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chevrefeuille

  • A nos printemps

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    J'attends la floraison d'un certain chèvrefeuille. Il explose de toutes parts, gorgé d'eau, de soleil et nourri par l'humus d'une haie de lauriers. Il habille le vieux mur que nous avons remonté, il y a quelques années il était effondré. Escaladant la grille et cachant fer et rouille, il drape de verdure ce coin de ma nature. Aujourd'hui il s'élance plus haut que raisonnable, laissant voir aux passants un bien étrange voisin, ébouriffé chevelu et bientôt odorant.

    J'attends sa floraison, associée en mon âme, au balancement doux d'un amour bien ancien, subtilement déclaré tout en ayant jamais, franchi l'ordre du coeur, aussi immatériel que le parfum des fleurs.

    Tu es mon chèvrefeuille et je suis ton jardin, soyons encore printemps en ces jolis matins. Nul ne sait à part nous que l'un ne va sans l'autre et qu'ensemble cet amour nous l'offrons à nos hôtes. Je t'aime depuis tant que je ne saurais compter, sans attente et sans preuve, autre que quelques mots sur mon coeur tatoués.

     

  • Le lierre, la ruine et le chèvrefeuille.

    De cette maison une partie est en ruine mais le vieux lierre, résistant, indifférent à ces pierres tombées autant qu'à ses branches brisées, prend d'assaut crevasses et fissures pour grimper plus fort, plus vert, plus brillant.

     

    Fort de ses milles attaches fixées au fil du temps, il se sent maître à contenir le souvenir du mur. Illusion végétale pour cacher la misère, au plus il grimpe, s'appuyant sur la ruine, qu'à jamais il éloigne ce qui jadis fut joint.

     

    Mais que serait la ruine sans son lierre ? Juste un amas de pierre, dur sous le vent et l'inutile pluie ! Et si le lierre l'habille pour en faire un cliché, elle devient souvenir, refuge des oiseaux et des toiles d'araignées.

     

    Au pied du mur tombé, j'ai planté en secret, un jeune chèvrefeuille que l'on m'avait offert. Arrosé de mes larmes, nourri de mes espoirs, tranquillement choyé il s'est enraciné. Le voilà encore frêle mais déjà il s'enroule à une vieille branche du lierre, trop occupé alors pour s'en apercevoir.

     

    Cet hiver va passer, emportant avec lui le gris de ses nuages accrochés à mes cils. Quant au printemps venu je viendrai voir la ruine, elle sera plus jolie, toute parée de vie. Et pour un renouveau, léger et odorant, je goûterai goulûment, au parfum envoûtant, du chèvrefeuille en fleurs, symbole de lendemains parfois bien surprenants.

     

    Tour à tour mur, lierre ou chèvrefeuille vous êtes de l'image le peintre et son tableau, un peu le vent, un peu la pluie, artistes de vos vies, un peu touristes aussi, émerveillés inquiets ayant entre les mains la palette et sous les yeux la toile.

     

    Ma vie est un jardin et je vous y invite, entrez dans mon tableau tout armé de pinceaux, au loin passe un chemin sans début, ni fin.

     

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