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Et si une fable

  • De l'intention

    Jour deux de l'an 17

    Nous sommes en Vie. C'est un fait mesurable selon des critères physiques. Le souffle en mouvement. Sommes-nous vivants ? Qu'est-ce qu'être vivant ? Cela sert-il à quoique ce soit ou au contraire sommes-nous nuisibles ? Etre en vie est un miracle qui se suffit à lui-même ? Et si la vie n'avait d'autre sens que d'être ?

    L'an 2016 a été rude d'épreuves. Épurée. Nue. Expiatrice. Révélatrice.  Renaître quasi rien. Quasi.

    Certaines dimensions humaines me pèsent. Je m'agace puis je me souviens d'instants incroyables de conscience. Comment faire que ceux-ci transcendent ceux-là ? Tout choisir. Pas comme on trie mais comme on épouse.  Etre le hasard, sa propre chance.

    Je nous souhaite vos meilleurs voeux. Que les liens soient d'amour.

  • A la mort en amour

     

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    Des brumes roses d'octobre sur les champs de velours

    Monte au cœur la langueur aux doux parfums d'antan.

    Des amours passées sont restés les labours,

    Et les fruits et les joies aux doux jeux des enfants.

    De récoltes en semis j'ai marché tous les jours,

    Apprenant le matin à renoncer au temps.

    Complexe incertitude de se savoir vivants,

    A la mort en amour et doux pressentiment.

    Modestes vagabonds aux bagages étincelants.

    Brumes roses d'octobre et soleils de printemps,

    Souvenirs déchirants et doux parfums d'antan.

  • Les Printemps de l'Yggdrasil

    Après avoir cherché un éditeur traditionnel j'ai finalement décidé de mener cet événement fondateur de A à Z, de l'alpha à l'oméga ;-)

    J'ai donc publié Les Printemps de l'Yggdrasil sous ma propre édition "Editions du brouillard levant".

    Le livre est maintenant en vente sur le site Lulu.com

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    C'est une immense joie pour moi et le résultat de nombreuses heures d'un investissement très personnel.

    Puisse t'il être mon porte-parole !

    Pour aller sur le site de vente du livre, cliquez sur l'image ou ICI

    Vous pouvez laisser votre avis ICI

  • Elephante

    éléphante-dAfrique-et-son-éléphanteau-585x390.jpg

    J'irai trouver les racines du ciel au noir de tes pupilles, puits sans fond épinglés d'étoiles, visiter ton univers intérieur, au coeur du coeur du monde.

    Il est l'histoire d'un petit enfant qui demande à son grand-père pourquoi le grand éléphant n'arrache pas le si petit piquet qui croit le retenir. Et le grand-père de raconter que, petit éléphanteau le majestueux animal aura essayé, essayé, essayé encore de se libérer, jusqu'à épuisement, jusqu'à renoncement. Maintenant devenu grand et fort il oublie d'essayer.

    Parfois, dans la vie, il vaut mieux garder son énergie, attendre patiemment que le bon moment soit venu et un jour de grande joie, se libérer de ses chaînes comme on ouvre un cadeau.

    Ce matin je me suis vue emprisonnée par quelques vieilles chaînes, courbée sous le fouet et les coups de pique, blessée, blessée à mort, et en colère. C'est ce qui arrive quand on attend trop longtemps.

    Alors ce soir, dans la joie, parce qu'il est grand temps,  je briserai quelques liens devenus trop serrés et pourtant si fragiles. Des liens qu'il suffit sans doute de secouer un peu fort pour qu'ils partent en poussière d'étoile.

    Je me remettrai sur mes pattes et sereine je poursuivrai mon chemin, au coeur du coeur du monde.

    Et vous amis, de quel piquet aimeriez-vous vous libérer ?

  • De retour !

    Me voilà de retour avec une grande e-joie de vous retrouver !

     

    Je l'ai fait, j'ai réussi !

    J'ai rédigé un texte qui peut-être deviendra un livre.

    J'avais déjà essayé il y a longtemps mais aucun début n'avait eu de suite et puis il y a quelques semaines j'ai retrouvé au hasard d'un cahier, un début, je me suis lue et ... je me suis agacée de ne pas avoir écrit la suite ! Alors, reprenant l'histoire où je l'avais laissée 4 années plus tôt j'ai tricoté cousu la suite. Et quand j'ai commencé je n'ai plus réussi à m'arrêter, perdant le sommeil sans être fatiguée, perdant l’appétit sans ressentir aucune autre faim que celle d'écrire, écrire, relire, relier, faire naître la page sous la plume joyeuse et émerveillée. Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, je l'avais assez porté, le moment était venu pour ce texte de fleurir.

    C'est avec une grande joie que je mets au monde ce petit livre que j'ai baptisé :

    Les Printemps de l'Yggdrasil

    J'ai osé et ça, c'est à vous et vos encouragements que je le dois, alors un immense merci à toutes et tous. A Nous et aux Printemps de l'Yggdrasil !


     

    fenêtre ouverte


  • Humble prière d’une athée à l’usage de ceux qui savent

     

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    Une vie vraie,

    Essence subtile, source de toutes vies.

    Sois ma joie

    D’être vivant parmi Le Vivant

    Dans l’amour et la grâce.

    Aujourd’hui et toujours.

     

    Une vie vraie,

    Dans l’ombre d’un doute

    Trouver la lumière

    Au fond du pire mal

    Chercher le meilleur

    Ici, là et entre Tout.

     

    Une vie vraie

    Pour apprendre le langage des justes,

    La volonté des sages et la vision pure.

    Accompagne du plus bas, mon infinie ascension.

    A mes pieds blessés, front ployé.

    Douleurs et sucs, dans ton silence, mêlés.

     

    Pour que toujours je chemine et puis,

    Que je me meurs guérie.

    Une première fois.

     

     

    Marie Decker

    Avril 2013

  • La blessure.

    Elle palpite, à peine découverte d'un voile de peau. Rose sur la pâleur. Et c'est comme si la chair s'était débarassée de son habit. Le regard s'y attarde, à la fois ému et prêt à s'en détourner. Mais il revient. Il a d'abord haï le sabre et la plaie, béante sur l'intime, il a ordonné que remonte la garde, le temps, la vie. La chair a pleuré, crachant sang et humeurs, se maudissant de ne pouvoir ressouder les bords. "Trop loin, trop loin", hurlait-elle, déchirée. Sous les regards féroces l'attente suppliante s'est déguisée en exigence. Pointée du doigt, mise à l'index, la rebelle résiste à toutes les chimies anti anti. Anti !

    "Aime-moi hurlait la blessure, aime-moi criait-elle, aime-moi" murmura t'elle dans un souffle. C'est alors qu'au coeur du regard un voile passa, subtil, évanescent. Un clignement à peine ressenti, un tremblement qui aurait pu être fébrile. Mais là, à cet instant, l'être a choisi. "Je t'entends, dit le regard. Je t'entends et tu me changes. Je te comprends et oui, enfin, je te vois."

    La blessure murmura des jours durant, sa peine et sa peur, sa raison d'être, ses secrets, le mal caché et ses maudits avoués. Elle dit aussi sa richesse, ses enseignements, la mue possible et son amie la guérison.

    Le regard troublé baissa les armes, il prit soin de découvrir la blessure sous un jour nouveau, vit le sang dans les veines, écouta toutes ses histoires. L'eau des larmes lava silencieusement les restes de fards. Désarmé, désarmant le regard caressa lentement la blessure, humble, reconnaissant, on pouvait lire dans l'oeil maintenant limpide, un merci, qui éleva la blessure au rang de leveur de brume.

    Elle ne meurt pas. Ne s'efface jamais. Elle vit tant que vit le corps qui la porte et murmure à ceux qui la reconnaissent "J'ai été, je suis et je suis guérie." Elle redessine les courbes de mémoire, sculpte les corps en donnant vie même à la terre, elle fait chanter les mots les plus ordinaires. A ceux qui s'approchent vraiment, faisant fi de leur premier regard et réduisant la distance au point de la frôler, elle offre dans un souffle créateur un "Et vous" qui ne trouve écho qu'en ceux qui le souhaitent. Et vous ...

    Coeur vaillant faisant face. Coeur ouvert fera trace.Celui qui la blessure aimera, qu'elle soit pleinement mienne ou tiers, possédera en son sein la formule du baume et de l'onguent. Nulle vie sans outrage, ne saura le secret, à moins d'avoir longuement le blessé écouté, sa plaie épousé.

    Et que ceux qui passent la tête trop levée pour entendre ou même voir le blessé, passent vite leur chemin car la route sera longue à leurs si fragiles pieds.

     

    Pour l'amie au yeux clairs ...

  • Le parfum des roses

    free music

     



    Au jardin de l'enfance fleurissent les roses à nos printemps,
    Bercées aux souffles, gorgées d'eau vive et sacrées au soleil.



    L'été de nos saisons, habité d'harmonies embaumantes, envoûtantes,
    Grave au coeur de nos mémoires, émois et désespoirs.


    Et si pleuvent les couleurs fanées au vent des automnes,
     

    Encore une fois humez avec ardeur l'ultime essence avant que ne se meurent !



    Quand vient l'hiver à nos corps diaphanes, des roses l'essentiel,
    Partagé, dispersé, dilué et vivant, perdurent leurs parfums.


    L'âme est au corps ce que le parfum est aux roses.
    Subtil, éternel, vie nouvelle à chaque floraison.



    Naître, vivre au coeur, s'élever, voler au vent.


    roses.jpg

     



    Des roses, dans tous les jardins visités, sauvages, cultivés ou en friche, trop tôt cueillies, en fleurs ou déja fanées, jamais je n'oublierai le parfum.

    Il est ma mémoire, il me fonde, me féconde et me créé, me nourrit, m'emporte et m'allie.

    Pour que je sois, par qui je suis. Lui en moi, moi en lui.
    L'un et l'autre, unis, à jamais, dans le Tout.


  • Bientôt

    Ecrire sur cette musique. Bientôt.


  • Coquelicots d'automne

    Rouges.
    Avez-vous vu ces coquelicots qui fleurissent cet automne ?
    Ils fleurissent discrets, parfois bien surpris de devoir poindre leur nez encore.
    Comment ? Les leçons du printemps sont déjà effacées ?
    Déjà les coeurs sont lourds et oubliée la brise libre et fière ?
    Sans doute le réchauffement qui tente de tromper les graines endormies.
    Si puissant est l'invisible ennemi qu'il réveille des fantômes ?
    "Trop bavard pour être honnête" répond le hibou que peu écoutent alors.

    Rouges.
    Voyez-vous poindre des coquelicots cet automne ?
    Comptez-les bien ils sont précieux.
    Ils relèvent les champs de blés de leurs accents toniques.
    Et sous leur fragile apparence, font plus que ne décorent,
    Les figer en un vase est impossible, d'eau et de vent est leur vie.
    Si forts à l'unisson pour réveiller la flamme à nos coeurs,
    Et ouvrir à nos yeux la divine nature, la mère et l'amer.

    Rouges.
    Verrez-vous se dresser les coquelicots cet automne ?
    Les lourdes pluies ont noyé bien des corolles,
    Les têtes sont pleines de brouillards et de phares,
    Merlin a perdu son grimoire et ses poudres sont aux yeux.
    Les paroles sont argent et le silence endort.
    Curieux sont ceux qui cherchent, bandits ou farfelus, ceux qui savent.
    Infime signe du dérèglement d'un ordre jamais établi ils sont un signe des temps.

    Rouges.