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automne

  • Coquelicots d'automne

    Rouges.
    Avez-vous vu ces coquelicots qui fleurissent cet automne ?
    Ils fleurissent discrets, parfois bien surpris de devoir poindre leur nez encore.
    Comment ? Les leçons du printemps sont déjà effacées ?
    Déjà les coeurs sont lourds et oubliée la brise libre et fière ?
    Sans doute le réchauffement qui tente de tromper les graines endormies.
    Si puissant est l'invisible ennemi qu'il réveille des fantômes ?
    "Trop bavard pour être honnête" répond le hibou que peu écoutent alors.

    Rouges.
    Voyez-vous poindre des coquelicots cet automne ?
    Comptez-les bien ils sont précieux.
    Ils relèvent les champs de blés de leurs accents toniques.
    Et sous leur fragile apparence, font plus que ne décorent,
    Les figer en un vase est impossible, d'eau et de vent est leur vie.
    Si forts à l'unisson pour réveiller la flamme à nos coeurs,
    Et ouvrir à nos yeux la divine nature, la mère et l'amer.

    Rouges.
    Verrez-vous se dresser les coquelicots cet automne ?
    Les lourdes pluies ont noyé bien des corolles,
    Les têtes sont pleines de brouillards et de phares,
    Merlin a perdu son grimoire et ses poudres sont aux yeux.
    Les paroles sont argent et le silence endort.
    Curieux sont ceux qui cherchent, bandits ou farfelus, ceux qui savent.
    Infime signe du dérèglement d'un ordre jamais établi ils sont un signe des temps.

    Rouges.

  • Coeur de guimauve sous pluie d'automne


    Découvrez Maria Mena!



    1735482744.jpgParfum clair du thé brûlant, brun pain d'épices. L'esprit en buée, l'automne fait pleurer les carreaux et chanter la véranda. Le vent voyeur effeuille les arbres et sur ma peau affleure un frisson, nu.

    Ma joie a fané comme une rose d'octobre et mon coeur de guimauve a retrouvé sa naïve tendresse. Dépouillé de sa cuirasse, écorchure lui vaut lame. Âme nue, se plaindre du frais après avoir traversé le froid polaire, quelle ironie ! Quelle impudique imprudence, quelle folie. Fragilité de porcelaine.

    Conscience d'un coeur qui frissonne au souffle à peine exhalé, plaie de vie lui dit vie.

    Sur la braise rougeoyante c'est le souffle prudent de l'espoir qu'il faut insuffler. Sous l'angora qui palpite compter les degrés, montée lente du mercure que les souvenirs glacés figent au moindre courant de colère.

    Au nom des incendies croire en la flamme vacillante et dans le cocon des mains unies, doucement, doucement alimenter de chaleurs mon coeur de guimauve, juste de chaleurs, jusqu'à en fondre.