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Ma vie en direct live

  • De l’assistance

    De l’Assistance.

    Assister au double sens. être celle qui assiste ou être assistée.
    Par quel étrange phénomène linguistique notre si riche langue française ne s’est dotée que d’un seul vocable pour désigner celui qui aide et celui qui contemple passivement ?
    « J’ai assisté à la réussite de l’expérience menée par le professeur que j’assiste. »
    Comment peut-on être et avoir été simultanément du même événement ?

    « J’ai assisté, impuissante, à l’effondrement du bâtiment pour lequel j’ai assisté le maître d’œuvre durant de longues années. »

    Ce long préambule n’est que la partie émergée de l’iceberg de réflexion qui accompagne une nouvelle expérience que je vais mettre en œuvre pas plus tard que demain. Il vient en écho au dernier billet d’humeur de Laetitia Rebord. Le blog de Laetitia mon-accompagnement-sexuel-benefices-rapides-et-points-negatifs-avec-le-recul/

    Demain, pour la première fois, je vais rencontrer J., assistant sexuel à ses heures.

    Comme Laetita il m’aura fallu presque dix années de la pensée à l’acte. Si acte il y a.
    Car mes pensées dansent une gigue du oui au non depuis si longtemps, qu’un ultime revirement n’est pas à exclure. Tel un interminable Brexit avec un ancien moi dont, je le sais, le passage à l’acte entérinera définitivement le renoncement. Mon avis de 2013 
    Cet ancien moi naturel qui n’avait pas de besoins spécifiques en terme de relations sexuelles. Cet ancien moi qui savait, pouvait, séduire et se livrer corps et âme.
    Maintenant pour moi savoir n’est plus pouvoir.
    J’ai franchi le Rubicon du pouvoir à l’impuissance.

    Assister ou assister ?

    Je sais faire l’amour. Je ne peux pas le faire.
    Plus exactement je ne peux plus le faire. Et plus exactement encore, je ne peux plus le faire avec une personne qui ne serait pas totalement consciente de ma fragilité.
    Car c’est bien de cela dont il est question.
    L’aveu de ma fragile humanité.
    Fragilité corporelle bien évidemment, purement physiologique, mécanique qui, poussée à l’extrême, invalide, incapacite, prive. Vous savez, vous ne pouvez plus.
    Mais il y a aussi la fragilité psychologique. Celle qui vous amène à croire qui vous n’êtes ni aimable, ni désirable, faisant fi des amours spirituelles, platoniques et épistolaires. Comme si l’impossibilité effective ou imaginaire de passer à l’acte, venait fermer l’âme et le cœur à double tour.
    La conscience aiguisée de ce que vous n’êtes pas prêt à supporter, le refus, le rejet et même le dégoût que vous pourriez apercevoir dans le regard ou le recul de l’autre, vous pousse à un à-quoi-bon auto-privatif.

    Forte de ces impossibles j’ai valorisé l’abstinence en ascétisme créateur. La raison du pain noir, le contentement satisfait de ce qui fut. Poussant même parfois les vertus de l’abstinence jusqu’à dénigrer que d’aucuns puissent ne sembler exister que par ou pour les plaisirs charnels, ce qui, il faut bien en convenir, ne me concerne pas. Et puis les douleurs des miens, des autres et du monde qui sont tellement plus importantes que l’aridité de mon chemin.

    Mais les années passent. Les souvenirs s’estompent. Les plaisirs anciens se diluent dans un océan de solitude affective, puis l’eau des larmes s’évapore, concentrant le sel qui en devient poison. L’esprit se détache du corps de souffrance jusqu’à le négliger. Tentative désespérée d’un oubli salvateur de sa propre incarnation.

    Cette séparation, même savamment orchestrée, est un leurre utopique. Une demi-mort. Corporeïgramme plat. Je suis pour le don de conscience. Évadez-moi, greffez-moi dans le corps d’une autre. S’il vous plaît. Valide et gourmande, tant que faire se peut.

    Du consentement.
    Me voilà consentante au plaisir de la chair sur ordonnance. Comme un service rendu à cet ancien moi qui,entre autres, avait promis de ne jamais être aigri. Je lui dois bien ça, car sage était cette promesse quand remède est caresse.

    Quid du thérapeute ? Il semble parfaitement consentant, a répondu à toutes mes questions, patiemment, à l’écoute de mes doutes et de mes craintes. Il m’a rassurée, encouragée. Il a désamorcé quelques pièges à loup que j’avais jadis tendus, levé les boucliers. J’ai amorcé la descente du pont-levis. Il a évoqué l’après qui m’inquiète, l’estime de soi que j’imagine ébréchée de devoir monnayer encore la présence indispensable de l’autre, mais qui pourrait également s’en trouver restaurée.
    Je l’ai invité.
    Il propose le thé, accompagné d’un nuage de sensualité et d’une assiette de douceurs. Par altruisme, parce que c’est bon et que ça fait du bien. Simplement. Tout simplement.

    Pourquoi faudrait-il en faire toute une histoire ?

    Pour les autres. Pour les jeunes adultes qui sont privés de cette réflexion. De cette décision. Pour tous ceux qui n’osent pas et qui s’enterrent sous des décennies de questions.
    Pour ceux qui accompagnent la dépendance avec leur meilleur ami : le doute.

    Pour ceux qui blâment et légifèrent pour interdire.

    Parce qu’il suffit peut-être de vivre pleinement, simplement. Tout simplement.

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    PS En relisant quelques notes je relis cet article de Célinextenso et je me demande ce qu’elle en pense aujourd’hui ?

    http://celinextenso.free.fr/wordpress/?p=576

  • L'âme de fond

    Il y aura l’eau, le départ, le feu au ventre, un brasier de peur et d’envie, le souffle coupé, l’eau, le miroir tendu inexorablement. L’aventure commencera.

    Vaporeuse est la brume qui m’entoure, je suis couché au fond d’une barque, recroquevillé. Le clapotis oscille de la menace à la rassurance et mon âme est prompte à basculer de l’une à l’autre.

    Je me souviens de vieux brouillards en des jeunes temps, ils n’étaient alors que brumes de lait assorties de quelques voiles de coton et de soie, enfance mal dégrossie piégée entre le temps des autres et quelques anciens silences. Il y avait eu aussi les champs de tempêtes quand les noirs nuages des colères rentrées avaient crevé le ciel peint en force bleu. Puis les eaux rage et les eaux de cœur en nappes de pique, niqués les décors, bafoués les serments, sales errements aux yeux crevés, il n’y a pas plus aveugle que les corps amoureux-fous des dits-eux. Triple sot. Ôte donc le foulard qui te bande tous les orifices, piétiné le frêle esquif par des troupeaux de moutons ou de porcs, regarde donc où te mènent tes yeux qui ne savent ou ne veulent voir. Les éclaircies, ces éclairs-là.  Châteaux de brumes inférieures  en laisses et en pagnes, primitives survivances, lucidité amère, océans acides. Survivante des camps partisans et des batailles passées à la chaux vive des souvenirs tenaces. Bien sûr, il y avait le soleil en tenailles entre deux guerres, les affrontements de bonheurs volés, tout  enrobés de paille et d’allumettes, les embrasements calcinant  les jeux de mains, la foudre au cœur, les hier chantants renversant les lendemains qui pleurent, conchier sa propre peine et les repos forcés et puis la rage. La rage.

    La rage de vivre vissée dedans, profond, transpercée entre-deux bords, c’est par là que sourde la lumière, tu le sais bien. Tu l’as déjà vue dans tes enterrements de face, quand tu avais creusé si profondément pensant enfouir tes douleurs de vivre en fuyant les incendies dans les voiles, six pieds sous ta mer, perdus  plus bas que les abysses méandreux d’un cerveau construit en bûcher, ils auraient dû te prénommer Jeanne. Et tu regardes médusée cette lueur falote, fanal primordial  au reflet céladon, pourvu qu’elle soit d’un phare bâti sur un rivage espéré malgré tout.

    D’où naissent les remous ? Des espérances dures en lames de front, heurtant les plages marmoréennes des certitudes gravées trop tôt, Etretat suicidaire de tendre enfance. Il faudrait trouver le sable en soi, le grain minuscule, le transpercer, elle serait là. Elle est là.

    Tu flottes. Migrant sans ailleurs. Tu as incendié tous les soleils couchants faisant lever la brume ultime, l’essence du conflit qui te déchire l’âme en copeaux, remplissant ton embarcation schizophrène de larmes sèches, râpe tes derniers bords aux parapets.

    Vivre-mourir.

    Et s’il y avait un pont ?

    Une fosse commune pour y couler les fondations de ton arche.

    Radeau planétaire lève ton encre des trous noirs, écolier naufragé libre d’écrire, sous ta plume qui tremble, toutes les fins.    

  • Les seins de mère nature

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    Dans ce calme matin un vrombissement aussi puissant que soudain me fait lever les yeux. L'air vibre !

    Premier réflexe : fuir ! Et mettre à l'abri animaux et enfants ! C'est que je n'y connais rien en abeilles, la première image de ma mythologie et celle de nos pauvres héros de dessin animé, poursuivi par un nuage compact d'insectes furieux, contraint de plonger dans la mare et de respirer à l'aide d'une paille !

    Passé ce moment fugace d'un comique bien que légitime protectionnisme, nous voilà à l'affût dans notre grotte, observant fascinées l'envahisseur ailé. Les voisins alertés j'en appelle au vieux sage, l'happy-culteur zélé sous sa cape comme en cage. Il me dit aucun risque, les voilà en voyage, installées que nenni, tout juste une halte, un répit, un ombrage, pour se charger en miel pour mieux gagner le ciel.

    Nous voilà rassurées, voire même piquées, de saine curiosité devant ces réfugiées ne voulant territoire, à peine quelques vivres pour poursuivre migration. Pour un peu nous serions par là même flattées, ayant su préserver, cultiver, lieu propice à l'accueil d'une nature si libre puisque sauvage.

    Ayant par le passé et pas plus tard qu'hier, communié avec le coeur de la grande forêt, tutoyé les géants et dansé dans le vent, comment ne pas y voir un signe ?

    Merveille des abeilles aux destins reliés, elles qui sont des milliers ne formant qu'un seul corps. Social ou solaire, de la même manière, ne voyant dans la reine qu'une mère à aimer, toutes soeurs solidaires en un essaim formées.

    Richesse de la nature que nous sommes si, élèves assidus nous apprenons l'ensemble plutôt qu'individus. A la ruche pas de chef, ni têtu, ni belliqueux, un partage des tâches dont toutes bénéficient, l'intérêt général comme but désarmé, désarmant. Sponte favos oegre spicula, "Volontiers son miel, à regret son dard", en toute simplicité.

    Une fois l'été venu, le nectar divin, fruit des mille fleurs d'un printemps généreux, l'aurons-nous mérité ? Aurons-nous fait notre part de labeur ? Aurons-nous construit de solides alvéoles pour abriter couvain et nourrit chaque soeur pour qu'elle prenne son envol ?

    Savons-nous relier et la terre et le ciel et le corps et l'esprit ? Nous savons-nous essaim ? 

    Si vous ne voulez pas par une paille respirer sous une mare de peur, accueillez réfugiés, ouvrez grand votre coeur !

    Partagez fleurs et savoirs, contemplez la nature, elle prodigue tous les soins et enseignements sains et donne à nos poumons plus grandes alvéoles.

    Au prochain vrombissement de grâce ne fuyez pas ! Faites une courte pause et appel au charnel, rejetez les vieux airs et pleinement inspirez, car essaim au jardin relie coeur et divin !

  • Trois petites notes, trois grands pas.

    Ce long silence depuis mars. C'est le dos et les écrits secrets, les causes et les causeries, l'exploration de nouvelles voies que je vous dirai, sans doute.

     Et puis septembre son tumulte joyeux de rentrée, ses bonnes ondes ici et ses mauvaises surprises, encore. Là, c'est le coeur de mon papa qui a décidé d'inventer de nouveaux rythmes, il lui faut un choc a dit le docteur pour le remettre au pas ! Choc fut fait et voilà qu'il se noie, ses poumons sont pleins de larmes intérieures, de toutes ses émotions qu'il n'ose que si rarement dire, lui qui ne se plaint jamais. Il faut drainer tout ça dit le docteur pour les remettre au pas. Sec fut fait et voilà que les artères refusent de laisser passer le flux. Il faut des ponts dit le docteur, pour enjamber ce mauvais pas.

    Alors pour que pont soit fait entre émoi et lui, que son coeur pense et dise tout ce qui lui chante, parce que je sais que Maxim Vengerov sur ce concerto de Sibelius le fait vibrer plus fort je republie cette merveilleuse vidéo pour lui dire "Je t'aime mon papa, courage ! Avec les 4 Fantastics on est avec toi"

  • Mais où est-il donc passé ?

    Ce curieux mois de septembre ! Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles et depuis quelques jours elle me démange, me grattouille, la plume !

    Mes amis, mes amis, j'ai survécu à une tempête ! Une de plus me direz-vous, en septembre encore.

    Un résumé ?

    - Un bras cassé pour Eva le 30 août, petit radius en motte de beurre, la médecine ne manque pas de métaphore, de résine aux urgences ah non là c'est trop demander ...

    - Une rentrée en 6° plâtrée faute de mieux, une rentrée en seconde

    - un coup de fil pour grande Fantastic sur liste d'attente pour une licence le jeudi 4 à 15h00 pour une pré-rentrée obligatoire le ...5 à 14h00 .... à LYON yahouuuuuuuuuuuuu ça n'a plus cessé depuis, nous nous sommes toutes engouffrées dans le tambour de la machine à laver.

    En une semaine ma grande a réussi l'exploit de s'inscrire à la fac, se trouver un appart, signer son bail, acheter des meubles sur le bon coin, déménager au milieu de la paperasse, formalités diverses, ouverture du gaz, abonnement transport et contractualisation d'un prêt étudiant parce que l'urgence ça douille !!! Pilotée à distance dans tous les sens du terme par maman qui bénit un peu plus Internet chaque jour !

    - une installation et un envol un peu douloureux pour ma deuxième grande qui va commencer sa prépa-kiné lundi qui vient.

    - Au milieu des rentrées municipales, communautaires et associatives.

    - Perturbée par un accident de travail pour ma chère auxi Véro qui paye l'incompétence d'un formateur sous label, vacances + arrêt pour la seconde auxi, au secours la remplaçante mais là ça mérite une note entière pour un zéro pointé, label Handéo qu'ils disaient ...e 

    - Ponctué d'un merveilleux Festival Rendez-vous oh le bien que ça nous a fait !

    - Hachée par un genou en beurre fondu qui ne cesse de me lâcher en septembre le mois des fuites !

    - Et hier sous la pluie et le plafond qui menace de rompre tant le toit, émoi, prend l'eau.

    Mais où est-il donc passé ?

    Ce curieux moi de septembre ?

    J'ai survécu, mes filles sont merveilleuses !

    Des envies et des projets plein le bureau, un livre à éditer, un autre à écrire et des notes pour tout vous raconter, cet été riche de travail sur moi, des expériences chamaniques incroyablement merveilleuses, un petit livre précieux sur le pardon à partager avec vous.

    Forza Forza Fémina (mais un peu trop dans le dur encore à mon goût)

    Et puis cette France qui va si mal.

  • Aux morts les monuments.

    Citoyenne, élue de la République. Depuis ce 30 mars. Et ce samedi devant le monument tant de souvenirs.

    Aux Morts.

    Et la sonnerie dans ce bleu matin printanier a déchiré le coeur de la vie. Le drame gravé dans la pierre, les fleurs coupées au pied.

    Et je me souviens le choeur des enfants pétrifiés de froid des novembre meusiens, quand nous allions clamer qu'un sang impur abreuve nos sillons avant de retourner dans nos salles de classe. C'est mon coeur qui prenait coup pour coup, au rythme de la grosse caisse qui faisait vibrer l'air comme au temps des bombes. Petits banlieusards verdunois, petits-enfants des rescapés des deux guerres, nos terrains de jeux étaient de bataille, les champs étaient de croix et aux Morts les monuments.

    Impact.

    Les escaliers étaient de victoire, les rues aux Généraux, Maréchaux, Colonels et quand parfois la rue était du soleil levant on y entrait en sifflant le retour des printemps.

    Pensées à mon grand-père résistant, fière, pour lui.

    Pensées aux familles déchiquetées. C'est moche la guerre. C'est sale, ça sent la chair brûlée et la pourriture et puis les rats et les gueules cassées. Et la Terre a bu le sang des Justes mêlé au métal fondu vomi par les avions. Pleurez les enfants.

    Transmission.

    De cette peur qui suinte des murs de Vauban. Papa il est reformé, la guerre ne le dévorera pas, pas lui. Les autres oui mais pas lui. Pourvu que ça dure.  La der des der, c'est comme ça, petit on s'accroche à des mots comme des étoiles aux déchirures de la noire terre. On n'est que des os. Bien rangés dans l'ossuaire. Les os rangés des héros morts. Leur vie en deux mots gravés en or sur un mur. Immobiles pour toujours.

    Mais la Vie elle se danse ? Vous êtes sûrs ? On a le droit petit à petit pas, rat de l'opéra et les pointes ne sont plus aux casques mais aux pieds, ne plus marcher sur la tête, danser la terre même recouverte des marbres froids et lisses ? Danse, danse, danse, et dans un tourbillon devient celle qui est de chair et si un jour les remords d'avoir dansé sur les tombes te rongent les os, ne soit plus que de coeur.

    Aux Morts les monuments et aux Vivants les arbres en fleurs. 

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  • De retour !

    Me voilà de retour avec une grande e-joie de vous retrouver !

     

    Je l'ai fait, j'ai réussi !

    J'ai rédigé un texte qui peut-être deviendra un livre.

    J'avais déjà essayé il y a longtemps mais aucun début n'avait eu de suite et puis il y a quelques semaines j'ai retrouvé au hasard d'un cahier, un début, je me suis lue et ... je me suis agacée de ne pas avoir écrit la suite ! Alors, reprenant l'histoire où je l'avais laissée 4 années plus tôt j'ai tricoté cousu la suite. Et quand j'ai commencé je n'ai plus réussi à m'arrêter, perdant le sommeil sans être fatiguée, perdant l’appétit sans ressentir aucune autre faim que celle d'écrire, écrire, relire, relier, faire naître la page sous la plume joyeuse et émerveillée. Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, je l'avais assez porté, le moment était venu pour ce texte de fleurir.

    C'est avec une grande joie que je mets au monde ce petit livre que j'ai baptisé :

    Les Printemps de l'Yggdrasil

    J'ai osé et ça, c'est à vous et vos encouragements que je le dois, alors un immense merci à toutes et tous. A Nous et aux Printemps de l'Yggdrasil !


     

    fenêtre ouverte


  • Bis repetita non placent

    Aujourd'hui levée tôt pour bonne cause de rentrée, plutôt joyeuse d'entamer cette toute nouvelle période toute changée, plus de travail puisque je suis maintenant en invalidité, du temps pour mes filles et pour moi donc plutôt joyeuse (aussi pour tromper la mélancolie liée à l'envol de ma grande).

    Aujourd'hui était le début d'une remise en forme avec un rendez-vous qui allait faire date : un rendez-vous chez le kiné.

    Aaaaahhh j'en vois certains sourirent déjà, ils n'auraient pas oublié un fameux épisode : Félix m'a tuer

    Il y a une dizaine de jours prenant mes résolutions de rentrée de tout mon corps me voilà composant à nouveau le numéro de Monsieur Lechat (oui là à partir de ce moment vous pouvez vous poser des questions sur ma santé mentale et la qualité de ma carte mémoire qui visiblement à tendance à oublier certains tracas qu'elle aurait du ENREGISTRER mais mais ... je ne vous en dis pas plus, attendons la suite)

    -"allo le cabinet qui était tout neuf il y a 5 ans ? Je voudrais bien prendre RV même si je n'espère rien pour la balnéo car ma mémoire défaille mais quand même pas totalement non plus"
    -"oui en fauteuil pas de souci venez le mardi 4 à 10h30" me dit la collègue associée de Monsieur Lechat.
    -Parfait merciiiii :))

    Ah, ah voilà donc Marie toute prête pomponnette pour ce premier rendez-vous d'une longue série. Plus approche l'heure du rendez-vous et plus Marie renâcle. C'est qu'elle est "un peu" fâchée avec les kinés Marie mais bon après un café, un croissant, checker mails et facebook, un sms à sa grande, un .... rrrrrrroooo ... ayé elle est partie, finalement le sourire aux lèvres trop contente de se tenir à ses résolutions ...

    C'était sans compter sur la perversité de Chat et compagnie ...

    J'arrive bien avant l'heure, me gare, me présente devant le cabinet et là .... stupéfaction, je dois faire erreur, je fais le tour, cherche encore, me dis "non ce n'est pas possible" ....

    Siiiiiiiiiii, c'est possible : IL N'EST PAS ACCESSIBLE le cabinet !!!!!!!!!!

    J'attrappe mon portable et compose vraiment frénétiquement le numéro de Monsieur Lechat à qui je compte bien faire avaler le téléphone en plus de ma colère !!

    '"oui allo"
    "Bonjour, c'est Madame Decker j'ai rendez-vous à l'instant je suis devant le CABINET et il n'est PAS ACCESSIBLE"
    "pas de problème je vais vous faire rentrer"

    Là ont suivi 10 minutes d'arguments en bois pour justifier que NON IL N'ALLAIT PAS ME FAIRE ENTRER" je croyais avoir fait le tour des arguments bidons pour ne pas être accessible mais là il m'en a sorti des originals made by LECHAT, de la catégorie master class. Vous en voulez quelques-uns ?

    En préambule je vous informe que nous ne parlons que d'une grosse marche ...

    - si je mets un plan incliné vous viendrez écoper l'eau à l'intérieur les jours de pluie
    - si votre fauteuil avait eu des poignées on aurait pu
    - si les roulettes anti-bascule de votre fauteuil avaient été escamotables on aurait pu
    - à l'intérieur à certains endroits il y a encore des marches (dont une après un plan incliné, le truc improbable)
    - et pour la balnéo ça n'y comptez pas on n'a pas de lève malade
    - ouais si on stockait des rampes quelque part mais ...non

    N'en jetez plus Monsieur Bernard Félix à Cadenet. Non n'essayez pas de me faire croire que votre charmante associée (elle) va m'appeler. Je veux juste rentrer chez moi maintenant, je viens de comprendre une leçon phénoménale ...

    Bis Repetita non placent ...

    C'est fini, j'ai décidé qu'on ne m'y prendrait plus à deux fois, je vais comprendre les leçons la première fois maintenant, merci Monsieur Félix de m'avoir fait comprendre une fois de plus que certains sont mal à l'aise face au handicap et refusent tout simplement de le côtoyer. Merci Monsieur Félix de m'avoir fait comprendre que je dois renoncer à ceux qui ne veulent pas de moi et que d'autres, eux, vont me recevoir.

    J'ai pris mon téléphone, rendez-vous le 17 à 10h30 à Pertuis dans un cabinet de 5 kinés.

    Quand on cherche vraiment on trouve et quand ça ne passe pas par un chemin, prends-en un autre !!!!

  • 12 Voeux de minuit

    1 : Pour l'Union qui fait la force de ma famille
    2 : Pour un nouveau pas de deux
    3 : Au nom du père, des filles et du lien qui les unit
    4 : Pour la santé et le bien-être de mes quatre trésors
    5 : Pour une cinquième année riche et positive avec la chère équipe
    6 : je n'ai rien trouvé avec six !! à vos propositions :))
    7 : Pour que chaque jour de chaque semaine ait son lot de petits bonheurs
    8 : Pour le recommencement
    9 : Pour aller vers du neuf !
    10 : Un voeux aux mains jointes, prière silencieuse.
    11 : Pour qu'au terme de cette onzième année du 21 ° siècle les amitiés nouées traversent les années.
    12 : Pour qu'au douzième coup cet idéal se transforme en réalité et pas en citrouille !!

    Je me fais l'effet d'être le lapin d'Alice au pays des merveilles, en retard, en retard je vais être en retard !!
    du coup je ne voulais plus publier cette note mais en fait ça me permet de tester les nouveaux outils de la plate-forme de blogs alors je fais d'une note douze coups ;)

  • Midi trente

    Une note rapide comme un déjeuner sur le pouce, pour vous dire que ça fait deux dimanches d'affilé que je vadrouille, même si je le paye à coup de fatigue, dimanche dernier à la mer, une envie, un défi, un pied de nez au mois de novembre, un hommage à un Grand Homme qui avait la volonté farouche de croquer la vie et hier un marché de Noël avec ma grande Fantastic qui devait faire des photos et qui, après deux heures, me dit mais comment tu fais pour connaître autant de monde, mdr, c'est vrai que j'ai croisé plein d'amis et que je repars avec quelques projets de déjeuners pas sur le pouce, allez zou là je file j'ai rendez-vous avec les courses, je vous colle en prime ma nouvelle photo de profil pour que vous puissiez constater de visu que Le sourire est bel et bien là. Depuis je suis allée chez le coiffeur ce qui fait qu'une nouvelle note mi-coupe mi-philo vous guette, nous voilà en décembre, c'est le printemps en Provence, je vous envoie un peu de soleil et ... à très vite of course, what else ;)

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