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fauteuil

  • Vie de chiotte ?

    A vos avis ?

    Une campagne de guérilla marketing, au bureau les premiers avis viennent de tomber (enfin surtout le mien :) )

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    Mon avis dans l'ordre :

    Le décorateur a vraiment des goûts de chiottes ...

     

    J'en ai un peu marre qu'on utilise le handicap pour faire peur, la punition suprême pour les bad boys qui aiment un peu trop les brunes (les bières brunes of course, what else ?)

     

    M--de (tiens c'est le ca(ca)s de le dire) c'est pas un châtiment non plus, alors ils ont fait quoi de mal les SEPiens ?

     

    De quoi améliorer le regard sur le handicap ? ces chaisards tous des pochetrons, si ça trouve il a écrasé une petite vieille sur un passage piétons ...

     

    Bon sinon le gars bourré qui s'assoit dessus il trouve ça cool pour rentrer chez lui et on le retrouve au matin les mains usées jusqu'au coude ... matériel de m---e ;)

     

    Ah j'oubliais que pour certains c'est un moment de grande réflexion .... bah alors pourquoi pas ;)

      

  • Semaine "évenements" !

    Semaine riche qui commence !

    En ce moment même Philippe alias Toutseul alias Rolligman a commencé son défi : battre le record du monde de la plus longue distance parcourure en 24 heures en fauteuil roulant, le départ était prévu à 10 heures jusqu'à demain matin 10 heures ...

    Ce record lui permettra d'attirer les médias sur son défi suivant : les 1 000 bornes de l'accessibilité : un périple à travers la France, audit de l'accessibilité des villes traversées, remise d'un rapport final aux maires concernés et au gouvernement, projet prévu en mai/juin de mémoire !

    Le blog de Philippe : ICI
    Philippe et son club de supporters sur les forums handicap.fr LA avec sa vitesse et la distance parcourue suivie par GPS !!!

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    oh là la ça caille brrrrrrr

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    Allez Phiphi, tous avec toi !


















    Aujourd'hui c'est aussi l'anniversaire d'Alix !!! : http://moialixadultemalentendante.blogs-handicap.com/ Bon anniversaire ma belle !

    Et le 12 l'émission Envoyé spécial dans laquelle on pourra découvrir Maxime de notre chère Laurence va enfin être diffusée !

    Voilà une semaine pour porter haut le combat pour la reconnaissance et la prise en compte du handicap !

    Je vous donnerai bien sûr des nouvelles de Philippe dans la journée, c'était Marie en direct de Villelaure,je vous rends l'antenne, à vous les studios !

  • Swichhhhh la petite Marie

    Dans la lignée de Paf le chien, Flip-flap la girafe je voudrais vous conter Swichhhh la petite Marie

    Au mois de septembre j'ai voulu faire une tentative de Lyon TET : Tout En Train ! Et là je vous entends penser "oh oui Marie fais-nous rire" et vous avez ...raison !



    Me voici donc à quai un mardi matin extraite du TGV 6142 en provenance d'Avignon qui est entré en gare à .. l'heure, si si ! la blague est après ...

    Jusque là tout va bien ...madame la Marquise ^^

    Accueillie par le charmant JC avec le tapis rouge, les pétales de rose, les colliers de fleurs tous oubliés ( ça va pour cette fois JC mais la prochaine fois faut pas oublier !!) ... acueillie donc par le charmant JC (qui vous acueille là pour les Lyonnais) qui m'annonce fièrement que nous allons derechef vivre une grande aventure, frissons garantis.

    Direction le métro.

    C'est là que débute mes légendes urbaines.

    La marée humaine me noyait de jambes marquant la cadence sous la baguette d'un chef d'orchestre martial. Les bras battaient air et mesure faisant voler dangereusement des mains mornes à hauteur de ma figure.
    La vie était à l'étage du dessus, je partageais des concerts de fesses et des conversations de braguettes. Parfois un enfant dans une poussette entrait dans mon univers, sourires complices entre roulants dans la fugacité de la loi des poussés.

    Il fallait déjà trouver l'entrée du souterrain magique, pour compliquer l'énigme l'entrée des roulants n'était pas la même que celle des marchants, il fallut déjà interroger quelques gones casquettés et uniformisés avant d'en trouver un qui détienne le secret de l'entrée des roulants, "regarde ailleurs" nous dit-il, "du chemin tu sortiras, de ma vue tu disparaîtras et l'entrée trouveras" ainsi fut fait et soudain, au milieu de nulle part, camouflée dans un poteau creux un ascenseur aux odeurs de vieille pisse et de tabac froid déversa son haleine fétide en guise d'invitation à la grande descente. Voyage au centre de la terre.

    Un sas chercha alors à nous retenir entre ses bras métalliques, faut pas y aller à deux dans les sas, pas à deux ... pas à deux ... aurait-il fallu y voir un signe ?

    La houle est dense aux abords du quai, faut pas rater le prochain vaisseau, faut aller vite, fuir, retrouver l'air pur et jaune de Lyon on ground.

    Je m'approche, incrédule, aucun signe particulier, serait-ce possible que là sous terre nous soyons tous égaux ? unis dans la même angoisse de caveau et d'accessibilité ? Je cherche le signe cabalistique qui pourrait m'informer de la bonne position, de ma caisse prioritaire mais tout le monde s'en fout mais rien, rien et le vaisseau entre en gare à trop de centimètres du quai ...

    D'un habile coup de pédale arrière, dans un effort que seule l'impérieuse urgence permet de fournir mes roues avant décollent, franchissent l'obstacle avant qu'une ultime poussée hisse mon popotin éléphantesque et motorisé dans la rame.

    J'y suis ! Enfin nous y sommes, le charmant JC semble se décomposer, lui d'habitude si bien mis semble chiffon, non, non un guide de fond de fosse ne peut pas se permettre de flancher, il me sert quelques blagues froides qui tombent tels des oeufs sur un miroir. "Bon pour descendre ..." soufflais-je alors ... "Non tais-toi, ne t'inquiète pas, ça roule" je réalise alors qu'il est en train de citer l'exorcisme des roulants, tout investi qu'il est de sa mission : sortir tous les deux vivants ..

    Les stations défilent déversant à chaque arrêt son lot de touristes japonais comme sortis d'une histoire de Balmeyer. C'est la prochaine me dit JC, j'allume aussitôt le moteur, lâche les freins. Toute la difficulté est de descendre ... en marche arrière. Je me dis que ceux qui ne se pousseront pas s'en souviendront dans leurs orteils, puis c'est déjà l'arrêt, les portes s'ouvrent, aux chocs flasques et sourds des chairs je comprends que ça se bouscule un peu derrière moi ... j'entame un quart de tour quand soudain mon élan est bloqué, j'ai encastré le fauteuil dans la barre située entre les deux portes .... JC empoigne le fauteuil, le traîne en luttant contre le frein moteur, les roues arrière touchent le quai, mes yeux croisent alors les regards d'autres transportés chanceux qui ont trouvé à s'asseoir, je vois leurs yeux s'agrandir d'effroi quand soudain une sonnerie retentit et que ... swichhhhhhh les portes ...

    Ainsi s'achève la légende de Swichhhhhhhh la petite Marie. Gones quand vous monterez dans le prochain métro, prenez garde, parfois, quand retentit la sonnerie de fermeture des portes, on entend encore les cris des passagers et sur le quai des traces de pneus diamètre 31,5.

  • Lève-toi et marche !

    Fausse disparition à La Chapelle-sur-Erdre : un imposant dispositif de recherche mobilisé

    Dimanche, en bordure du Gesvre, la disparition d’une personne handicapée durant quelques heures a nécessité le déploiement d’un impressionnant dispositif. La personne avait finalement regagné son domicile.

    Branle-bas de combat dimanche en fin de journée. Gendarmes et sapeurs-pompiers ont été confrontés à un vrai faux scénario-catastrophe. Il est 18 h, à La Chapelle-sur-Erdre. En bordure du Gesvre, sous « le viaduc de la verrière », des promeneurs découvrent le fauteuil d’une personne handicapée, vide, mais aussi un important attirail de pêche, ainsi que deux ou trois lignes lancées dans le cours d’eau. Inévitablement, les marcheurs pensent à un accident et alertent les gendarmes.
    La disparition est effectivement jugée inquiétante et un imposant dispositif de recherche est immédiatement déployé. Vingt gendarmes, assistés d’une vingtaine de sapeurs-pompiers, parmi lesquels six plongeurs, sont mobilisés pour tenter de retrouver trace du disparu.
    Domicile regagné en stop
    Les opérations s’avèrent d’autant plus complexes qu’aucun document permettant d’identifier le ou la disparue - permis de pêche ou autres papiers mentionnant le nom et l’adresse de la personne concernée - ne figure parmi les affaires de pêche laissées près du fauteuil. Tandis que les plongeurs sondent le fond du cours d’eau, les gendarmes s’emploient à ratisser les abords du Gesvre, en amont et en aval du lieu où est positionné le fauteuil roulant.
    Et puis, heureux dénouement à 20 h 30, lorsque les gendarmes voient arriver une femme qui vient chercher tranquillement le fauteuil de son mari et ses affaires de pêche.
    Arrivé sur les lieux vers 14 h, l’homme, âgé de 64 ans, a perdu patience en ne voyant pas son épouse venir le rechercher en fin d’après-midi. Il est alors remonté à la force des bras jusqu’à la route et a regagné son domicile en faisant du stop. Ne pensant évidemment pas que son absence allait susciter un tel émoi.
    Presse-Océan
    Allez va je partage ce petit potin avec vous parce qu'il m'a fait sourire :)
    Bernardo a toujours dit qu'un jour (sic) il se baladerait en fauteuil dans la foule et soudain se lèverait et marcherait, juste pour voir la réaction des gens ... bon ok il l'a dit et il l'a pas fait, n'empêche que ça ferait une belle caméra cachée !!!

  • Le deuil

    Cette note est née d'une réflexion que j'ai glissée subrepticement dans la note sur les banlieues et qui n'est pas passée inapercue aux yeux d'une personne qui m'est chère et qui en a été attristée.

    J'ai dit "j'ai enlevé ma pochette néovi pour faire le deuil de cette vie d'avant".

    A mes yeux faire le deuil est une étape nécessaire dans tout projet qu'il dure ou qu'il se termine. Quand on se lance dans une création d'entreprise sur une "idée" comme je l'ai fait, il y forcément un côté passionnant, passionnel pour le projet, on l'aime ce projet, on y croit dur comme fer, on y consacre toute son énergie. Pour vous donner un aperçu : au moment où j'ai eu l'idée du produit de départ de mon projet : recouvrir les fauteuils roulants avec une housse tissu, je n'ai pas dormi de 3 jours et 3 nuits, le cerveau en ébullition. Ensuite tout c'est enchaîné trés vite, j'ai rencontré celle qui allait devenir mon associée, quelques jours aprés nous étions installées à la maison, ordi, Delmas, neurones et roulez les filles !

    C'était en mai 2004. Puis il y a eu les mille dossiers, les savoirs-faire qu'il a fallu acquérir "sur le terrain" toutes nos compétences mobilisées pour un objectif unique : donner vie à ces produits, les imaginer, les dessiner, leur donner forme, couleur, matière. Il y a eu des épreuves : présenter notre premier business plan devant les experts d'Ernst & Young, devant des acteurs majeurs de la création d'entreprise en PACA à EUROMED Marseille, des victoires aussi : être lauréates de ces deux concours, recevoir ces prix devant un amphi plein qui applaudit debout. On est allé puiser au fond de nos ressources : pour le pontage en 2005 je ne me suis arrêtée de bosser que 12 jours.

    Puis le projet est devenu une entreprise, on a rencontré des personnes extraordinaires qui ont cru en nous, qui nous ont aidées, soutenues, encouragées, avec qui ont a repensé projet et produits, stratégie commerciale, marketing.

    Et puis un jour ils étaient là, nos produits, notre marque.

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    Et le moment de les confronter à leur marché est arrivé ... et s'en est suivi l'histoire que vous suivez depuis janvier 2007, il y avait eu l'étoile de l'observeur en novembre 2006, il a eu l'INDEX et Copenhague, il y a eu la rentrée de septembre et son avalanche de tuiles diverses et variées, et puis il y avait à la maison des tensions qui ne laissaient présager que des ruptures profondes, des épées de Damoclès qui ne demandaient qu'à tomber. Alors j'ai tranché. J'ai fait des choix, ça a été brutal, difficile, douloureux. Ca a généré un quantité incroyable de sentiments allant du chagrin à la colère, des regrets aux remords, de la culpabilité à la honte. Finalement je me dis que je l'ai trés peu exprimé, j'en ai beaucoup parlé avec une personne qui m'a beaucoup aidée et qui se reconnaîtra peut-être dans ces lignes et qui le premier a parlé de deuil.

    Il faut accepter Marie ce qui pour le moment te paraît anacceptable, et puis pleure Marie, dis-nous ces trois années de tensions qui te paraissent si lourdes alors qu'hier tu aurais soulevé des montagnes et puis un jour tu relèveras le nez pour t'inventer un nouvel avenir.

    Qu'est-ce donc que ces étapes sinon celles de deuil ? Mais celà ne veut pas dire que je renie que cela ait existé ! Est-ce qu'une personne cesse d'avoir été quand elle n'est plus ? Non ! Et je pense qu'enlever provisoirement la pochette Néovi de mon accoudoir n'est qu'un symbole de renoncement. Mais pas renoncer à ce qui a été : j'ai rencontré des personnes qui sont à jamais dans mon coeur, j'ai vécu des moments d'une incomparable intensité et je ne regrette rien, tout cela fait de moi ce que je suis aujourd'hui, je renonce à ce qui ne sera pas. Mais peut-être parce que ça ne devait pas être, ou que ça devait être ainsi, je suis ma route, je suis : du verbe être conjugué au présent.

    Déclarer la fin d'un rêve n'est pas nié d'avoir rêvé, ni renoncer à rêver encore.

    Pour finir, je vous livre une phrase qui, pour l'instant, me reste mystérieuse :

    "Tous les hommes rêvent, mais pas de la même façon.

    Ceux qui rêvent la nuit, dans les replis poussiéreux de leur pensée,

    s’éveillent le jour et rêvent que c’était vanité.

    Mais les rêveurs du jour sont des hommes dangereux, car ils peuvent agir

    leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible.

    Lawrence D’ARABIE

    avec une interrogation selon vous pourquoi ce "dangereux" ?