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vent

  • Entre deux levants

    Entre eux deux, le vent

     

    Quand tu es dans la vie, petite sœur
    Je suis le vent chantant bonheur
    Quand tu es dans la joie, petite sœur 
    Je suis le vent taquin, joueur
    Quand tu es dans l’amour, petite sœur
    Je suis le vent des soupirs protecteurs
    Quand tu es la sagesse, petite sœur 
    Je suis le vent des souffles intérieurs
    Quand tu es en labeur, petite sœur
    Je suis le vent portant fraîcheur
    Quand tu es dans la peine, petite sœur
    Je suis le vent qui sèche tes pleurs
    Quand tu es dans la plainte, petite sœur
    Je suis le vent des murmures du coeur
    Quand tu es en douleurs, petite sœur
    Je suis le vent qui caresse tes heures
    Quand tu es dans la peur, petite sœur
    Je suis le vent attisant ta valeur
    Et, quand tu es dans la mort, ma sœur
    Nous sommes le vent venu d’ailleurs.


     J'écris cette note pour ma soeur qui est dans la peine d'avoir perdu une jeune amie de 37 ans terrassée par une leucémie foudroyante, sa petite soeur de coeur, RIP Stéphanie Steiner <3 http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2017/03/15/deces-de-stephanie-steiner 

  • Vents marins

     Et le violon pleure des larmes d’argent en rivières de sang, glacé. La chair pétrifiée a soudain compris, la privation du bien et du simple désir. Il aura donc suffi d’une goutte de lumière au désert de sa trop longue nuit pour qu’elle comprenne alors, pour qu’elle comprenne enfin, dans quel sol aride elle tentait de fleurir quand la simple survie était déjà de peine. Misérable poupée aux mains du créateur, privée de tout sentir à en aimer les chaînes et les liens trop serrés qui torturent l’esprit aux rêves de hublot. Quand l’horizon entier s’offre à votre regard, sans phare ni jetée pour briser l’infini et que c’est consentant que vous aimiez la geôle, un vertige vous prend à vous voler le souffle et vous ne savez pas par quel heureux mystère vous avez renoncé à toutes vos souffrances. La peine est derrière et s’offre à vous la vie, l’amour et le plaisir. De tout temps respirez l’air des vents marins, sans bagages embarquez laissant loin les rivages, il suffit d’un instant, d’un rayon, d’une note, d’un accent de silence pour qu’éclatent en myriades vos murs les plus puissants. Et l’eau des yeux balaye les barreaux cristallins des croyances apprises et des douleurs choisies, quand le violon du vent chante à vos cœurs confiants l’or des matins libres et des soirs vibrants.

     




  • Monde e-mouvant

    Les jours se suivent et sont changeants. Drôle de période où tout est mouvant, belle occasion pour toucher du doigt l'illusion mensongère de la solidité qui est à la vérité ce que l'équilibre est à la stabilité.



    Ma grande Fantastic a écrit un livre.
    Un livre sur la quête d'identité des adolescents et plus encore, un livre qu'on croirait écrit par une personne qui aurait déjà vécu plusieurs vies. Evidence d'un nouveau regard sur elle. Son livre je suis entrée dedans comme on fait un voyage, un voyage dans sa tête, son coeur, son esprit et peut-être même son âme. J'en suis ressortie étonnée, émerveillée, effrayée et surtout très heureuse pour elle, de ce beau parcours qui est déjà le sien même si sa lucidité peut paraître violente. Voilà une jeune fille bien réveillée, les yeux grands ouverts, les pensées et la parole posées.

     



    J'ai commencé à lire "L'ombre du vent" de Zafon, le titre m'avait aimantée, les premières pages émue aux larmes, le premier chapitre régalée. J'ai l'intime conviction que je ne sortirai pas identique à moi-même de ce livre, je plonge, m'immerge dans son flux sans gilet de sauvetage, qui lira, vivra.



    NDR : et bien j'ai commencé ce livre en même temps que cette note et je l'ai fini avant, je n'ai pas trop le coeur à l'écriture en ce moment. C'est un très bon roman, j'ai plongé et je crois que je ne suis pas encore tout a fait revenue des brumes grises de Barcelone, de l'histoire de Daniel, Pénélope, Béa, Fermin, l'abominable Fumero, Lain Coubert, Julian et de l'ombre du vent. Âmes sensibles s'abstenir, ce roman est sauvage et poètiquement envoûtant, en fait ce n'est pas vous qui entrez dans le livre, c'est lui qui entre en vous ...dès les premières lignes et peut-être dès le titre. A lire résolument !

     



    Je sais que je suis à fleur de coeur en ce moment, la sensibilité comme manteau, l'ouverture comme drapeau. Le visage nu. Sans peur. Le sac plein de questions auxquelles seul le temps va répondre. Je reste attentive, me protège sans doute trop peu, la rivière contourne les rochers, moi aussi et à la fin les rochers sont usés, pas l'eau.

     



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