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Ce temps qui passe

  • Les notes du cahier de janvier

    Sur le blog de JustmarieD, juste un message, autant qu'un voeu, éternel ...

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/01/08/ethernelle-6015337.html

     

    Et dans le cahier :

    Ce soir le ciel est si rouge. Longue journée introspective car il faut que je me nourrisse afin de m’alléger, encore dire des mots, pour mieux vivre chaque jour.
    Si écrire est ma voie, ma voix sera forte, claire et juste. Je n’ai pas peur. Allons-y.

    J’ai 48 ans. Pour quelques mois encore. Les 10 dernières années ont été aussi douces que violentes, bien trop violentes et je suis fatiguée. Un laboratoire des relations humaines au milieu desquelles j’essaye de garder ma voie. Mais ma voie quelle est-elle ? J’étais épouse et mère, je suis, à ce jour, femme seule et mère de grands enfants et d’adultes. J’ai fait de mon mieux et aujourd’hui je dois leur faciliter l’envol.
    Je ne leur ai pas donné une ambition professionnelle incroyable, c’était peut-être une erreur. Malgré cela elles ont, il me semble, l’envie d’avoir une belle et bonne vie et ça c’est bien non ? Elles connaissent la fragilité et le courage, la peine et la joie. Je les sens équilibrées et fortes dans le fond, elles sont magnifiques.

    Je ne dois pas devenir leur point faible.

    Les déchirures de la noire terre aux étoiles laissent voir à nos yeux aveugles la beauté sourde aux cris.

    Les hommes blessent la terre comme les femmes, semant éhontément l’héritage putride de leurs lignées sales ou endeuillées, ils sèment la mort des esprits et la vie des corps qui exultent, les misérables porteurs ignorants de la vie sacrée. Aux femmes qui savent, soyez sages dans vos révoltes et fortes dans vos choix. Vous avez, en vous, le berceau d’un monde nouveau.

  • Les notes du cahier

    Quand l'écriture me saisit c'est mon gros cahier qui m'attire plus que le clavier.

    Et ce matin, m'extirpant à grand peine d'une langueur faite de fatigue et du chant de la pluie sur la véranda, j'ai tourné quelques pages en arrière, faisant le constat que je ne vous avais pas tout livré, m'étonnant, comme souvent, de la puissance des mots, qui, s'ils n'étaient pas de ma main, dans mon gros cahier, pourraient me sembler être d'une autre. Mais je ne connais que trop bien maintenant la vérité de ces lignes et interlignes, ces messages qui s'extraient de nos tréfonds, pour nous libérer et éclairer les chemins à venir.

    Alors ce matin, pas de mots nouveaux mais quelques textes retrouvés, pour qu'écrits, livrés, ils me disent.

     

    Quand on a que l'amour (Verdun Noël 2017)

    2007 - 2017

    Quelle drôle de décennie, quel gâchis.

    Noël 2007 tu voulais "TOUT" vendre.

    Trois ans plus tard tu étais parti, abandonnant "TOUT" derrière toi.

    Dix ans plus tard je fais le constat  que cette séparation m'a détruite ou est-ce notre relation ?

    Depuis sept ans je survis plus que je ne vis, avec mon coeur en miettes entre les mains.

    Le dos ployé sous la charge de "TOUT" ce que tu m'as laissé.

    La vie est depuis, plus souvent trop lourde, que belle. Je suis fatiguée, si fatiguée.

    Je vois autour de moi les gens qui évoluent, expérimentent, connaissent des réussites et des joies. Moi j'ai l'impression de faire les mauvais choix.

    Tu m'as rabaissée, si souvent rabaissée, humiliée même.

    Et puis là, dans ces rues de Verdun, j'ai réalisé à quel point j'étais déchirée, niée, désaimée.

    Je t'ai "TOUT" donné et un jour tu as essayé de me faire croire que "ça et je" ne valaient rien. Et comme je t'aimais, pauvre de moi je t'ai cru.

    Mais mon coeur est ce qu'il a toujours été, plein d'amour, pour tout le monde, même ceux qui ne me veulent pas de bien ou que j'indiffère.

    Toi il paraît que je n'ai plus le droit de t'aimer. Ça tombe bien je ne t'aime plus. Enfin je crois.

    Non pas que je me réjouirais d'un quelconque malheur qui pourrait te toucher, pas du tout.   

    C'est juste que j'ose dire que tu m'as fait du mal, beaucoup.

    Et qu'aujourd'hui je ne t'aime plus.

    J'ai 47 ans et j'ai perdu 10 ans.

    2007 - 2017 Quelle drôle de décennie.

     

    notes,manuscrites,marie decker,cahier

    "Avoir le droit d'aimer", c'est absurde, c'est comme dire "avoir l'interdiction de pleurer". Quel juge idiot pourrait s'octroyer la puissance de délivrer de telles sentences ?

    "On verra en juin", j'aurais dû fuir en entendant cela mais ma soeur et moi étions des mendiantes de l'amour. Quelqu'un qui s'intéressait à moi, selon ma mère, un pervers ou un menteur. Tu étais les deux à la fois. J'exagère. C'est un fond de colère pour mes années perdues et puis cette fatigue.

    Moi j'aime les gens en général et certains en particulier. Il faut vraiment m'avoir fait du vrai mal pour que je désaime. Petite j'étais rancunière (ou ça aussi on me l'a fait  croire). Aujourd'hui je pardonne. Quand j'entends quelqu'un dire "lui je le déteste » je n'arrive même plus à comprendre ce sentiment. Je peux être en colère mais pas détester. Je peux être en froid mais pas haïr.

    J'aime Verdun quelques jours et Villelaure moins qu'avant.

    Je cherche un nouvel endroit à aimer, un nouveau  quelqu'un. Enfin je crois. J'ai le droit.

    Avoir le droit. J'ai le droit, mon amour n'est pas nul.

     

  • Trois petites notes, trois grands pas.

    Ce long silence depuis mars. C'est le dos et les écrits secrets, les causes et les causeries, l'exploration de nouvelles voies que je vous dirai, sans doute.

     Et puis septembre son tumulte joyeux de rentrée, ses bonnes ondes ici et ses mauvaises surprises, encore. Là, c'est le coeur de mon papa qui a décidé d'inventer de nouveaux rythmes, il lui faut un choc a dit le docteur pour le remettre au pas ! Choc fut fait et voilà qu'il se noie, ses poumons sont pleins de larmes intérieures, de toutes ses émotions qu'il n'ose que si rarement dire, lui qui ne se plaint jamais. Il faut drainer tout ça dit le docteur pour les remettre au pas. Sec fut fait et voilà que les artères refusent de laisser passer le flux. Il faut des ponts dit le docteur, pour enjamber ce mauvais pas.

    Alors pour que pont soit fait entre émoi et lui, que son coeur pense et dise tout ce qui lui chante, parce que je sais que Maxim Vengerov sur ce concerto de Sibelius le fait vibrer plus fort je republie cette merveilleuse vidéo pour lui dire "Je t'aime mon papa, courage ! Avec les 4 Fantastics on est avec toi"

  • Nouvelle année

    Je vous souhaite à tous une bonne année nouvelle, que les graines choisies germent solidement et que fleurissent vos temps à venir !

     

    Je vous embrasse très fort, je ne sais pas pour vous mais 2014 je trouve que ça sonne bien !

     

    Un petit recap en vidéo pour mes Fantastics et moi, quelle année mais quelle année :)

     


     

  • Note découse

    Hé !

    Bonjour M'sieurs Dames !

    Voici une note qui voudrait renouer avec le fil des notes d'un temps jadis. Plonger quelques minutes dans mes archives comme on fouillerait une vieille boîte à couture, retrouver quelques boutons ne correspondant plus à aucun manteau, quelques bobines rappelant grenouillères et costumes de fées, fil à bâtir, tout un patchwork multicolores de velours et de toiles, d'étoiles et de nuits sans sommeil.

    Un jour j'ai écrit "que seuls ceux qui s'aiment puissent rester cousus", début 2010 quand pour nous ça allait mieux, quand tu avais, en fait, commencé ton travail de marchand de sommeil pour mieux tromper ma vigilance, pour préparer la brusque déchirure d'un canevas de nous si minutieusement brodé.

    Puis, quand tu t'es enfui, quelque chose s'est rompu dans mon je-nous, les investigations d'alors n'avaient rien trouvé d'autre que quelques petits fragments d'os et du sang qui avait été ponctionné pour évacuer un trop plein d'humeur.

    Qui aurait pu soupçonner que mon coeur s'était déchiré là, qui aurait pu comprendre qu'un gros fil de suture interne venait de se rompre. Qui aurait pu dire que ce fil, prévu pour durer, venait d'être arraché violemment de son insertion ? J'ai toujours pensé qu'une séparation propre et nette valait mieux qu'un long effilochage, moi j'ai eu droit au coup de cutter dans une précieuse réparation pour laquelle j'étais seule à oeuvrer, me faisant regarder tes mains quand tes yeux ne me voyaient déjà plus.

    Il lui aura fallu trois ans, à ce fil arraché, pour faire le chemin vers la surface. Ce matin un chirurgien a du tailler dans le vif, tranchant ce noeud au scalpel pour pouvoir enlever ce fil qui était fait pour durer.

    "C'est fini maintenant" me dit-il, brandissant cette suture il y a quelques instants à peine, encore dans mon genou.

    Quelques instants à peine. Trois ans.

    C'est fini maintenant, mon genou ne pleurera plus toutes les larmes de mon corps.

    Et si je suis décousue c'est pour mieux renouer avec le fil de mon histoire et celles de mes Fantastics et retrousser nos manches pour mieux broder nos vies d'étoffes joyeuses !

  • Lettre à mon père pour ton anniversaire

    Ce soir, quelque part en Meuse, mon père fête ses 70 ans. Ne pouvant y être physiquement je le suis par la pensée. Maxine ma Parisienne a pris un TGV pour la Meuse hier, hop une petite heure c'est magique !

    Maxine je t'ai demandé de lire ces quelques mots, pour mon père.

    jean willaime

    Papa,

    Nous voilà réunis en ce jour pour fêter ton anniversaire,

    ma présence pas ordinaire,

    Une présence, à distance, pour quelques centaines de kilomètres entre nous.

    Ce soir je suis avec toi en pensées et au travers de quelques mots. 

    Papa,

    Du fond du cœur te souhaiter une merveilleuse soirée d’anniversaire, entouré de tes amis et famille.

    Je suis sûre que tu as préparé de la bonne musique, surtout de la bonne musique, quelques dives bouteilles et de quoi régaler tout le monde et même un peu plus.

     Tu t’es fait tout beau et ton grand sourire fait pétiller tes yeux rieurs. Oh tu auras peut-être un peu les yeux qui brillent en écoutant mes mots, toi qui sais vivre d’émotions, de tendresse, d’amitiés, d’humour et de joie ; de saines colères aussi, si tolérance ou amour de ton prochain est mis à mal. Et j’aimerais te serrer dans mes bras pour te remercier d’avoir su faire de moi un être humain, de chair, et d’émotions, de convictions, et de sentiments, d’actions aussi, et que je lise dans ton regard de la satisfaction et de la fierté.

    Je ne suis pas là physiquement mais je suis très heureuse que Maxine soit auprès de toi pour lire mes mots pour toi. Je voudrais te remercier pour tous les moments partagés jusqu’à ce jour, pour les débats toujours constructifs, pour ton soutien et ton amour inconditionnel, pour ton écoute et ta quête de la vérité, pour ta jeunesse d’esprit, ta soif d’évoluer encore et toujours.

    Merci d’être celui que tu es et puis surtout, merci d’être mon père.

    Je t’aime papa.

    Ta fille reconnaissante, avec tout mon amour.

    Bon anniversaire sans modération et que la fête soit belle au cœur de tous !

  • L'envol

    http://www.deezer.com/music/track/16511934

    free music





    Voilà qu'arrive le crépuscule de ce premier jour de septembre.

    Aujourd'hui tu pris ton envol et ce soir la page blanche ouvre l'esprit à tous les possibles.

    Ma toute petite fille, des babilles de tes premiers jours aux longs échanges de ces jours derniers, dix-huit années 4 mois et huit jours. Te voilà si belle jeune femme, étudiante brillante, romancière prolixe, photographe de l'émotion pure, ma toute petite, mon ange, ma Grande, ma Fantastic, mon oiseau libre.

    Aujourd'hui tu pris ton envol pour la capitale dont tu sauras, j'en suis sûre, capter l'énergie créatrice toute chargée d'histoires à découvrir et vibrante d'histoires à vivre.

    Je te revois petit bout de deux ans alors que la photo à peine prise tu réclamais "je peux voir ?", comme je te retrouve aujourd'hui lors des longues nuits de publication de séries qui suivent tes journées de shooting quand tes admirateurs impatients te réclament :"on peut voir ?"

    http://belle-epine-photographie.over-blog.com/

    Je te revois bien sûr cramponnée au guidon de ce vélo si neuf, partagée entre envie et terreur, quand est né entre nous ce "Tu peux le faire" dont j'ai tant abusé, transformé en "Tu peux le faire, c'est comme le vélo sans roulette" qui aujourd'hui te fait sourire.

    Il y a quelques jours tu étais blottie tout contre moi, quelques heures nous arpentions ensemble les terres vierges de ma parentalité, quelques minutes nous traversions soudées les remous, les épreuves. Te voilà maintenant sur la branche qui oscille au souffle d'un bel automne, puisse t'elle être un tremplin. Ouvre grand tes ailes ma si belle, te voilà toute chargée de bagages, de draps et de cahiers neufs et d'une vieille phrase qui chante comme une comptine :"Tu peux le faire, c'est comme ..."

    Vole ... que je te vois !

    maxine,decker


  • Nouvelle ère

    1er avril, non je n'ai pas voulu écrire nouvelle heure et ce qui va suivre n'est pas un poisson.

    A force de vivre "dans le dur" le dur s'est invité dans le moindre de mes interstices et plus particulièrement entre mes vertèbres lombaires et sacrées. C'est enfin, après de multiples examens qui m'ont conduite chez un certain nombre de spécialistes, le début d'une réponse quant à l'origine de la sciatique qui cisaille mes jours et mes nuits et mes jours depuis août l'année dernière.

    Commence alors une nouvelle ère qui devra, si je ne veux pas, tel un vieux chêne, être déracinée à la prochaine bourrasque, être empreinte de douceur et d'un peu plus de souplesse à l'égard de ma monture à savoir ce corps qui m'entoure et parfois m'emprisonne. Me réconcilier avec mon enveloppe pour ne pas finir timbrée et expédiée illico presto et ad vitam chez les Tamaloùs.

    A défaut d'être timbrée je dois envisager d'être étiquetée quand même, une nouvelle case à découvrir et pas aussi exotique que celle de l'oncle Tom, quoique ... une étiquette qui n'existait pour moi que subtilement cachée dans le sigle qui orne mon laisser-garer européen, GIC. Kesako GIC ? Gare Immédiatement ta Caisse ? Gare toi Ici Cinq minutes ? Gars Incroyablement Connu ? que nenni ... GIC pour grand invalide civil, toujours accompagné de son pote GIG. Comme je ne suis pas grande je ne me suis jamais sentie trop visée par ce GIC et sûrement encore moins par le I.

    Invalide, invalide, est-ce que j'ai une tête d'Invalide ? Une valide oui (voire même plusieurs en une : maman, amie, soeur, femme), invalide non !

    Je sais, la période électorale doit me taper sur les nerfs, voilà que je me prends pour Fernandel, vite une petit verre d'eau ferrugineuse pour avaler les poissons ... d'avril cela va sans dire.

    Bon je sais bien que j'aurai beau tourner autour du pot, aux roses ou au feu soit-il, quand faut y aller, faut ... au fait je ne vous ai pas raconté ce qui m'est arrivé dimanche il y a deux semaines (mon dieu le temps passe si vite ...) ?

    Alors je vous raconte, imaginez un dimanche milieu d'après-midi avec un rendez-vous qui ne souffrira d'aucun retard faute de décaler ce qui ne peut en aucun cas l'être. Imaginez la petite Marie juchée comme à son habitude sur (sa Harley Davidson) son fauteuil roulant qui a été révisé pour l'occasion.

    Petite Marie dans l'euphorie des instants uniques et du vertige provoqué par ses brand new lunettes roses souhaite alors escalader un trottoir d'au-moins .... 2 centimètres, la prétentieuse !

    L'angle d'attaque, la vitesse d'approche et le poids inhabituel du carrosse princier sont présumés coupables de ce qui s'ensuivit. Dans un chevrotement qui fit trembler toute la carrosserie et son auguste équipage, roue avant vint buter sur les-dits 2 centimètres, une cascade digne des meilleures brouettes. Une fois les lieux sécurisés et l'équipage mis en lieu sûr sur le non-moins-dit trottoir l'heure du constat avait sonné : déjantée j'étais.

    Enfin déjantée de la roue droite (ah ah je vous ai entendu ceux qui ont glissé un "c'est pas nouveau ça" qui aurait pu concerner l'état de mon cerveau si je ne vous savais pas si bienveillants à mon égard). La roue droite celle qui fonce tête baissée on verra si ça passe, ça va passer ah ben non ça passe pas et puis c'est tout cassé maintenant on ne peut plus avancer, ni reculer ni ... mais t'étais où la roue gauche ?? Roue gauche, pas vue, pas prise, pas au bon endroit, pas au bon moment mais que va t'on deveniiirrr ???

    Je hèle un colosse qui passe sur le trottoir d'en face pendant qu'Il va chercher de l'aide auprès de l'aubergiste qui nous accueillait. Le colosse comme dans le meilleur des épisodes de Mac Giver dégaine d'une sacoche attachée à son ceinturon, un XXX je ne sais plus j'ai oublié le nom de l'outil qui doit telle une baguette magique replacer le pneu à sa place, à savoir sur la jante ...

    Un million et demi de tiré/poussé plus tard, voilà mon pneu (en caoutchouc super dur ça doit être monté en usine ces trucs c'est pas possible on va le laisser et le scotcher sur le repose-pied, ça va rouler sur la jante) scotché sur le repose-pied, en roulant sur la jante ça doit le faire, sauf que la roue ne pivote plus .... je ferai donc le trajet du retour déjantée avec une patte folle, qu'importe il était (hélas) grand temps de se dire au-revoir et d'attraper juste à temps le rendez-vous qui ne pouvait être décalé, toutes les bonnes choses ont une fin ...

    Pour finir de tourner pas rond et pour commencer droit mais en souplesse une nouvelle ère je vous livre donc ma future étiquette qui colle : Invalide ou plutôt En invalidité je serai, suis, j'étais déjà mais pas dit, enfin ... pas comme ça ... et la vraie question est "M'aimerez-vous" ... si ma vie ne va plus tout à fait à mille à l'heure, si je perds quelques facettes, si je ne suis plus tout à fait celle que je suis aujourd'hui.

    M'aimerez-vous ?


    PS : je sais bien qu'il y a des sujets d'actualités bien plus graves et urgents à traiter que de savoir si vos états d'âme me concernant seront modifiés par le changement de ce qui est un statut social mais ... pour moi c'est important.

  • Etapes

    Petit à petit on avance. De toutes façons on ne peut pas reculer et il me semble que ça on le comprend assez tôt dans la vie, Petite Fantastic me disant ce soir "ah mais pourquoi on est déjà dimanche soir" !

    Un jour s'achève, un week-end, une semaine aussi par la même occasion. Une drôle de semaine avec une mise à l'arrêt sur prescription depuis mardi parce que la sciatique a décidé de redoubler son travail de sape, me privant de l'indispensable sommeil réparateur garant de mes débuts de journée.

    Une drôle de semaine avec la réception des papiers qui entérinent la fin d'une étape de quatre lustres, papiers que j'ai signé seule sur un coin de bureau, succession du paraphe de ces initiales que j'ai souhaité garder, patronyme intimement lié à celui de mes Fantastics, je n'avais aucune envie de reprendre mon nom de jeune fille, pas de recul, on avance et je ne suis plus une jeune fille. Puis appeler le co-signataire qui pouvait venir "cet après-midi", pas le temps de dire ouf, les papiers sur la table de la cuisine, un café, paraphes, signature, "c'est toi qui les envoies".

    Puis c'est vendredi, Véro l'auxiliaire du matin m'annonce une formation de 6 mois, soucis à venir, samedi travaux dans le salon, j'ai commandé les peintures et dans le jardin, avec des voisins qui déménagent et me donnent des pierres, des galets de la Durance pour dessiner des bordures, dimanche l'annonce d'une naissance chez des voisins et amis, bienvenue bébé !

    On avance, c'est une évidence. Il y aura du doux, du fort, du mouvant, de l'incroyable, du merveilleux et puis le reste aussi, à chaque jour son lot, à chaque étape son dessin, il n'y a pas de gomme pour nos passés mais des crayons de toutes les couleurs pour dessiner nos présents. Aujourd'hui j'ai commencé l'aquarelle, eau, pigment et liberté de créer. Pour mettre de la couleur à mes instants plaisir.

    On avance, naturellement, simplement, évidemment, nous sommes voyageurs sur le fleuve temps, au rythme des battements de nos coeurs, transporteurs d'épices et de sentiments, le décor défile, changeant, émouvant. Et le fleuve nous emporte vers ailleurs, croiser les lueurs d'autres vies qui avancent, comme une évidence.

    Amis nous croiserons-nous demain, dessiner ensemble une heure, un jour, un moment ? Choisir des couleurs et peindre le temps, main à main sur le pinceau, encre de Chine et aquarelle, défi à nos talents ?

    fleuve,temps,aquarelle


  • 12 Voeux de minuit

    1 : Pour l'Union qui fait la force de ma famille
    2 : Pour un nouveau pas de deux
    3 : Au nom du père, des filles et du lien qui les unit
    4 : Pour la santé et le bien-être de mes quatre trésors
    5 : Pour une cinquième année riche et positive avec la chère équipe
    6 : je n'ai rien trouvé avec six !! à vos propositions :))
    7 : Pour que chaque jour de chaque semaine ait son lot de petits bonheurs
    8 : Pour le recommencement
    9 : Pour aller vers du neuf !
    10 : Un voeux aux mains jointes, prière silencieuse.
    11 : Pour qu'au terme de cette onzième année du 21 ° siècle les amitiés nouées traversent les années.
    12 : Pour qu'au douzième coup cet idéal se transforme en réalité et pas en citrouille !!

    Je me fais l'effet d'être le lapin d'Alice au pays des merveilles, en retard, en retard je vais être en retard !!
    du coup je ne voulais plus publier cette note mais en fait ça me permet de tester les nouveaux outils de la plate-forme de blogs alors je fais d'une note douze coups ;)