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métro

  • Swichhhhh la petite Marie 2

    Résumé : Accompagnée du charmant JC la petite Marie avait tenté une aventure métrotesque lyonnaise, la montée avait été aussi cabrée que scabreuse, au moment de descendre, alors qu'une moitié de fauteuil était à quai .... swichhhhhhhhhhh les portes ...



    C'est à ce moment là que le temps subit des distorsions étonnantes, à moins que ce ne soient les cerveaux qui se mettent soudain à fonctionner à la vitesse de la lumière ?

    Cerveau de JC : OOOh mon dieu nooooooooonnn ! si les portes ne sont pas fermées complétement il ne démarre pas hein le métro ? mince j'en sais rien en fait et la rame va démarrer et ... argghhhhhh le mur et ... non qui est-ce qui va animer ma session de formation ... rrrroo faut que je la sorte de là sinon Niko va m'en vouloir et GB va me coller un pain, Cheesegeek ... la hache ... arghhhhhh .... 4 orphelines, je fais une dépression, je perds mon job ....

    Cerveaux des assis dans la rame : si les portes ne sont pas fermées complétement il ne démarre pas hein le métro ? mince j'en sais rien en fait et la rame va démarrer et ... argghhhhhh le mur et ... ah non ça va nous mettre en retard cette histoire et puis peut-être que je peux faire quelque chose, faut que je bouge là ? ben oui je pourrais me lever et aider un peu, ça me fera ma BA du jour et comme ça je pourrai le raconter sur mon blog, je suis un héros ... ouais c'est bien ça ...

    Cerveaux des debouts sur le quai : Ouh la la il est mal barré lui, qu'est-ce qu'il a à tirer comme ça ? je vois rien, c'est quoi une valise ? rroo ben non dis donc c'est un fauteuil et si les portes ne sont pas fermées complétement il ne démarre pas hein le métro ? mince j'en sais rien en fait et la rame va démarrer et ... argghhhhhh le mur et ah mais j'ai rien vu moi Monsieur l'agent tout s'est passé si vite ... encore j'aurais eu un blog pour le raconter j'aurais pu aider mais là j'ai rien pu faire vraiment ...

    Cerveaux de Marie : si les portes ne sont pas fermées complétement il ne démarre pas hein le métro ? mince j'en sais rien en fait et la rame va démarrer et ... argghhhhhh le mur et ... 4 orphelines, qui est-ce qui va animer ma session de formation ça va nous mettre en retard cette histoire et si je m'en sors ça fera l'exemple tout trouvé pour la campagne d'accessibilité, non mais je te jure quand même il y a du boulot ... parce qu'entre l'abscence de signalétique, l'ascenseur crade, le sas bloqué, la rame trop éloignée du quai, la descente impossible que si j'étais toute seule ... et que ceux qui ne connaissent rien à la dépendance viennent donc lire les lignes que je vais écrire sur mon blog pour comprendre qu'il n'y a pas de presque accessibilité, mince c'est quand même aussi une question de sécurité et de dignité hein ... j'ai l'air de quoi moi coincée entre les deux portes avec JC qui me secoue comme un prunier, je me sens pas à ma place, voilà ce que je ressens, le truc en trop, l'incongruité du jour, le "j'ai un truc à vous raconter", bon alors dans le lot il n'y en a pas un qui va se lever ? ...ah si tiens comme dirait Balmeyer tous les doigts sont sur les portes ...

    Déswichhhhhhhhh les portes, la rame accouche de mon fauteuil aux forceps, je réanime JC.


    Plus tard :

    - "Pour retourner à la gare JC on reprend le métro ?"
    - "Ben ... il tient dans ma voiture ton fauteuil ?"
    - "Oooooooh Oui !!"

  • Swichhhhh la petite Marie

    Dans la lignée de Paf le chien, Flip-flap la girafe je voudrais vous conter Swichhhh la petite Marie

    Au mois de septembre j'ai voulu faire une tentative de Lyon TET : Tout En Train ! Et là je vous entends penser "oh oui Marie fais-nous rire" et vous avez ...raison !



    Me voici donc à quai un mardi matin extraite du TGV 6142 en provenance d'Avignon qui est entré en gare à .. l'heure, si si ! la blague est après ...

    Jusque là tout va bien ...madame la Marquise ^^

    Accueillie par le charmant JC avec le tapis rouge, les pétales de rose, les colliers de fleurs tous oubliés ( ça va pour cette fois JC mais la prochaine fois faut pas oublier !!) ... acueillie donc par le charmant JC (qui vous acueille là pour les Lyonnais) qui m'annonce fièrement que nous allons derechef vivre une grande aventure, frissons garantis.

    Direction le métro.

    C'est là que débute mes légendes urbaines.

    La marée humaine me noyait de jambes marquant la cadence sous la baguette d'un chef d'orchestre martial. Les bras battaient air et mesure faisant voler dangereusement des mains mornes à hauteur de ma figure.
    La vie était à l'étage du dessus, je partageais des concerts de fesses et des conversations de braguettes. Parfois un enfant dans une poussette entrait dans mon univers, sourires complices entre roulants dans la fugacité de la loi des poussés.

    Il fallait déjà trouver l'entrée du souterrain magique, pour compliquer l'énigme l'entrée des roulants n'était pas la même que celle des marchants, il fallut déjà interroger quelques gones casquettés et uniformisés avant d'en trouver un qui détienne le secret de l'entrée des roulants, "regarde ailleurs" nous dit-il, "du chemin tu sortiras, de ma vue tu disparaîtras et l'entrée trouveras" ainsi fut fait et soudain, au milieu de nulle part, camouflée dans un poteau creux un ascenseur aux odeurs de vieille pisse et de tabac froid déversa son haleine fétide en guise d'invitation à la grande descente. Voyage au centre de la terre.

    Un sas chercha alors à nous retenir entre ses bras métalliques, faut pas y aller à deux dans les sas, pas à deux ... pas à deux ... aurait-il fallu y voir un signe ?

    La houle est dense aux abords du quai, faut pas rater le prochain vaisseau, faut aller vite, fuir, retrouver l'air pur et jaune de Lyon on ground.

    Je m'approche, incrédule, aucun signe particulier, serait-ce possible que là sous terre nous soyons tous égaux ? unis dans la même angoisse de caveau et d'accessibilité ? Je cherche le signe cabalistique qui pourrait m'informer de la bonne position, de ma caisse prioritaire mais tout le monde s'en fout mais rien, rien et le vaisseau entre en gare à trop de centimètres du quai ...

    D'un habile coup de pédale arrière, dans un effort que seule l'impérieuse urgence permet de fournir mes roues avant décollent, franchissent l'obstacle avant qu'une ultime poussée hisse mon popotin éléphantesque et motorisé dans la rame.

    J'y suis ! Enfin nous y sommes, le charmant JC semble se décomposer, lui d'habitude si bien mis semble chiffon, non, non un guide de fond de fosse ne peut pas se permettre de flancher, il me sert quelques blagues froides qui tombent tels des oeufs sur un miroir. "Bon pour descendre ..." soufflais-je alors ... "Non tais-toi, ne t'inquiète pas, ça roule" je réalise alors qu'il est en train de citer l'exorcisme des roulants, tout investi qu'il est de sa mission : sortir tous les deux vivants ..

    Les stations défilent déversant à chaque arrêt son lot de touristes japonais comme sortis d'une histoire de Balmeyer. C'est la prochaine me dit JC, j'allume aussitôt le moteur, lâche les freins. Toute la difficulté est de descendre ... en marche arrière. Je me dis que ceux qui ne se pousseront pas s'en souviendront dans leurs orteils, puis c'est déjà l'arrêt, les portes s'ouvrent, aux chocs flasques et sourds des chairs je comprends que ça se bouscule un peu derrière moi ... j'entame un quart de tour quand soudain mon élan est bloqué, j'ai encastré le fauteuil dans la barre située entre les deux portes .... JC empoigne le fauteuil, le traîne en luttant contre le frein moteur, les roues arrière touchent le quai, mes yeux croisent alors les regards d'autres transportés chanceux qui ont trouvé à s'asseoir, je vois leurs yeux s'agrandir d'effroi quand soudain une sonnerie retentit et que ... swichhhhhhh les portes ...

    Ainsi s'achève la légende de Swichhhhhhhh la petite Marie. Gones quand vous monterez dans le prochain métro, prenez garde, parfois, quand retentit la sonnerie de fermeture des portes, on entend encore les cris des passagers et sur le quai des traces de pneus diamètre 31,5.