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borely

  • Question de point de vue

    Dimanche aprem, prenant une pause bien méritée, avec le Bernardo on a emmené les fifilles à la mer...seau, pelles, moules et râteau pour Vava + maillots, bouées, serviettes, gôuter et bouquins pour tous et voilà l'expédition lancée.

     

    Direction les flots bleus à Marseille. Passée la corniche pour trouver une plage access, voilà la plage Borely qui se profile, magnifique.

    Le convoi familial galère un peu pour trouver une place pour la voiture puis pour trouver un passage piéton qui ne soit pas bouché par un espèce de con...nard qui pense que les piètons ils auront qu'à se faufiler entre sa caisse et les poteaux.... puis nous voilà au bord ... du sable, là généralement je me fais l'effet d'être Harry Vatanen au bord du désert, c'est pas Paris-Dakar mais on s'y croirait, les roues qui patinent, le moteur qui souffre, Bernardo qui tire, pousse, peste, embraye mais embraye, avance, recule.....si tu avances quand je recule comment veux-tu qu'...on arrive au bord de l'eau ? ben ché pâ, y'en p't'être un (ou deux) qui va bouger son popotin de sa serviette et se fatiguer les bras avec nous et puis au moins il me verra de tout prés ça lui évitera de bronzer avec des rayures de chaque côté des yeux à force de les plisser pour mieux voir......;D

    Le débarquement terminé nous voilà posés pas trop loin de l'eau, ce qui est suffisamment rare pour le souligner.

    A mon tour de mater, parce que je suis maintenant chez le peuple des VAPT (valides assis par terre). Et moi je trône.

    Je surplombe cette mer de corps qui ondulent, luisent et parfois dégoulinent. Couche de chair sur le sable.

    Moby vissé au creux de mon oreille pour un langoureux voyage en rétrospective de la semaine passée, le soleil et le vent se mêlant en une douce caresse. Mon petit monde à mes pieds, les deux grandes dans l'eau, Lola qui fait un château avec son héros de père et Eva........EVA................EVA, c'est pas vrai elle était là il y a à peine deux secondes !

    Une seconde pour interroger Bernardo du regard, une deuxième pour un panoramique sur la plage.

    Plantée dans le sable je me sens aussi utile que le piquet de la chèvre de Monsieur Seguin. Et la biquette pffft disparue. Je rassemble la tribu histoire de me rassurer, bon ben il m’en reste encore trois me direz-vous (Naaaaaaaaannnnnnnn je rigole !) Le cœur à la chamade, les neurones qui pédalent juste pour imaginer le pire, le Bernardo qui court dire à La nana au poste de secours (meuh non il a pas fait exprés….)au secours moi le père exemplaire j’ai laissé ma poupée blonde de 4 ans errer seule sur cette plage de pervers et kidnappeur. Moi de mon côté j’organise la battue avec les filles jusqu’à un salvateur : « elle est là » d’une petite dame qui a repéré le derrière à rayures de ma Vava penchée dans le sac de plage d’une famille avec pleins de nenfants que même ils n’avaient pas vu qu’il y en avait une de plus, parce que eux ils ont des gamins avec un sens inné de l’orientation et qui retrouvent toujours la bonne serviette au milieu des amas graisseux.

    Oh ça n’aura duré que quelques secondes, adieu voyage langoureux au pays des souvenirs, je finis l’après-midi les yeux vissés sur ma si chère tête blonde, qui une fois de plus mérite bien son surnom Vavite !!

    Cette Vava je vais lui coller une puce RFID derrière l'oreille droite et je vais la pister en géolocalisation ! non mais !

    On rentre à la maison tannés, les filles sans culottes (ça c'est pour faire grimper le nombre de visites...) ben oui en partant elles avaient leurs maillots...du sable jusque dans les oreilles, mais bon sang c'est bon la mer, les mirettes pleines de bleu et d'argenté, les narines salées, retour au pays, demain rendez-vous avec les banques.....