UA-66561467-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

absence

  • Paroles et musiques

    Une petite note rapide, un peu comme on écrit un mot d'excuse dans un carnet de correspondance : Marie sera absente jusqu'au vendredi 25 inclus.


    Marie est sur son chemin, un peu de route jusqu'à Lyon, deux journées de travail qui se veulent productives, elle aurait bien aimé laisser son rhume à la maison mais on dirait qu'il fait un caprice il veut venir avec elle, c'est un petit virus pas méchant mais très efficace : KO la Marie en deux round seulement, chaud mais pourquoi j'ai chaud ... puis froid, monte le chauffage ! mais il fait 26 dans la véranda, le palmier fond, les filles sont en maillot de bains ...

    ça y est je délire :))) bref un gos rub que je vais aller refiler à toute l'équipe parce que je suis une fille généreuse !


    Mais en attendant je vous laisse aux douces intonations de la voix de Shamrouh qui a podcasté plusieurs textes dont celui-là que vous avez peut-être lu par ici ...

    suivez le lien, on se retrouve au studio :o) http://lireahautevoix.blogs-handicap.com/archive/2008/01/22/parle-en-silence.html



    Sans oublier d'aller jouer chez Danny au KICETY alors parmi ces beautés vous me reconnaissez ??


    Et pour finir une petite vidéo taratatesque bien délirante comme on les aime, tais-toi mon coeur je ne te reconnais pas, tais-toi mon coeur on voit ta culotte ;o)

  • Son absence

    Ouverture.

     

    Quelques jours avant Noël il y a eu ce coup de fil, les mots de trop pour mon moral chahuté. Je dois garder pied dans ma vie qui est devenue depuis quelques mois, tumultueuse. Ca vire, ça dérape, ça glisse, c'est gluant, visqueux, désagréable, dans un sens c'est vivant mais pas tout à fait de la façon dont je le voudrais. J'utilise toutes les méthodes de relaxation, je relativise, je serre tout ce qu'il y a à serrer : les dents, les poings, les fesses ! Mais ça reste difficile, dur et je suis à fleur de peau.

     

     Et puis il y a eu son coup de fil, les mots de trop, ses plaintes toujours, son malheur toujours plus grand que celui des autres, ses exigences, ses reproches, alors j'ai craqué, j'ai hurlé, j'ai agressé, griffé, mordu pour qu'elle m'entende et puis surtout pour qu'elle arrête. Parce que je n'en peux plus de l'entendre me dire que j'ai gâché sa vie, que je suis la pire des filles qu'une mère puisse avoir et qu'est-ce qu'elle a bien pu faire pour avoir des enfants pareils, que je suis née pour la persécuter, que je suis méchante, que je suis coupable, que je lui suis redevable, que je devrais avoir honte, que je suis mauvaise, que je ne suis pas capable, que je fais le vide autour de moi, que je le mérite bien, que j'ai bien cherché ce qui m'arrive, que je n'ai qu'à m'occuper de mes gosses, qu'elle rira bien quand mes enfants me feront la même chose, que je n'ai pas le droit d'habiter loin, de travailler, de me plaindre, que je dois "m'écraser", me faire oublier, comprendre, demander pardon, et que tout ça si elle le dit c'est pour mon bien parce qu'elle m'a trop aimée.

     

    Elle est venue le 24 au soir chez ma soeur comme une invitée à une soirée mondaine obligatoire, ses bises froides m'ont glacé les joues, son regard fuyant comme un défi mal maîtrisé à la mal-aimance. La soirée s'est passée, abstraction. Ils sont repartis dans la nuit même faisant fi des lits douillets qui auraient pu les accueillir pour cette nuit de Noël plutôt que de courir les routes verglacées, il a suivi, il a été d'accord, comme d'habitude.

     

    Et puis vendredi il est revenu, tout seul. Pour nous dire son désarroi, sa peine et cette envie qu'il a qu'on lui pardonne, qu'on la comprenne, qu'on accepte.

     

    Mais moi je ne peux pas, j'ai essayé mais je ne peux pas. Je n'en parlerai plus. C'est triste mais c'est ainsi mais je sais que si je donne de l'énergie à ce conflit je n'en aurais pas assez pour le reste. Dans l'ordre de mes priorités ne figure pas règler le conflit avec ma mère parce que je sais qu'il n'y a malheureusement pas grand chose à faire.

     

    Peut-on accepter l'absence infondée d'une personne ? Doit-on tout accepter au nom de la filiation ?

     

    Et je sais bien pour l'avoir vécu à plusieurs reprises qu'être fâché avec ses parents reste quelque chose de compliqué, inacceptable pour certains, et combien je regrette d'en arriver là, il me vient une phrase très règulièrement en ce moment : ça aurait pu être simple.

     

    Ne pas pleurer, se concentrer sur l'instant présent, dimanche 30 décembre 2007, tous les 6 à la maison, ouvrir le courrier de la semaine, les cartes de voeux qui commencent à arriver, nous sommes loin d'être seuls et sans amis.

     

    Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? Peut-être.

    Par hasard cette musique sur radioblog, le hasard vraiment ? Tellement de violence ...

    09946cb208660c58665a9eb55a7194d8.jpg