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courage

  • Bon temps pour une note

    Me voilà de retour. De quelle lointaine contrée pourriez-vous me dire si mon silence ne vous avez pas naturellement éloignés de ce lieu ?

    Physiquement me voilà de retour de Lyon où j'ai passé quelques jours sur le salon Handica, chouchoutée par tous. Quelques jours pour toucher des yeux la réalité de notre action, pour se souvenir que derrière les pseudos, les e-mails se trouvent des regards, des états, des vies.

    Moralement me voilà de retour de contrées dangereuses et violentes si dure est l'épreuve.

    Aujourd'hui le grand bleu avait pris possession du ciel tout entier et enfin le soleil a réchauffé la terre. Dans cette année d'apocalypse le printemps mitigé s'est voulu interminable, orages fous et pluies diluviennes quand brise légère et chants d'oiseaux étaient attendus. Qu'il en soit ainsi, la météo est à l'image du monde.

    Ce matin férié a été tout égayé par un tour à bord du Tiloune grâce au reportage sur Thalassa : retrouvez Maï, Dodo, Paco et Marin encore pour quelques jours ici : http://www.pluzz.fr/thalassa-2011-06-10-20h35.html quelle joie de les retrouver au bout de leurs rêves, en pleine forme ! Bravo à eux

    Puis la matinée s'est amusée à flirter avec l'après-midi.

    Les tranchées sont enfin rebouchées : oui les grands travaux sévissent toujours dans la rue et dans la partie du jardin qui s'y rattache, des mètres et des mètres de terre retournée à coup de pioche par un courageux comme j'en connais peu, de ceux qui savent à quoi servira chaque coup de pelle, chaque goutte de sueur.

    Et la chaude journée s'étire dans une lecture de Comte Sponville jusqu'à ce que, soudain, soudain, le temps me paraisse idéal pour une note, alors je suis de retour.

    Je suis de retour et mes bobos aussi : cette fois c'est une sorte d'érythème violent situé .... sous les pieds !!! Arggghh alors le creux des mains qui gratte je sais ce que ça symbolise mais les pieds ? Avoir les pieds qui me démangent ? Des fourmis dans les pieds ? Serait-il temps pour un nouveau ballet ? Une nouvelle symphonie ?

    Ma foi, dansons puisque c'est l'été et que les cigales sont de retour, les fourmis finiront bien par me lâcher les pieds !

  • Au delà du courage

    Rappelez-vous il y a quelques mois j'avais écrit un grand texte sur le courage, la résistance, notre capacité à en avoir ou pas et surtout mes interrogations sur l'au-delà du courage. J'ai pu tester grandeur nature cet au-delà.

    Depuis quelques semaines hôm est trés souvent absent pour son boulot plus les quelques challenges toujours plus haut, toujours plus fort qui l'ont conduit au marathon Nice-Cannes et à pratiquer le tennis en équipe donc 5 matchs = 5 dimanches d'absence, j'ai donc largement assumé les 4 Fantastics durant les vacances, puis durant les semaines passées, tout en gérant maison, boulot, RV médicaux des unes, RV et dossiers pour essayer d'obtenir un peu d'aides depuis la suppression pure et simple de mon allocation compensatrice tierce-personne, panne de voiture et de lave-vaisselle, éléctricité qui disjoncte et ... moi aussi !

    Quelques tensions plus tard, (chacun fait ce qu'il peut), je me suis retrouvée dans un état physique proche de la méduse, un moral en berne et ... une grosse, grosse semaine de travail devant le nez ... c'était dimanche. Hôm m'a annoncé qu'il partait 3 jours en Corse. Là je me suis dit "ma belle (oui oui je me fais des fleurs toute seule) là ça ne va pas le faire" C'est alors que tout devient incroyablement difficile, rien ne semble plus vouloir aller droit donc tout va de travers. C'est l'impression au petit matin d'avoir, pendant la nuit, fusionné avec le lit, j'ai l'impression de peser 15 tonnes, que devoir lever un bras est même impensable, mon cerveau droit hurle "lève-toi" quand le gauche pleure "je ne peux pas, je ne veux pas me lever, je ne veux plus jamais me lever, je veux qu'on me laisse là, maintenant". Dans ces conditions une tâche somme toute banale même si désagréable pour tout le monde prend des allures de dragon tout droit sorti du gouffre béant des enfers. Pour moi cette semaine mon dragon s'appelait "Conduire dans Marseille mardi matin" et oui nous avons tous nos démons, en voilà un des miens.

    J'ai donc passé mon lundi à me dire je vais le faire, non je ne peux pas le faire, il faut le faire, non, non, non je ne VEUX pas le faire parce que ... j'ai mal, je suis fatiguée, je vais casser ma voiture, je suis nulle au volant, les Marseillais conduisent tous comme des malades et que moi ... J'AI PEUR !!!!

    Lundi soir j'ai crié un peu sur les 4 Fantastics, me suis couchée tôt donc n'ai pas trouvé le sommeil, essayant de trouver les raisons valables qui pourraient me faire annuler ce déplacement, n'en ai trouvé aucune, me suis endormie lourdement, ai fusionné avec le lit. Dans la tête une petite phrase "ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas les faire, c'est parce que nous n'osons pas les faire qu'elles nous paraissent difficiles"

    Mardi matin : 2 grandes Fantastics envoyées à leur collège par le bus, 2 minis Fantastics embarquées dans ma voiture, direction école puis ... puis je ne sais toujours pas si je vais y aller.
    Mardi matin : 2 mini Fantastics déposées à l'école, j'allume le GPS ... qui ne s'allume pas ... argh je la tiens mon excuse : moi dans Marseille sans GPS c'est mission impossible ... sauf qu'il s'allume quand même ... je dois avoir la tête d'un condamné prêt à suivre la ligne verte.

    J'ai pas le courage.

    Qu'est-ce qui se passe alors dans la tête et dans le corps ?


    Découvrez Michel Jonasz!


    Michel chante "où est la source", je descends en moi, quelques minutes pour me recentrer, - tu as peur parce que la dernière fois que tu es allée à Marseille tu as eu un accrochage ... et alors ? ça arrive à tout le monde, froisser de la tôle n'est pas honteux, tu vas conduire doucement, tant pis pour ceux qui klaxonnent ... là cocotte on parle de ton cher travail que tu aimes, auquel tu tiens pour PLEIN de raisons ... est-ce que tu vas laisser ta peur dicter ta vie ? ... est-ce que tu vas utiliser ton état de santé pour justifier ce manquement ? NON !! et trois fois NON ...

    Et alors ??? Et alors j'ai démarré le moteur et je suis partie à Marseille. Peut-être que ça ne relevait pas du courage, il n'y a finalement aucun exploit à faire un aller-retour à Marseille,peut-être que j'ai relativisé juste assez pour que cette action reprenne des allures de "possible". Si celà relève de courage je suis allée au-delà du mien et j'ai découvert qu'après il y a autre chose que je ne saurais nommer, mais il y autre chose et je trouve cette pensée extrêmement réconfortante, pas vous ?

    Surtout que j'y retourne la semaine prochaine !!!!

  • En avant !

    free music



    titititata

    Une note après l'autre avancer, ne pas avoir peur, plus jamais.

    Courage, ce mot qui revient si souvent, le faire mien.

    Monter, glisser, remonter, plus haut.

    Etre le grain de la folie du monde.

    Et tant que la terre est ronde.

    Tourner encore sur un air de jazz

    Titititata

    Le cardiologue a dit que j'avais bon coeur M'sieurs Dames.

    La musique comme énergie, prendre son air, son rythme.

    Je la sens qui monte et me transporte.

    Demain sera filles

    Faire des bulles en pied-de-nez au blues

    Musique !

    free music



    free music

  • C'est Noël, j'ai les boules !

    Alix, m'a gentiment taguée, à savoir qu'elle me défie de parler de façon poètique d'une hypothèse de base qui ne manque ni d'originalité ni d'audace à savoir : "Et si les femmes en avaient plus que les hommes" ?

     

    Il n'en fallait pas plus pour exciter ma plume et quelques neurones goguenards tout prêts déjà à se fendre de quelques formules sexo-hilarogènes, joyeux à l'avance de l'effet possible sur votre humeur en ce mercredi soir jeudi matin soir (oui ben j'ai un peu de mal à publier ces jours-ci).

    Seulement voilà, Alix a dit poétique ! Et là mes amis il va falloir faire dans la dentelle !

    Si les femmes de bijoux étaient pourvues, il est certain qu'à dentelle et froufrous elles aussi préféreraient kangourous sous le burnous. Qui dit kangourou dit bond, James Bond ; Normal quand on parle des hommes c'est à lui qu'on pense messieurs ou à What else bien sûr. Donc me voilà en deux bonds : de la femme à bijoux à James, pas mal ! Nan c'est de l'humour à deux balles, des fois il faudrait avoir le courage de ne pas publier plutôt que de publier des âneries mais que voulez-vous vous me manquez et pour avoir les petis bisous du jour il faut bien que je vous livre un peu de jus de cerveau mais c'est vrai que là c'est plus de la piquette que du vin de paille, qu'importe j'assume et je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur parce que vous mémé surtout ne l'oubliez pas !

    Il nous faudrait maintenant prouver que les femmes en sont plus sévèrement pourvues que les hommes !

    Il y a, à mon sens, une seule chose que les femmes font et que les hommes ne pourront jamais faire : être enceinte ! Et par dessus tout accoucher ! Je n'ose même pas imaginer ces messieurs en salle d'accouchement mais SUR LA TABLE , le mien tombait dans les pommes quand on ME faisait des prises de sang alors vous pensez 4 césariennes !

    Oui je sais elle est facile celle-là mais citez moi une seule chose que les hommes font et que les femmes ne pourraient faire ? Écrire leur nom dans la neige ??? Je vous rappelle qu'on a dit POETIQUE !!!!! Et puis entre ça et porter la vie hein vous m'excuserez, c'est l'eau et le vin, l'étain et l'or, le caillou et le diamant, irrecevable comme argument !

    Alors what else ? RIEN donc les femmes l'emportent haut la main, alors messieurs en cette période de sapin, les boules ?

    Mais de quoi parle t'on ? du courage bien sûr hein what else ? :)))



    Pardon, vous comprenez, les nerfs, la fatigue, les machos .... siiiiii il y en a encore !

     


  • Le courage

    Le courage est il une ressource inépuisable ?

    Face à cette nouvelle épreuve qui me touche, revient cette interrogation déjà effleurée mais souvent reléguée à plus tard, probablement de peur d’en avoir la réponse.

    Si on émet l’hypothèse que chaque individu est doté à l’origine d’un potentiel courage dans lequel il va puiser au gré des épreuves que la vie mettra sur sa route ou qu’il choisira de surmonter, cela sous-entend qu’il puisse, un jour, arriver à la lie de ses réserves. L’interrogation devenant à ce moment là : que devient l’individu dénué de cette ressource ? 

    Si en revanche on considère le courage comme étant une énergie renouvelable, il convient alors d’en identifier la source, sa source, afin, au moment opportun, d’aller y puiser l’indispensable force de poursuivre un chemin soudain méandreux. 

    Il nous faut avant tout  savoir ce qu’est le courage et ce que l’on en attend. Par définition le courage c’est la caractéristique d'un être vivant qui lui permet de vaincre sa peur[1]. La peur étant un sentiment relatif à chaque individu, tout comme la notion de vaincre, il devient évident que la caractéristique « courage » se mesure mais ne se compare pas d’une personne à l’autre. Le courage est donc une notion individuelle : ce qui est perçu par certains comme étant du courage, peut ne pas être vécu comme tel par l’intéressé si ce dernier n’associe pas à son acte un sentiment de crainte, qui plus est dépassée. De même survivre à une épreuve effrayante ne relève à mon sens pas du courage si le seul acte demandé à l’individu est d’attendre la fin de l’événement, aussi traumatique ou douloureux qu’il puisse être. Résister à la douleur ou la subir ne relève pas du courage mais de l’endurance. Et c’est à mon sens cette ressource qui n’est pas infinie car déterminée par un capacité physique ou psychique.

    Le courage irait plutôt en se renforçant à chaque épreuve, une crainte dépassée rassurant l’individu dans sa capacité à surmonter ce niveau de peur. On peut alors supposer que dépasser la crainte ultime qu’est la mort dénue l’individu de toute autre forme de courage car de toute autre crainte, ce qui à mon sens rejoint Platon qui avait défini le courage comme « la connaissance de ce que l'homme doit craindre et de ce qu'il ne doit pas craindre ». 

    Le courage ne devant pas être confondu avec la témérité. Comme l’affirmait un prince « Se précipiter au cœur d'une bataille et tomber aux champs d'honneur est assez facile et n'excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ».

    Qu’en est-il des personnes qui renoncent à vivre ? Leur parole pourrait-être : « Je ne manque pas de courage, je n’en ai plus besoin, je n’ai pas peur de mourir, seulement plus de capacité à endurer et si le courage se souhaite, la souffrance ne se partage pas. » Ce qui est une réponse à ma question : que devient l’individu dont la capacité à endurer est dépassée ? Il ne lui reste plus qu’à avoir le courage ultime d’affronter la mort. Et c’est peut-être là qu’est le partage : accompagner un individu dans la mort c’est avoir le courage partagé d’affirmer que la capacité d’endurance de la personne est dépassée. A contrario l’inhumain consiste à laisser la personne subir seule une souffrance qui la dépasse et qui ne se partage pas, qu’elle soit morale ou physique.

    Il existe donc un lien entre la résistance et le courage, le manque de courage mettant à l’épreuve notre capacité à résister et inversement.

      Il est important alors pour chaque individu de se bien connaître afin de préserver son capital résistance tout en renforçant son pouvoir courage, jusqu’à n’en plus avoir.


    [1] Wikitionnaire