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Ma vie d'après

  • Baroud

    Deux mois sans écrire une ligne.

    De la rudesse. Toute relative au regard de l’hiver 2010 ou de l’hiver 2015. Mais les années s’enchaînent, la solitude se compte en milliers de jours. La petite santé. Ma cinquantième année. Tu vas te marier l’année prochaine. Notre fille aînée fera de si jolies photographies. Rien n’arrête le temps ni la méchanceté. Défendre sans succès ma chère bibliothèque. Accueillir une famille en péril, combattre la bêtise crasse de quelques vieux villageois au cœur sec comme la terre d’ici, à la vision bornée par la peur ou la médisance. Entrevoir un avenir bien trop sombre pour mes amis humains et animaux, mon pays, ma planète. Bouché, boucher. Comme une envie de tout foutre en l’air. De faire la preuve par neuf qu’il nous faut changer tellement de systèmes dans lesquels nous sommes englués comme des oiseaux marins les jours de marées noires.  Jusqu’à étouffer. Entourée de vivants déjà morts, aveugles et cupides. La politique de basse France, les stratégies comiques, les dégâts désolants.

    Bien sûr il y a mes elles, toujours aussi fantastiques, lumineuses, amoureuses, pleine de vie, d’envies, curieuses, créatives, les rêves en actions, travailleuses, des valeurs plein les poches, des cœurs généreux, les justes révoltes, la conscience éveillée. Il y a ma sœur la bien aimée, son énergie sans limite, sa voix, ses voies guides et aussi les amies mères veilleuses, celles qui savent lire entre mes sourires, avec leurs failles et leurs abysses, leurs belles âmes et leurs projets fous. Il y a les amis des îles qui nous ouvrent la longue route et le monde en si grand. Et puis, cette si belle famille, malmenée par une société exclusive, accueillie  dans nos cœurs et notre maison depuis quelques semaines, révélatrice de l’ampleur des dégâts normatifs d’un monde où tu es dans les clous sinon rien. Et nous, nous savons bien que dans les clous nous n’y sommes plus depuis si longtemps qu’un courant d’air pourrait nous faire sortir de cette route que les bien-pensants tracent à l’aveuglette, au petit malheur la malchance.

    Et il y a Carl Gustav Jung avec bonheur, le grand réconciliateur devant mon éternel, son livre rouge sans compromission qui me conjugue âme et raison. Et quelques grands projets profondément altruistes, des ouvertures vers des personnes nouvelles, des chemins possibles.

    Baroud d’honneur ou sortie d’un trop long tunnel, je ne sais pas.

    Qui vivra verra.

    Je vous espère heureux, mes amis.

  • Eau vive

    Marie et Renée verdun juillet 2017.JPGConnaissez-vous la différence entre avoir un amour et être en amour ?

     

     

     

    Dire j'ai un amour c'est comme vouloir attraper de l'eau avec ses mains.

     

    L'eau vous pouvez la recueillir, l'accueillir mais vous ne la tenez pas, elle n'appartient qu'à elle-même et si jamais vous l'enfermez elle meurt car sa force de vie c'est l'union avec toutes les eaux qui courent le vaste monde. Alors quand vous vous savez eau, baigné dans un océan, vous épousez l'univers. Et ceci est vrai, du sable, de l'air, de la lumière, du temps et de l'amour.

    Retenez votre souffle, juste un instant, vous dites votre souffle et déjà vous le rendez avant d'en accueillir un nouveau, puis un nouveau et ainsi jusqu'à un dernier, vous ne pensez pas que l'air vous ait appartenu un seul instant. Cet air vous le partagez sans distinction de genre, d'âge, de pigmentation dans le flux et les effluves, pour le meilleur et pour le pire, élément vital s'il en est que quelques minutes de privation suffisent pour vous faire passer de vie à trépas. Et pourtant nous vivons comme des nantis, persuadés de posséder, terre, air, eau et lume et que toujours la chair qui transforme fera son oeuvre. Seul le temps nous est palpable creusant inexorablement ses sillons de sable sur nos monts déjà fanés, voûtant nos dos sous le poids de l'air, fermant peu à peu nos corolles, les eaux étant parties ailleurs, ployés puis couchés et enfin dispersés par un souffle qui pourtant aura animé nos êtres instant après instant. Guère doués de photosynthèse en quoi aurons-nous transformé la lumière ? Le subtil ? En cris exigeants ? En caprices gloutons, panse remplie et coeur gras ? Aurons-nous seulement émis une seule idée nouvelle ? Aurons-nous eu quelques bons mots, quelques notes jolies ?

    Voici que je m'agenouille, pensive, corps de douleurs entre trop et manque. Ne plus aller nulle part. Être en quête secrète en mes forts et mes faiblesses, s'il n'est pas de sens que cessent les pourquoi, s'il n'est qu'un seul but ainsi sont les comment. 

    Être en air

    Être en eau

    Être en temps, main-tenant

    Être en lumière

    Être en amour 

    Et puis un jour dés-être en corps,  se délier d'amour en soi, redevenir quelques milliards de milliards, de milliards d'atomes qui ne nous appartenaient pas et qui n'étaient pas nous, être ce qu'il y avait entre eux et qui les maintenait collets serrés, juste un peu étendu.

    Qu'importe la distance pourvu qu'on ait un jour vécu.

     

    Pour ma Tante Renée, partie en et entre poussière d'étoiles le 21 février de l'an 2018

    Verdun juin 2017.jpg

  • Souffles clés !


    Orchestrons-nous, me revoilà dotée des baguettes, chef d'un orchestre symphonique qui fait mon émerveillement, mille accents, milles couleurs, incroyables rythmes, c'est comme plonger en apnée dans un torrent qui cascade en éclats de rochers éclaboussés des scintillances d'une eau de joie pure et incroyablement vivante !

    Rires ! Joyeuse Joie ! Energie !

    Et tant pis pour les jaloux. Toujours, il y en aura toujours pour dénigrer, juger, pâlir, ternir, renâcler, fustiger, peu m'importe !

    Entendez-vous le son de mes talons qui caracolent cette route nouvelle ?

    Voyez-vous cet éclat de malice au coin de mes yeux qui papillonnent d'une saine fatigue ?

    Vous régalerez-vous du sourire qui mange mon visage ?

    Dimanche tout fou d'un mistral qui fait danser le saule et rebondit dans les éclats des rideaux blancs qui cherchent à s'envoler. Hier les rossignols ont chanté emplissant ma nuit de lumière.

    Rossignol, rossignol toi qui est la clé des souffles qui chantent, la musique pure des transcendances, porte mon message par delà la plaine,

    J'aime la Vie, Dieu, ce que tu es belle !

     

    joie,femme,vie,belle,rythme

     

  • Incroyable Mars !

    Mais quel mois mes enfants, quel mois !

    Un anniversaire : 45 ans fichtre :) depuis le 19 mars ! Nous fêterons ça dans quelques jours avec la famille qui vient de Lorraine pour les 20 ans (Diantre) de ma Grande Fantastic !!

    Une jolie sortie en pleine nature avec les adhérents de l'association Handi-Provence : Corq'jardin un petit coin de Paradis ! http://www.foyersrurauxpaca.org/-Croq-jardin- 

    Une campagne électorale pour les municipales qui se solde par 17 sièges emportés au deuxième tour !

    Me voilà donc conseillère municipale et communautaire, de beaux projets, des idées à foison, maintenant à mettre en actes !

    Une partie de notre jardin vendue pour financer les études des fifilles en septembre, licence à Lyon pour Maxine, prépa kiné pour Salomé, lycée pour Lola et ...collège pour miss Eva qui pousse qui pousse !

    Quel printemps, quel renouveau !!

    Une belle énergie que je dois au repos à la demande, à la relaxation, méditation.

    Ce week-end une petite vadrouille sur un salon de l'édition, manuscrit sous le bras.

    http://laboucherielitteraire.over-blog.org/ 

    La semaine prochaine rencontre avec un Lama suivie d'une journée entière de méditation, ça va décoller :D

    https://www.facebook.com/lamasamtenenprovenceenluberon

    Un documentaire pour le magazine de la santé sur France 5 dans les tuyaux.

    J'ai comme l'impression que ce printemps est florissant, j'espère que le votre l'est aussi !

    Je vous embrasse bien fort, allez j'y retourne :)

     

  • Campagne

    Un hiver en campagne, une équipe qui se forme, des idées, des projets, une face à découvrir, Marie se présente aux élections municipales. C'était maintenant ou jamais !

     

    élections,municipales,2014,villelaure,jean-louis Robert

     

    http://ensemblevillelaure.blogspot.fr/

     

  • Note découse

    Hé !

    Bonjour M'sieurs Dames !

    Voici une note qui voudrait renouer avec le fil des notes d'un temps jadis. Plonger quelques minutes dans mes archives comme on fouillerait une vieille boîte à couture, retrouver quelques boutons ne correspondant plus à aucun manteau, quelques bobines rappelant grenouillères et costumes de fées, fil à bâtir, tout un patchwork multicolores de velours et de toiles, d'étoiles et de nuits sans sommeil.

    Un jour j'ai écrit "que seuls ceux qui s'aiment puissent rester cousus", début 2010 quand pour nous ça allait mieux, quand tu avais, en fait, commencé ton travail de marchand de sommeil pour mieux tromper ma vigilance, pour préparer la brusque déchirure d'un canevas de nous si minutieusement brodé.

    Puis, quand tu t'es enfui, quelque chose s'est rompu dans mon je-nous, les investigations d'alors n'avaient rien trouvé d'autre que quelques petits fragments d'os et du sang qui avait été ponctionné pour évacuer un trop plein d'humeur.

    Qui aurait pu soupçonner que mon coeur s'était déchiré là, qui aurait pu comprendre qu'un gros fil de suture interne venait de se rompre. Qui aurait pu dire que ce fil, prévu pour durer, venait d'être arraché violemment de son insertion ? J'ai toujours pensé qu'une séparation propre et nette valait mieux qu'un long effilochage, moi j'ai eu droit au coup de cutter dans une précieuse réparation pour laquelle j'étais seule à oeuvrer, me faisant regarder tes mains quand tes yeux ne me voyaient déjà plus.

    Il lui aura fallu trois ans, à ce fil arraché, pour faire le chemin vers la surface. Ce matin un chirurgien a du tailler dans le vif, tranchant ce noeud au scalpel pour pouvoir enlever ce fil qui était fait pour durer.

    "C'est fini maintenant" me dit-il, brandissant cette suture il y a quelques instants à peine, encore dans mon genou.

    Quelques instants à peine. Trois ans.

    C'est fini maintenant, mon genou ne pleurera plus toutes les larmes de mon corps.

    Et si je suis décousue c'est pour mieux renouer avec le fil de mon histoire et celles de mes Fantastics et retrousser nos manches pour mieux broder nos vies d'étoffes joyeuses !

  • Printemps

    La douceur d'un neuf printemps, passé le rude hiver, m'a cueillie par surprise encore toute pétrifiée de rigueur.
    Conscience nouvelle de la tension ayant pris ses aises à demeure. Contraste soudain du plein parfum de la fleur d'oranger et du chèvrefeuille. à l'image du vert cru tranchant les derniers blancs manteaux, des brassées de tendresse pour assouplir mon cuir tanné par le froid et l'effort. Retrouver la chaleur du foyer après l'exil forcé.
    La peau endurcie comme un imperméable, l'esprit chahuté trop tendu, comme une corde qui a oublié la caresse de l'archet.

    Chante, chante. Laisse danser ton coeur. Tu peux. Tu as le droit.

    Et maintenant tu sais, encore une fois, qu'à chaque hiver son printemps.


  • Fleurs

    Jolie coupe de fleurs à ma table nappée de blanc,
    Fraîcheur printanière au coeur des vieux enfants.
    Surprise émue, merci sourire aux yeux brillants.
    Offrande jardin côté cour, promesse de toujours.
    Attentivement observer l'ouverture chaque jour,
    Fleurs naissantes encore de nos neuves amours.

    fleurs,muguet,1er mai

  • Et si je danse ...

    Du repos, beaucoup de repos et la vie qui reprend ses droits. Je dors enfin, je ne travaille plus, j'ai rangé tout ce qui avait souffert de mon épuisement, j'ai trié mes papiers, rempli ma déclaration d'impôts, vu beaucoup de médecins, commencé 3 nouveaux protocoles.

    Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

    J'ai mal. Tant que je ne bouge pas trop ça va. Quand je bouge j'ai mal, dame douleur nargue les neuroleptiques, les morphiniques, l'électro-stimulation, me laissant le choix entre tête shootée ou douleur énergivore ...

    Ma tête a envie de mille projets et la monture refuse la selle ... je vais devoir trouver des solutions rapidement pour canaliser mon bouillonnement de pensées et le transformer en création.

    Le maître mot "Contentement" pris dans le bon sens bien évidemment : "être contente de", boire avec plaisir chaque moitié pleine du verre bien plus désaltérante que la moitié vide. Savourer chaque instant de liberté. La qualité de notre temps de vie dépend de ce que nous choisissons d'en faire ou de comment nous choisissons de le vivre.

    Je connais bien quelques démons qui ont hanté mes pensées en d'autres temps d'inactivité ou plutôt d'activités non reconnues socialement. Jusqu'à maintenant je n'ai pas su vivre pour moi, j'ai toujours eu besoin de faire pour et aux yeux des autres, si possible avec une reconnaissance sociale à la clé, être utile, être reconnue comme étant utile par la communauté, bien au-delà de la famille, du village, de l'entreprise, à une échelle sociétale. Moi modérée ? Non toujours pas.

    Maître mot number 2 : humilité.
    Je dois reconnaître que le meilleur service que je puisse rendre à la communauté aujourd'hui c'est de prendre soin de moi, d'être mieux là pour mes filles, de limiter les dégâts sur ma santé, en d'autres mots être sage.

    Il s'agit donc de cheminer joyeusement vers la sagesse et l'humilité qui vont de paire.

    Arrive alors au triple galop le troisième cavalier de mon apocalypse : la culpabilité. C'est un ennemi coriace, insidieux et sournois (c'est vous dire si je le pratique depuis longtemps). C'est la petite sonnette d'un serpent qui surgit dans les moments heureux pour vous faire rabattre votre bonheur pépiant. Il siffle et susurre ses si si si sur ma tête étouffée qui n'en ose plus se contenter, pire, qui culpabilise d'avoir osé penser à se contenter. Or "Je pense donc je suis" n'existe que si la pensée est mienne et pas celle de ce serpent qui siffle sur ma tête. Voilà donc identifié le nouveau combat qui n'est autre qu'un très très vieux dilemme dans un nouveau costume. Le droit d'être contente, joyeuse voire même heureuse, grâce et en dépit des circonstances, en toutes circonstances.

    Allez amis, je retrousse mes manches ayant au fil des ans affûté quelques armes anti-venin et compris que la vie ça se danse !


  • Nouvelle ère

    1er avril, non je n'ai pas voulu écrire nouvelle heure et ce qui va suivre n'est pas un poisson.

    A force de vivre "dans le dur" le dur s'est invité dans le moindre de mes interstices et plus particulièrement entre mes vertèbres lombaires et sacrées. C'est enfin, après de multiples examens qui m'ont conduite chez un certain nombre de spécialistes, le début d'une réponse quant à l'origine de la sciatique qui cisaille mes jours et mes nuits et mes jours depuis août l'année dernière.

    Commence alors une nouvelle ère qui devra, si je ne veux pas, tel un vieux chêne, être déracinée à la prochaine bourrasque, être empreinte de douceur et d'un peu plus de souplesse à l'égard de ma monture à savoir ce corps qui m'entoure et parfois m'emprisonne. Me réconcilier avec mon enveloppe pour ne pas finir timbrée et expédiée illico presto et ad vitam chez les Tamaloùs.

    A défaut d'être timbrée je dois envisager d'être étiquetée quand même, une nouvelle case à découvrir et pas aussi exotique que celle de l'oncle Tom, quoique ... une étiquette qui n'existait pour moi que subtilement cachée dans le sigle qui orne mon laisser-garer européen, GIC. Kesako GIC ? Gare Immédiatement ta Caisse ? Gare toi Ici Cinq minutes ? Gars Incroyablement Connu ? que nenni ... GIC pour grand invalide civil, toujours accompagné de son pote GIG. Comme je ne suis pas grande je ne me suis jamais sentie trop visée par ce GIC et sûrement encore moins par le I.

    Invalide, invalide, est-ce que j'ai une tête d'Invalide ? Une valide oui (voire même plusieurs en une : maman, amie, soeur, femme), invalide non !

    Je sais, la période électorale doit me taper sur les nerfs, voilà que je me prends pour Fernandel, vite une petit verre d'eau ferrugineuse pour avaler les poissons ... d'avril cela va sans dire.

    Bon je sais bien que j'aurai beau tourner autour du pot, aux roses ou au feu soit-il, quand faut y aller, faut ... au fait je ne vous ai pas raconté ce qui m'est arrivé dimanche il y a deux semaines (mon dieu le temps passe si vite ...) ?

    Alors je vous raconte, imaginez un dimanche milieu d'après-midi avec un rendez-vous qui ne souffrira d'aucun retard faute de décaler ce qui ne peut en aucun cas l'être. Imaginez la petite Marie juchée comme à son habitude sur (sa Harley Davidson) son fauteuil roulant qui a été révisé pour l'occasion.

    Petite Marie dans l'euphorie des instants uniques et du vertige provoqué par ses brand new lunettes roses souhaite alors escalader un trottoir d'au-moins .... 2 centimètres, la prétentieuse !

    L'angle d'attaque, la vitesse d'approche et le poids inhabituel du carrosse princier sont présumés coupables de ce qui s'ensuivit. Dans un chevrotement qui fit trembler toute la carrosserie et son auguste équipage, roue avant vint buter sur les-dits 2 centimètres, une cascade digne des meilleures brouettes. Une fois les lieux sécurisés et l'équipage mis en lieu sûr sur le non-moins-dit trottoir l'heure du constat avait sonné : déjantée j'étais.

    Enfin déjantée de la roue droite (ah ah je vous ai entendu ceux qui ont glissé un "c'est pas nouveau ça" qui aurait pu concerner l'état de mon cerveau si je ne vous savais pas si bienveillants à mon égard). La roue droite celle qui fonce tête baissée on verra si ça passe, ça va passer ah ben non ça passe pas et puis c'est tout cassé maintenant on ne peut plus avancer, ni reculer ni ... mais t'étais où la roue gauche ?? Roue gauche, pas vue, pas prise, pas au bon endroit, pas au bon moment mais que va t'on deveniiirrr ???

    Je hèle un colosse qui passe sur le trottoir d'en face pendant qu'Il va chercher de l'aide auprès de l'aubergiste qui nous accueillait. Le colosse comme dans le meilleur des épisodes de Mac Giver dégaine d'une sacoche attachée à son ceinturon, un XXX je ne sais plus j'ai oublié le nom de l'outil qui doit telle une baguette magique replacer le pneu à sa place, à savoir sur la jante ...

    Un million et demi de tiré/poussé plus tard, voilà mon pneu (en caoutchouc super dur ça doit être monté en usine ces trucs c'est pas possible on va le laisser et le scotcher sur le repose-pied, ça va rouler sur la jante) scotché sur le repose-pied, en roulant sur la jante ça doit le faire, sauf que la roue ne pivote plus .... je ferai donc le trajet du retour déjantée avec une patte folle, qu'importe il était (hélas) grand temps de se dire au-revoir et d'attraper juste à temps le rendez-vous qui ne pouvait être décalé, toutes les bonnes choses ont une fin ...

    Pour finir de tourner pas rond et pour commencer droit mais en souplesse une nouvelle ère je vous livre donc ma future étiquette qui colle : Invalide ou plutôt En invalidité je serai, suis, j'étais déjà mais pas dit, enfin ... pas comme ça ... et la vraie question est "M'aimerez-vous" ... si ma vie ne va plus tout à fait à mille à l'heure, si je perds quelques facettes, si je ne suis plus tout à fait celle que je suis aujourd'hui.

    M'aimerez-vous ?


    PS : je sais bien qu'il y a des sujets d'actualités bien plus graves et urgents à traiter que de savoir si vos états d'âme me concernant seront modifiés par le changement de ce qui est un statut social mais ... pour moi c'est important.