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pleurer

  • Laisser pleurer la nuit.

    C'est promis demain je vous ferai une note légère mais ce soir pour que la sincerité et le partage reste ce qui me mène en ce lieu, il faut que je vous dise mon silence.

     

    Aujourd'hui quelqu'un m'a dit "Tu vas bien Marie ?" et ma réponse a été soupirs et silences.

     

    Non. Pas aujourd'hui en tout cas. Parce que depuis quelques jours le sommeil est long, si long à me délivrer de mes questions sans réponse.

     

    Etre maîtrise le jour et la nuit torturée, raisonnée éveillée et la nuit lâcher prise. A l'instant où le corps enfin tait ses douloureux messages, libérant l'esprit de l'aiguillon vicieux d'une conscience polluée, c'est l'inconscient libéré qui s'exprime. Et depuis deux jours mon inconscient se fait ruisseau, puis rivières. Pleurer endormie, pleurer enfin.

     

    Est-ce si difficilement avouable qu'il faille attendre, s'étendre, éteindre pour dire en pleurs cachés un peu de sa fragilité.

     

    Pleurer la nuit en silence, sans témoin, toute seule.

     

    Et au matin laisser sur l'oreiller, l'humide trace de mon humanité.