me surveille durant le trajet me rappelle à lui, hop hop hop, vous restez avec nous, me dit-il. Quelque part mon "mental" frappe déjà à la porte, pourquoi un tel accident en une si belle matinée, quel jour sommes-nous, encore en septembre. Je repousse les questionnements à plus tard me sentant déjà libérée de toute colère et dans l'acceptation d'un fait évident. C'est ainsi, j'ai été renversée par une voiture.

    Reste l'indicible invisible.

    Et le résultat.

    Il est 9h50 quand le véhicule entre dans le sas des urgences. Soixante cinq minutes se sont écoulées depuis l'impact.

     

  • Mais où est-il donc passé ?

    Ce curieux mois de septembre ! Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles et depuis quelques jours elle me démange, me grattouille, la plume !

    Mes amis, mes amis, j'ai survécu à une tempête ! Une de plus me direz-vous, en septembre encore.

    Un résumé ?

    - Un bras cassé pour Eva le 30 août, petit radius en motte de beurre, la médecine ne manque pas de métaphore, de résine aux urgences ah non là c'est trop demander ...

    - Une rentrée en 6° plâtrée faute de mieux, une rentrée en seconde

    - un coup de fil pour grande Fantastic sur liste d'attente pour une licence le jeudi 4 à 15h00 pour une pré-rentrée obligatoire le ...5 à 14h00 .... à LYON yahouuuuuuuuuuuuu ça n'a plus cessé depuis, nous nous sommes toutes engouffrées dans le tambour de la machine à laver.

    En une semaine ma grande a réussi l'exploit de s'inscrire à la fac, se trouver un appart, signer son bail, acheter des meubles sur le bon coin, déménager au milieu de la paperasse, formalités diverses, ouverture du gaz, abonnement transport et contractualisation d'un prêt étudiant parce que l'urgence ça douille !!! Pilotée à distance dans tous les sens du terme par maman qui bénit un peu plus Internet chaque jour !

    - une installation et un envol un peu douloureux pour ma deuxième grande qui va commencer sa prépa-kiné lundi qui vient.

    - Au milieu des rentrées municipales, communautaires et associatives.

    - Perturbée par un accident de travail pour ma chère auxi Véro qui paye l'incompétence d'un formateur sous label, vacances + arrêt pour la seconde auxi, au secours la remplaçante mais là ça mérite une note entière pour un zéro pointé, label Handéo qu'ils disaient ...e 

    - Ponctué d'un merveilleux Festival Rendez-vous oh le bien que ça nous a fait !

    - Hachée par un genou en beurre fondu qui ne cesse de me lâcher en septembre le mois des fuites !

    - Et hier sous la pluie et le plafond qui menace de rompre tant le toit, émoi, prend l'eau.

    Mais où est-il donc passé ?

    Ce curieux moi de septembre ?

    J'ai survécu, mes filles sont merveilleuses !

    Des envies et des projets plein le bureau, un livre à éditer, un autre à écrire et des notes pour tout vous raconter, cet été riche de travail sur moi, des expériences chamaniques incroyablement merveilleuses, un petit livre précieux sur le pardon à partager avec vous.

    Forza Forza Fémina (mais un peu trop dans le dur encore à mon goût)

    Et puis cette France qui va si mal.

  • Souffles clés !


    Orchestrons-nous, me revoilà dotée des baguettes, chef d'un orchestre symphonique qui fait mon émerveillement, mille accents, milles couleurs, incroyables rythmes, c'est comme plonger en apnée dans un torrent qui cascade en éclats de rochers éclaboussés des scintillances d'une eau de joie pure et incroyablement vivante !

    Rires ! Joyeuse Joie ! Energie !

    Et tant pis pour les jaloux. Toujours, il y en aura toujours pour dénigrer, juger, pâlir, ternir, renâcler, fustiger, peu m'importe !

    Entendez-vous le son de mes talons qui caracolent cette route nouvelle ?

    Voyez-vous cet éclat de malice au coin de mes yeux qui papillonnent d'une saine fatigue ?

    Vous régalerez-vous du sourire qui mange mon visage ?

    Dimanche tout fou d'un mistral qui fait danser le saule et rebondit dans les éclats des rideaux blancs qui cherchent à s'envoler. Hier les rossignols ont chanté emplissant ma nuit de lumière.

    Rossignol, rossignol toi qui est la clé des souffles qui chantent, la musique pure des transcendances, porte mon message par delà la plaine,

    J'aime la Vie, Dieu, ce que tu es belle !

     

    joie,femme,vie,belle,rythme