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être

  • Etre, là.

    Tu es venue.
    Tu m'as parlé de ta vie, de tes peines, de tes blessures.
    Tu m'as parlé de toi, celle d'en dessous, d'en dedans.
    Celle dont la lumière brille dans tes yeux qui ne savent pas mentir.
    Tu es venue toute remplie d'espoir, de courage, de détermination.
    Avec cette envie de ne plus te laisser empoisonner.
    Bien décidée à tenter la métamorphose.
    Tu m'as parlé de tes doutes, de tes peurs.
    Tu les as posées là délicatement, à demi-mots.
    Tu m'as interrogée, appelée à témoin.
    Tu savais déjà tout et pourtant tu m'as permis d'être, là.
    Pour toi.
    Pour cela je te remercie, mon amie.

     

     


  • Etre et aimer

    Quelle joie de vous retrouver après ces quelques jours de silence !

    Des jours vides de faire, des jours juste pour être dans la plénitude des instants. Des jours de chaleur sur la peau et dans les coeurs.
    Pour s'ennuyer, pour s'enfoncer dans la rondeur du jour jusqu'au bout de la nuit et retrouver l'immensité de la voûte célèste.
    Laisser vagabonder ses pensées sans limite de temps ou de pudeur, tutoyer les étoiles et laisser éclore la douce fleur de l'amour de la vie.

    Et volent en éclat barrières, limites et étroitesse que nous négligeons parfois de balayer d'un revers de la main, trop pressés d'aller vers demain.

    Des jours gonflés de sommeil et d'amour pour à nouveau brandir le poing et la flamme, armée d'un sourire réinventé.

    En avant :)

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  • Être et accords

    Elle est là cette note si présente qu'elle en parait fausse.

    Si grave. Elle résonne, déraisonne, vibre, perce, lancine.

    Elle fait si mal, glace le sang, contracte tous les sens.

    Dos, mis au rez du sol, si las.

      

    L'homme sage examine l'instrument charnel.

    Du bout des doigts il lit mon étrange partition

    Ecoute avec le coeur.

    Il la cerne et remonte à la source, au creux du corps.

    Là où coeur et âme cachent leurs secrets subtils.

      

    Baigner dans la chaleur d'une bougie éclairée de musique,

    L'arôme boisé de l'huile.

    Il relâche une tension par-ci, redresse un corde par-là,

    Il apaise le souffle, ouvre le coffre. 

    Abandonnée, confiante.

    Tranquillement je m'accorde.

     

    Il se retire si discret

    Sa présence s'évapore, onirique mage.

    Le silence me subjugue, évanescent.

    Ephémère jouissance de cet instant où elle n'est plus.

    Ne pas bouger, même pas en rêve.

    Ne pas sursauter au chant d'oiseau.

    Se nourrir de l'instant, savoir qu'il est.

    Être. Bien. En cet instant.

     

  • Au plaisir ...

    Samedi 17h40 et une envie d'écrire comme de croquer dans une pêche mûre à point. Le plaisir à fleur de plume, une émotion pure longeant les cils.

    J'ai fait une pause.

    Dans cette aventure intérieure qu'est la mienne depuis quelques mois, parfois volontaire, parfois forcée, j'ai fait une pause. Je me suis plongée avec délices dans trop de travail pour la maison, trop d'enfantissimes dossiers d'inscriptions, trop de raisons trop importantes pour échapper un instant à la quête, à l'enquête. J'ai laissé une douce brume rendre flous les contours trop saillants, je me suis laissée tentée par l'illusion facile que tout va mieux. Je sais aussi que j'en avais besoin, dans tout voyage il faut savoir faire étape dans un endroit aux allures accueillantes, laissant les loups hurler dans la nuit. Puis la pause s'est faite attente, d'un déclic ? d'un signal de départ imaginaire mettant le feu aux poudres et la poudre d'escampette à mes talons ?

    Le signal, les signaux sont venus, me réveillant peu à peu de cette enivrante somnolence et j'ai refait mon bagage, soupesant un à un mes effets personnels, ceux que je vais emporter avec moi, ceux devenus trop lourds, encombrants ou brillants de leur inutilité révélée, ceux que j'emporte alors que je sais qu'il faudra un jour parvenir à ne pas les remettre dans le sac.

    Juin est passé. Dans mon calendrier personnel je suis dans l'entre-deux,toute marquée encore des rythmes scolaires. A l'école de ma vie je sais que septembre est souvent porteur d'un malaise à ce jour inexpliqué et les deux mois qui le précèdent d'une sourde angoisse qui va s'emplifiant avec le racourcissement des jours. Juin est devenu plus tardivement le mois des épreuves, le mois éprouvant.

    Vers 11h30 aujourd'hui j'ai mis trois de mes petits eux dans un panier en direction de la verte Meuse, la maison passant de six à deux est soudain le thèâtre d'une après-pièce, le décor est en place mais les acteurs sont partis et les playmobils playmobilent tout seuls dans un interminable pique-nique envahi d'une improbable cohabitation de tigres, d'ours polaires et de fourmis aussi géantes que vivantes.

    Les valises sont pleines, les caisses à linge sont vides, les oreillers sont orphelins de leurs doudous, les cahiers de l'année dernière s'empilent sur les bureaux.

    Et mon coeur soudain chargé d'un trop plein de tensions, implose.

    Qu'elle a été dure cette année, je ressens soudain sur mes épaules le poids des mois qui viennent de passer, je laisse le trouble m'envahir, il ne me surprend pas, la dissolution temporaire de "la famille" me laisse seule face à moi-même et me renvoie à l'évidence que je dois reprendre le chemin là où je l'avais laissé.

    Je vais passer avec bonheur une semaine à Lyon, une semaine durant laquelle je vais physiquement Etre au travail, une semaine pour faire le point et pour préparer la rentrée, à tous les points de vue. Une semaine rien qu'à moi, ce soir je fais ma valise et j'emporte avec moi quelques livres pour me nourrir, quelques réflexions à mener et un cahier d'écolier pour écrire.

    Dans le bilan de cette année folle, j'ai découvert le plaisir d'écrire. Hissée au rang de plaisir cette activité en deviendrait presque tabou. C'est un plaisir aussi intime que solitaire mais aussi interdit puisse t'il devenir je ne suis pas prête d'y renoncer, écrire m'a révélé la profondeur insondable de l'être, l'énergie de la lumière qui est en nous. Bien sûr ce plaisir est démultiplié quand je peux avec bonheur vous offrir quelques mots et tant pis si je me dévoile, il n'est de véritable plaisir que dans la simple nudité.

    La pause est terminée, baluchon sur l'épaule je reprends le chemin avec vous comme compagnons et les étoiles comme guide.

    Et c'est avec une soudaine impatience joyeuse de la réponse que me vient cette première question :"Etes-vous sur ce chemin ?"

  • Source

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    4 petits bouquets de fleurs des champs et pissenlits et puis j'ai retrouvé mes sunglasses pour le bonheur d'un livre dans le jardin, sous un soleil déjà fier, comme une caresse, un baume sur les peines de ces derniers mois, jours, minutes (ce matin j'ai appris qu'une cousine nous avait quittés elle aussi, 39 ans)

     

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    Penser au regard porté loin, loin au delà des collines et sentir sur mon visage la douce chaleur irradiante du soleil, laisser le souffle léger du vent me traverser, sentir l'énergie qui nous entoure, devenir une infime partie du décor et sentir au plus profond ces liens qui nous unissent, tous, à jamais.

     

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    Dans l'enchevêtrement du saule voir nos vies croisées.

     

    Etre

     

    Une journée pour aller à la source, se recentrer, se rassembler, comprendre, accepter.

    Demain pour avancer