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Ma vie d'après

  • Sous le signe du bonheur

    Les « My  Love » se sont dit Oui & Oui !

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    En ce jeudi 6 mai, ma Grande Maxine et son fantastique Félix, dits les My-love, du fait de ce mot doux qu’ils se glissent à chaque interaction, ont posé un acte, un pacte d’amour. Le Pacte d’Amour Consenti avec Soin :) ; si si je vous assure que c’est la bonne définition :)
    Et nous avons célébré, en grand ! Les familles proches réunies, les petits plats, l’argenterie et le cristal des arrières grand-mères. Les tenues choisies avec le plus grand soin, les fleurs dans les cheveux et les papillons de joie aux cœurs. Les cadeaux d’attention des frères et sœurs, les surprises secrètement gardées jusqu’au jour J comme Jeudi, les délices préparés par France la maman de Félix, le vin parfait choisi par Christian, le papa de Félix, les bulles dorées du champagne apporté par le papa ému par sa grande fille si belle.
    Les amoureux irradiaient de bonheur, les sourires illuminaient les visages.
    Je me suis faite cueillir par l’émotion de Félix qui est tombé dans les bras de sa maman très émue au sortir de la mairie, puis le rire provoqué par le « Bienvenue dans la famille Petite » de Christian, à la Pagnol !

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    La météo si capricieuse cette année nous a fait le cadeau d’une journée sans pluie avec de belles éclaircies et même un peu de chaleur dans l’après-midi ! Quelle chance au milieu de ce tumulte fait de gel et d’orages !!


    Quelle journée magnifique ! De ces journées qu’il faut goûter pleinement, atteindre les sommets de joie, de bonheur, sans retenue, le partager au plus grand nombre, à ceux qui ne pouvaient être là mais qui étaient avec nous en pensées. Pour faire du doux et du chaud, du lumineux, du bienfaisant.
    Des Fantastics jours d’amour !
     
    En fin d’après-midi les amoureux sont allés rendre éternels ces instants par Vincent Agnès, ami photographe de Maxine et les clichés promettent d’être époustouflants !
     i
    En Mai fais ce qu’il te plaît !
    Merci du fond du cœur les chéris, en mai me voilà comblée :)
     

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  • En vert et gris

    Est-ce que vous avez également cet étrange sentiment que quelque chose nous a échappé ?

    Nous étions là, remplis de superbe, affrontant vaillamment le monde, composant avec les aléas de la vie comme nous l’avions toujours fait depuis nos naissances. Et puis notre train a déraillé.

    J’ai déjà ressenti cela au moment de la séparation. J’ai vécu un long passage de flottement. Une errance immobile, statufiée. J’avais le sentiment de vivre une vie qui ne devait pas être la mienne, une sombre erreur d’aiguillage. J’ai eu alors une profonde impression de devoir jouer un rôle destiné à d’autres. Je devais être célibataire, mère isolée, parent exclusivement en charge du bien-être et de l’éducation des enfants, sans avoir choisi ces rôles. Mes moments chéris de solitude studieuse, après le coucher des enfants, en parades prénuptiales, ont pris un goût amer d’isolement affectif et de responsabilités écrasantes. 

    Aujourd’hui un virus couronné a décidé de jouer aux quilles avec nos vies. Il n’a que faire de nos protestations. Il est.

    Alors, sans trop y croire, nous avons adopté de nouveaux costumes et de nouveaux rôles, sans avoir rien choisi de tout cela. Nous avons espéré que ça ne dure pas, que ce soit un mauvais rêve. Il y a un an.

    Nous sommes contrôlés dans nos déplacements et nos fréquentations. Nous sommes contraints de porter des masques, de rester enfermés, de télé-travailler. Nous sommes privés de nos amis, de nos familles. Nous avons dû divorcer de nos anciennes vies. Sans l’avoir voulu.

    Après de longs mois d’hébètement et de détresse j’ai eu le sentiment de devoir reprendre le contrôle quoiqu’il en coûte, assorti de la certitude de devoir bien faire alors que c’était devenu mission impossible, que l’avenir des enfants étaient irrémédiablement compromis, passé gâché, avenir entaché. Chaque choix était fait au tranchoir du bien et du mal. Chaque décision remâchée jusqu’à écœurement et Dieu sait s’il y en eu. D’orientations scolaires en stratégie de gestion du patrimoine, d’ablation de prothèses en achats de véhicules.

    Puis la Vie nous ramène absolument au lâcher prise. Parce que le contrôle est terriblement illusoire ou plutôt infinitésimal au regard de ce que la vie nous sert sur un plateau de terre et d’argent, de larmes et de rires mêlés.

    Dans cette course sinusoïdale effrénée je me suis frottée aux aspérités du terrain, j’ai peaufiné mon être au point d’être transparente pour mieux voir mon âme. Pas pour me redéfinir mais pour me découvrir. Lavée des mensonges et des faux-semblants. Les yeux désembués, il me semble aujourd’hui toucher à de l’authentique. De pouvoir être moi-même.

    Le divorce a permis cela. Un jour j’ai dit à un ami qui m’est cher « je perds de ma normalité » et c’était vrai. Sauf que cette normalité d’épouse me coûtait ma vérité profonde.

    Si nous divorçons de nos anciennes vies, contraints et forcés, qui allons nous être demain ? Quels choix ferons-nous ? Quelle vérité profonde émergera du marasme ?

    Ce printemps en vert et gris, de chaudes journées en gelées noires, comme le petit roi maléfique, nous rappelle à notre condition humaine, sensible, fragile et mystérieuse. Y a-t-il en nos seins un trésor à découvrir ? Une pierre à polir jusqu’à la transparence ou plutôt l’invisible.

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  • Des fourmis et des roues

    J’ai une amie Sylvie que nous surnommions Fourmi, en bons lorrains que nous étions elle est devenue La Fourmi, puis La Froum. C’est ainsi que naissent les surnoms :)
     
    Aujourd’hui, en cet incroyablement printanier dimanche, nous sommes allés pique-niquer avec Maxine et son amoureux et les parents de l’amoureux qui sont aussi le frère et la belle-sœur de mon amie Michèle la voyageuse dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises. Quel bonheur ce fut ! Et, bien que les fourmis aient beaucoup apprécié notre compagnie, d’où l’introduction de cette note, j’ai une fois encore mesuré quelle chance Maxine a, d’avoir dans son entourage le plus proche, des personnes aussi adorables. Nous avons gouté le soleil, la forêt, la douce compagnie de nos progénitures devenues grandes et un excellent Riesling accompagné de quelques graines et feuilles croquantes de salade pour les uns et de charcuterie fine pour les autres, parce qu’on peut être végétariens et kiffer la présence d’omnivores tout en trinquant un bon blanc d’Alsace, perchés sur les hauteurs du Luberon :)
     
    Nous avons « profité de la vie ». Nous avons marché sous les grands arbres, pris le soleil et un grand bol d’oxygène bien pur, nous avons ri, immortalisé ce moment précieux dans quelques clichés. Ce fut simple et merveilleusement nourrissant !
     
    La route pour « monter aux cèdres » surplombe toute une vallée piquetée de villages et de cyprès, on croirait une carte postale, au loin le Ventoux et plus loin encore, les Alpes. C’est une émotion chaque fois renouvelée et,  bien que ma verte Meuse et mes lorrains me manquent très souvent, vivre dans une carte postale il n’y a pas à dire, ça vous en met plein les mirettes et plein le cœur.
    J’ai eu envie de voir la mer, d’être sur un bateau cap sur Porquerolles ou sur les rives du Rhône au volant de ma voiture pour rejoindre mes anciens collègues et ma nièces, son amoureux et leurs adorables bouts de choux !  J’ai eu envie d’être dans un train en partance pour n’importe où du moment que des amis ou ma sœur m’attendent sur le quai !
     
    Je crois bien que j’ai des fourmis dans les roues :)
     
    Confi quoi dites-vous ? Confie-toi ? Ah j’aime mieux ça :)
     
    Vous savez quoi les rêves n’engagent que ceux qui les font. Amis de tous horizons je vous aime bien fort, vous me manquez !

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  • Les notes du cahier printanier

    les petites notes de mai, le coeur qui bat, les heures jumelles, écrire pour l'aventure :

    http://www.manu-autourdumonde.com/2017/08/comme-une-vie-a-la-mer.html

    les heures jumelles

     

    Et dans le cahier le récit d'une expérience née d'un temps de chaos pour une famille d'amis avec qui nous avons cohabité à la maison pendant 4 mois de mars à juin. Temps de solidarité et de guerre avec la municipalité dont je fais pourtant partie ...

    Nous vivons actuellement à deux familles. C’est un mélange doux-dingue et si vous pouviez y assister vous verriez que ce qui se voit en premier c’est beaucoup d’amour. Comme si la mise en commun de nos destins avait érodé nos aspérités car, ce qui se permet dans l’intimité d’une famille, s’assume beaucoup moins devant témoins. Le regard des autres mais aussi leurs exemples sont venus nous enrichir mutuellement. Les conflits individuels se diluent dans le groupe, les tensions s’oublient dans un rire ou le parfum des gaufres qu’un ou une aura confectionnées à dessein, pour régaler les petits ou récompenser les ados d’avoir planché sur leurs maths. Nos familles en miroir nous ont invités à nous pencher sur la notion de propriété, de partage, de solidarité d’entraide de respect de chacun, de liberté et de responsabilité, d’organisation. Les journées se sont enrichies de discussions, de projets de preuves de courage et d’encouragements, d’humour et de joie. Nous avons partagé nos peines et nos combats, nos connaissances et nos compréhensions. Oui, sans aucun doute, de mon point de vue, nous sommes aujourd’hui, malgré l’épreuve, plus forts.

     

    Et pendant ce temps je guettais le chèvrefeuille :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/05/01/a-nos-printemps-6047934.html

    et le rossignol,  celui qui ouvre les coeurs les plus fermés et ravit les autres :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/05/11/rossignol-emoi.html

     

     

  • Les notes du cahier d'hiver

    Parce que je suis entrée dans le livre de Jung et que je n'en suis plus sortie, pour mon ravissement.

    Sur le blog :

    Abandon n’est pas temps de ma conjugaison

    Mes opinions sans jugement visent  les horizons

    Milles autres vents, sans Panthéon jasé dans les salons

    Juste une histoire de Pan, de direction

    De légendes, de sang et de vision

    Des taire d’avant savoir dissolution

    Douter sûrement à chaque décision

    Peser le chant des manifestations

    D’éther devant est la transformation

    De rien, d’enfants, de Tout et de Patron

    Si humble étant, que victoire est pardon

    Des rêvées terres levant consécration

     

    Et dans le cahier :

    Dix ans ont passé. Je dis dix ans car je compte les trois années de longue déchirure, puis ces sept années à courber l'échine, au propre comme au figuré, ployant sous la charge et la tristesse. J’ai, il me semble, tenu le cap, bon an, mal an. Aujourd’hui j’observe ces années en me disant que c’était difficile et que j’aspire à plus de légèreté, un peu. Pas de la légèreté factice ou artificielle, pas d’embrumement. Non. J’aspire à une conscience claire et forte, ne plus gâcher une seconde. Qu'ai-je fait de ces 10 années ? Bien sûr il y a ce corps, mon corps, si présent dans ses impossibilités. Il est difficile d’accepter que les tâches autonomes se résument à dormir et écrire, quand mon âme aspire au voyage et aux Autres. Alors oui, le voyage chamanique m’a ouvert des voies aux possibilités infinies. Mais je suis un être incarné et j’ai aussi envie d’exister par des actes. De la création. Écrire, me direz-vous, est un acte de création, surtout quand, comme à cette heure, je n’entends plus que le petit frottement de la pointe du feutre sur le cahier.

    Qu’est-ce que vivre ?
    Être devrait suffire.
    Être, respirer, trouver de quoi boire et manger et dormir dans un endroit sécurisé.
    Et recommencer jour après jour.
    Et à quoi cela sert-il ?
    Cela ne sert à rien.
    Peut-être parce que ça n’a aucune sorte d’obligation de servir à quelque chose. Ça est. Je suis. Et c’est ainsi.
    Je m’inscris dans une branche, quelque part entre cosmogonie et deux siècles. Quelle incroyable fatuité !
    Et pourtant je sais le miracle. L’immense improbabilité d’être. La mort impérieuse et la fragilité de chaque seconde
    Je m’émerveille, tout en sachant l’infiniment petit de mon émerveillement. Alors que faire ? Si tout est vain, voué au néant? Non qu’il s’agisse de désespoir, bien au contraire. Juste une conscience que tant de choses m’intéressent que je n’ai su choisir aucune pleinement et me retrouve les poches pleines de trésors qui ne valent pas un clou car trop peu approfondis ? J’ai parfois l’impression d’être une passoire, les savoirs me traversent, j’aime plus comprendre que retenir je crois.
    Des mises en lumière successives ont levé les zones d’ombre. Je flotte dans cette douce blancheur ou rien ne compte ou rien ne passe, ni ne se passe. J’aime mes enfants oui bien sûr, profondément, mais cet amour n’a pas de temps et occupe tout l’espace, il est. Faudrait-il des preuves, des démonstrations ? Car, oui, les enfants ont besoin de vêtements, de diplômes, d'écrire leur histoire. C’est ainsi.
    Moi aussi je suis un enfant, un petit d’humain.

     

    Puis sur le blog :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/02/22/eau-vive-6028772.html

    Et ce texte, reflet de vie, écho à l'aventure de Manu et Martin autour du monde, que mon âme accompagne sur les océans :

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/02/25/l-ame-de-fond-6029507.html

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  • Les notes du cahier de janvier

    Sur le blog de JustmarieD, juste un message, autant qu'un voeu, éternel ...

    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2018/01/08/ethernelle-6015337.html

     

    Et dans le cahier :

    Ce soir le ciel est si rouge. Longue journée introspective car il faut que je me nourrisse afin de m’alléger, encore dire des mots, pour mieux vivre chaque jour.
    Si écrire est ma voie, ma voix sera forte, claire et juste. Je n’ai pas peur. Allons-y.

    J’ai 48 ans. Pour quelques mois encore. Les 10 dernières années ont été aussi douces que violentes, bien trop violentes et je suis fatiguée. Un laboratoire des relations humaines au milieu desquelles j’essaye de garder ma voie. Mais ma voie quelle est-elle ? J’étais épouse et mère, je suis, à ce jour, femme seule et mère de grands enfants et d’adultes. J’ai fait de mon mieux et aujourd’hui je dois leur faciliter l’envol.
    Je ne leur ai pas donné une ambition professionnelle incroyable, c’était peut-être une erreur. Malgré cela elles ont, il me semble, l’envie d’avoir une belle et bonne vie et ça c’est bien non ? Elles connaissent la fragilité et le courage, la peine et la joie. Je les sens équilibrées et fortes dans le fond, elles sont magnifiques.

    Je ne dois pas devenir leur point faible.

    Les déchirures de la noire terre aux étoiles laissent voir à nos yeux aveugles la beauté sourde aux cris.

    Les hommes blessent la terre comme les femmes, semant éhontément l’héritage putride de leurs lignées sales ou endeuillées, ils sèment la mort des esprits et la vie des corps qui exultent, les misérables porteurs ignorants de la vie sacrée. Aux femmes qui savent, soyez sages dans vos révoltes et fortes dans vos choix. Vous avez, en vous, le berceau d’un monde nouveau.

  • Les notes du cahier suite

    j'ai envie d'écrire parce que j'aime écrire,  comme ça dans un cahier, tant que je peux.

    Dire l'amour et puis le faire.

    Soigner les gens, non pas soigner, guérir.

    Guérir les gens.

    Tant, temps qu'il est encore temps.

    Les guérir de la folie.

    Plus, toujours plus.

    Je t'appelais Monsieur plus. Rien n'était jamais assez.

    Je t'ai "TOUT" donné et ce n'était pas assez.

     

    Marie, Marie. Relève-toi, il est temps.

    Il est encore temps.

    petite pousse à genoux, piétinée, foulée aux pieds.

    Sois la prêle sauvage qu'aucun goudron n'enterre.

     

    Chante, vis, aime qui tu veux, comme tu veux !

     

    • Certification coach
    • Montre-moi le chemin que je connais déjà que je m'autorise à être qui je souhaite
    • Envoyer "Hache-Mine" à Gallimard
    • Appeler J.
    • Monter un projet Handiprovence
    • Récupérer Nino
    • Faire évoluer B et si échec changer d'auxi
    • Villelaure ?
    • Vendre ou louer la maison
    • Continuer la mairie avec recul
    • Projet avec PN : Coeurs de Lion's - Hommage au courage - Tous ensemble
    • Du doux du fort du beau
    • Saluer l'effort du quotidien

     

    Terrain terrain terrain

    Terrien

    Taire Rien

     Ange Gardien

     

    Ecrire tout petit un petit peu chaque jour pour redéfinir sa place, son rôle, sans faire de bruit mais assurément, surveiller son langage mais s'exprimer, prendre la parole, dire ce qu’on a compris, donner du temps et de l’esprit écrire des essais sur des thèmes précis soigneusement choisis contemporains, humains, nos croyances nos fragilités, nos bonheurs factices, nos mensonges, nos amours, parce que ma pensée compte, ma pensée raconte, me nourrir spirituellement. Continuer à rencontrer de nouvelles âmes, les voyages chamaniques, oser parler de la mort s'y préparer, arrêter d’être influençable.

  • Rock n'roll winter to come

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    Quelle rentrée !

    Cette envie d'écrire qui est devenue aujourd'hui impérieuse, quelques transformations profondes en cours : du lieu de vie, de l'installation informatique, de l'état d'esprit, du fonctionnement familial, de mes aidants enfin bons accompagnants, de mes projets toujours un peu fous. Un coaching bien intéressant, un rythme improbable et peu raisonnable, des envies de vous voir tous, des trajets en voiture devenus si difficilement supportables, des Fantastics déménagements/ emménagements, bon sang ! Quelle rentrée !

    Vous me manquez, mon et "les blogs" me manquent, je suis nostalgique  de l'avant Facebook, c'est amusant de voir que d'autres aussi, williamrejault.fr/un-nouveau-depart reprendre contact avec des personnes connues par les blogs et adorer ça !

    La plume gratteuse se réjouit de l'hiver à venir, ça va être rock'n roll !

     

  • Baroud

    Deux mois sans écrire une ligne.

    De la rudesse. Toute relative au regard de l’hiver 2010 ou de l’hiver 2015. Mais les années s’enchaînent, la solitude se compte en milliers de jours. La petite santé. Ma cinquantième année. Tu vas te marier l’année prochaine. Notre fille aînée fera de si jolies photographies. Rien n’arrête le temps ni la méchanceté. Défendre sans succès ma chère bibliothèque. Accueillir une famille en péril, combattre la bêtise crasse de quelques vieux villageois au cœur sec comme la terre d’ici, à la vision bornée par la peur ou la médisance. Entrevoir un avenir bien trop sombre pour mes amis humains et animaux, mon pays, ma planète. Bouché, boucher. Comme une envie de tout foutre en l’air. De faire la preuve par neuf qu’il nous faut changer tellement de systèmes dans lesquels nous sommes englués comme des oiseaux marins les jours de marées noires.  Jusqu’à étouffer. Entourée de vivants déjà morts, aveugles et cupides. La politique de basse France, les stratégies comiques, les dégâts désolants.

    Bien sûr il y a mes elles, toujours aussi fantastiques, lumineuses, amoureuses, pleine de vie, d’envies, curieuses, créatives, les rêves en actions, travailleuses, des valeurs plein les poches, des cœurs généreux, les justes révoltes, la conscience éveillée. Il y a ma sœur la bien aimée, son énergie sans limite, sa voix, ses voies guides et aussi les amies mères veilleuses, celles qui savent lire entre mes sourires, avec leurs failles et leurs abysses, leurs belles âmes et leurs projets fous. Il y a les amis des îles qui nous ouvrent la longue route et le monde en si grand. Et puis, cette si belle famille, malmenée par une société exclusive, accueillie  dans nos cœurs et notre maison depuis quelques semaines, révélatrice de l’ampleur des dégâts normatifs d’un monde où tu es dans les clous sinon rien. Et nous, nous savons bien que dans les clous nous n’y sommes plus depuis si longtemps qu’un courant d’air pourrait nous faire sortir de cette route que les bien-pensants tracent à l’aveuglette, au petit malheur la malchance.

    Et il y a Carl Gustav Jung avec bonheur, le grand réconciliateur devant mon éternel, son livre rouge sans compromission qui me conjugue âme et raison. Et quelques grands projets profondément altruistes, des ouvertures vers des personnes nouvelles, des chemins possibles.

    Baroud d’honneur ou sortie d’un trop long tunnel, je ne sais pas.

    Qui vivra verra.

    Je vous espère heureux, mes amis.

  • Eau vive

    Marie et Renée verdun juillet 2017.JPGConnaissez-vous la différence entre avoir un amour et être en amour ?

     

     

     

    Dire j'ai un amour c'est comme vouloir attraper de l'eau avec ses mains.

     

    L'eau vous pouvez la recueillir, l'accueillir mais vous ne la tenez pas, elle n'appartient qu'à elle-même et si jamais vous l'enfermez elle meurt car sa force de vie c'est l'union avec toutes les eaux qui courent le vaste monde. Alors quand vous vous savez eau, baigné dans un océan, vous épousez l'univers. Et ceci est vrai, du sable, de l'air, de la lumière, du temps et de l'amour.

    Retenez votre souffle, juste un instant, vous dites votre souffle et déjà vous le rendez avant d'en accueillir un nouveau, puis un nouveau et ainsi jusqu'à un dernier, vous ne pensez pas que l'air vous ait appartenu un seul instant. Cet air vous le partagez sans distinction de genre, d'âge, de pigmentation dans le flux et les effluves, pour le meilleur et pour le pire, élément vital s'il en est que quelques minutes de privation suffisent pour vous faire passer de vie à trépas. Et pourtant nous vivons comme des nantis, persuadés de posséder, terre, air, eau et lume et que toujours la chair qui transforme fera son oeuvre. Seul le temps nous est palpable creusant inexorablement ses sillons de sable sur nos monts déjà fanés, voûtant nos dos sous le poids de l'air, fermant peu à peu nos corolles, les eaux étant parties ailleurs, ployés puis couchés et enfin dispersés par un souffle qui pourtant aura animé nos êtres instant après instant. Guère doués de photosynthèse en quoi aurons-nous transformé la lumière ? Le subtil ? En cris exigeants ? En caprices gloutons, panse remplie et coeur gras ? Aurons-nous seulement émis une seule idée nouvelle ? Aurons-nous eu quelques bons mots, quelques notes jolies ?

    Voici que je m'agenouille, pensive, corps de douleurs entre trop et manque. Ne plus aller nulle part. Être en quête secrète en mes forts et mes faiblesses, s'il n'est pas de sens que cessent les pourquoi, s'il n'est qu'un seul but ainsi sont les comment. 

    Être en air

    Être en eau

    Être en temps, main-tenant

    Être en lumière

    Être en amour 

    Et puis un jour dés-être en corps,  se délier d'amour en soi, redevenir quelques milliards de milliards, de milliards d'atomes qui ne nous appartenaient pas et qui n'étaient pas nous, être ce qu'il y avait entre eux et qui les maintenait collets serrés, juste un peu étendu.

    Qu'importe la distance pourvu qu'on ait un jour vécu.

     

    Pour ma Tante Renée, partie en et entre poussière d'étoiles le 21 février de l'an 2018

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