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marie decker

  • Les notes du cahier

    Quand l'écriture me saisit c'est mon gros cahier qui m'attire plus que le clavier.

    Et ce matin, m'extirpant à grand peine d'une langueur faite de fatigue et du chant de la pluie sur la véranda, j'ai tourné quelques pages en arrière, faisant le constat que je ne vous avais pas tout livré, m'étonnant, comme souvent, de la puissance des mots, qui, s'ils n'étaient pas de ma main, dans mon gros cahier, pourraient me sembler être d'une autre. Mais je ne connais que trop bien maintenant la vérité de ces lignes et interlignes, ces messages qui s'extraient de nos tréfonds, pour nous libérer et éclairer les chemins à venir.

    Alors ce matin, pas de mots nouveaux mais quelques textes retrouvés, pour qu'écrits, livrés, ils me disent.

     

    Quand on a que l'amour (Verdun Noël 2017)

    2007 - 2017

    Quelle drôle de décennie, quel gâchis.

    Noël 2007 tu voulais "TOUT" vendre.

    Trois ans plus tard tu étais parti, abandonnant "TOUT" derrière toi.

    Dix ans plus tard je fais le constat  que cette séparation m'a détruite ou est-ce notre relation ?

    Depuis sept ans je survis plus que je ne vis, avec mon coeur en miettes entre les mains.

    Le dos ployé sous la charge de "TOUT" ce que tu m'as laissé.

    La vie est depuis, plus souvent trop lourde, que belle. Je suis fatiguée, si fatiguée.

    Je vois autour de moi les gens qui évoluent, expérimentent, connaissent des réussites et des joies. Moi j'ai l'impression de faire les mauvais choix.

    Tu m'as rabaissée, si souvent rabaissée, humiliée même.

    Et puis là, dans ces rues de Verdun, j'ai réalisé à quel point j'étais déchirée, niée, désaimée.

    Je t'ai "TOUT" donné et un jour tu as essayé de me faire croire que "ça et je" ne valaient rien. Et comme je t'aimais, pauvre de moi je t'ai cru.

    Mais mon coeur est ce qu'il a toujours été, plein d'amour, pour tout le monde, même ceux qui ne me veulent pas de bien ou que j'indiffère.

    Toi il paraît que je n'ai plus le droit de t'aimer. Ça tombe bien je ne t'aime plus. Enfin je crois.

    Non pas que je me réjouirais d'un quelconque malheur qui pourrait te toucher, pas du tout.   

    C'est juste que j'ose dire que tu m'as fait du mal, beaucoup.

    Et qu'aujourd'hui je ne t'aime plus.

    J'ai 47 ans et j'ai perdu 10 ans.

    2007 - 2017 Quelle drôle de décennie.

     

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    "Avoir le droit d'aimer", c'est absurde, c'est comme dire "avoir l'interdiction de pleurer". Quel juge idiot pourrait s'octroyer la puissance de délivrer de telles sentences ?

    "On verra en juin", j'aurais dû fuir en entendant cela mais ma soeur et moi étions des mendiantes de l'amour. Quelqu'un qui s'intéressait à moi, selon ma mère, un pervers ou un menteur. Tu étais les deux à la fois. J'exagère. C'est un fond de colère pour mes années perdues et puis cette fatigue.

    Moi j'aime les gens en général et certains en particulier. Il faut vraiment m'avoir fait du vrai mal pour que je désaime. Petite j'étais rancunière (ou ça aussi on me l'a fait  croire). Aujourd'hui je pardonne. Quand j'entends quelqu'un dire "lui je le déteste » je n'arrive même plus à comprendre ce sentiment. Je peux être en colère mais pas détester. Je peux être en froid mais pas haïr.

    J'aime Verdun quelques jours et Villelaure moins qu'avant.

    Je cherche un nouvel endroit à aimer, un nouveau  quelqu'un. Enfin je crois. J'ai le droit.

    Avoir le droit. J'ai le droit, mon amour n'est pas nul.

     

  • Samedi soir quelque part

    Les travaux du salon avancent à grands coups de couleurs vives ! Oups :)
    Les vacances sont consommées à moitié. Nous n'irons pas à Verdun, impossible d'envisager de faire 1600 km avec ce qui me reste de dos ... sciatique maudite mettant mes nerfs et ma philosophie à rude épreuve ...

    Nous allons donc profiter pleinement du printemps qui est déjà là, les jaunes jonquilles prêtes à éclore et la grand saule pleureur tout gonflé de bourgeons d'un vert tendre. Petite Fantastic a choisi des lunettes d'un violet profond et transparent, Grande Fantastic est sur une monture caramel quant à moi je vois la vie en rose, nous essayerons de faire une photo des trois relookées et ruinées ... oh mon dieu ... mon salaire d'un mois y passe ... le monde est fou.

    Cette semaine nous sommes allées à Lyon, très chouette fin de week-end, début de semaine, le début du tournage d'une émission avec les Fantastics, émission que vous retrouverez sur vos écrans au mois de juin !! Prochain tournage à la maison le week-end prochain ... viiiiiite finir le salon, gloups le budget lunettes a entamé le budget meubles du salon ...

    Lundi soir j'ai donc animé un débat sur la tolérance face au handicap avec Marie Garnier, après la projection d'intouchables. Je me suis laissée gagner par la même émotion qu'à la première projection, prendre la parole avec la voix qui tremble un peu devant ce public essentiellement composé de lycéens. Et puis le plaisir d'entamer le débat, rebondir sur les réflexions très justes de ceux qui ont pris la parole, répondre aux questions le coeur ouvert et conscient que parfois, parfois, un mot peut tout changer. Sous l'oeil toujours de la caméra. Puis donner la parole à mes trois plus grandes qui étaient là. Ma Grande se lever, faisant face à des jeunes en pleine interrogation et dire "Je suis Maxine, je vais avoir 18 ans, j'ai toujours connu ma mère comme ça, ce n'est pas toujours facile, jamais difficile" Je crois bien que j'ai reçu ce lundi soir un cadeau précieux. Merci ma chérie du fond du coeur.

    La fin de semaine a été vite croquée, il a fallu retourner dans les Alpes de Haute Provence pour reprendre Aron qui est donc de retour à la maison, pour autant l'aventure l'a bien calmé.

    On avance, on avance nous voici samedi soir, un samedi soir tout consacré à en préparer un autre, lieu d'un impact que rien n'arrêtera, magnitude force 9. Indicible sentiment de pleine vie, pleine peau, ce sentiment qui permet de transcender un simple samedi soir en instant précieux et des lettres sur un écran en poussière d'étoile.

    Un samedi soir, quelque part. Et vous où êtes-vous ?


  • A propos ...



    Pas de note ce soir mais piquant l'idée chez Béa, j'ai complété mon "à propos" avec ma biographie :))

    Pas facile de résumer 38 ans et demi de vie ! Je pense que je le compléterai de temps en temps au gré des remontées de souvenirs ...

    Prêt pour le flash back ? c'est ICI