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photographie

  • Imagine

    auribeau,maxine decker

    Copyright © Maxine Decker

     

    Imagine

    Il y aurait l'absence, tue et je serais, là. 
    Il y a ici le banc, trop petit paraît-il,
    Est le silence, je m'y assois, encore, 
    Si j'ignorais, jusqu'alors, son existence 
    Éternelle fulgurance, de mémoire, subtile 
    L'homme derrière,  moi et le bois mort
    L'arbre à l'ombre douce, berce l'âme
    Seule. La lumière vit. Inonde l'essence,
    Au fond, le coeur des fleurs denses. Immobile,
    Tuer las le mal, d'une mauve souffrance
    Indolence vague au souffle. Visible, là.
    Tu es. Mon amour, infini. Sois encore.

     

  • L'envol

    http://www.deezer.com/music/track/16511934

    free music





    Voilà qu'arrive le crépuscule de ce premier jour de septembre.

    Aujourd'hui tu pris ton envol et ce soir la page blanche ouvre l'esprit à tous les possibles.

    Ma toute petite fille, des babilles de tes premiers jours aux longs échanges de ces jours derniers, dix-huit années 4 mois et huit jours. Te voilà si belle jeune femme, étudiante brillante, romancière prolixe, photographe de l'émotion pure, ma toute petite, mon ange, ma Grande, ma Fantastic, mon oiseau libre.

    Aujourd'hui tu pris ton envol pour la capitale dont tu sauras, j'en suis sûre, capter l'énergie créatrice toute chargée d'histoires à découvrir et vibrante d'histoires à vivre.

    Je te revois petit bout de deux ans alors que la photo à peine prise tu réclamais "je peux voir ?", comme je te retrouve aujourd'hui lors des longues nuits de publication de séries qui suivent tes journées de shooting quand tes admirateurs impatients te réclament :"on peut voir ?"

    http://belle-epine-photographie.over-blog.com/

    Je te revois bien sûr cramponnée au guidon de ce vélo si neuf, partagée entre envie et terreur, quand est né entre nous ce "Tu peux le faire" dont j'ai tant abusé, transformé en "Tu peux le faire, c'est comme le vélo sans roulette" qui aujourd'hui te fait sourire.

    Il y a quelques jours tu étais blottie tout contre moi, quelques heures nous arpentions ensemble les terres vierges de ma parentalité, quelques minutes nous traversions soudées les remous, les épreuves. Te voilà maintenant sur la branche qui oscille au souffle d'un bel automne, puisse t'elle être un tremplin. Ouvre grand tes ailes ma si belle, te voilà toute chargée de bagages, de draps et de cahiers neufs et d'une vieille phrase qui chante comme une comptine :"Tu peux le faire, c'est comme ..."

    Vole ... que je te vois !

    maxine,decker