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  • Vincent Ferry : Portrait d'un homme qui en veut

    En fin de journée pendant l'émission 7 à 8 le portrait d'un Lorrain "qui en veut", une sacrée caboche qui lui permet d'explorer tous les possibles et bien plus encore.

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    Vincent Ferry, jeune et brillant PDG de l'entreprise Clair de Lorraine mène sa vie tambours battants jusqu'à ce jour où une chute de moto le plaque au sol, moelle épinière touchée, tétraplégique.

    Qu'à cela ne tienne, la vie ne s'arrête pas alors continuons !

    Son entreprise il y a mis beaucoup de lui même alors pas question qu'une chute de moto sonne le glas, cette entreprise donne du sens à sa vie et aussi à son combat pour l'autonomie. ça c'est nouveau pour lui, sur son blog Vincent Ferry raconte ses progrés et ses coup de blues, il raconte également d'une façon très sincère et touchante qu'il découvre le monde du handicap, il s'émeut aux paroles de Grand corps malade dans 6° sens, je n'aurais pas écrit autre chose dit-il. rassure-toi Vincent, Fabien est un excellent porte-paroles :))

    Je vais regarder le reportage qui a déjà quelques mois, TF1 ayant d'autres "actualités" sans doute plus chaudes entre temps, les dernières nouvelles au jour le jour sont sur le blog de Vincent :

    http://vincentferry.over-blog.com/

    Vincent a besoin d'encouragements pour aller plus loin, pour travailler sa "technique" ! Alors n'hésitez pas à lui laisser un commentaire !

    ça c'est un Lorrain comme on les aime :))

    Et je ne résiste pas au plaisir d'un slam de GCM :))

    free music




  • Là où s'envole l'alouette

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    Avec la musique en entier puisque c'est elle qui m'a inspiré ce texte et que le lecteur s'arrête avant la fin !! : http://www.deezer.com/track/817245





    Plus il avance sur le chemin et plus les battements de son cœur s’accélèrent, c’est comme si sa poitrine essayait d’exploser !
    Il marche à vive allure dans l’ombre fraîche des saules et des noisetiers qui bordent le sentier qui mène aux vieux près, repoussant de ses bras les branches souples dans l’exubérance des lieux qu’on abandonne.

    Ses pensées caracolent entre joie et impatience, immergé de verdure et des senteurs du sous-bois il perd la notion du temps, était-il si long ce chemin ou est-ce son envie d’arriver qui lui donne cet air malin de bout du monde ?

    Et si elle n’était pas là ? Et s’il avait mal interprété le message ? Il balaye cette pensée d’un revers de la main comme on chasserait un insecte agaçant. Non, impossible, depuis quelques mois qu’il suit sa trace il a appris à se fier à son intuition. Elle sera là. Alors, alors il pourra l’entourer de ses bras, plonger dans la lumière de ses yeux, la boire toute entière en un regard, se réchauffer à l’odeur de sa peau, respirer à son souffle.
    Le manque d’elle le mord au creux du ventre comme une faim soudaine, comme s’il avait été contenu là durant ces longs mois de séparation.

    C’est l’éclat vif du plein soleil sur le visage qui le tire de ses pensées et lui fait plisser les yeux. Il est arrivé au sommet du vallon.

    La prairie toute entière est baignée dans l’or de la chaleur douce de la fin d’après-midi de ce 5 juin.
    Il voudrait imprimer à jamais cette image sur le fond de ses rétines, les vagues que le vent dessine dans les herbes hautes, l’alignement des pommiers du vieux verger, la ligne sombre de la forêt de sapins, les ruines de la bergerie toutes envahies de lierre et puis elle. Elle, posée là, comme une fleur des champs, debout, lui tournant le dos, la brise jouant dans les longueurs de sa chemise blanche sous ses cheveux si bruns et c’est comme si elle dansait dans cette image bucolique, à quoi pense t’elle ?

    Alors, un imperceptible mouvement la saisit aux épaules, elle se fige, comme si elle avait senti son regard posé sur elle, elle sait qu’il est là, elle pivote vers lui dans le tourbillon joyeux des instants uniques. Un éclat de rire les unit maintenant dans leur course l’un vers l’autre.

    Il la regarde s’approcher, lui fait un théâtre de ses mains, un sourire infini illumine son visage. Il mesure la folie de son geste, la folie de leur histoire, l’immense richesse de la vie. Dans quelques secondes ils seront réunis.

    Il lève les yeux vers le ciel quand soudain, dans l’improbable lumière, s’envole une alouette.

  • Aujourd'hui, il y a une semaine, un an.

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    Au creux de la fin du jour s'égraine le temps qui sépare hier d'aujourd'hui demain. Je me nourris de nuit, envahie de musique, repousser encore un peu la plongée en amnésie, goûter les secondes de vie, une à une, si douces. Faire de ces instants, des trésors.

     

    Qu'importe le bruit des jours si on n'en garde que la mélodie et je plane en souvenirs d'instants qui ne sont plus et dont le parfum teinte mes jours au gré de l'humeur de ma volonté.

     

    Passé te mesures-tu ? N'es-tu que la somme de nos souvenirs vivants et déjà éteints, sourds et si présents.

     

    Passé tu t'inscris en mon coeur chaque jour un peu plus et je m'incline au pied du coup porté au corps au printemps dernier. Mais si je penche, je ne baisse pas les yeux pour autant, regarder en face cette cruelle, en tisser une blanche voile de dentelle, monter, monter, encore.

     

    Et boire jusqu'à en être saoûle à des instants verts et doux, comme à une source fraîche, voir, entendre, être là, le savoir.

     

    Quelques jours aller, partager puis, quand sur la route défile l'ombre couchée des cyprès, trouver l'endroit joli, s'y arrêter comme en songe, allumer la solitude de la pensée d'autres et d'ailleurs. Voler avec délice le temps de l'entre-deux, n'être nulle part et y être bien, n'y être pour personne pour mieux retourner vers vous, comme au creux de la fin du jour quand songe est vie si on le veut ainsi.

     

    Faut-il savoir partir pour mieux revenir. Faut-il savoir revenir pour être libre ?

     

    Au retour arroser les plantes vertes.

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    Aire Bras de Zil, kilomètre 125 de l'A7

     

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  • Handicap & aménagement de poste : et si ma colère s'exprimait ?

    J'avais eu l'occasion d'évoquer le sujet chez zo, qui vient de décrocher un poste au conseil général de Rhône-Alpes et qui va bénéficier d'un aménagement de poste de travail.

    Nous allons donc évoquer un sujet qui commence une fois de plus à me faire monter la tension : l'aménagement de MON poste de travail .... fragiles des nerfs s'abstenir, hérissés des incohérences gouvernementales ce message est pour vous !

    Je suis énervée ? OUI !!!!! Je ne vais même pas essayer de la faire calme !


    Petit rappel de mon parcours médico-professionnel :

    mai 2004 : début du projet de création d'entreprise - statut : chômeur non indemnisé porteur de projet - aménagement de poste : aucun financement possible

    avril 2005 : immatriculation de l'entreprise - statut : travailleur non-salarié - aide AGEFIPH nada niet rien malgré des statuts écrits pour répondre aux conditions tordues de l'attribution de l'aide à la création d'entreprise par un travailleur handicapé.

    septembre 2005 : destruction d'une artère de mon bras droit d'origine anévrismale probablement due à une obstruction liée aux déformations de mon épaule, pontage, mon associée alerte l'AGEFIPH sur la nécessité d'aménager mon poste de travail, rendez-vous est pris, plusieurs problémes se posent : je ne dépends pas de la médecine du travail qui est réservée aux salariés mais pour demander la visite d'un ergonome payé par l'agefiph il faut l'avis circonstancié du médecin du travail ... arfff ça me fatigue. Il faudrait donc que je paye moi-même une étude de poste par un ergonome mais que cet ergonome soit reconnu par l'agefiph ...

    Le tout dans un contexte de création d'entreprise chronophage à souhait, je n'ai que ça à faire d'essayer de comprendre leurs oublis et incohérences.

    Le temps passe, je finis par renoncer à aménager mon poste de travail, mon côté dure à cuire s'accomode du bureau pas adapté et de l'écran mal placé, nous travaillons sur des planches posées sur des tréteaux, on va pas se plaindre en plus, nous faisons déjà partie de la catégorie sales chefs d'entreprise qui vivent sur le dos du dur labeur des ouvriers, cliché ??? oui cette note est faite de clichés !


    Puis le temps des difficultés de l'entreprise, l'aménagement de mon poste de travail est le dernier dossier de la pile, au Cap Emploi aussi ! C'est la création d'une association dans mon village qui relance l'affaire ... cette association souhaite m'aider à financer l'aménagement d'une petite salle d'eau à mon domicile avec des toilettes adaptées (pour faire simple : sachez qu'aujourd'hui je ne peux aller aux toilettes seule chez moi pour cause de WC inaccessibles, alors que je peux parfaitement être autonome quand les toilettes sont aménagées, posez-vous la question juste 2 secondes : elle a un prix l'autonomie quant à l'hygiène de l'élimination urinaire et fécale ?)

    Parmi les membres de cette association il y a une ergonome ... agréée agefiph, elle est pas belle la vie ???
    Elle est affirmative : je travaille trés régulièrement à la maison : j'ai donc deux postes de travail : celui de l'entreprise et à mon domicile, l'accés aux toilettes fait partie de l'aménagement du poste de travail, comme je n'ai à ce jour bénéficié d'aucun aménagement de poste il suffit (sic) de monter un dossier agefiph pour l'aménagement des 2 postes y compris l'accés aux toilettes à la maison CQFD ...

    nous voilà donc repartis sur le chemin des dossiers ... avec l'entreprise qui ne se développe pas tout à fait comme il le faudrait ... on établit une liste de matériel : un meuble de rangement, un bureau réglable en hauteur et sans pattes sur la face avant, un ordinateur ultraportable avec station, un écran, clavier souris ... rien que de trés ordinaire hein ... je vais pas ruiner l'agefiph ....

    mais le temps passant nous arrivons à septembre 2007 et aux grosses difficultés de l'entreprise, dossier en stand by, on ne finance pas un aménagement de poste pour une boîte moribonde ....

    décembre 2007 : me voilà salariée ... enfin je rentre dans les cases ... enfin presque : salariée certes mais pour une boîte à Lyon et poste de travail dans le Vaucluse, à cheval sur deux départements arghhhhhhhhhhhhhh je le fais exprés sans doute !!! Je dépends donc de 2 cap emploi différents : celui de Lyon pour la prime à l'insertion et celui d'Avignon pour l'aménagement de poste.

    Prime à l'insertion ok malgré un petit retour de dossier parce que le chargé d'affaires du cap emploi, avait oublié de le SIGNER.

    Commence alors le montage du dossier aménagement de poste de travail.
    Hier j'ai donc reçu la visite de Monsieur Cap Emploi (ça devait être la semaine dernière mais il n'avait pas pu venir pour cause de ...grippe, 1 semaine d'arrêt..)

    ca vous intéresse de connaître la suite ???? demain peut-être, là j'ai mal au dos et faut que je bosse un peu quand même :)))


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