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Les femmes en disent - Page 4

  • Imagine

    auribeau,maxine decker

    Copyright © Maxine Decker

     

    Imagine

    Il y aurait l'absence, tue et je serais, là. 
    Il y a ici le banc, trop petit paraît-il,
    Est le silence, je m'y assois, encore, 
    Si j'ignorais, jusqu'alors, son existence 
    Éternelle fulgurance, de mémoire, subtile 
    L'homme derrière,  moi et le bois mort
    L'arbre à l'ombre douce, berce l'âme
    Seule. La lumière vit. Inonde l'essence,
    Au fond, le coeur des fleurs denses. Immobile,
    Tuer las le mal, d'une mauve souffrance
    Indolence vague au souffle. Visible, là.
    Tu es. Mon amour, infini. Sois encore.

     

  • Jouez violons !

    Symphonie maladroite, cacophonie merveilleuse, initiation féroce, rite de passage en humilité, épreuve d'ultime résilience.

    Pantin absolu ou guerrière de l'impossible ?

    Finalement ce qui fait la différence n'est pas le résultat de l'expérience qui, quel qu'il soit est parfait, mais la façon dont vous l'évoquez, creusant, au creux de vos neurones attentifs, la voie. Votre voie. Ce chemin unique dont vous serez dignement fiers ou résolument honteux. Progresser, en conscience de ce qui vous motive intrinsèquement et du comment vous souhaitez percevoir vos choix dans l'avenir, donne au présent son éclat puissant. 

    Faire de son mieux, avec coeur, tout est parfait, sont de grands libérateurs. Etre d'humbles responsables résilients : la voie, les pas et le dessein. Il faut, pour cela, bien s'aimer. Gonfler son âme entière de confiance. Savoir trébucher et renaître trois fois. Dépouillé, dépecé presque, ne conservant peut-être qu'un infime voile, pudique et mystérieux, sur l'abysse intérieur ainsi visité, traversé, illuminé. Ainsi va la voie. Etre non pas parvenu mais parvenant.  Par vices et victoires, défaites assommoirs, renaissances subtiles. Légers, comme de la cendre, au son des violons.

     

  • Le Lion et la Retraite

    Texte écrit pour être offert à un lion appelé à faire retraite après avoir travaillé longtemps pour la lumière des hommes ...

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  • Rose âme

    Je t'écrirai. À l'heure où les montagnes sont roses
    Quand l'astre mourant sur le lac dépose
    Les armes. Aux âmes simples la douceur.

    Si pâles sont là nos douleurs.
    Emporte gracieusement, dispose
    À loisir l'essence pure si j'ose.

    Et quand eau est nuit, danse et compose
    Puisque alors seconde vaut mille doses
    Au centre esprit, bouquet de vie. en fleurs
    De jour qu'on achève d'une ronde langueur

    A l'heure où les montagnes sont closes
    Quand l'infinie distance nous sépare des choses.
    Pour que demain chimère obscure demeure.
    Je t'écrirai. Toute une Éternité d'amour au cœur.

  • Etre, encore un peu.

    Je suis là. Encore un peu.

    Dire que le combat fut rude ne rendrait justice ni à la réalité ni aux forces qu'il a fallu engager pour survivre à la tempête que je viens de traverser. Deux opérations, une hanche en moins, trois mois d'un traitement de cheval, sept mois de patience, des choix impossibles à en fondre la cervelle, un genou sauvegardé, pour le moment. Des douleurs à perdre la raison, des heures perdues par milliers, des nuits blanches et des jours si sombres.

    Il n'est pas de merci suffisant pour ceux qui m'ont tenu la main et le coeur en vie dans l'épreuve. A commencer par les Fantastics qui ont été merveilleuses de force et de sagesse. Et puis tous ceux qui, de près ou de loin, ont envoyé pensées magiques et bulles de sucre.

    Je suis là. Encore un peu.

    Et maintenant ?

    N'attendez pas de moi que je sois la même, c'est impossible.

    Plus que jamais je suis décidée à lutter pour la prise en compte des plus fragiles, pour la préservation de notre planète, pour les animaux, pour la Liberté,  pour l'intelligence, pour la beauté du monde. Vous dire la fragilité et l'impermanence. La conscience.  La responsabilité. La force de la prière. L'humilité. La gratitude. Mais il est des costumes que je ne peux plus endosser. Terminé.

    Peu importe ce que certains pensent, ce qu'ils voient de moi n'est jamais conforme à ce que je suis. Fatiguée, si fatiguée. Mais libre. Et vivante. Et remplie d'amour. 

     

  • Cavale

    Cavale
    Toujours dans la difficulté j'attache les haubans de mon cœur à mes piliers sûrs ; ceux qui depuis de si longues années déjà m'ont permis de retrouver et garder la foi et l'espoir, L'esprit.
    Oú cours tu ainsi ? Ne vois-tu pas que le ciel est en toi ? Chère Christiane Singer c'est à vous que je pense en ces heures alitées ; À vos derniers fragments d'un long voyage quand vous saviez la fin proche et que votre cœur intact a écrit ces pages lumineuses. Oh une fois de plus je ne suis pas en danger de mort sauf bien sûr accident opératoire, mais en danger de vie, de perdre encore un peu plus d'autonomie de liberté, ces quelques gestes qu'il me reste que je sublime au quotidien dont je me contente et me régale. Comment faire comprendre que ces quelques semaines d'immobilité contrainte risquent de tellement m'affaiblir qu'il se pourrait que le simple fait de me tenir assise pourrait devenir un incroyable effort un insurmontable exercice et que ce geste je le fais chaque jour parce que je le fais tous les jours. Comment accepter ce que l'on ne demanderait à personne d'autre qu'à moi ?
    Et puis il y a Christian et sa poésie farouche aussi délicate qu'un flocon si fragile qu'il faut la lire en retenant son souffle pour en goûter chaque frisson chaque subtile essence de ses mots ciselés. Mon cœur est une pivoine rouge qui s'ouvre dans vos chants. Moi qui n'ai besoin que d'un peu de rosée et d'un rayon de lune me donnerez-vous la force de sortir préservée de l'ambiance glaciale du bloc d'un hôpital ? J'ai déjà tant donné, vécu courageusement, je dois fuir les pourquoi tout en sachant déjà qu'il me faudra comprendre comment j'en suis arrivée là, passer du monde des effets à celui des causes. Et puis tout balayer d'un revers de la main et lever mon armée pour dessiner demain.
    Cavale, galope dans le vent elle est là la fidèle, merveilleuse étincelle, va cours vole et libère ta puissance, il te reste tant de personnes à aimer et de chemin à inventer.
    Cavale, voyage dans le temps et surtout n'oublie pas que le ciel est en toi ...

  • Faire poésie

    Pour que cesse la fureur et les bombes et la peur

    J’irai faire poésie au cœur de mon cœur
    Pour bercer les petites et les grandes douleurs
    Et la mère et le père et toutes mes naissances

    J’irai faire poésie au cœur de nos mondes
    Aux rosées vagabondes et au bleu de tes ondes
    Pour que naisse le sens et notre intelligence

    J’irai porter mes cris aux cœurs les plus sombres
    Au néant des absences et des hommes de l’ombre
    Pour que les pères s’élèvent refusant la violence

    J’irai porter ma vie au cœur naissant des rondes
    Aux sources des envies et des femmes fécondes
    Pour que les mères se lèvent refusant les engeances

    Et qu’enfin cesse la fureur. Et les bombes. Et la peur.

  • A la mort en amour

     

    octobre,rose

     

    Des brumes roses d'octobre sur les champs de velours

    Monte au cœur la langueur aux doux parfums d'antan.

    Des amours passées sont restés les labours,

    Et les fruits et les joies aux doux jeux des enfants.

    De récoltes en semis j'ai marché tous les jours,

    Apprenant le matin à renoncer au temps.

    Complexe incertitude de se savoir vivants,

    A la mort en amour et doux pressentiment.

    Modestes vagabonds aux bagages étincelants.

    Brumes roses d'octobre et soleils de printemps,

    Souvenirs déchirants et doux parfums d'antan.

  • A nos mémoires

    Dans un pli de mémoire un refuge secret, 

    J'ai laissé mon enfance comme aux marches d'une église

    Je l'ai déposée là, par une nuit d'été,

    La confiant à l'oubli des journées insoumises.

    De celles qu'on a vécues sans comprendre en ces jours

    Qu'on ne les verrait plus, sans éclat , sans amour. 

    Des jours sans importance à des regards profanes

    Bijoux d'éternité aux amants des cabanes.

     

    Les années égrenées chantent au vent du temps

    Usant les insomnies, les amis de passage.

    A ces jeunes amours vous ferez bon accueil,

    Au détour du chemin ne dormez que d'un œil.

    Il est là le secret des lendemains qui dansent

    Les souvenirs joyeux exhumés bien vivants !

    Dans un pli de mémoire, un refuge, un partage,

    Quand à l'aune d'une vie s'évoquent les amants.

  • Trois petites notes, trois grands pas.

    Ce long silence depuis mars. C'est le dos et les écrits secrets, les causes et les causeries, l'exploration de nouvelles voies que je vous dirai, sans doute.

     Et puis septembre son tumulte joyeux de rentrée, ses bonnes ondes ici et ses mauvaises surprises, encore. Là, c'est le coeur de mon papa qui a décidé d'inventer de nouveaux rythmes, il lui faut un choc a dit le docteur pour le remettre au pas ! Choc fut fait et voilà qu'il se noie, ses poumons sont pleins de larmes intérieures, de toutes ses émotions qu'il n'ose que si rarement dire, lui qui ne se plaint jamais. Il faut drainer tout ça dit le docteur pour les remettre au pas. Sec fut fait et voilà que les artères refusent de laisser passer le flux. Il faut des ponts dit le docteur, pour enjamber ce mauvais pas.

    Alors pour que pont soit fait entre émoi et lui, que son coeur pense et dise tout ce qui lui chante, parce que je sais que Maxim Vengerov sur ce concerto de Sibelius le fait vibrer plus fort je republie cette merveilleuse vidéo pour lui dire "Je t'aime mon papa, courage ! Avec les 4 Fantastics on est avec toi"