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femme

  • Seule à voix basse

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    Avec ma solitude j'irai par les chemins qui mènent à la Durance, troquer la résistance en langueur nostalgique, l'effriter aux galets qui roulent dans le courant. Enchanter ma peine dans le souffle du vent, les larmes perlées émues du chèvrefeuille, d'un éclat de coeur, d'un rire d'oiseau. Si longue que danse la route, à s'en faire exploser les poumons aux parfums épais d'un printemps solaire.

    Seule, seule, seule, seule, avec ma solitude, au milieu de ce paradis peuplé de petits frères des cimes, sous le regard du rapace tournoyant, majestueux. Il n'est de pierre au chemin des ombres et des oiseaux. Filer grand train, décoller, s'envoler, survoler, rêver de long voyage. Aller jusqu'à l'eau vive, noyer l'ombre née des gouffres, puiser l'essence lumineuse des pensées sans mot. Pardonner. Essayer au moins. Un détail, une écorchure. Essayer au corps. Mesurer les arpents de rochers et de glace, et les printemps, et la cadence soudain joyeuse d'un coeur vivant.

    Au retour libéré, siffler un air ami, inondé de joie et de couchant. Rentrer à la maison. 

     

     

  • Souffles clés !


    Orchestrons-nous, me revoilà dotée des baguettes, chef d'un orchestre symphonique qui fait mon émerveillement, mille accents, milles couleurs, incroyables rythmes, c'est comme plonger en apnée dans un torrent qui cascade en éclats de rochers éclaboussés des scintillances d'une eau de joie pure et incroyablement vivante !

    Rires ! Joyeuse Joie ! Energie !

    Et tant pis pour les jaloux. Toujours, il y en aura toujours pour dénigrer, juger, pâlir, ternir, renâcler, fustiger, peu m'importe !

    Entendez-vous le son de mes talons qui caracolent cette route nouvelle ?

    Voyez-vous cet éclat de malice au coin de mes yeux qui papillonnent d'une saine fatigue ?

    Vous régalerez-vous du sourire qui mange mon visage ?

    Dimanche tout fou d'un mistral qui fait danser le saule et rebondit dans les éclats des rideaux blancs qui cherchent à s'envoler. Hier les rossignols ont chanté emplissant ma nuit de lumière.

    Rossignol, rossignol toi qui est la clé des souffles qui chantent, la musique pure des transcendances, porte mon message par delà la plaine,

    J'aime la Vie, Dieu, ce que tu es belle !

     

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  • Fleurs

    Jolie coupe de fleurs à ma table nappée de blanc,
    Fraîcheur printanière au coeur des vieux enfants.
    Surprise émue, merci sourire aux yeux brillants.
    Offrande jardin côté cour, promesse de toujours.
    Attentivement observer l'ouverture chaque jour,
    Fleurs naissantes encore de nos neuves amours.

    fleurs,muguet,1er mai

  • Ma dose

    Comme j'aime ce moment où la maison s'apaise et se prépare au sommeil.


    La journée a t'elle été bien remplie ?  Les rendez-vous et réunion honorés ? Le savoir transmis, les devoirs bien faits ? Dit ce  qui devait l'être ? Murmuré ce qui pouvait l'être aussi ? Ecoutée celle qui en avait gros sur le coeur ? Consolées, dorlotées, nourries, réchauffées, l'une et l'autre ? La journée de demain planifiée, le carnaval de la fin du mois imaginé, le prochain week-end, le prochain déplacement et le chien à placer... stop ..


     


    Stop.


    Ecoute.


     




    Ecoute et respire cette petite dose, cette petite musique qui parcourt tes veines de sa douce chaleur, c'est l'océan qui vient tempérer l'agitation de la journée, c'est l'heure où je suis moi pour moi.

    Je prends ma dose, prêtant attention au rythme intérieur, à l'unisson de ces quelques accords soigneusement choisis. Et mon esprit s'égare déjà, s'enroule en volutes, envolée de pensées magiques, malicieuses. Et si le rêve est de nuit, ce moment de fin du jour m'emporte aussi.

    Légère est la plume, au souffle chaud des harmonies.


    Une caresse pour l'âme solitaire, une douce ouverture à la nuit, puissante et subtile.

    Ecoute. Ecoute et respire, ose la fin du jour, aujourd'hui n'est presque plus, juste une petite dose, encore ...


  • Trop

    Trop, trop, trop ... au galop, faudrait-il ajouter pour échapper à la marée qui monte.

    Trop de milliers de choses à faire, trop de courses, ménage, travaux, contrôle technique (en retard et vous ?!) trop de beaucoup de choses et pas assez de temps pour tout faire ou alors c'est le temps qui passe trop vite ? Je sais je l'ai déjà dit/écrit mais là ça prend des proportions que même Madame Ubiquité en perd sa faculté de jongler et son sourire entre défi et pied de nez aux impossibles. 

    C'est peut-être moi qui en fais trop ou qui en veux trop ?


    Samedi soir je suis allée à une fête trop bien, un nouvel-an chinois chez ma Catherine qui était trop belle !

    Chacun apporte un plat ...  j'ai fait des crevettes avec trop de tout, à commencer par les pousses de soja, faut être pris pour être appris, le goût des uns à noyé le goût des autres si finement ciselés avec mon nouveau copain magique : un gros couteau céramique "fégafatoi", bref de la mesure il faudrait sans doute, mais modération n'est toujours pas mon amie ! C'était bon quand même ! Me voilà posée au milieu de cette soirée et de certains que je n'avais plus vus depuis ... juin. Mais non ! Mais si. Depuis juin. Alors voilà au milieu des danseurs qui dansent j'introspecte et je me dis" bon sang mais que sont les six derniers mois devenus ?"


    Trop de soucis ces derniers mois sont venus alourdir la tâche, l'arrivée du chien tourne au cauchemar depuis quelques semaines, il me surprotège et attaque les auxiliaires de vie, ce qui est juste intolèrable. Alors la décision a été prise au grand regret de toutes, nous ne pouvons pas le garder. Trouver une solution qui soit bonne pour lui m'a pris un peu de temps, mais voilà, mardi, Aron quittera la maison pour être accueilli chez un maître chien. C'est une décision difficile à mettre en oeuvre, une séparation, un nouveau manque qui se prépare. Les lapins sont partis depuis samedi pour cause d'allergie d'une des Fantastics et le chat blanc (qui a décrêté que ses besoins devaient être faits dans les armoires !!!) sera accueilli dans une ferme auberge (il y a pire comme famille d'accueil : ce lieu est le paradis des animaux, il y a même un kangourou !).


    Une restructuration de mes fonctions décidée lors de mon déplacement de la semaine dernière devrait compléter les changements indispensables à mon retour à une vie un peu moins speed ...


    Et puis cette envie d'écrire qui me chatouille les neurones autant que la plume, et puis cette envie de redonner quelques éclats à ma "vie sociale" et aussi des possibles à explorer sans aucune volonté de modération ...


    Bien sûr en relisant d'anciennes notes je sais que mes nuits ont changé plus que mes jours. Trop de douleurs et de fatigue me terrassent bien plus tôt qu'avant. Une indispensable disponibilité pour mes filles, aux états d'âme parfois houleux, ne me livre à la nuit que bien trop tard souvent pour envisager d'écrire. Alors les heures de début de nuit me trouvent plongée dans mes pensées en attendant que le "trop mal" se transforme peu à peu en sommeil. ça dépend des pensées me dirait un certain. Oui ça dépend des pensées ... et si pouviez lire dans les miennes vous seriez immédiatement embarqués dans une farandole joyeuse, drôle, incroyable, palpitante, passionnante et terrible, en un seul mot : trop, non en deux mots plutôt : trop bien ! 


    Dimanche soir. Quel plaisir que ces quelques minutes partagées avec vous.

    A votre tour maintenant de me livrer vos pensées du soir, espoir ?

     

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    Fleur orange - Normandie




  • Samedi soir chez les fourmis

    Fin de la semaine de rentrée chez les fourmis, les cigales se sont tues bien tôt alors que les performances du thermomètre en ce début septembre feraient pâlir de jalousie celles de juillet, vais continuer à chanter encore un peu moi :)

    A cette heure les inscriptions de Fantastic Lola et Fantastic Eva à la gym sont faites (les chèques aussi gloups), Fantastic Aaron notre border collie a eu sa première séance d'agility aujourd'hui de 14 à 17, ce qui comble déjà pas mal mon emploi du temps que je pourrais rebaptiser "Oh mon Dieuuuuuuuuuu"

    Pour vous donner un aperçu c'est de 8 à 9 du lundi au vendredi l'auxiliaire du matin puis boulot jusqu'à 12h30 puis auxi de 13 à 14 puis reboulot jusqu'à 18h30 avec au milieu le mercredi : en ce moment dentiste à 12h00 (deux dents à couronner, les lauriers de la guerre sans doute", puis retour des grandes vers 12h40 pour le repas, départ pour la gym d'Eva à 13h15, là je ne sais pas encore si je vais rester avec elle parce qu'un aller retour ça fait 10 bornes et 30 minutes ... fin de la gym à 15h30 et ... trou avant de récupérer la grande au lycée à 17h00 cause option facultative ... j'aime autant vous dire que déjà à ce stade de la semaine je commence à ramer ... puis de 18h30 à 20h00 auxi du soir (mais là faut que je vous raconte c'est la 6° qui passe), puis jeudi, vendredi, avant le samedi qui s'annonce de la façon suivante : lever 8h00 pour accompagner Lola à la gym à 9h00 retour casa pour auxi du matin de 9 à 10 puis retour gym à 11h00 retour casa et agility à 14 jusqu'à 17, puis récupération des courses U.com faites ... quand je peux dans la semaine, là écroulement d'une grande puissance, KO, au tapis ... jette l'éponge, jette !!

    Il reste à caser l'aquagym de la grande et l'équitation de la 2°, les réunions pour les 2 assoc dont je fais partie : bibliothèque et L'Instant Sarah et peut-être, peut-être un peu de temps .... pour moi, ma vie, mon oeuvre mes amis et ... mon blog !

    Et il va bien falloir que je m'occupe un peu de moi ... des examens de santé à faire ... quand ??? Ben alors là ... la nuit peut-être ???

  • A mon rythme

    Entre deux jours il y a la nuit.
    Entre deux souffles il y a le vide.
    Entre deux, et un, il y a l'infini.

    Entre deux moi il y a le manque d'un autre.
    Entre deux moi il y avait moi

    Parce qu'il me fallait du temps pour me reconnaître
    Un temps qui est le mien et pas celui d'autres êtres.
    Pour tout ce qui est inscrit en moi, d'hier à cet instant
    Ce que je sais, ce que je crois, ce que je comprends,
    De toutes mes forces à mes faiblesses
    De mon courage à ma paresse,
    De mes peurs à mes envies,
    De la peine à la joie,
    Il y avait moi.
    Et mon rythme de vie.




    Je suis un animal à inertie lente, mais une fois lancée ...
    Accrochez-vous, les amarres ont largué le navire :)




  • Chaud !

    Chaud, non pas les marrons ... les emplois du temps, oui l'été aussi !

    Je me languis que les filles soient en vacances vendredi, lever le pied un peu sur les horaires, les rendez-vous, les dates d'examen bac brevet, les décisions, les inscriptions, au milieu des kermesse, concert de chorale, pièce de théâtre, anniversaires, piscine party, pique-niques, journée de restitution, sans oublier les préparatifs pour la rando de Fantastic N° 2 qui part à cheval pendant 9 jours, entre deux sacs de week-end pour Fantastic N°4, le chien qu'il conviendrait d'amener trèèèèès vite au dressage et .....................

    et les nuits trop courtes entre deux journées de boulot, mes vacances c'est dans 5 semaines, et faudrait .... que je prenne un peu de temps pour moi ...

    Ben oui pas de problème, quelqu'un connaît Madame Ubiquité ?
    Ben si c'est une femme, vous ne le saviez pas ? ;)

  • 8 mars, plus comme avant ...

    Les 8 mars se suivent et ne se ressemblent plus.

    Il y a 4 ans ...


    Je passe aujourd'hui par une phase de saine colère, répit à la tristesse. Saine car nécessaire à l'indispensable détachement, saine car lucide devant des banalités affligeantes, des comportements plus que prévisibles et décevants.

    Je grappille quelques minutes avant de commencer à travailler pour vous faire un signe, je suis là, le temps me manque, la fatigue est là aussi bien sûr, comment pourrait-il en être autrement après deux semaines passées entre filles et travail ? Et pendant ce temps d'autres ... arghhhhhhhhhhh (oui ben ça me fait du bien de dire arghhhhhhh ).

    Bon sang de bonsoir !!!

    Je ne vous fais pas la liste des couleuvres que j'avale depuis quelques mois, ni le détail du florilège des petites phrases débiles que j'entends ou lis ... ça serait sans fin.

    Je vous embrasse bien fort, merci pour vos messages qui continuent à me faire beaucoup de bien,

    Justmarie (tout court)

  • La vie : ce trésor.

    Je vous livre un article spécialement écrit pour la revue "L'entente" du mois de juin. L'épisode remonte au début du mois de mai, depuis Lola va mieux, elle ne boîte plus.


    Une de mes filles s'est blessée en sport, à la maison elle s'est accaparé mon petit fauteuil roulant manuel, il ne lui est pas indispensable, disons qu'elle fait une "expérience".

    La voir ainsi me remue les tripes.

    Ma maladie n'est pas héréditaire mais je sais qu'elles ont parfois peur d'être "comme moi" et qu'elles porteront sans doute cette angoisse à l'heure d'avoir elles-mêmes des enfants. Plus jeune je m'étais dit que s'il y avait le moindre risque de transmettre cette maladie je choisirai de ne pas avoir d'enfants. C'est terrible de penser ça non ?


    Je vivais la maladie comme une injustice, un fléau qui me volait rêves et avenir et puis au-delà des limitations physiques il y avait la douleur. Je voyais mon corps se détruire peu à peu, je voyais l'impuissance des médecins, je voyais la lente torture de mes parents, torture qui m'anéantissait de culpabilité, comment peut-on envisager sereinement de faire vivre ça à son propre enfant ?

    J'ai eu de la chance.

    J'ai rencontré un professeur en rhumatologie quand j'avais 15 ans, il testait un médicament à base de placenta humain. Nous savions que je développais cette maladie sous une forme très sévère. Il ne m'a pas inscrite dans son programme qui avait pourtant des résultats. Il m'a dit "on ne va pas prendre de risque d'effets secondaires sur votre fécondité, un jour vous voudrez des enfants, il faut préserver cette possibilité, c'est ça qui compte. Et surtout soyez consciente que ce n'est pas héréditaire, si vous voulez des enfants faites-le l'esprit tranquille, mais si possible avant 25 ans".


    Ses paroles étaient restées gravées dans mon coeur. Maxine est née l'année de mes 25 ans et la vie a repoussé les limites, quand Eva est née j'avais 34 ans et 4 grossesses à mon actif. Quatre magnifiques grossesses et quatre fantastiques filles qui sont le sens de ma vie. Que serais-je sans elles ? Mon compagnon et père de mes enfants aurait-il accepté ce sacrifice, lui qui rêvait de fonder une famille ? Quel serait mon moteur ? Ma raison de vivre ? Oh j'en aurais sans doute trouvé une mais celle-là est si puissante qu'elle soulève des montagnes depuis la nuit des temps.


    Aujourd'hui j'aime ma vie. Elle est parfois très rude, je dois puiser loin le courage de me lever, de travailler, de m'occuper de la maison et de la famille, mais elle est aussi riche d'amours, d'amitiés, de rencontres, ma vie est pleine de vie.


    C'est facile pour moi de penser que s'il y avait eu une probabilité de transmission j'aurai choisi de ne pas avoir d'enfants puisque je n’ai pas eu à faire le choix mais on ne sait pas où la vie nous mène sans l'avoir vécue. Le désir d'enfant est si puissant, si profondément inscrit dans notre chair qu'il est parfois impératif, vital. Cette conscience qui est la mienne aujourd'hui que « donner la vie c'est gagner la sienne » aurait peut-être été plus forte que la raison, aujourd'hui la douleur je la transcende, je vous en fais des poèmes. Mes enfants en feraient sans doute autant.


    Des risques il y en a à chaque instant de vie. Je ne leur ai peut-être pas transmis cette maladie, en l'état des connaissances de la médecine. Que leur ai-je transmis d'autre ? Ne fait-on pas parfois plus de mal par l'éducation ? Tous les parents sont-ils potentiellement de bons parents? Certains ne transmettent-ils pas leurs complexes, leurs travers ? Certaines de nos transmissions sont sans doute plus douloureuses à vivre que nos maladies. Et pourtant combien sont ceux qui se posent la question avant de décider de mettre des enfants au monde?

    Et si on faisait un bébé ? Dans l'effervescence de nos vingt ans on n'a pas toujours conscience de jouer à la roulette russe avec nos destins, tous, pas seulement les personnes handicapées ou malades. Et pourtant on joue. Bercés d'espoirs, de mensonges et d'illusions, de rêves d'enfants parfaits qui vivront heureux à leur tour. Quand l'enfant qui paraît est malade ou handicapé ou que la vie apporte peu à peu, à chacun, son lot de peines et de soucis, alors on apprend la réalité, on sort du mensonge, et c'est la conscience purifiée qu'on peut découvrir que la vie, de quelque nature qu'elle puisse être, vaut la peine d'être vécue.


    Je ne souhaite à personne de vivre dans un corps comme le mien mais je sais que, lorsque ça arrive, on peut trouver au fond de soi une source inépuisable : l'amour de la vie. De quel droit pourrions-nous priver quiconque de cela ? Plutôt que militer pour le droit d'être handicapés et parents en 2010, je voudrais militer pour le devoir de comprendre que chaque vie est un trésor. Laissons vivre les personnes trisomiques*, elles ont tant à nous apprendre, aidons les personnes en grande dépendance à vivre dignement et recevons leurs messages d'amour, accompagnons les personnes autistes dans les sphères supérieures. Reconnaissons-nous dans toutes les différences et nous pourrons ainsi être libres, enfin libres de la norme meurtrière.


    * 95 % des familles choisissent l’IMG quand le dépistage de la trisomie 21 est positif.


    "La compassion vis à vis des parents est un sentiment que tout médecin doit avoir. Si un médecin ne l'éprouve pas, il n'est plus qu'une sorte d'ordinateur, une machine à faire des ordonnances. L'homme qui pourrait annoncer à des parents que leur enfant est gravement atteint et qui ne sentirait pas son coeur chavirer à la pensée de la douleur qui va les submerger, cet homme ne serait pas digne de notre métier. Mais on ne protège pas d'un malheur en commettant un crime ; on ne soulage pas la peine d'un être humain en tuant un autre être humain".
    "On peut envisager, certes, une société technocratique dans laquelle on tuerait les vieillards et les anormaux, et où on achèverait les blessés de la route.
    Cette société serait peut être économiquement efficace. Mais cette société serait inhumaine. Elle serait complètement pervertie par un racisme aussi sot et aussi abominable que tous les autres, le racisme des bien portants contre les malades".
    "Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu'il est trisomique 21, c'est du racisme chromosomique".
    Pr. Jérôme Lejeune, découvreur de la trisomie 21