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provence

  • Il neige

    Il neige. Oh rien d'étonnant à celà, c'était prévisible, annoncé, risqué. N'empêche qu'il neige, depuis le milieu de la nuit. Et ça continue de tomber, en rideaux serrés, un manteau de froid est venu recouvrir les quelques fleurs téméraires et impatientes de goûter au printemps, qui s'étaient risquées à pointer leur nez sous les caresses d'un soleil de janvier chaleureux et si bien venu dans cet hiver, certes clément, qui n'en reste pas moins un hiver.

     

    C'est le silence qui interroge, autant que les chants d'oiseaux entendus il y a peu. Et les pensées livrées à elles-mêmes virevoltent comme les flocons. Le temps est suspendu, la Provence soudain immobile, si vite pétrifiée par ces frimas auxquels elle ne s'habituera sans doute jamais.

     

    Ici rien n'est jamais prêt pour faire face au froid. Ici les changements de temps sont douloureux à mon corps avide de bon temps. Alors la maison se calfeutre, fait le dos rond sous l'eau cristalisée, la chaleur viendra de l'intérieur pendant quelques jours, -16 ° annoncés pour dimanche quand même ... espérons que les réserves rechargées ces derniers jours résistent à ce soudain grand froid, en attendant le dégel.

     

    Ici il neige, dehors aussi, en ces temps de vigilance orange. 

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  • Bon temps pour une note

    Me voilà de retour. De quelle lointaine contrée pourriez-vous me dire si mon silence ne vous avez pas naturellement éloignés de ce lieu ?

    Physiquement me voilà de retour de Lyon où j'ai passé quelques jours sur le salon Handica, chouchoutée par tous. Quelques jours pour toucher des yeux la réalité de notre action, pour se souvenir que derrière les pseudos, les e-mails se trouvent des regards, des états, des vies.

    Moralement me voilà de retour de contrées dangereuses et violentes si dure est l'épreuve.

    Aujourd'hui le grand bleu avait pris possession du ciel tout entier et enfin le soleil a réchauffé la terre. Dans cette année d'apocalypse le printemps mitigé s'est voulu interminable, orages fous et pluies diluviennes quand brise légère et chants d'oiseaux étaient attendus. Qu'il en soit ainsi, la météo est à l'image du monde.

    Ce matin férié a été tout égayé par un tour à bord du Tiloune grâce au reportage sur Thalassa : retrouvez Maï, Dodo, Paco et Marin encore pour quelques jours ici : http://www.pluzz.fr/thalassa-2011-06-10-20h35.html quelle joie de les retrouver au bout de leurs rêves, en pleine forme ! Bravo à eux

    Puis la matinée s'est amusée à flirter avec l'après-midi.

    Les tranchées sont enfin rebouchées : oui les grands travaux sévissent toujours dans la rue et dans la partie du jardin qui s'y rattache, des mètres et des mètres de terre retournée à coup de pioche par un courageux comme j'en connais peu, de ceux qui savent à quoi servira chaque coup de pelle, chaque goutte de sueur.

    Et la chaude journée s'étire dans une lecture de Comte Sponville jusqu'à ce que, soudain, soudain, le temps me paraisse idéal pour une note, alors je suis de retour.

    Je suis de retour et mes bobos aussi : cette fois c'est une sorte d'érythème violent situé .... sous les pieds !!! Arggghh alors le creux des mains qui gratte je sais ce que ça symbolise mais les pieds ? Avoir les pieds qui me démangent ? Des fourmis dans les pieds ? Serait-il temps pour un nouveau ballet ? Une nouvelle symphonie ?

    Ma foi, dansons puisque c'est l'été et que les cigales sont de retour, les fourmis finiront bien par me lâcher les pieds !

  • Quand l'amie s'en va

    Elle nous a quittés.
    Mon amie Marie-José, Ma-Jo, a tiré sa révérence.

    Elle va me manquer. Beaucoup.

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    J'ai croisé Ma-Jo il y a une dizaine de jours dans le hall de la maison médicale, elle venait pour un bilan complet, elle avait joli teint, jolie voix et son regard joyeux, ele m'avait parue plutôt en forme ... nous avons échangé quelques mots, je lui ai dit "je t'appelle bientôt", je ne l'ai pas fait et maintenant c'est trop tard mais je suis contente de l'avoir vue, sans savoir que c'était la dernière fois.

    Ma-Jo avait écrit un article pour me raconter son handicap, son combat d'une vie : lutter contre la douleur.
    Je vous livre ses mots, avec ses abréviations qui vous laisseront entrapercevoir l'effort que pouvait lui demander l'écriture de ce texte, c'était en novembre 2008 :

    Drôle de handicap

    J'ai eu un accident de la circulation sur une route tranquille

    Un camion moins tranquille a filé et je me suis retrouvée paralysée en Dorsale 4, j'avais 26 ans et croquais la vie à belles dents, jeune mariée de 3 ans.

    Je fus hospitalisée au Centre de Traumatologie à Strasbourg, soins, personnel, tt parfait. J'étais une poupée de son et dès que les contratures se sont faites sentir, j'ai dit à mon jeune mari, la vie revient ds mes jambes, je vais guérir pour toi. Le professeur était bien perplexe et se taisait, il attendais, moi je fonce. Les contractures devenaient plus fortes et une drole de douleur profonde s'est installée, difficile à expliquer ; morçure, déchirure, brulures, devenaient insuportables. La déchirure médulaire était sans appel, je devrai vivre sur un fauteuil roulant.

    Moi, à 26 ans une invalide j'aurais voulu hurler, moi qui vivais route de la foret, mon mari dirigeait une usine en milieu forestier. Les médecins auraient voulu comprendre dans les années 1963, le pourquoi de cette souffrance de ce jeune couple avec en + la douleurs physique. Je n'avais jamais les pieds dans un hopital, pour cette 1e fois on m'y a gardé 360 jours, je ne tenais pas assise sur le fauteuil roulant, je me suis abimée la sangle abdominale, il fallait revoir la parapléque de ts les bouts. Enfin j'ai pu tenir une heure, j'ai repris crayons, peintures qui m'étaient familiers, on m'a entrainée vers l'atelier de poterie, je modelais de petites pièces que je peignais et mes compagnons d'infortune me demandaient discrètement de peindre une pomme, un lapin qu'ils venaient de sortir du four avec l'ergothérapeute. Ces nouveaux amis étaient enchantés d'apporter ce cadeau à leurs enfants. Je remontais ds ma chambre harrassée mais heureuse. Le chef kiné me confortait, sur mon lit après qq massages de décontration, il me disait ; tu as bien travaillé, je n'avais peins que 2 ou 3 objets simples, oui repris le thérapeute mais tu as trouvé un plaisir de donner aux autres. Je n'y avais pas pensé un instant.

    Depuis cette époque, cela fait + de 40 ans, je ne me suis jamais arrêtée, je roule carosse, la douleur tjours présente m'inflige des levers et couchers 6 fois par jour pour q les points d'appui soient davange répartis. J'ai bcoup d'occupations, il y a dix ans, mon mari est parti vers la Lumière l'an dernier, j'ai eu un cancer du sein.

    cette année problème assez grave avec le rein mais je trace et continue mon chemin. Je suis présidente de Handi Provence ds la région d'Aix, à Pertuis et cherche une suite plus jeune, je voudrais tant que cette association perdure pour aider les handicapés à sortir de chez eux et s'investir.
    A tous, bon courage, Marie José Amblard

    PS : Avant de me résoudre à cet état, j'ai tenté diverses interventions chirurgicale, poses d'étectrodes cutanées et transcutanées enfin le Professeur Fr Bourreau de St Antoine m'a guidé vers la relaxation, sophrologie que je pratique ts les jours, j'ai appris à faire une place à cette douleur de dessanférantation, oui je l'ai apprivoisée, elle se laisse un peu souffler. Pour terminer, le vrai handicap n'est pas le fauteuil mais cette douleur aussi compliquée que son nom.




    Ma-Jo, j'espère une chose de tout mon coeur : que maintenant tu ne souffres plus.
    Bon vent ma belle, tu es dans mon coeur.

  • Arche de Noé

    Chaleur !

    Bon cette fois plus aucun doute possible 37,2 c'est bel et bien l'été et je ne vous parle pas de ma température corporelle (rassurez-vous) mais bien de la température qu'il faisait samedi à .... 19h30 !!!

     Alors dans l'ordre nous avons traversé : une soirée pour moi chez des amis vendredi soir avec comme invités surprise des hordes de moustiques gros comme des mouches et toute une famille de hérissons, j'ai bien une photo mais là j'ai la flemme, je ne bouge plus que le strict nécessaire ...

     un samedi partagé entre magasins pour préparer la fête du dimanche et regarnir la piscine en objets flottants dont une tortue géante et fête de la musique au village entre hirondelles et canards, rrrooo je blague ... (j'ai entendu Chachou chanter : la fille de Nath et bien elle a une très jolie voix, très juste)

    un dimanche plein d'amis pour fêter les 11 ans de ma copine Blanche qui un jour, il y a 6 ans, est venu près de moi alors que j'accompagnais une sortie de classe, a glissé sa menotte de petit poussin dans la mienne et m'a dit :"je voudrais tant être ton amie". Alors depuis on est amies et du coup je suis aussi amie avec la maman de Blanche (Magali si tu nous regardes) et toute la famille !! Sauf que tout ce petit monde va partir fin août vers de nouveaux horizons dont certains vers l'île de la Réunion ... youpiiiii pour eux, bouhhhhhh pour nous !! Encore une chouette famille qui s'en va dans les îles, Michèle, il va y avoir de la concurrence dans les offres de vacances :)  )

    Un dimanche bien arrosé dans tous les sens du terme et une grande nouvelle : Vava nage comme un poisson !! (enfin presque : des fois elle est encore un peu en mode sous marin mais des beaux progrès aujourd'hui !!)

     

    Bon alors je résume : moustiques, hérissons, tortue, hirondelles, canards (si si), poussin, chouette, poissons, quelques écrevisses en fin de journée, quel week-end animalier ! Je crois même avoir croisé un chameau et quelques soiffards (vous ne connaissez pas cette drôle d'espèce ?? )

    A cette heure je suis plus mouton que lion !

    Je voulais vous écrire une note sérieuse sur le handicap voleur de temps, ça sera pour demain, je vais dormir en espèrant ne pas voir trop ... d'éléphants roses !!

     

    Bon si je vous cueille lundi matin (parce que là l'heure des poules est passée depuis trèèèèèèèès longtemps) que la force du tigre soit avec vous !

     

  • Que le meilleur rouge l'emporte

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    Mardi, à la mi-journée, au pied de la colline qui arrête mes regards vagabonds quand parfois mes pensées m'entraînent au delà du champ qui borde ma maison, règne une agitation inhabituelle.

     

    Un camion, puis deux puis tout un alignement incongru dans ce paysage bucolique. Il faut dire que la nature en quelques jours s'est drapée d'un magnifique manteau coquelicot, donnant au vieux champ oublié, des allures de théâtre. Et je me demande quelle drôle de pièce se prépare là, serait-ce l'outilleur qui serait venu de sa lointaine Auvergne nous vendre des tuyaux d'arrosage avant que les restrictions d'eau ne ruinent son marché comme les jeudis, la bourse ? Ou serait-ce encore une réunion secrète des plus gros camions jaunes pour une manifestation contre les champs de coquelicots rouges et l'on verrait s'affronter dans un combat de titans champs et tracteurs, coquelicots et cabines, rouge et jaune et que le meilleur rouge l'emporte ?



    Quand soudain les coquelicots emportés par une houle céleste se soulèvent, sortent de terre, et sous mes yeux d'encore enfant parfois, se dresse comme par magie le plus rouge des chapiteaux ! Là sous ma fenêtre, sorti de terre comme un champignon gigantesque, profitant du printemps humide et chaud de cet an 2008.



    Il trône tel un seigneur au milieu de ses coquelivassaux, surplombant une mer rouge dans laquelle il dégouline.



    J'attends avec impatience le retour de mes princesses, imaginer leur surprise est déjà une joie, entendre leur cris joyeux dans l'allée un frisson d'enfance retrouvée. Le cirque maman, le cirque est là !



    Les cartables volent, les goûters grimpent aux arbres pour scruter de plus haut cet étrange vaisseau, il y a même des chameaux ! On entend la musique, la véranda est en fête, que le pestacle commence !



    Le mégaphone de la voiture-parade mégaphone un incroyable grésillement, on entend des "venez-tous" et des "demain venez voir les fauves/poneys" au milieu d'une improbable fanfare synthétique 100 % polymystère. Heureusement que Monsieur Loyal connaît les ficelles ! Des cahiers jaunes surgissent alors comme par magie, normal me direz-vous, des affichettes à bille de clown qu'on pourrait croire sorties d'un bon vieux Stephen King, ne manquerait qu'un rire sardonique pour compléter à merveille le noir et blanc crasseux du vieux photocopieur qui a du crachoter toute la nuit les affichettes magiques.



    Je me retiens de trop hausser le sourcil à la vue du non moins fabuleusement magique tarif écrit dans une grassouillette police qui n'a de comics que le nom ! Je ne savais pas que les chameaux se nourrissaient à la luzerne enrichie aux sels d'or ! Oups ... et pourtant je sais déjà les trois poneys, les deux caniches oui mais qui marchent sur les pattes avant, la danseuse pré-pubère et ses cinquante houla-hop pieds/cou/taille qui un jour va finir par disparaître dans la colonne virevoltante de son outil de travail, les deux frères maudits qui pourraient un jour d'orage faire avaler le trapèze à leur compagnon de jeu. Les deux frères qui sont aussi les deux clowns, Loyal et le dompteur, le grimpeur sur planches et rouleaux et le passeur de planches et rouleaux, ouvreur, pisteur, dresseur et mécano. Je sais mais ne dis pas, laissant à leurs yeux d'enfants le secret de ne voir que la fille trop belle dans son juste-au-corps à paillettes debout sur le cheval, debout sur le cheval !



    Le mercredi s'avance tellement plus lentement qu'elles ne le voudraient, les devoirs repoussés à la frontière chimérique des "un jour je serai trapèziste !"



    C'est enfin l'heure de la représentation, la voiture-parade parade une dernière fois, hélant les villageois aux mines renfrognées des sorties de sieste et les enfants entrent dans son sillon d'un pas pressé, vite il ne faut pas manquer le début.



    Puis c'est déjà fini, ce soir avant la tombée du jour le chapiteau s'est dégonflé comme un soufflé sorti trop tôt du four, emportant avec lui le sourire émail diamant des deux frères et le rimmel-regard de la jeune beauté.



    Demain matin il restera le souvenir enchanteur d'un mercredi pas ordinaire et sur le champs quelques papiers gras et l'invraisemblable rouge des coquelivassaux.

     

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  • Bonnet des collines

    Hier j'ai déposé ma voiture au grand garage aprés être allée chez le dentiste, bilan deux extractions, pour la voiture ? ben non pour moi et comme avec les traitements que je prends tout se complique : direction l'hostopital et une anesthésie générale, quant à la voiture on attend le diagnostic lundi ....

    Comme je n'allais pas revenir à pied ni à roulettes mon ami Yannick est venu me chercher, sur le chemin du retour :

    Regarde, les nuages glissent sur la colline, alors on s'arrête et on fait des photos.

     

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    Bon, je ne sais pas si vous allez pouvoir le voir mais en fait il y a la couverture nuageuse haute et une deuxième qui vient se poser en épousant la forme des collines.

     

  • Un dimanche en Provence

    bdcd55c685946dec2cd5617f2b4601ac.jpgCe matin aprés une nuit de quelques heures je me suis réveillée avec une soudaine envie d'écrire, un malin rayon tente de percer les volets de bois et me laisse supposer que le soleil est au rendez-vous, je repousse la légère couverture devenue superflue avec le matin et sa douce chaleur. Je réveille Bernardo pour qu'il m'aide à me lever (oui je sais c'est dur !!) et je me glisse à la fraîche dans la véranda, les moussaillons sont déjà sur le pont : petit bonjour du dimanche avec Béa qui est aussi bien matinale.

    Les mots se pressent, un message sur le souvenir ou plutôt sur le non-oubli, la blogo est nostalgique ces temps-ci ! Est-ce l'été qui s'annonce, la fin d'une année comme pour des éternels écoliers, la rentrée en ligne de mire, ceux qui restent et puis ceux qui partent en vacances et qui reviendront les valises chargées de colliers de coquillage et la carte pleine de photos pour égayer les blogs l'année prochaine !

    19e732f14fb49d9067ac09e0c27526be.jpgLa cour s'est vidée de ses écoliers, ma maison ne résonne pas des rires de mes filles en vacances chez papi, mamie dans le grand nord verdunois (oui je sais j'ai honte...), le jardin embaume la lavande, les chats réclament pitance d'un miaulement plaintif et j'écris.

     

     

     

    8a35a35b529c38a2c680313e9a102bc6.jpgJe savoure chacune des secondes de cette incroyable pause aprés quelques semaines joyeusement tumultueuses. La maison est rangée et va le rester pendant encore deux semaines, le salon n'est plus barbiland, le soleil joue des ombres chinoises sur le mur du salon et c'est joli.

    Un petit serrement au coeur en passant devant les chambres vides, mais je me raisonne, une petite pause, pour souffler un peu et goûter un peu plus le bonheur de les retrouver dans deux semaines.

     

     

    7d4e4fed646ef5e33dbf7129a5ab047b.jpgLe luxe d'un petit déjeuner à 14H00, un livre, de la musique, elle est pas belle la vie ?

     

     

     

    Bernardo émerge de sa longue nuit, cet aprés-midi nous irons profiter du spectacle des champs de lavande, dans quelques jours la récolte commence, c'est l'occasion. Nous prenons la combe de Lourmarin jusqu'à Buoux, la route entre les rochers et les chênes verts puis soudain le plateau et en contrebas la mosaïque des cartes postales. Une petite route puis un chemin, on coupe le moteur. Silence ? Non : l'air est doré, crisse et vrombie, la lumière est chaude et caresse le mauve des lavandes, les herbes se froissent à notre passage libérant mille senteurs ennivrantes, allons en haut de la colline.

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