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Ce temps qui passe

  • L’impossible choix

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    Je suis née en France en 1969. J’ai failli mourir de la coqueluche à 3 mois. J’ai fait des crises d’asthme de cette date jusqu’à mes 3 ans. J’ai reçu tous les vaccins existants à cette époque, des injections de gammaglobulines et j’ai passé trois étés en cure à la Bourboule. J’ai encore aujourd’hui des souvenirs d’étouffements et je ne supporte pas un drap sur le visage même en cas d’attaque de moustiques voraces.

    Quand à l’âge de 10 ans, alors que je venais d’être admise au conservatoire de danse, j’ai été diagnostiquée comme étant atteinte d’une polyarthrite rhumatoïde juvénile chronique, mes médecins ont évoqué un possible lien entre la PRC et la vaccination renforcée dont j’avais bénéficié dans ma petite enfance. La consigne de l’époque était d’une clarté absolue : plus aucun vaccin. Ce qui fut respecté, à la lettre.


    Imaginez, vous avez dix ans, une terrible maladie ronge vos os au point de faire totalement disparaître vos articulations comme si vous n’en aviez jamais eu, vous souffrez le martyre physiquement et psychologiquement car la danse c’est fini vous dit-on et les médecins potentialisent un lien entre les vaccins et votre état. Vous grandissez. Personne ne revient sur cette interdiction de vaccination. Vous connaissez les symptômes et conséquences du tétanos chez les humains, ben oui vous vous renseignez quand même sur les risques que cette interdiction implique. Vous flippez grave. Vous flippez d’autant plus que les médecins ont également parlé d’un risque de non consolidation si jamais vous veniez à vous fracturer un os. Vous dont le corps était l’instrument de beauté et de grâce, objet d’exultations quotidiennes à chaque arabesque, chaque grand-écart qui vous valaient en prime, étonnement et admiration.
    Vous voilà réduit à votre système immunitaire défaillant qui semble avoir hérité d’un appétit pour l’autodestruction absolument insatiable.
    Mais vous grandissez quand même, sans vous casser un os, ça la PR s’en charge un peu plus à chaque crise, même quand vous jouez à qui peut sauter du haut de la casemate, après tout vous avez onze ans et votre challenger, le voisin, d’un an votre aîné, est beau comme un dieu. Et sans contracter le tétanos même si cela vous arrive d’aller ramasser les vestiges rouillés des deux guerres sur les champs de bataille cabossés de la campagne verdunoise.
    Puis un jour vous avez un enfant. Un nourrisson doté d’un carnet de santé dont les pages au bord rouille commencent par le calendrier vaccinal.
    Vous avez envoyé balader les médecins et leur incompétence depuis quelques années déjà. Mais vous n’êtes pas non plus dans les médecines alternatives, ce n’est pas votre culture familiale et les violentes déceptions causées par les tentatives maternelles désespérées entre acupuncture et gélules de poudre de moules et autre ginseng, vous ont amené dans une sorte de no-médecine land bien que vous avalassiez consciencieusement et sans question 40mg d’anti-inflammatoires et un protecteur gastrique chaque jour depuis des années.
    Mais vous avez la perle des pédiatres et, tranquillement, elle déroule le calendrier vaccinal de votre enfant. Avec votre conjoint vous estimez que votre famille est déjà suffisamment hors-normes et vous oscillez entre profil bas, craignant plus que de raisons les services sociaux, et cette insoumission de nature qui vous habite depuis toujours. On vous dit de vacciner, vous vaccinez. Parfois un peu en décalage, toujours avec la boule au ventre. Mais vous vaccinez.


    Puis un jour vous quittez la docile bourgeoisie nancéienne pour vous expatrier chez les insurgés mangeurs d’ail et d’huile d’olives. Ici c’est la campagne. Les gens sont durs à l’ouvrage, testards et centenaires ou vieux à soixante ans. Usés les maçons, claffis de cancers et de leucémies les agriculteurs. Le verger de la France est le fournisseur de la belle-mère de Blanche-Neige et les nains ouvriers y tombent comme des mouches.
     
    Ici rouler vite, mal et bourré est un sport régional, faites votre prière estrangers !
    Ici la loi elle escagasse !
    Ici une communauté belge de libres penseurs, entretient l’insoumission éclairée, la liberté de penser, le developpement d’un soi intérieur souverain, la bonne santé par l’assiette.
    Ici le tissu médical est de toutes les défaillances, incompétences et je m’en foutisme  mêlés.
    Ici vous devez être votre premier médecin sous peine de danger de mort à la moindre hospitalisation.
     
    Ici, comme partout ailleurs, vous devez faire un choix. Vaccin ou pas vaccin.
    Là vous vous réjouissez lâchement que vos enfants soient tous majeurs (dans 16 jours) et vous déposez délicatement la boule puante au creux de leurs mains jointes, pourvu qu’elle ne se casse.
    Vous êtes terriblement conscient de votre incroyable, effroyable et banale singularité. La société ne prévoit plus aucune case pour vous. Vous faites aléatoirement partie des inutiles, des cas sociaux, des fainéants échecs de la pensée crétins égoïstes mauvais citoyens chochottes d’antivax, végans  même si vous êtes juste végétarien, théoriciens du complot, casse-couille à temps complet, démon aux yeux de votre mère et cauchemar des statisticiens.
    Et pourtant vous existez, encore un peu.
     
    Encore un peu car quelques pensées de solution finale vous traversent l’esprit afin de mettre un terme au dilemme non de vous faire vacciner ou pas, mais de continuer à vivre dans ce monde-là.
    Alors vous les entendez déjà les professeurs de pensée, vous dire que vous exagérez , vous traiter d’enfant gâté, vous qui vivez de pensions sur le dos des honnêtes travailleurs qui, eux n’ont d’autre choix que de passer à la piqûre.
     
    Mais où est l’espoir ? Où est la lumière au bout du tunnel ?
     
    Sommes-nous condamnés à vivre dans ce monde de menteurs-manipulateurs, ce monde de violences et de défiances, ce monde abimé, divisé, opposé ? C’est donc cela que nous allons léguer à nos enfants ?
     
    J’entends gronder le tonnerre. Et j’ai mal.
    J’ai mal à mon humanité. Et j’ai mal à ma terre.
     
    Sans doute que je pense trop, ou mal.

  • En vert et gris

    Est-ce que vous avez également cet étrange sentiment que quelque chose nous a échappé ?

    Nous étions là, remplis de superbe, affrontant vaillamment le monde, composant avec les aléas de la vie comme nous l’avions toujours fait depuis nos naissances. Et puis notre train a déraillé.

    J’ai déjà ressenti cela au moment de la séparation. J’ai vécu un long passage de flottement. Une errance immobile, statufiée. J’avais le sentiment de vivre une vie qui ne devait pas être la mienne, une sombre erreur d’aiguillage. J’ai eu alors une profonde impression de devoir jouer un rôle destiné à d’autres. Je devais être célibataire, mère isolée, parent exclusivement en charge du bien-être et de l’éducation des enfants, sans avoir choisi ces rôles. Mes moments chéris de solitude studieuse, après le coucher des enfants, en parades prénuptiales, ont pris un goût amer d’isolement affectif et de responsabilités écrasantes. 

    Aujourd’hui un virus couronné a décidé de jouer aux quilles avec nos vies. Il n’a que faire de nos protestations. Il est.

    Alors, sans trop y croire, nous avons adopté de nouveaux costumes et de nouveaux rôles, sans avoir rien choisi de tout cela. Nous avons espéré que ça ne dure pas, que ce soit un mauvais rêve. Il y a un an.

    Nous sommes contrôlés dans nos déplacements et nos fréquentations. Nous sommes contraints de porter des masques, de rester enfermés, de télé-travailler. Nous sommes privés de nos amis, de nos familles. Nous avons dû divorcer de nos anciennes vies. Sans l’avoir voulu.

    Après de longs mois d’hébètement et de détresse j’ai eu le sentiment de devoir reprendre le contrôle quoiqu’il en coûte, assorti de la certitude de devoir bien faire alors que c’était devenu mission impossible, que l’avenir des enfants étaient irrémédiablement compromis, passé gâché, avenir entaché. Chaque choix était fait au tranchoir du bien et du mal. Chaque décision remâchée jusqu’à écœurement et Dieu sait s’il y en eu. D’orientations scolaires en stratégie de gestion du patrimoine, d’ablation de prothèses en achats de véhicules.

    Puis la Vie nous ramène absolument au lâcher prise. Parce que le contrôle est terriblement illusoire ou plutôt infinitésimal au regard de ce que la vie nous sert sur un plateau de terre et d’argent, de larmes et de rires mêlés.

    Dans cette course sinusoïdale effrénée je me suis frottée aux aspérités du terrain, j’ai peaufiné mon être au point d’être transparente pour mieux voir mon âme. Pas pour me redéfinir mais pour me découvrir. Lavée des mensonges et des faux-semblants. Les yeux désembués, il me semble aujourd’hui toucher à de l’authentique. De pouvoir être moi-même.

    Le divorce a permis cela. Un jour j’ai dit à un ami qui m’est cher « je perds de ma normalité » et c’était vrai. Sauf que cette normalité d’épouse me coûtait ma vérité profonde.

    Si nous divorçons de nos anciennes vies, contraints et forcés, qui allons nous être demain ? Quels choix ferons-nous ? Quelle vérité profonde émergera du marasme ?

    Ce printemps en vert et gris, de chaudes journées en gelées noires, comme le petit roi maléfique, nous rappelle à notre condition humaine, sensible, fragile et mystérieuse. Y a-t-il en nos seins un trésor à découvrir ? Une pierre à polir jusqu’à la transparence ou plutôt l’invisible.

    Transparence,vert,verre,gris,printemps,virus

     

  • Des fourmis et des roues

    J’ai une amie Sylvie que nous surnommions Fourmi, en bons lorrains que nous étions elle est devenue La Fourmi, puis La Froum. C’est ainsi que naissent les surnoms :)
     
    Aujourd’hui, en cet incroyablement printanier dimanche, nous sommes allés pique-niquer avec Maxine et son amoureux et les parents de l’amoureux qui sont aussi le frère et la belle-sœur de mon amie Michèle la voyageuse dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises. Quel bonheur ce fut ! Et, bien que les fourmis aient beaucoup apprécié notre compagnie, d’où l’introduction de cette note, j’ai une fois encore mesuré quelle chance Maxine a, d’avoir dans son entourage le plus proche, des personnes aussi adorables. Nous avons gouté le soleil, la forêt, la douce compagnie de nos progénitures devenues grandes et un excellent Riesling accompagné de quelques graines et feuilles croquantes de salade pour les uns et de charcuterie fine pour les autres, parce qu’on peut être végétariens et kiffer la présence d’omnivores tout en trinquant un bon blanc d’Alsace, perchés sur les hauteurs du Luberon :)
     
    Nous avons « profité de la vie ». Nous avons marché sous les grands arbres, pris le soleil et un grand bol d’oxygène bien pur, nous avons ri, immortalisé ce moment précieux dans quelques clichés. Ce fut simple et merveilleusement nourrissant !
     
    La route pour « monter aux cèdres » surplombe toute une vallée piquetée de villages et de cyprès, on croirait une carte postale, au loin le Ventoux et plus loin encore, les Alpes. C’est une émotion chaque fois renouvelée et,  bien que ma verte Meuse et mes lorrains me manquent très souvent, vivre dans une carte postale il n’y a pas à dire, ça vous en met plein les mirettes et plein le cœur.
    J’ai eu envie de voir la mer, d’être sur un bateau cap sur Porquerolles ou sur les rives du Rhône au volant de ma voiture pour rejoindre mes anciens collègues et ma nièces, son amoureux et leurs adorables bouts de choux !  J’ai eu envie d’être dans un train en partance pour n’importe où du moment que des amis ou ma sœur m’attendent sur le quai !
     
    Je crois bien que j’ai des fourmis dans les roues :)
     
    Confi quoi dites-vous ? Confie-toi ? Ah j’aime mieux ça :)
     
    Vous savez quoi les rêves n’engagent que ceux qui les font. Amis de tous horizons je vous aime bien fort, vous me manquez !

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  • 2020 Silences

    Aucune note. Silence radio.

    Une année blanche, comme pétrifiée sous la neige. Une année sans printemps. 12/01/2021, comment ça 2021, où est passée l'an 20, l'an vain on aurait dû se douter ! La voilà évaporée cette année v'haine que nous avons traversée tant mal que mal.

    Avec ma famille nous avons "sauvé l'été". Une longue réunion de famille de presque deux semaines dans notre belle Provence, ma soeur demandée en mariage par mon beau-frère, mes Lyonnais adorés avec la présentation de la nouvelle venue dans la famille qui avait quelques mois déjà et qui répond au doux nom d'Alizée. Mes enfants et leurs amoureux. Et mes parents qui n'étaient pas venus depuis des années. Une parenthèse enchantée qui, je dois le dire, m'a sans doute permis de ne pas trop déprimer dans ce confinement sans confins.

    J'ai essayé d'écrire, j'ai écrit un peu, si peu. Je voudrais briser un silence mais il est si vieux que des décennies de poussière le rendent pesant. J'assiste à la libération de paroles anciennes, prescrites mais certains réagissent en se plaquant les mains sur les oreilles comme autant de Joey qui crient lalalalalalala pour ne pas entendre.

    Et pourtant, et pourtant. La libération de la parole est le seul antidote contre le poison violent instillé par les pédo-bourreaux.Il n'y a pas de vaccin contre le crime. Seuls les témoignages à posteriori d'autres victimes peuvent aider les familles à voir "les signes" en cours.

    Puis la fin de l'été et l'automne sont venus, en fracas de vagues, épidémiques, climatiques. Tiens on dirait mon livre malheureusement. De nos jours pas besoin dêtre Nostradamus pour écrire une dystopie d'anticipation, il suffit de regarder les infos, d'ajouter quelques dégrés et l'affaire est faite. C'est simple. Basique. Et absolument effrayant.

    Au milieu des masques à miasmes la rentrée de William amorce une drôle de terminale pour un drôle de bac revisité. AAAAAhhhh quatrième et dernier bac pour mes enfants.

    Mais qui est William doivent se dire ceux qui suivent plus de loin que de près ? Alors forcément c'est là que je réalise que ça fait vraiment TROP longtemps que les rotatives de mon petit "journal à se dire" sont à l'arrêt !  

    Ouch. 

    Bon d'accord ce n'est pas un sujet des plus faciles à aborder, d'une part parce qu'en tant que parent il y a une foule d'informations à assimiler et d'autre part de trés vieux concepts à interroger pour mieux comprendre et les transformer. Merci la plasticité du cerveau !

    Dysphorie de genre. Transidentité de genre. F to M, THC, sont donc entrés dans mon vocabulaire courant.

    William, le quatrième de mes enfants est donc un homme.

    Voilà la principale information à retenir en fait. C'est simple comme séance de rattrapage pour ceux qui n'ont pas suivi ;-)

    Ok, ok vous avez manqué quelques épisodes épiques de changement de prénom qui ont transité par le changement du prénom du père au nom du fils, AMEN. quand ça colle pas dans toutes les cases ça fait beuguer les ordinateurs et les officiers d'Etat civil. Mais bon tout a fini par rentrer, avec un peu de chance vous aurez droit à l'épisode changement de genre à la sécu en direct live mais ça c'est en août ou plutôt en covid4°vague le temps pourrait bien nous paraître quelques dégrés long d'ici-là.

    Me voilà Trans-parente, remarque ça m'aidera peut-être d'être une poule de cristal pour écrire la suite du livre ou une loupe pour décortiquer les vieux cortex et surtout une trans-maman pour accompagner sa transition en pleine lumière.

    Bon en fait il s'en est passé des choses cette année :)

    Vous raconterai les autres Fantastics au prochain épisode !

    (Qui a dit "ouais dans un an ?"  :'D )   

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    Trans,genre,transidentité,parents,maman,enfant,

     

     

  • Les notes du cahier de janvier

    Sur le blog de JustmarieD, juste un message, autant qu'un voeu, éternel ...

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/01/08/ethernelle-6015337.html

     

    Et dans le cahier :

    Ce soir le ciel est si rouge. Longue journée introspective car il faut que je me nourrisse afin de m’alléger, encore dire des mots, pour mieux vivre chaque jour.
    Si écrire est ma voie, ma voix sera forte, claire et juste. Je n’ai pas peur. Allons-y.

    J’ai 48 ans. Pour quelques mois encore. Les 10 dernières années ont été aussi douces que violentes, bien trop violentes et je suis fatiguée. Un laboratoire des relations humaines au milieu desquelles j’essaye de garder ma voie. Mais ma voie quelle est-elle ? J’étais épouse et mère, je suis, à ce jour, femme seule et mère de grands enfants et d’adultes. J’ai fait de mon mieux et aujourd’hui je dois leur faciliter l’envol.
    Je ne leur ai pas donné une ambition professionnelle incroyable, c’était peut-être une erreur. Malgré cela elles ont, il me semble, l’envie d’avoir une belle et bonne vie et ça c’est bien non ? Elles connaissent la fragilité et le courage, la peine et la joie. Je les sens équilibrées et fortes dans le fond, elles sont magnifiques.

    Je ne dois pas devenir leur point faible.

    Les déchirures de la noire terre aux étoiles laissent voir à nos yeux aveugles la beauté sourde aux cris.

    Les hommes blessent la terre comme les femmes, semant éhontément l’héritage putride de leurs lignées sales ou endeuillées, ils sèment la mort des esprits et la vie des corps qui exultent, les misérables porteurs ignorants de la vie sacrée. Aux femmes qui savent, soyez sages dans vos révoltes et fortes dans vos choix. Vous avez, en vous, le berceau d’un monde nouveau.

  • Les notes du cahier

    Quand l'écriture me saisit c'est mon gros cahier qui m'attire plus que le clavier.

    Et ce matin, m'extirpant à grand peine d'une langueur faite de fatigue et du chant de la pluie sur la véranda, j'ai tourné quelques pages en arrière, faisant le constat que je ne vous avais pas tout livré, m'étonnant, comme souvent, de la puissance des mots, qui, s'ils n'étaient pas de ma main, dans mon gros cahier, pourraient me sembler être d'une autre. Mais je ne connais que trop bien maintenant la vérité de ces lignes et interlignes, ces messages qui s'extraient de nos tréfonds, pour nous libérer et éclairer les chemins à venir.

    Alors ce matin, pas de mots nouveaux mais quelques textes retrouvés, pour qu'écrits, livrés, ils me disent.

     

    Quand on a que l'amour (Verdun Noël 2017)

    2007 - 2017

    Quelle drôle de décennie, quel gâchis.

    Noël 2007 tu voulais "TOUT" vendre.

    Trois ans plus tard tu étais parti, abandonnant "TOUT" derrière toi.

    Dix ans plus tard je fais le constat  que cette séparation m'a détruite ou est-ce notre relation ?

    Depuis sept ans je survis plus que je ne vis, avec mon coeur en miettes entre les mains.

    Le dos ployé sous la charge de "TOUT" ce que tu m'as laissé.

    La vie est depuis, plus souvent trop lourde, que belle. Je suis fatiguée, si fatiguée.

    Je vois autour de moi les gens qui évoluent, expérimentent, connaissent des réussites et des joies. Moi j'ai l'impression de faire les mauvais choix.

    Tu m'as rabaissée, si souvent rabaissée, humiliée même.

    Et puis là, dans ces rues de Verdun, j'ai réalisé à quel point j'étais déchirée, niée, désaimée.

    Je t'ai "TOUT" donné et un jour tu as essayé de me faire croire que "ça et je" ne valaient rien. Et comme je t'aimais, pauvre de moi je t'ai cru.

    Mais mon coeur est ce qu'il a toujours été, plein d'amour, pour tout le monde, même ceux qui ne me veulent pas de bien ou que j'indiffère.

    Toi il paraît que je n'ai plus le droit de t'aimer. Ça tombe bien je ne t'aime plus. Enfin je crois.

    Non pas que je me réjouirais d'un quelconque malheur qui pourrait te toucher, pas du tout.   

    C'est juste que j'ose dire que tu m'as fait du mal, beaucoup.

    Et qu'aujourd'hui je ne t'aime plus.

    J'ai 47 ans et j'ai perdu 10 ans.

    2007 - 2017 Quelle drôle de décennie.

     

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    "Avoir le droit d'aimer", c'est absurde, c'est comme dire "avoir l'interdiction de pleurer". Quel juge idiot pourrait s'octroyer la puissance de délivrer de telles sentences ?

    "On verra en juin", j'aurais dû fuir en entendant cela mais ma soeur et moi étions des mendiantes de l'amour. Quelqu'un qui s'intéressait à moi, selon ma mère, un pervers ou un menteur. Tu étais les deux à la fois. J'exagère. C'est un fond de colère pour mes années perdues et puis cette fatigue.

    Moi j'aime les gens en général et certains en particulier. Il faut vraiment m'avoir fait du vrai mal pour que je désaime. Petite j'étais rancunière (ou ça aussi on me l'a fait  croire). Aujourd'hui je pardonne. Quand j'entends quelqu'un dire "lui je le déteste » je n'arrive même plus à comprendre ce sentiment. Je peux être en colère mais pas détester. Je peux être en froid mais pas haïr.

    J'aime Verdun quelques jours et Villelaure moins qu'avant.

    Je cherche un nouvel endroit à aimer, un nouveau  quelqu'un. Enfin je crois. J'ai le droit.

    Avoir le droit. J'ai le droit, mon amour n'est pas nul.

     

  • Trois petites notes, trois grands pas.

    Ce long silence depuis mars. C'est le dos et les écrits secrets, les causes et les causeries, l'exploration de nouvelles voies que je vous dirai, sans doute.

     Et puis septembre son tumulte joyeux de rentrée, ses bonnes ondes ici et ses mauvaises surprises, encore. Là, c'est le coeur de mon papa qui a décidé d'inventer de nouveaux rythmes, il lui faut un choc a dit le docteur pour le remettre au pas ! Choc fut fait et voilà qu'il se noie, ses poumons sont pleins de larmes intérieures, de toutes ses émotions qu'il n'ose que si rarement dire, lui qui ne se plaint jamais. Il faut drainer tout ça dit le docteur pour les remettre au pas. Sec fut fait et voilà que les artères refusent de laisser passer le flux. Il faut des ponts dit le docteur, pour enjamber ce mauvais pas.

    Alors pour que pont soit fait entre émoi et lui, que son coeur pense et dise tout ce qui lui chante, parce que je sais que Maxim Vengerov sur ce concerto de Sibelius le fait vibrer plus fort je republie cette merveilleuse vidéo pour lui dire "Je t'aime mon papa, courage ! Avec les 4 Fantastics on est avec toi"

  • Nouvelle année

    Je vous souhaite à tous une bonne année nouvelle, que les graines choisies germent solidement et que fleurissent vos temps à venir !

     

    Je vous embrasse très fort, je ne sais pas pour vous mais 2014 je trouve que ça sonne bien !

     

    Un petit recap en vidéo pour mes Fantastics et moi, quelle année mais quelle année :)

     


     

  • Note découse

    Hé !

    Bonjour M'sieurs Dames !

    Voici une note qui voudrait renouer avec le fil des notes d'un temps jadis. Plonger quelques minutes dans mes archives comme on fouillerait une vieille boîte à couture, retrouver quelques boutons ne correspondant plus à aucun manteau, quelques bobines rappelant grenouillères et costumes de fées, fil à bâtir, tout un patchwork multicolores de velours et de toiles, d'étoiles et de nuits sans sommeil.

    Un jour j'ai écrit "que seuls ceux qui s'aiment puissent rester cousus", début 2010 quand pour nous ça allait mieux, quand tu avais, en fait, commencé ton travail de marchand de sommeil pour mieux tromper ma vigilance, pour préparer la brusque déchirure d'un canevas de nous si minutieusement brodé.

    Puis, quand tu t'es enfui, quelque chose s'est rompu dans mon je-nous, les investigations d'alors n'avaient rien trouvé d'autre que quelques petits fragments d'os et du sang qui avait été ponctionné pour évacuer un trop plein d'humeur.

    Qui aurait pu soupçonner que mon coeur s'était déchiré là, qui aurait pu comprendre qu'un gros fil de suture interne venait de se rompre. Qui aurait pu dire que ce fil, prévu pour durer, venait d'être arraché violemment de son insertion ? J'ai toujours pensé qu'une séparation propre et nette valait mieux qu'un long effilochage, moi j'ai eu droit au coup de cutter dans une précieuse réparation pour laquelle j'étais seule à oeuvrer, me faisant regarder tes mains quand tes yeux ne me voyaient déjà plus.

    Il lui aura fallu trois ans, à ce fil arraché, pour faire le chemin vers la surface. Ce matin un chirurgien a du tailler dans le vif, tranchant ce noeud au scalpel pour pouvoir enlever ce fil qui était fait pour durer.

    "C'est fini maintenant" me dit-il, brandissant cette suture il y a quelques instants à peine, encore dans mon genou.

    Quelques instants à peine. Trois ans.

    C'est fini maintenant, mon genou ne pleurera plus toutes les larmes de mon corps.

    Et si je suis décousue c'est pour mieux renouer avec le fil de mon histoire et celles de mes Fantastics et retrousser nos manches pour mieux broder nos vies d'étoffes joyeuses !

  • Lettre à mon père pour ton anniversaire

    Ce soir, quelque part en Meuse, mon père fête ses 70 ans. Ne pouvant y être physiquement je le suis par la pensée. Maxine ma Parisienne a pris un TGV pour la Meuse hier, hop une petite heure c'est magique !

    Maxine je t'ai demandé de lire ces quelques mots, pour mon père.

    jean willaime

    Papa,

    Nous voilà réunis en ce jour pour fêter ton anniversaire,

    ma présence pas ordinaire,

    Une présence, à distance, pour quelques centaines de kilomètres entre nous.

    Ce soir je suis avec toi en pensées et au travers de quelques mots. 

    Papa,

    Du fond du cœur te souhaiter une merveilleuse soirée d’anniversaire, entouré de tes amis et famille.

    Je suis sûre que tu as préparé de la bonne musique, surtout de la bonne musique, quelques dives bouteilles et de quoi régaler tout le monde et même un peu plus.

     Tu t’es fait tout beau et ton grand sourire fait pétiller tes yeux rieurs. Oh tu auras peut-être un peu les yeux qui brillent en écoutant mes mots, toi qui sais vivre d’émotions, de tendresse, d’amitiés, d’humour et de joie ; de saines colères aussi, si tolérance ou amour de ton prochain est mis à mal. Et j’aimerais te serrer dans mes bras pour te remercier d’avoir su faire de moi un être humain, de chair, et d’émotions, de convictions, et de sentiments, d’actions aussi, et que je lise dans ton regard de la satisfaction et de la fierté.

    Je ne suis pas là physiquement mais je suis très heureuse que Maxine soit auprès de toi pour lire mes mots pour toi. Je voudrais te remercier pour tous les moments partagés jusqu’à ce jour, pour les débats toujours constructifs, pour ton soutien et ton amour inconditionnel, pour ton écoute et ta quête de la vérité, pour ta jeunesse d’esprit, ta soif d’évoluer encore et toujours.

    Merci d’être celui que tu es et puis surtout, merci d’être mon père.

    Je t’aime papa.

    Ta fille reconnaissante, avec tout mon amour.

    Bon anniversaire sans modération et que la fête soit belle au cœur de tous !